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Aujourd’hui — 13 décembre 2019Blog news

Le Brexit aura lieu le 31 janvier prochain

Par Philippe Waechter

Le vote des britanniques valide le choix du Brexit et la sortie de l’Union Européenne le 31 janvier 2020. Boris Johnson a les mains libres pour définir sa stratégie.

La très large victoire de Boris Johnson aux élections britanniques ne laisse plus de doute quant à la volonté des britanniques de quitter l’Union Européenne le 31 janvier prochain. Ce raz de marée des conservateurs est un référendum sur le Brexit et le résultat du 23 juin 2016 est largement confirmé.
Le parti travailliste a été laminé, ce serait son plus mauvais résultat depuis 1935, et les libéraux qui militaient pour le Remain font un score médiocre et ne pèseront pas dans le nouveau parlement.
Les élections permettent d’éliminer l’incertitude sur ce point, il n’y aura pas de nouveau report et le 1er février prochain, le Royaume Uni sera hors de l’Union Européenne.
Le risque politique qui ressort de ces élections est la situation de l’Ecosse. Le SNP, le parti indépendantiste, avec 55 sièges, a une position très forte. Il souhaite le maintien de l’Ecosse dans l’UE et de fait on ne peut exclure un référendum écossais sur cette question dans les prochains mois.

Quelles sont les prochaines échéances ?

Le premier point à souligner est que Boris Johnson a fait campagne pour le Brexit et il a gagné. Cela veut dire que l’incertitude que l’on percevait au parlement depuis le référendum est levé. Il n’y aura plus les tergiversations constatées depuis cette date. Comme l’opposition est désormais très faible, il n’y aura pas d’alternative possible.

La prochaine étape est le retour au parlement, le 17 décembre, et la nomination de Boris Johnson comme premier ministre. Ensuite, les parlementaires devront voter le texte de sortie de l’Union Européenne (Withdrawal Agreement Bill) le 31 janvier prochain.
L’étape suivante, que Boris Johnson veut cantonner à l’année 2020, sera la négociation du cadre de l’accord commercial avec l’UE. Ce cadre doit définir les relations du Royaume Uni avec l’UE dans le moyen et long terme.
Sur ce point, il faudra que Boris Johnson adopte un langage plus clair que ce qu’il a indiqué jusqu’à présent.
En effet, les britanniques ont deux possibilités.
Soit ils veulent rester proches de l’Union Européenne avec accès au marché unique mais alors il faudra qu’ils acceptent de perdre une partie de leur souveraineté sur la fiscalité, le marché du travail, l’environnement tout en respectant les 4 libertés de mouvement (Hommes, capitaux, biens et services).
Soit ils veulent définir un cadre différent, avec par exemple une fiscalité attractive et des réglementations moins contraignantes que celles de l’UE (le fameux modèle de Singapour).
Il faudra choisir entre les deux options. Jusqu’à présent, Boris Johnson a décidé de ne pas choisir en souhaitant disposer de règles autonomes tout en conservant l’accès au marché unique. Sur le plan électoral c’était plus facile. Ce sera moins simple dans les discussions avec Bruxelles.
Il faudra cependant faire rapidement un choix car BoJo souhaite que la négociation sur ce cadre du traité commercial soit achevé à la fin 2020. Il ne faudra pas trainer. Si cela prend plus de temps qu’attendu, les britanniques peuvent demander, avant le 1er juillet, un report de 2 ans.

Sur le plan économique, la sortie certaine des britanniques réduit une partie de l’incertitude entourant l’économie. Cela s’est traduit, dans la nuit, par l’appréciation de la livre sterling autour de 1.35 contre dollar.
Au delà de ces mouvements de court terme que l’on va probablement voir aussi sur les marchés d’actions, la question du positionnement du Royaume Uni vis à vis du reste du monde reste posée et ne sera pas résolue spontanément par ces élections puisque le cadre dans lequel l’économie évoluera n’est pas encore défini.
Les signaux sur l’économie montre actuellement une situation précaire et l’on ne peut imaginer que, dans les prochaines semaines, les prochains mois, les investisseurs se ruent dans les iles britanniques. La défiance qui s’observe depuis le référendum ne va pas être spontanément levée et le coût déjà subi ne va pas être résorbé rapidement. Boris Johnson a promis un plan de relance, pourquoi pas mais attendons d’en voir le détail avant de changer d’avis sur le risque britannique. A court terme, le risque est un ralentissement supplémentaire de l’économie en phase avec l’allure du reste du monde.

Graphe
Ce graphe présente le PIB réel en niveau depuis le début de la reprise de l’économie britannique en 2013. J’ai calculé une tendance (en bleu sur le graphe) sur la période 2013 jusqu’au T2 2016, date du référendum, et je l’ai prolongé jusqu’au troisième trimestre 2019 (dernière donnée disponible). Si le Brexit a été le fait générateur de la divergence entre le PIB et sa tendance pré-référendum alors le coût de celui ci pour l’économie britannique a été pour l’instant de 3.1%. En suivant la tendance, le PIB serait 3.1% plus élevé.

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Hier — 12 décembre 2019Blog news

Réflexions sur le cycle

Par Philippe Waechter

Le cycle économique n’est intéressant que s’il est suffisamment régulier pour rendre l’économie prédictible. La relation de Phillips permettait une lecture cyclique de l’économie. Sa pertinence s’estompe parce que le marché du travail change.

J’ai participé récemment à un séminaire sur le cycle économique. Sur ce thème, la question majeure n’est pas tant celle de son existence que celle de sa régularité. On peut toujours trouver une allure qui ressemble à un cycle.
Cependant, pour qu’une théorie du cycle soit pertinente, il faut qu’elle rende l’allure de l’économie prédictible. La théorie des cycles s’est calée sur ce point. Le succès des cycles Kitchin, Juglar, Kuznets ou même Kondratiev ne vaut que par la régularité et la longueur spécifique qui est attachée à chacun d’eux. Leur objectif est de réduire l’incertitude associée à l’activité économique dans un futur plus ou moins éloigné. Si la théorie du cycle ne renseigne pas sur ce point, elle ne sert globalement à rien puisque les changements de directions aux points haut et bas du cycle restent toujours complexes à définir.

