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Allemagne et France – Des dynamiques non comparables

Par Philippe WAECHTER

L’Allemagne et la France ont des allures très différentes depuis le début de l’année. L’économie française résiste bien même si ses performances ne sont pas exceptionnelles alors que le signal en provenance d’Allemagne est plutôt celui d’un risque de récession. Je vous propose quelques repères pour jauger les deux économies dans le cycle actuel.

En Allemagne l’activité s’est contractée au deuxième trimestre. Le repli est modeste à -0.08% soit -0.3% en taux annualisé. On ne peut pas encore parler de récession sauf dans le secteur manufacturier comme je le signalais ici. Cependant, l’allure du ZEW suggère que l’économie outre-Rhin s’est encore affaiblie durant les mois d’été (voir ici) et le chiffre d’activité du 3ème trimestre pourrait être plus en retrait que celui du printemps. En France la progression de l’activité a été de 0.24% soit 1% en taux annualisé au cours du printemps.
L’acquis pour 2019 à la fin du 2ème trimestre n’est que de 0.5% à comparer avec 1% en France et en zone Euro. C’est un écart considérable entre l’Allemagne et ses partenaires et cette différence de croissance pourrait se prolonger dans les prochains mois compte tenu du ralentissement plus fort qu’ailleurs constaté outre-Rhin notamment dans les enquêtes.
Pour comprendre, comparons les situations française et allemande. Une façon de le faire est de regarder les contributions cumulées à la croissance du PIB de la demande interne privée, de la demande publique et de la demande extérieure. (le graphe débute en 1999 lors de la mise en place de la zone Euro).

Le premier graphe présente la situation allemande.
Le PIB est en violet et son niveau passe de 100 au premier trimestre 1999 à un peu plus de 130 au deuxième trimestre 2019. Chacune des trois autres courbes est la contribution de chacun des postes à la croissance du PIB. Les contributions sont cumulées et expliquent, une fois sommées, l’allure du PIB. Cela permet ainsi d’avoir, dans la durée, l’influence de la demande privée, des dépenses de l’Etat et du commerce extérieur. (Les stocks s’annulent dans la durée)
Pendant très longtemps, la demande externe (pointillés bleus) a été la principale contribution à la croissance. C’est notamment le cas dès le début de la mise en place de la zone Euro. La contraction de la demande interne (en gris clair) avait alors permis à l’Allemagne de dégager des soldes commerciaux bilatéraux très excédentaires (voir en annexe le cas de la balance franco-allemande). C’était la période des réformes structurelles sur le marché du travail et une volonté également de maintenir la demande domestique à un niveau réduit puisque à l’époque la demande publique, elle aussi, évolue peu.
Jusqu’en 2015, la demande externe est restée la principale contribution à la croissance. Son impact moindre désormais reste très significatif. La demande privée a pris le relais notamment via l’investissement.
La dépendance au commerce extérieur reste très forte. La net ralentissement des échanges mondiaux affecte alors directement la conjoncture allemande.

La configuration française est très différente.Le PIB est toujours en violet et est un peu au delà de 130 au deuxième trimestre 2019.
La demande privée, via la consommation est un contributeur majeur à la croissance du PIB. La contribution du commerce extérieur est plus réduite qu’en Allemagne et est pénalisante pour la croissance. Seulement son impact est de moindre ampleur qu’outre-Rhin. La dépendance de la croissance aux échanges extérieur est plus forte en Allemagne qu’en France.

Dès lors, quand le commerce mondial ralentit, la croissance allemande est immédiatement affectée et de façon plus importante qu’en France. De façon conjoncturelle, le soutien à la demande domestique mis en place par le gouvernement français avec les mesures annoncée en décembre dernier (prime non fiscalisée, hausse de la prime à l’emploi, baisse de la taxe d’habitation) permettent d’alimenter la demande privée et de soutenir la croissance du PIB.
Il en résulte que la morcellisation du monde et le moindre dynamisme probable du commerce mondial après les mesures protectionnistes ne sont pas de bonnes nouvelles pour l’Allemagne car elle s’accompagne d’un ralentissement des échanges et donc d’une réduction des impulsions externes dont bénéficie l’Allemagne. L’économie française est moins soumise à ce facteur.
Cela pourrait se traduire par une réorientation vers l’Europe de l’activité allemande. Et ce ne serait pas nécessairement une mauvaise nouvelle.

Annexe
Le graphe représente la demande interne relative de la France et de l’Allemagne ainsi que le solde commercial bilatéral entre les deux pays.
Au début de la zone Euro, au moment des réformes structurelles allemandes, la demande interne outre-Rhin s’effondre relativement à celle de la France. Cela se traduit par un déficit commercial français vis à vis de l’Allemagne. Doper la demande interne allemande pourrait permettre un rééquilibrage de la zone Euro sachant que des graphes assez similaires sont observables aussi entre l’Allemagne et l’Italie et l’Allemagne et l’Espagne.
La politique économique national a toujours un impact fort sur la dynamique de chaque pays et donc de l’ensemble de la zone Euro.

Hong Kong – Quelques réflexions

Par Philippe WAECHTER

Les manifestations observées à Hong Kong (HK) opposent les habitants de ce territoire rattaché à la Chine le 1er juillet 1997 et le gouvernement chinois. Elles sont massives. Le 18 août, 1.7 millions de personnes manifestaient soit 25% de la population.

L’enjeu est l’évolution politique du territoire de Hong Kong après l’adoption d’un amendement de la loi d’extradition par le gouvernement de Hong Kong. Ce qui est mis en cause est la perception, par les Hongkongais, de l’emprise que pourrait avoir sur le système juridique de HK au risque de réduire son indépendance vis à vis de Pékin. La particularité de HK pourrait ainsi être en partie gommée (1 pays, 2 systèmes depuis les accords de 1997) avec associé à cela un risque sur la sécurité personnelle pour chaque habitant de HK.
Carrie Lam, la cheffe du gouvernement de HK, a déclaré, le 8 juillet, que l’amendement était mort (The bill is dead) mais cela n’a pas calmé les manifestants qui souhaitent sa démission. C’est elle qui a lancé l’amendement et n’est pas élue démocratiquement puisque la chambre qui l’a ninvestie est de 1200 personnes principalement nommées par Pékin. Cette nomination aurait dû résulter d’un vote au suffrage universel. Mais, depuis 2014 et le mouvement des parapluies, Pékin a changé vis à vis de HK. Le gouvernement chinois ne semble plus vouloir accepter les accords initiaux sur la démocratie.
Cette critique de l’évolution politique de HK tient aussi au fait que le gouvernement chinois intervient dans les élections législatives, invalidant un candidat ou un autre.
La Chine s’oppose très fermement à cette agitation sociale. Les troupes chinoises sont aux frontières de HK et manœuvrent sans pour autant intervenir.

Pour comprendre ce qui se passe et la réaction forte du gouvernement de Pékin il faut revenir en arrière.
En 1997 lors de la rétrocession de HK à la Chine par les britanniques, il était écrit qu’il y aurait un pays mais deux systèmes. HK resterait soumise aux lois du marché et la Chine resterait socialiste. La Chine s’occuperait de la défense et des affaires étrangères mais HK aurait sa propre constitution marquée par un haut degré d’autonomie par rapport à la Chine avec notamment le maintien des libertés de la presse, de manifester, d’association….
L’accord du 1er juillet 1997 est signé pour 50 ans c’est à dire jusqu’en 2047. A partir de cette date, le système un pays deux systèmes peut se fondre en un pays, un système.