Le cycle apparaît ainsi comme un antidote à l’incertitude

En étant prédictible, le cycle facilite la mise en œuvre de politique économique visant à corriger les évolutions excessives et ramener l’économie sur l’allure souhaitée. Si l’on arrive à appréhender l’allure de l’économie et l’impact des mesures correctrices alors la gestion de la conjoncture en est facilitée.
Cette perception qu’il était possible de réduire l’incertitude a mené au développement de modèles sophistiqués pour prévoir avec le plus de précision possible, la position dans le cycle et le type de mesures de politique économique les plus efficaces.

Ces arguments semblent désormais être ceux du passé.

L’économie est plus globale et le choc de 2008 a bousculé l’ensemble des modes d’ajustement des économie occidentales. Le fine tuning de la politique économique est mis à mal parce que l’on ne sait pas forcément où l’économie se situe dans le cycle. La Fed, par exemple, semble toujours heureusement surprise que le cycle de l’économie US se prolonge mois après mois en en faisant désormais le plus long de l’histoire américaine. La BCE est perdue car à ce stade du cycle elle aurait dû déjà observer des tensions nominales et un taux d’inflation convergeant vers la cible de 2% . Ce n’est pas le cas.
L’économie reste cyclique parce que les comportements ont des impacts persistants mais les cycles ont perdu la belle régularité que l’on voulait y voir.

Une illustration via la courbe de Phillips

Pour se convaincre que le cycle a changé de nature et d’allure, on peut l’appréhender via la courbe de Phillips qui lie la dimension réelle de l’économie à sa composante nominale. Historiquement, elle est basée sur une relation inverse entre un indicateur d’activité, le taux de chômage, et un indicateur nominal, le taux d’inflation sous-jacente ou l’évolution des salaires.
Cette relation a longtemps été une composante essentielle de la gestion de la conjoncture. La hausse de l’activité se traduisait par une baisse du taux de chômage, des pressions sur les salaires et sur les prix. C’est la version keynésienne du début des années 60 (Samuelson et Solow) à laquelle a répliqué Friedman en 1968 indiquant que toute réduction, via une politique monétaire accommodante, du taux de chômage en dessous de sa valeur de long terme ne pouvait qu’engendrer de l’inflation supplémentaire sans réduction durable du taux de chômage.
La relative stabilité de cette relation à court terme rendait les interventions des banques centrales plus simples à appréhender. La régularité de la relation a été intégré dans l’outil de politique économique qu’est la relation de Taylor. Celle ci n’est qu’une version particulière de la relation de Phillips. Cette dimension donnait à la courbe de Phillips une capacité à réduire l’incertitude. C’est cela qui alors était important et rendait l’instrument très précieux dans la régulation conjoncturelle.

Courbe de Phillips en zone Euro

On peut illustrer la courbe de Phillips en zone Euro depuis le début du siècle.
Durant la première décennie des années 2000 (points bleus), la courbe de Phillips avait l’allure souhaitée. La baisse du taux de chômage provoquait une pression sur les indicateurs nominaux, ici l’indicateur des salaires négociés. Le cycle répondait ainsi aux signaux souhaités. On peut illustrer la relation par la courbe bleue qui reflète la tendance entre les deux indicateurs. Cette courbe a une pente descendante comme souhaitée. Depuis 2010 (points rouges), la dimension cyclique associée à la courbe de Phillips s’est estompée même à court terme. La courbe de tendance en rouge est horizontale.

Dans une note récente, Olivier Blanchard notait que la pente s’infléchissait progressivement et s’aplatissait depuis longtemps aux USA, cela parait compatible avec les observations faites en zone Euro. La relation n’apparait plus comme ayant la régularité souhaitée.

Une interprétation via le marché du travail

L’économie après la crise de 2008 a changé. Le choc a eu des effets persistants qui se traduisent partout par des dynamiques de croissance plus réduites. Les changements sur le marché du travail sont probablement au cœur des évolutions récentes de la courbe de Phillips et de son aplatissement que l’on constate aussi aux USA.

David Autor a développé l’idée que les différentes composantes du marché du travail n’étaient pas toutes soumises aux mêmes conditions notamment en raison de la concurrence des innovations.
Autor, et d’autres après lui, segmentent le marché du travail selon la qualification et le potentiel de chacun à être concurrencé par des innovations. Les personnes très qualifiées accompagnent les innovations et en tirent profit. Ceux qui ne sont pas qualifiés du tout se débrouillent avec les franges du marché du travail. Le travail y est précaire mais ne demande pas de qualification particulière. Il faut juste être prêt à travailler même dans des conditions dégradées. Il y a enfin les emplois intermédiaires qui représentent une grande partie du marché du travail et qui correspondent à des emplois peu ou insuffisamment qualifiés. Ils sont directement affectés par la concurrence des innovations. La partition n’est pas parfaite partout mais elle se constate dans les pays développés. Comme le montre Reshef et Toubal pour la France, la crise de 2008 a probablement été un accélérateur de ces partitions.