C’est sur ce point que les inquiétudes naissent à HK. L’idée au départ était la convergence des deux systèmes avec l’hypothèse que, la Chine s’enrichissant, son système politique allait faire davantage de chemin vers HK que le contraire. C’est le point défendu notamment par Samuel Pisar, selon lequel un plus grand confort économique se traduirait par l’adoption progressive d’un système politique plus libéral et démocratique.
Les hongkongais constatent, au regard des agissements de Pékin, que ce sont eux qui convergent vers le système politique chinois. Ils craignent d’être progressivement assimilés et de n’être plus qu’une province chinoise comme une autre. La conséquence serait un accès à l’information plus réduite et une capacité à être entendue beaucoup plus limitée qu’actuellement. Ils ont donc beaucoup à perdre.

Le gouvernement de Pékin ne veut pas prendre le risque d’accepter un désordre social et le gouvernement n’hésite pas à réprimer les manifestations qui ont lieu dans les régions. Pour éviter ce type de situation, les autorités chinoises font acte d’un grand activisme dans la politique économique mise en oeuvre. Il ne faut en aucun cas qu’une possible instabilité sociale ne se développe. C’est une des raisons du développement à grande échelle de la surveillance électronique des chinois. La reconnaissance faciale ou l’idée du crédit social sont des moyens de limiter les risques. C’est une forme de dictature digitale pour éviter l’agitation sociale.
Cette nécessité est d’autant plus grande que la croissance ralentit et que la capacité de l’économie chinoise à créer tous les emplois souhaités est discutée.

En d’autres termes, les autorités de Pékin ne souhaitent pas de diffusion des manifestations de HK vers le reste de la Chine qui est affaibli par une croissance plus lente. Cette situation est périlleuse car les populations de Shenzhen ou de Canton suivent l’évolution des rapports entre HK et Pékin. De nombreuses habitants de Shenzhen travaillent à HK, en conséquence il n’y a plus d’étanchéité entre HK et le reste de la Chine.

De nombreuses questions sont posées par ce rapport de force.
Une intervention militaire chinoise à HK fait partie des options possibles. Un tel choix politique se heurterait au risque de créer un lien avec ce qui s’était passé à Tien’anmen au printemps 1989.
Cela nuirait à la Chine dont le développement international a été décuplé par rapport à 1989. Les initiatives chinoises visant à étendre l’influence de la Chine telles que « les nouvelles routes de la soie » (Belt and Road Intitiative) seraient mise à mal par une intervention militaire. En tout cas ce serait un risque élevé à prendre au moment où la Chine tient tête aux USA et propose des capacités technologiques susceptibles de faire basculer l’équilibre du monde vers la Chine (l’affaire Huawei est symbolique de cela puisque cette entreprise a les capacités de renouveler les réseaux de téléphonie mobile et de faire basculer rapidement les pays européens vers la 5G chinoise).
Ce serait donc un risque majeur alors que la Chine veut rivaliser sur le plan économique et politique avec les USA.
En outre, le rabaissement du statut de HK, au rang de région chinoise (ce qui serait le cas s’il y avait intervention), accentuerait la défiance de toutes les capitales du monde vis à vis de Pékin.

Une telle défiance pourrait cependant n’être que de court terme. Les chinois peuvent, en effet, faire l’hypothèse que leur puissance économique et technologique leur assurera le leadership des prochaines années. Dans ce cas, une intervention n’aurait qu’un impact limité dans le temps. Tien’anmen n’a pas empêché la croissance et l’emprise de la Chine sur le monde au cours des trente dernières années.

Le rôle de la Chine dans le monde est en train de se jouer. Elle fait face aux USA dans un rapport de force économique et politique global. L’enjeu est celui du leadership technologique, économique et politique. Washington n’arrive pas à conclure son bras de fer avec Pékin. Les représailles chinoises ont fait reculer D.Trump, la semaine dernière, lorsque celui ci a repoussé au 15 décembre la taxation de produits électroniques grand public.
La Chine est aussi dans la construction de son équilibre interne. Le maintien de HK dans son statut actuel c’est la possibilité d’accéder au reste du monde et à celui-ci d’accéder à la Chine. Ce lien est essentiel même si HK ne représente plus que 3% du PIB chinois contre 20% en 1997.
La Chine redevient peut être la puissance économique qu’elle était avant la révolution industrielle de l’Europe. La façon dont sera réglée les manifestations de HK en dira long sur la façon dont, dans un monde globalisé, ce leadership pourrait s’exercer.