C’est la classe moyenne, celle qui il y a 30 ou 40 ans était au cœur du modèle de croissance et qui désormais est la partie du marché du travail qui doit s’adapter coûte que coûte à des conditions nouvelles sans y être franchement préparés.
En France, dans une étude récente, Ariell Reshef et Farid Toubal décrivent très bien ce phénomène. Les emplois de gens pas qualifiés ou très qualifiés augmentent mais ceux des personnes peu ou insuffisamment qualifiés régressent. Dans l’étude sur la France, cette classe des emplois intermédiaires représente 62 % du marché du travail en 2008 (tableau 2 page 36). Un nombre d’ emplois qui régressent et un taux de syndicalisation plus réduit limitent le pouvoir de négociation de cette partie du marché du travail.
C’est une vraie différence avec les années 60 durant lesquelles le taux de syndicalisation était plus élevé et la croissance de l’emploi s’opérait par ces emplois peu ou mal qualifiés. Les pressions salariales sont donc réduites et la nécessité pour les entreprises d’ajuster leurs prix pour maintenir leurs marges est réduite. Dès lors, les pressions sur l’ajustement à la hausse des prix est réduite. Le segment du marché avec une forte productivité peut améliorer les marges des entreprises. Le segment correspondant a des emplois précaires se traduit par des rémunérations limitées sans véritable pressions sur les marges. Sur les emplois intermédiaires les pressions sur les marges sont réduites puisque les tensions salariales sont faibles. Le taux de chômage peut baisser sans que les pressions nominales ne s’accroissent. Les bouleversements sur le marché du travail pourraient ainsi être compatible avec une courbe de Phillips qui a perdu ses caractéristiques premières.

Paul Volcker, victime de son succès

Par Philippe Waechter

Paul Volcker a été un pionnier de la lutte contre l’inflation. Il a façonné la dynamique financière des 40 dernières années. Son décès à 92 ans marque la fin d’une époque.

Paul Volcker, qui vient de décéder à 92 ans, a été un grand banquier central. Il a été nommé à la présidence de la Federal Reserve américaine le 6 août 1979 avec pour mission de réduire l’inflation qui, depuis le milieu des années 70, pénalisait la croissance en créant de l’incertitude.

Volcker a réussi à maîtriser l’inflation comme le montre le graphique ci contre. L’inflation sous-jacente aux USA, en prenant la mesure favorite de la Fed, est ramenée de 10% après le second choc pétrolier à 4% à la fin de son premier mandat. Depuis cette date, le taux d’inflation est relativement stable au voisinage de 2%. Les autres pays développés qui subissaient le même déséquilibre ont mis en œuvre, très vite après la Fed, des stratégies de lutte contre l’inflation.

L’autre aspect important de Paul Volcker a été d’enclencher une dynamique mettant en avant les banques centrales dans la régulation conjoncturelle.
Lorsque Volcker arrive, nommé par Jimmy Carter, la finance est encore très locale. Les marchés financiers ne sont pas très intégrés. On le voit sur le graphe qui représente les taux d’intérêt à 10 ans des 4 grandes économies que sont les USA, l’Allemagne, le Royaume Uni et la France. Chacun a une dynamique propre.
Avec l’arrivée de Reagan à la Maison Blanche et de Thatcher au 10 Downing Street cette situation change. Les marchés financiers s’ouvrent car les USA, notamment, ont besoin de financements extérieurs importants pour leur programme de relance. Le virage vers la globalisation et l’intégration financière donnera aux banques centrales un rôle essentiel dans la régulation conjoncturelle et financière. Elles devront appréhender et gérer les anticipations des investisseurs qui réagiront progressivement de la même façon aux mêmes signaux.
L’intégration financière s’est ainsi traduite par des allures identiques des taux d’intérêt après 1980 et surtout après 1990.

Trois remarques sur ces évolutions que Paul Volcker a façonné

La première est que les banques centrales sont toujours au cœur de la régulation conjoncturelle et financière mais avec des marges bien moins importantes et une remise en cause de leurs capacités à infléchir les trajectoires conjoncturelles.
Sur le premier aspect, les banques centrales sont contraintes à la fois par des taux d’intervention qui sont très bas mais surtout par l’absence de coordination des politiques budgétaires à l’échelle globale. Aujourd’hui alors que la croissance est lente et que l’on peut pas compter sur une relance budgétaire coordonnée de grande ampleur, les banques centrales maintiennent des taux d’intérêt très bas et des politiques monétaires accommodantes afin de limiter le risque de rupture sur l’activité économique. La dynamique n’est plus d’éviter les divergences de stratégie entre pays mais de limiter le risque sur la croissance globale alors que les taux d’intérêt sont déjà très bas.
La deuxième remarque est la remise en cause du rôle des banques centrales dans la régulation conjoncturelle.
Les tenants de la Modern Monetary Theory (MMT) suggèrent que la régulation de la conjoncture doit davantage être le fait des gouvernements que des banquiers centraux, d’autant que ces derniers n’ont plus les mêmes capacités que par le passé (taux très bas depuis très longtemps).
Cela ressemble à un mouvement de balancier. Après 40 ans de régulation via les banques centrales, le système économique pour rester efficace doit trouver de nouveaux modes de régulation. La banque centrale, toujours importante, ne serait plus le seul élément clé dans ce nouveau cadre.
La dernière remarque est que Paul Volcker a tellement bien réussi que les banquiers centraux aujourd’hui sont déprimés car ils souhaiteraient avoir davantage d’inflation.
Jay Powell et la Fed indiquaient dans les prévisions issus de la réunion du FOMC du 11 décembre que le taux de chômage attendue à 3.6% en 2019 par la Fed pouvait encore baisser en 2020 sans pour autant engendrer une poussée d’inflation.
La BCE, par la voix de Christine Lagarde, a indiqué, ce 12 décembre, que sa politique resterait accommodante jusqu’en 2023 au moins puisqu’en 2022 l’inflation prévue (1.6%) resterait inférieure à la cible définie par la BCE (au dessous mais proche de 2%).

Paul Volcker a initié et a été au cœur de toutes les transformations qui prennent formes depuis le début des 80. L’économie a changé durant ces 40 ans et le mouvement de balancier va probablement repartir dans l’autre sens. Une époque s’achève avec son décès.

Combien ça coute de faire construire une maison neuve en 2020 ?

Par Guillaume FONTENEAU
Connaître le prix moyen de construction d’une maison neuve est indispensable pour le candidat à[Lire la suite...]