Les chiffres à venir. Semaine du 19 au 25 août

Par Philippe WAECHTER

> Les discussions sur la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ont été le principal facteur de volatilité des marchés financiers la semaine dernière. Cela se poursuivra puisque la Chine est prête pour des représailles.
C’est ainsi que nous devons interpréter les récents changements apportés aux mesures de la Maison Blanche. D.Trump a reporté les nouveaux tarifs au 15 décembre. On disait que cela atténuait les cadeaux de Noël, mais c’était plus probablement les conséquences des discussions qui ont eu lieu entre les deux pays.
Après le 15 décembre, 96,8% des exportations chinoises vers les États-Unis seront soumises à des droits de douane spécifiques. C’est un changement terrible par rapport aux 5,3% observés en 2013. La situation entre les deux pays et l’annonce par la Chine de représailles sont une source de préoccupation qui explique les taux d’intérêt de plus en plus bas. Le risque est de plonger dans une récession mondiale.
Après le débat sur le commerce, le taux d’intérêt ont chuté et la question est d’anticiper le niveau, en territoire négatif, vers lequel ils pourront converger dans la zone euro.

> L’impact de cette guerre commerciale est déjà perceptible dans les chiffres d’exportation du Japon. En termes réels, les exportations ont déjà diminué de plus de 2% en glissement annuel. Le chiffre de juillet (19 août) confirmera probablement cette tendance impliquant de nouveaux risques pour la croissance japonaise.

> Les indices Markit du mois d’août seront publiés le 22 août sous forme d’estimations rapides pour le Japon, la Zone euro, l’Allemagne, la France et les États-Unis. Nous examinerons attentivement le secteur manufacturier où l’indice mondial (qui ne sera pas publié jeudi prochain) se trouve déjà dans la zone de contraction et où tous les indices des grands pays développés sont proches ou inférieurs au seuil des 50.

> Au Royaume-Uni, l’enquête CBI sur les nouvelles commandes pourrait confirmer le risque d’une profonde récession (20 août). La chute récente de cet indice est déjà impressionnante, les stocks accumulés pour le Brexit limitant la possibilité d’une demande supplémentaire.

> Le dernier point à examiner sera le marché immobilier américain. Le chiffre des ventes de maisons existantes sera publié le 21 août. Cette donnée est importante car elle provoque un effet de richesse pour les ménages américains. Les chiffres récents ne montrent aucune amélioration, même avec des taux hypothécaires plus bas. Les ventes de maisons neuves seront publiées le 23 août.

> 19 août Publication finale de l’inflation pour juillet dans la zone euro. 21 août, confiance des consommateurs allemands pour août et inflation pour le Japon le 23 août.

Le document complet en anglais est disponible ici
NextWeek-August19-August-25-2019

Expatrié : Comment bénéficier de l'exonération CSG CRDS ?

Expatrié : Comment bénéficier de l'exonération CSG CRDS ?
2019-08-19 10:24:00

Depuis 2019, les non résidents remplissant certaines conditions peuvent bénéficier d’une exonération de CSG-CRDS sur leurs revenus fonciers de source française et sur leurs plus-values immobilières françaises.

Chers expatriés, pour faire valoir vos droits à cette exonération, vous serez tenus de présenter différents documents. Une attestation sur l’honneur devra également être fournie. Le gouvernement en a publié un modèle.



Les personnes concernées par cette exonération doivent rapporter la preuve qu’elles relèvent de la sécurité sociale d’un autre Etat membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de Suisse.

>> Lire aussi : Notre tableau récapitulatif


Un décret publié en juin 2019 a précisé les justificatifs devant être produits pour bénéficier du non-assujettissement à la contribution sociale généralisée (CSG) et à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS).