La Fed maintient le cap

Par Philippe Waechter

L’absence d’inflation donne des marges supplémentaires en cas de choc négatif. La Fed est dans une position confortable

La Fed est optimiste sur l’allure de l’économie US. Elle considère ainsi que le taux de chômage pourrait baisser encore l’an prochain (3.5% vs 3.6% cette année) sans que l’inflation ne s’accélère. Elle perçoit également moins d’incertitude sur l’évolution de l’activité à un horizon fini.
Elle indique maintenir inchangé sa politique monétaire. Le taux de référence évoluera entre 1.5 et 1.75%. La banque centrale met en application son option d’une pause après trois baisses depuis la fin du mois de juillet.
Dans les projections faites par les membres du comité de politique monétaire il n’est pas envisagé de changement en 2020. Mais loin de penser que l’économie ralentira en 2021 et 2022, ces mêmes membres font l’hypothèse d’une hausse en 2021 et une encore en 2022.
L’absence d’attente d’une inflation plus élevée laisse éventuellement des marges de baisse sur les taux en cas de choc négatif sur l’activité.
La banque centrale américaine est dans une position plutôt confortable. L’absence d’inflation et de hausse des salaires et le sentiment que cela ne changera pas lui donnent la possibilité d’adopter une stratégie accommodante pour soutenir l’expansion et prolonger ce cycle qui n’en finit pas.

À partir d’avant-hierBlog news

SCPI de bureaux : Actualités du troisième trimestre 2019

SCPI de bureaux : Actualités du troisième trimestre 2019
2019-12-11 10:12:14

Patrimea présente le récapitulatif des acquisitions et des cessions de biens immobiliers des SCPI de bureaux pour le 3ème trimestre 2019.

La liste des SCPI de bureaux ci-dessous correspond aux SCPI commercialisées par Patrimea. Elle est sujette à évoluer dans le temps.

Patrimea reprend l'ensemble des informations fournies par les SCPI via leurs derniers bulletins trimestriels ou d'autres sources d'informations.

En parcourant cet article, l'épargnant peut suivre l'évolution du patrimoine et le positionnement stratégique des SCPI concernées. Cette évolution peut être un signal d'achat ou de vente de parts.


Récapitulatif des investissements et cessions au 2ème trimestre 2019

  

EDISSIMMO (Amundi Immobilier)

La SCPI diffuse dorénavant ses informations en bulletins semestriels depuis le 30/06/19.

 

EFIMMO 1 (Sofidy)

Collecte nette : 72,3 M€

Montant des acquisitions : 145,5 M€

Au cours du 3ème trimestre, Efimmo 1 a procédé à 8 acquisitions :
En direct :

  • A Roissy-en-France (95) pour 47,8 M€ : un actif de bureaux situé à proximité de l’aéroport Charles-de-Gaulle, certifié HQE et principalement loué au groupe Volkswagen pour un bail d’une durée ferme de 8 ans ;
  • A Rennes (35) pour 13,5 M€ : un actif de bureaux entièrement loué à Orange ;
  • A Lyon 7ème arrondissement pour 5,5 M€ : un actif de bureaux parapublic qui accueille Pôle Emploi ;
  • A Caluire et Cuire (69) pour 8,6 M€ : un actif de bureaux qui accueille plusieurs enseignes.

Via une prise de participation en société immobilière :

  • A Suresnes (92) pour 35,2 M€ M€ : un actif de bureaux, certifié HQE et entièrement loué à trois locataires pour une durée ferme de 5 ans ;
  • A Suresnes (92) pour 29,4 M€ : un actif de bureaux acquis en crédit-bail immobilier dont le principal locataire est Canon ;

Via European Logistic Fund : acquisition indirecte pour 3,8 M€ ;
Via Cargo Property Holding : acquisition indirecte pour 1,7 M€.

Montant des cessions : 576 K€

Au cours du 3ème trimestre, Efimmo 1 a procédé à 3 cessions :

  • A Lisses (91) : un actif de bureaux vacant qui ne correspondait plus aux critères d’investissement de votre SCPI ;
  • A Horbourg-Wihr (68) : un actif de bureaux vacant qui ne correspondait plus aux critères d’investissement de votre SCPI ;
  • A Poitiers (86) : un actif de bureaux vacant qui ne correspondait plus aux critères d’investissement de votre SCPI.

 

ELYSEES PIERRE (HSBC REIM)

Collecte nette : 67,3 M€

Montant des acquisitions : non spécifié

Au cours du trimestre, votre SCPI a procédé à l’acquisition suivante :

  • A Saint-Quentin-en-Yvelines (78) : un actif de bureaux à proximité de la gare RER. D’une surface totale de 18 500 m², l’immeuble est d’ores et déjà pré-loué à 85% pour un bail ferme de 9 ans.


Montant des cessions : non spécifié

La SCPI a cédé les biens suivants durant le deuxième trimestre :

  • A Arcueil (94), la cession partielle de l’immeuble situé 23-25 rue Stalingrad. La cession a eu lieu le 11 Avril 2019 ;
  • A Paris, la cession partielle de l’immeuble situé rue Mesnil. La cession a eu lieu le 5 Juin 2019.

 

EPARGNE FONCIERE (La Française AM)

Collecte nette : 38,8 M€

Montant des acquisitions : 102,01 M€

Au cours du 3ème trimestre 2019, Epargne Foncière a procédé à l’acquisition de 4 biens immobiliers via une prise de participation en sociétés civiles immobilières :

En France :

  • A Toulouse (31) pour 17,42 M€ : cet actif de résidences gérées, ici de tourisme, sera entièrement loué et exploité par Adagio, pour un bail ferme de 11 ans et 11 mois ;
  • A Lyon (69) pour 22,47 M€ : cet actif de bureaux bénéficie du label environnemental Breeam Very Good (équivalent de la norme HQE) et sera entièrement loué à Regus pour un bail ferme de 9 ans ;
  • A Blagnac (31) pour 46,22 M€ : cet actif de bureaux est idéalement situé et est entièrement loué à Airbus.

Via une prise de participation en société immobilière (5,09%) :

  • A Neuilly-sur-Seine (92) pour 15,9 M€ : cet actif de bureaux de plus de 44 000 m² est entièrement loué à 4 locataires (PwC, Estée Lauder, IFF et Adelius).


Montant des cessions
: 16 M€

Au cours du 3ème trimestre, Epargne Foncière a procédé à 5 cessions :

  • A Fleury-les-Aubrais (45) : un actif de commerces d’une surface de 4 623 m² pour un montant de 3,25 M€ ;
  • A Saint-Priest (69) : un actif de bureaux d’une surface de 3 332 m² pour un montant de 3,61 M€ ;
  • A Toulouse (31) : un actif de bureaux d’une surface de 437 m² pour un montant de 336 K€ ;
  • A Labège (31) : un actif de bureaux de 2 073 m² pour un montant de 2,3 M€ ;
  • A Carquefou (44) : un actif de bureaux de 4 902 m² pour un montant de 6,55 M€.

 

EPARGNE PIERRE (Voisin)

Collecte nette : 119 M€

Montant des acquisitions : 63,1 M€

Au cours du 3ème trimestre, Epargne Pierre a procédé à 8 acquisitions :

En direct :

  • A Roissy Charles-de-Gaulle (95) pour 21 M€ : cet actif de bureaux qui est loué à 82% par 12 locataires pour des baux d’une durée de 9 ans ;
  • A Valenciennes (59) pour 9,4 M€ : cet actif de locaux d’activité est loué à deux locataires pour des baux d’une durée ferme de 12 ans ;
  • A Tours (37) pour 9,7 M€ : cet actif de bureaux est notamment loué au Tribunal de Commerce, Bouygues Immobilier et Aegide Domitys ;
  • A Châteauroux (36) pour 1 M€ : cet actif de commerces est loué à l’enseigne Burton.

En portefeuille : trois actifs de commerces entièrement loué à l’enseigne Aldi pour des baux fermes de 12 ans pour un montant global de 4,8 M€ ;
Via une prise de participation en société immobilière :

  • A Strasbourg (67) pour 11,5 M€ : cet actif de bureaux accueille comme principal locataire la société Orange ;
  • A Nantes (44) pour 2,5 M€ : cet actif mixte de bureaux et commerces accueille plusieurs enseignes commerciales comme Du Pareil au Même, Optical Center ou encore Neway ;
  • A Nantes (44) pour 2,5 M€ : cet actif de bureaux, livré en juillet 2019 est loué à 35% à la société Isocel pour une durée ferme minimale de 6 ans. Une garantie locative de 15 mois couvre la surface restante qui fait l’objet d’une négociation.


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Epargne Pierre.

 

FRUCTIPIERRE (NAMI-AEW Europe)

Montant des acquisitions : 38,6 M€

  • Au cours du 3ème trimestre, Fructipierre a procédé à l’acquisition du bien suivant :
  • A Massy (91) pour 38,6 M€ : cet actif de bureaux, acquis en indivision à hauteur de 24%, est détenue par plusieurs SCPI de la société de gestion.


Montant des cessions : 17,4 M€

Au cours du 3ème trimestre, Fructipierre a procédé à la cession du bien suivant :

  • A Courbevoie (92) : un actif de bureaux d’une surface de 5 513 m² pour un montant de 17,4 M€.

GENEPIERRE (Amundi AM)

La SCPI diffuse dorénavant ses informations en bulletins semestriels depuis le 30/06/19.




IMMO PLACEMENT (Voisin)

Collecte nette : 1,2 M€

Montant des acquisitions : 5,54 M€

Au cours du 3ème trimestre, Immo Placement a procédé à l’acquisition du bien suivant :

  • A Lyon (69) pour 5,54 M€ : un actif de bureaux loué à une société qualitative.


Aucune cession n’a été réalisée par Immo Placement ce trimestre.

 

LAFFITTE PIERRE (NAMI-AEW Europe)

Collecte nette : 13,54 M€

Montant des acquisitions : 80,4 M€

Au cours du 3ème trimestre, Laffitte Pierre a procédé à l’acquisition du bien suivant :

  • A Massy (91) pour 80,4 M€ : cet actif de bureaux, acquis en indivision à hauteur de 50%, est détenu par plusieurs SCPI de la société de gestion.

 
Montant des cessions : 24,34 M€

Au cours du 3ème trimestre, Laffitte Pierre a procédé à 3 cessions :

  • A Les Ulis (91) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 0,34 M€ ;
  • A Courbevoie (92) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 17,4 M€ ;
  • A Boulogne (92) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 6,6 M€.

 


LF GRAND PARIS PATRIMOINE (La Française REM)

Collecte nette : 37,5 M€

Montant des acquisitions : 15,9 M€

Au cours du 3ème trimestre, LF Grand Paris Patrimoine a procédé à une acquisition via une prise de participation en sociétés civiles immobilières :

  • A Neuilly-sur-Seine (92) pour 15,9 M€ : cet actif de bureaux est entièrement loué à quatre locataires de qualité (PwC, Estée Lauder, IFF et Adelius).


Montant des cessions : 60,71 M€

Au cours du 3ème trimestre, LF Grand Paris Patrimoine a procédé à 5 cessions :

  • A Toulouse (31) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 11,7 M€ ;
  • A Montpellier (34) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 4,51 M€ ;
  • A Toulouse - Rue Gabriel Péri (31) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 21,05 M€ ;
  • A Toulouse - Avenue du Dr Maurice Grynfogel (31) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 11,75 M€ ;
  • A Rueil-Malmaison (92) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 11,7 M€.

LF OPPORTUNITE IMMO (La Française REM)

Collecte nette : 1,7 M€

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par LF Opportunité Immo.


MULTIMMOBILIER 2 (La Française AM)

Collecte nette :  3,9 M€

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Multimmobilier 2.

 

PF GRAND PARIS (Perial)

Collecte nette : non spécifiée

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par PF Grand Paris.