Pour rappel, la preuve de votre affiliation à la sécurité sociale se fait par tout moyen, à condition que les documents produits soient suffisamment explicites et précisent la période d'affiliation. La date du fait générateur de l'imposition doit se situer dans la période d'affiliation.
 

>> Lire aussi : CSG-CRDS et non résident : l’exonération réelle pour bientôt ?


Par ailleurs, vous devez transmettre à l’établissement payeur, une attestation sur l’honneur, répondant à un modèle fixé par arrêté du ministre chargé du budget, indiquant que vous n’êtes pas à la charge d’un régime obligatoire français de sécurité sociale mais que vous êtes soumis à une législation sociale entrant dans le champ du règlement européen (CE) n° 883/04 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale ou que vous relevez du régime commun de sécurité sociale des institutions de l’Union européenne.

Cette attestation qui est valable trois ans, doit préciser la caisse de protection sociale à laquelle vous êtes rattaché, et votre identifiant au sein du régime de sécurité sociale.


Modèle d’attestation.


« ATTESTATION SUR L’HONNEUR

(Articles L. 136-7 du code de la sécurité sociale, l’article 16 de l’ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale, et D. 136-1 du code de la sécurité sociale)

Je soussigné

demeurant

Demande à être dispensé du prélèvement de la contribution sociale généralisée (CSG) prévue à l’article L. 136-7 du code de la sécurité sociale et de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) prévue par l’article 16 de l’ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale.

J’atteste sur l’honneur que, par application des dispositions du règlement (CE) n° 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale, je relève d’une législation soumise à ces dispositions, et que je ne suis pas à la charge d’un régime obligatoire de sécurité sociale français.

Je relève, depuis le …/…/ (date d’ouverture des droits), dans l’Etat de (préciser l’Etat d’affiliation ou adhésion au Régime commun de l’Union européenne), de la caisse de protection sociale (préciser l’organisme d’affiliation), en qualité de (rayer les mentions inutiles) : Travailleur salarié / travailleur non-salarié / titulaire d’une pension ou d’une rente (retraite, invalidité, accident du travail et maladie professionnelle) / autre (préciser)

J’atteste être en possession de l’une des pièces suivantes, en cours de validité à ce jour et m’engage à la produire à toute demande de l’administration :

  • 1° Le formulaire S1 « Inscription en vue de bénéficier de prestations de l’assurance maladie » délivré en application des règlements européens (CE) n° 883/04 et (CE) n° 987/09 et mentionnant l’affiliation de la personne auprès de l’un des États membres de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou en Suisse ;
  • 2° Le formulaire A1 « Certificat concernant la législation de sécurité sociale applicable au titulaire » délivré en application des règlements européens (CE) n° 883/04 et (CE) n° 987/09 ;
  • 3° Une attestation d’affiliation équivalente aux formulaires visés aux 1° et 2°, délivrée par l’institution auprès de laquelle la personne est affiliée ;
  • 4° Une attestation d’affiliation au régime commun de sécurité sociale des institutions de l’Union. Je m’engage à signaler à l’établissement payeur tout changement dans ma situation en matière de sécurité sociale, dans le mois suivant celui-ci, et à régulariser spontanément, en tant que de besoin, ma situation en matière de prélèvements sociaux dans le cadre de ma déclaration de revenus.


Je m’engage également à tenir à la disposition de l’administration toute pièce justificative visée ci-dessus, en cours de validité pour la période au titre de laquelle je demande à être dispensé des contributions susmentionnées.

J’ai conscience que la présente attestation est valable pour une durée maximale de trois ans et qu’à l’issue de cette période, le maintien de la dispense des contributions susmentionnées est conditionné à la transmission d’une nouvelle attestation, toutes conditions de fond par ailleurs remplies.

Je certifie l’exactitude des informations portées sur ce document.

J’ai conscience que cette déclaration m’engage et que toute fausse déclaration, ou tout manquement à l’obligation de signaler un changement de situation, est susceptible de m’exposer, outre le paiement des impositions éludées, à des majorations fiscales et, le cas échéant, à des sanctions pénales.

Fait à , le (Signature) »
 


La récession allemande s’installe

Par Philippe WAECHTER

Le risque de récession s’accroît en Allemagne. Les chiffres de la production industrielle (-7.5% en T2 en taux annualisé (voir ici)) fixait le contexte pour le chiffre du PIB qui sera publié demain matin. L’indice de l’enquête ZEW du mois d’août suggère que le repli de l’activité se prolongera

Dette publique, climat et mes petits enfants

Par Philippe WAECHTER

J’attends avec impatience le jour où mes petits enfants me demanderont “Pourquoi n’avez vous pas investi lorsque les taux d’intérêt étaient négatifs? Cela aurait pu limiter le réchauffement climatique alors que l’on brûle aujourd’hui.”

Je dirai alors “Des gens très intelligents trouvaient que la dette publique était trop importante et que les taux négatifs étaient une opportunité pour la réduire” et eux de me répondre “n’est ce pas un manque de clairvoyance ?”

Le défi du climat sur les générations futures est plus important qu’une vision comptable de la dette publique. On craint de laisser une dette trop élevée pour ne pas hypothéquer leur avenir mais c’est en ne profitant pas des opportunités actuelles que l’on hypothèque leur avenir.

Pourquoi 2019 me fait penser à la bulle internet des années 2000 ?

Par Guillaume FONTENEAU
2019 semble marquer un renouveau ! En 2019, on construit une nouvelle narration, on justifie[Lire la suite...]

Les chiffres à venir. Semaine du 12 au 18 août

Par Philippe WAECHTER

=> La récente volatilité des marchés financiers, vue à travers la baisse des taux d’intérêt, est la conséquence des attentes pessimistes concernant la croissance mondiale après les annonces de la Maison-Blanche.
La semaine prochaine, des données sur les ventes au détail seront disponibles aux États-Unis (15), en Chine (14) et au Royaume-Uni (15). Ces données montreront la robustesse de la demande intérieure. Si ces données sont solides aux États-Unis et en Chine, l’arbitrage financier récent pourrait être modifié en faveur d’actifs risqués

=> La croissance du PIB en Allemagne sera, dans la zone euro, l’indicateur le plus important de la semaine (14). L’indice de la production industrielle a fortement chuté au deuxième trimestre (-7,5% en rythme annuel), ce qui est cohérent avec une croissance négative (probablement plus que le consensus à -0,1%).
L’enquête ZEW du 13 août mettra en évidence la durée de cette baisse

=> Les chiffres de l’emploi dans la zone euro et les détails du PIB seront publiés le 14 août. Les chiffres de l’emploi seront importants car le taux de chômage est bas maintenant (7,5% en juin) et la dynamique économique est plus faible.

Le document complet est disponible en anglais
NextWeek-August12-August18_2019

Impôt : Comment corriger une erreur sur la déclaration fiscale ?

Impôt : Comment corriger une erreur sur la déclaration fiscale ?
2019-08-09 16:10:30

Depuis quelques jours, l’administration fiscale transmet les nouveaux avis d'imposition 2019 sur les revenus 2018.

Si vous pensez avoir fait une erreur dans votre déclaration de revenus, pas de panique !

Vous avez la possibilité de corriger votre erreur sur votre espace particulier impot.gouv jusqu’en décembre 2019, voire même après. Explications.



Votre avis d'imposition est désormais disponible sur votre espace particulier. Vous avez donc la possibilité de signaler une erreur à l'administration pour revoir le calcul ou le montant de votre impôt.

Pour se faire, un service de correction de votre déclaration en ligne est accessible. Il vous permet de rectifier la quasi-totalité des informations déclarées en ligne et notamment celles relatives aux revenus, charges et personnes à charge.