 

PFO (Perial)

Collecte nette : non spécifiée

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par PFO.


PFO2 (Perial)

Collecte nette : non spécifiée

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par PFO2.


PRIMOPIERRE (Primonial Reim)

Collecte nette : 116,7 M€

Aucune acquisition n’a été réalisée ce trimestre par Primopierre.

Montant des cessions : 105,1 M€

Au cours du 3ème trimestre, Primopierre a procédé à la cession du bien suivant :

  • A Massy (91) : un actif de commerce pour un montant de 105,1 M€.

RIVOLI AVENIR PATRIMOINE (Amundi Immobilier)

La SCPI diffuse dorénavant ses informations en bulletins semestriels depuis le 30/06/19.

 

SELECTINVEST 1 (La Française AM)

Collecte nette : non spécifiée

Montant des acquisitions : 12,5 M€

Au cours du 3ème trimestre, Sélectinvest a procédé à l’acquisition du bien suivant :

  • A Toulouse (31) pour 12,5 M€ : un actif de bureaux entièrement loué à la Direccte.


Montant des cessions : 14,13 M€

Au cours du 3ème trimestre, Sélectinvest 1 a procédé à 9 cessions :
 

  • A Chelles (77) : un actif de commerces pour 129,8 K€ ;
  • A Collégien (77) : un actif de locaux d’activité pour 2,75 M€ ;
  • A Roissy-en-France (95) : un actif de locaux d’activité pour 182,8 K€ ;
  • A Roissy-en-France - 95) : un actif de bureaux pour 95,8 K€ ;
  • A Marmande (47) : un actif de commerces pour 250 K€ ;
  • A Gennevilliers (92) : un actif de bureaux pour 945 K€ ;
  • A Laval (53) : un actif de commerces pour 1,36 M€ ;
  • A Aix-en-Provence (13) : un actif de bureaux pour 170 K€ ;
  • A Villeneuve d’Ascq (59) : un actif de bureaux pour 8,25 M€.

SCPI de commerces : Actualités du troisième trimestre 2019

SCPI de commerces : Actualités du troisième trimestre 2019
2019-12-11 10:11:26





Patrimea présente le récapitulatif des acquisitions et des cessions de biens immobiliers des SCPI de commerces pour le 3ème trimestre 2019.

La liste des SCPI de commerces ci-dessous correspond aux SCPI commercialisées par Patrimea. Elle est sujette à évoluer dans le temps.

Patrimea reprend l'ensemble des informations fournies par les SCPI via leurs derniers bulletins trimestriels ou d'autres sources d'informations.

En parcourant cet article, l'épargnant peut suivre l'évolution du patrimoine et le positionnement stratégique des SCPI concernées. Cette évolution peut être un signal d'achat ou de vente de parts.

 
Récapitulatif des investissements et cessions au 3ème trimestre 2019

 

ACTIPIERRE EUROPE (AEW Ciloger)

Collecte nette : 12,1 M€

Montant des acquisitions : 52,5 M€

Au cours du 3ème trimestre, Actipierre Europe a procédé à 6 acquisitions :

  • A Paris 17ème, 20ème & La Celle-Saint-Cloud pour 17,4 M€ : trois actifs en pied d’immeuble et un actif de bureaux ;
  • A Carrières-sur-Seine (78) pour 2 M€ : un actif de commerce en pied d’immeuble d’une surface de 510 m² ;
  • A Herblay (95) pour 33,1 M€ : un actif de commerce en indivision (50%) d’une surface de 7 130 m².


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Actipierre Europe.

PIERRE PLUS (AEW Ciloger)

Collecte nette : 15,2 M€

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Pierre Plus.


BUROBOUTIC (Fiducial Gérance)

Collecte nette : 29,5 M€

Aucune acquisition n’a été réalisée ce trimestre.

Montant des cessions : 775 K€

La SCPI a cédé les biens suivants durant le deuxième trimestre :

  • A Bouguenais (44), un local d’activité d’une surface de 750 m² pour un prix de vente de 750 K€ ;
  • A Sannois (78), un local commercial d’une surface de 83 m² pour un prix de vente de 25 K€.

CIFOCOMA 2 (Paref Gestion)

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Cifocoma 2.


FICOMMERCE (Fiducial Gérance)

Collecte nette : 20,41 M€

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Ficommerce

FONCIA PIERRE RENDEMENT (Foncia Pierre Gestion)

Foncia Pierre Rendement est officiellement en capital variable.

Collecte nette : non spécifiée

Montant des acquisitions : 7,3 M€

  • Au cours du 3ème trimestre, Foncia Pierre Rendement a procédé à 1 acquisition :
  • A Cannes (06) pour 7,3 M€ : cet actif de commerces accueille comme locataire Basic Fit pour un bail d’une durée ferme de 10 ans.


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Foncia Pierre Rendement.
 


FONCIERE REMUSAT (Voisin)

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Foncière Remusat.

 

 

 

IMMORENTE (Sofidy)

Collecte nette : 81,78 M€

Montant des acquisitions : 173,6 M€

Au cours du 3ème trimestre, Immorente a procédé à 5 acquisitions :
Via une prise de participation :

  • Un actif de bureaux situé à Suresnes pour 75,6 M€ ;
    • Un actif de bureaux en crédit-bail immobilier à proximité de La Défense pour 44,1 M€ ;
    • A Amsterdam : un actif de bureaux dans une zone en fort développement (anciens docks de la ville), entièrement loué à deux locataires (agence publicitaire et crèche) pour un montant de 7,3 M€ ;
  • A Saint-Ouen (93) : une surface commerciale acquise en VEFA comprenant majoritairement des commerces, mais aussi des habitations et des parkings pour 34,5 M€ ;
  • A Amiens (80) : un actif mixte d’activité et de bureaux entièrement loué à la société Devred pour une durée de bail de 10 ans pour un montant de 5,9 M€.