Si vous avez déclaré vos revenus en ligne

Si vous avez rectifié votre déclaration après la date limite de dépôt, l’administration fiscale générera un nouvel avis d'impôt. Les taux et acomptes calculés en fin de déclaration rectificative, déposée après la date limite de dépôt ne seront pas pris en compte immédiatement. Ils n'apparaîtront qu'après traitement de cette déclaration rectificative.

Si vous souhaitez rectifier votre déclaration après la réception de votre avis d’imposition, vous avez la possibilité de le faire sur votre espace privé impot.gouv

Une grande partie des éléments de la déclaration pourront être modifiés : montant des revenus, charges déductibles, contribution à l’audiovisuel, pensions alimentaires, dons ouvrant droit à une réduction d’impôt ….

En revanche, si vous avez omis de préciser un changement de situation de famille (mariage, décès, divorce, PACS…), la modification ne pourra se faire que sous la forme d’une déclaration papier auprès du service des impôts auquel vous êtes rattaché.

La correction de la déclaration de revenus en ligne n'est pas possible sur smartphone ou tablette.

Si vous pensez que le montant de votre impôt n'est pas correct, ou qu'il y a une anomalie dans votre avis d'impôt, n'hésitez pas à nous contacter. Nos conseillers vous répondront dans le cadre d'une consultation fiscale.


Si vous avez déposé une déclaration sur papier

Pour corriger votre déclaration papier, vous devez déposer une déclaration rectificative au centre des finances publiques (service des impôts des particuliers) dont vous dépendez, en indiquant sur la première page “ DÉCLARATION RECTIFICATIVE, ANNULE ET REMPLACE ”.

Pensez à compléter intégralement des différents formulaires liés à vos revenus, y compris avec les éléments qui étaient corrects lors de votre première déclaration.
 

Interview sur BFM Business – Croissance et marchés

Par Philippe WAECHTER

La croissance française mais aussi les évolutions macroéconomiques et le niveau des taux d’intérêt. Avec Karine Vergniol

Plaques d’immatriculation “Transit Temporaire” pour expatriés

Plaques d’immatriculation “Transit Temporaire” pour expatriés
2019-08-08 14:00:00

Vous est-il déjà arrivé de croiser une voiture avec une plaque d’immatriculation rouge et de vous demander la signification ?
Les voitures ayant ce type de plaque sont des véhicules de “Transit Temporaire” (TT). Il s’agit d’une disposition douanière et fiscale Française permettant aux expatriés hors de l’UE ou dans les DOM-TOM d’acheter temporairement une voiture à moindre coût.
Le Transit Temporaire est ainsi une vraie alternative à la location de voiture classique. Pensez-y lors de vos prochaines vacances en France !

Qu’est ce que le Transit Temporaire - plaque d’immatriculation rouge ?

 Le Transit Temporaire (TT) est une alternative intéressante à la location de voiture en Europe qui consiste en un système d'achat et de rachat unique d'une voiture neuve, immatriculée à votre nom et exonérée de taxes.

C’est une disposition douanière et fiscale Française fondée sur le régime de l'admission temporaire. Elle permet à toute personne résidant hors de l’Union Européenne, de disposer d’un véhicule neuf lors de son séjour en Europe et de l’acquérir, exonéré des droits de douanes et de la TVA.

Le véhicule sera alors immatriculé en France avec une plaque rouge et permettra de circuler en toute liberté en Europe pendant la période concernée. À l’issue de cette période, le véhicule sera repris par la société qui gère ce dispositif.

Qui peut bénéficier du Transit Temporaire ?

Pour bénéficier du régime Transit Temporaire pendant vos séjours en Europe, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • Être titulaire d’un permis en cours de validité.
  • Être résident dans les DOM-TOM ou hors de l’Union Européenne.
  • Avoir séjourné moins de 180 jours dans les pays de l’Union Européenne dans les 12 mois précédents.
  • Ne pas exercer d’activité lucrative dans un des pays membres de l’Union Européenne.
  • Repartir hors de l'Union Européenne à la fin de son séjour

 
Les bénéficiaires remplissant les précédentes conditions sont :

  • Les touristes
  • Les résidents d’un état membre de l’Union Européenne en attente d’une ré-affectation à l’étranger hors Union Européenne.
  • Les étudiants résidant en dehors de l’Union Européenne ou dans les DOM-TOM effectuant leurs études en France.
  • Les stagiaires réalisant un stage ou une mission ayant leur résidence normale en dehors Union Européenne ou dans les DOM-TOM.

 
L’octroi du régime TT est d’une durée minimum de 14 jours et maximum de 6 mois, voire 12 mois selon la situation du bénéficiaire. La durée du contrat est comptabilisée à compter de la date de livraison du véhicule.

  • Résident DOM-TOM ou Hors U.E. : 6 mois
  • Personne de retour sur le territoire national et en instance de réaffectation en dehors de l'U.E « TT dérogatoire » : 6 mois
  • Résident de l'U.E. sur le point de transférer sa résidence normale en dehors de l'U.E. « TT dérogatoire » : 3 mois
  • Étudiant résidant hors U.E. et venant poursuivre ses études en U.E. « TT étudiant » : 12 mois
  • Résident hors U.E venant effectuer un stage ou une mission : « TT stage / mission » : 12 mois

Quels sont les avantages du Transit Temporaire ?

Outre le coût qui est bien souvent inférieur à celui d’une location classique, le Transit Temporaire présente de nombreux avantages :

  • Véhicule neuf de votre choix,
  • Kilométrage illimité,
  • Assurance tout risque sans franchise
  • Assistance 24h/24 et 7j/7
  • Large présence européenne des centres de livraison et restitution en France et dans le reste de l’Europe


Les personnes qui peuvent conduire le véhicule sont : Le titulaire du contrat, Le conjoint, les descendants, ascendants directs du titulaire du contrat à condition qu’ils remplissent les mêmes conditions d’obtention de l’immatriculation en transit temporaire que le titulaire du contrat.

Enfin si vous ne souhaitez pas vous séparer de votre véhicule à la fin de votre séjour, vous avez la possibilité de l’acheter à un prix avantageux (sous conditions).


Récession Allemande

Par Philippe WAECHTER

La production allemande se replie de -1.8% en juin sur un mois (hors construction). Elle a reculé sur 5 des 6 derniers trimestres et en T2 la baisse est de -7.5% en taux annualisé. Le graphe, depuis 2000, ne me rassure pas, l’Allemagne file vers la récession

La récession au coin de la rue ?

Par Philippe WAECHTER

Les investisseurs ne voient pas d’issues aux incertitudes. Ils se précipitent sur les actifs non risqués. La récession au coin de la rue

Par le passé, lorsque tous les taux de marché sur la dette publique US étaient sous le taux des fed funds cela était annonciateur d’une récession. La période actuelle n’échappera pas à la règle. Le repli des taux reflète un fort pessimisme sur les prochain mois et l’absence de paris sur l’avenir.

Quel futur pour la globalisation ?

Par Philippe WAECHTER

TEDx conférence de Richard Baldwin. La globalisation va changer de nature. On échangera toujours des biens mais on échangera principalement des services ce que l’on ne fait pas actuellement. La technologie permettra de dissocier géographiquement les services entre celui qui fait et celui qui reçoit. Le monde devient véritablement global. C’est fascinant.

Cliquer sur l’image

Changement d’allure du marché du travail US

Par Philippe WAECHTER

Le marché du travail américain a franchement changé d’allure depuis 6 mois. Il se stabilise mais ne s’est pas encore retourné. Ce sera pour la deuxième partie de l’année.
Les ménages ont la perception que la situation ne s’améliore plus en tendance et le nombre d’emplois disponibles ne s’améliore plus. Comme la croissance ralentit, le marché du travail va forcément changer d’allure. Cela sera intéressant à quelques mois des élections présidentielles

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