Montant des cessions : 476 K€

Au cours du 3ème trimestre, Immorente a procédé à 2 cessions :

  • A Tours (37) : un actif d’habitation vacant pour un montant de 141 K€ ;
  • A Poitiers (86) : une surface commerciale pour un montant de 335 K€.


IMMORENTE 2 (Sofidy)

Collecte nette : 13 M€

Montant des acquisitions : 2,64 M€

Au cours du 3ème trimestre, Immorente 2 a procédé à 2 acquisitions :

  • A Paris 8ème pour 2,04 M€ : cet actif de commerces accueille comme locataire Laguiole galerie ;
  • A Aix-en-Provence (13) pour 600 K€ : cet actif de commerces accueille comme locataire Clara, du prêt-à-porter.


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Immorente 2.
 



NOVAPIERRE 1 (Paref Gestion)

Collecte nette : 1,4 M€

Aucune acquisition n’a été réalisée ce trimestre.

Montant des cessions : 1,74 M€

Au cours du 3ème trimestre, Novapierre 1 a procédé à 2 cessions :

  • A Chantilly (60) : un actif mixte habitation/commerce pour 1,2 M€ ;
  • A Gouvieux (60) : un actif mixte habitation/commerce pour 540 K€

 

PATRIMMO COMMERCE (Primonial REIM)

Collecte nette : 23,4 M€

Montant des acquisitions : 41,8 M€

Au cours du 3ème trimestre, Patrimmo Commerce a procédé à diverses acquisitions :
En direct :

  • A Saint-Tropez (83) pour 4 M€ : un actif de commerce loué à Patrizia Pepe, enseigne de prêt-à-porter ;

En portefeuille :

  • A Aix-en-Provence (13) pour 5,3 M€ : deux actifs de commerces, l’un loué à Mad Vintage, enseigne de prêt-à-porter, l’autre à Monoprix ;
  • Aux Pays-Bas pour 32,5 M€ : 44 actifs répartis dans 22 villes du pays, loués principalement à des enseignes de prêt-à-porter (Zara, H&M, Levis…).

Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Patrimmo Commerce.

 
 




SCPI spécialisées : Actualités au troisième trimestre 2019

SCPI spécialisées : Actualités au troisième trimestre 2019
2019-12-11 10:09:19






Patrimea présente le récapitulatif des acquisitions et des cessions de biens immobiliers des SCPI spécialisées et investies hors de France (Allemagne, Pays-Bas ...) sur le troisième trimestre 2019.

La liste des SCPI spécialisées ci-dessous correspond aux SCPI commercialisées par Patrimea. Elle est sujette à évoluer dans le temps.

L'ensemble des informations fournies par les SCPI provient des derniers bulletins trimestriels ou d'autres sources d'informations.

En parcourant cet article, l'épargnant peut suivre l'évolution du patrimoine et le positionnement stratégique des SCPI concernées. Cette évolution peut être un signal d'achat ou de vente de parts.

Récapitulatif des investissements et cessions au 3ème trimestre 2019

 

SCPI spécialisées


ATREAM HOTELS

Collecte nette : 11,78 M€

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Atream Hôtels.


CRISTAL RENTE (Intergestion)

La SCPI diffuse dorénavant ses informations en bulletins semestriels depuis le 30/06/19.

 

FONCIA CAP' HEBERGIMMO (Foncia Pierre Gestion)

Collecte nette : 519,67 K€

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Foncia Cap’Hébergimmo.


INTERPIERRE (Paref Gestion)

Collecte nette : 2,3 M€

Montant des acquisitions :33,3 M€

Au cours du 3ème trimestre, Interpierre a procédé à l'acquisition du bien suivant :

  • A Maromme (76) pour 33,3 M€ : cet actif mixte bureaux/activités est située en zone rouennaise
     

Montant des cessions : 11,185 M€

Au cours du 3ème trimestre, Interpierre a procédé à 4 cessions :
A la découpe :

  • A Labège (31) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 280 K€ ;
  • A Labège (31) : un actif de bureaux pour un prix de vente de 105 K€.
     

Hors découpe :

  • A Bondoufle (91) : un actif de logistique pour un prix de vente de 2,8 M€ ;
  • A Vitry-sur-Seine (94) : un actif de locaux d’activités pour un prix de vente de 8 M€.
     

  

KYANEOS PIERRE (Kyaneos)

Collecte nette : 1,8 M€

Montant des acquisitions : 7,597 M€

Au cours du 3ème trimestre, Kyaneos Pierre a procédé à 8 acquisitions :

  • A Brue Auriac (83) pour 1,38 M€ : cet actif résidentiel bénéficiera de travaux d’amélioration (estimation à 150 K€) ;
  • A Sorgues (84) pour 2,9 M€ : cet actif résidentiel ne bénéficiera pas de travaux d’amélioration ;
  • A Orange (84) pour 662 K€ : cet actif résidentiel bénéficiera de travaux d’amélioration (estimation à 50 K€) ;
  • A Lunel (34) pour 524 K€ : cet actif résidentiel bénéficiera de travaux d’amélioration (estimation à 30 K€) ;
  • A Mazan (84) pour 522 K€ : cet actif résidentiel bénéficiera de travaux d’amélioration (estimation à 20 K€) ;
  • A Bollène (84) pour 534 K€ : cet actif résidentiel bénéficiera de travaux d’amélioration (estimation à 20 K€) ;
  • A Apt (84) pour 715 K€ : cet actif résidentiel bénéficiera de travaux d’amélioration (estimation à 60 K€) ;
  • A Lunel (34) pour 360 K€ : cet actif résidentiel bénéficiera de travaux d’amélioration (estimation à 15 K€).


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Kyaneos Pierre.


PATRIMMO CROISSANCE (Primonial)

Collecte nette : 4,25 M€

Montant des acquisitions : 2,23 M€

Au cours du 3ème trimestre, Patrimmo Croissance a procédé à l’acquisition du bien suivant  :

  • A Paris - 16ème arrondissement pour 2,23 M€ : cet actif résidentiel a été acquis en nue-propriété pour une durée de démembrement de 15 ans.

Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Patrimmo Croissance.

 

NOVAPIERRE RESIDENTIEL (anciennement Pierre 48 Paref Gestion)

Collecte nette : 1,65 M€

Aucune acquisition n’a été réalisée par Novapierre Résidentiel ce trimestre.

Montant des cessions : 4,66 M€

Au cours du 3ème trimestre, Novapierre Résidentiel a procédé à plusieurs cessions :

  • A Paris - 12ème arrondissement : un actif pour un prix de vente de 323 K€ ;
  • A Paris - 12ème arrondissement : un actif pour un prix de vente de 416 K€ ;
  • A Paris - 2ème arrondissement : un actif pour un prix de vente de 821 K€ ;
  • A Paris - 20ème arrondissement : un bloc d’actifs pour un prix de vente de 3,1 M€.

 

PIERVAL SANTE (Euryale AM)

Collecte nette : 80,3 M€

Montant des acquisitions : 22,82 M€

Au cours du 3ème trimestre, Pierval Santé a procédé à 3 acquisitions :

  • A Valence (26) pour 1,08 M€ : un actif de consultation médicale avec un bail de 12 ans dont 9 ans fermes ;
  • A Kaiserslautern - Allemagne pour 7,40 M€ : un EHPAD avec un bail d’une durée ferme de 25 ans ;
  • A Crimmitschau - Allemagne pour 14,34 M€ : un EHPAD en VEFA avec un bail d’une durée ferme de 25 ans.

Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Pierval Santé.

 

PRIMOVIE (Primonial Reim)

Collecte nette : 135 M€

Montant des acquisitions : 360,54 M€

Au cours du 3ème trimestre, Primovie a procédé à plusieurs acquisitions :


En direct :

  • A Saint-Denis (93) pour 173 M€ : un actif de bureaux ;
  • A Pfastatt (68) pour 11,3 M€ : un actif de socio-médical pour séniors.


En portefeuille :

  • En Allemagne pour 4,34 M€ : un actif d’éducation ;
  • En France (6 villes) pour 37,6 M€ : cinq actifs socio-médicaux pour séniors et un actif médical ;
  • En Allemagne (5 villes) pour 45,9 M€ : cinq établissements pour séniors ;
  • A Aubervilliers (93) et Paris (75) pour 73,7 M€ : deux actifs de socio-médicaux pour séniors ;
  • En Italie pour 14,7 M€ : un actif via un fonds dédié italien.


 Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Primovie.

 

PRIMOFAMILY (Primonial Reim)

Collecte nette : 2,73 M€

Montant des acquisitions : 3,76 M€

Au cours du 3ème trimestre, Primofamily a procédé à l’acquisition du bien suivant :

  • A Lille (59) pour 3,76 M€ : un actif d’une surface de 1 143 m².


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Primofamily.


SCPI Internationales


CORUM XL (Corum AM)

Collecte nette : 107 M€

Montant des acquisitions : 96,96 M€

Au cours du 3ème trimestre, Corum XL a procédé à 6 acquisitions :

  • En Italie pour 11,64 M€ : un actif de commerce situé à Trieste, entièrement loué à OVS, société de prêt-à-porter pour un bail d’une durée ferme de 7,6 ans ;
  • A Stock-on-Trent (Manchester) pour 13,99 M€ : un actif de bureaux à usage mixte, à la fois de bureaux et d’immeubles industriels, typiques de la région et entièrement loué à Vodafone pour un bail d’une durée ferme de 10 ans ;
  • A Basingstoke (Londres) pour 24 M€ : un actif de commerce loué à divers locataires comme Lidl pour des baux d’une durée ferme moyenne de 14,5 ans ;
  • A Telford (Birmingham) pour 12,5 M€ : un actif de locaux d’activités est entièrement loué à Epwin Group Plc., société cotée en bourse pour un bail d’une durée ferme de 20 ans ;
  • A Leeds (Londres) pour 22,13 M€ : un actif de bureaux loué à plusieurs enseignes dont les baux sont d’une durée ferme de 6,6 ans ;
  • A Cardiff (Pays de Galles) pour 12,7 M€ : un actif de commerces entièrement loué à une enseigne américaine, TK Maxx, pour un bail d’une durée ferme de 10 ans.


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Corum XL.


 

CORUM ORIGIN (Corum AM)

Collecte nette : 56 M€

Montant des acquisitions : 55,49 M€


Au cours du 3ème trimestre, Corum Origin a procédé à 3 acquisitions :

  • En Lituanie pour 25,66 M€ : un actif de commerce entièrement loué à DEPO DIY, enseigne leader lettonne pour un bail d’une durée ferme de 15 ans ;
  • En Espagne pour 7,73 M€ : un actif de commerce situé à Tarragone loué à WALA, enseigne de mode et d’équipements sportifs haut de gamme pour un bail d’une durée ferme de 10 ans ;
  • En Irlande pour 22,10 M€ : un actif de commerce situé à Gorey, ville située en bord de mer, entièrement loué principalement à Tesco couplé à des enseignes de restauration rapide, augmentant d’autant plus la fréquentation du supermarché. Cet actif génère un rendement de 7,18%.
     

Montant des cessions : 2,25 M€

  • Au cours du 3ème trimestre, Corum Origin a procédé à 2 cessions :
  • A Nantes (44) : un actif de locaux d’activité pour un prix de vente de 355 K€ ;
  • A Rennes : un actif de bureaux pour un prix de vente de 1,9 M€.
NOVAPIERRE ALLEMAGNE 1 (Paref Gestion)

Montant des acquisitions : 41 M€

Durant ce trimestre, Novapierre Allemagne 1 a procédé à 4 acquisitions :

  • Pour 7,3 M€ : un actif de commerces d’une surface de 8 600 m² ;
  • Pour 18,85 M€ : un actif de commerces d’une surface de 16 694 m² ;
  • Pour 12,462 M€ : un actif de commerces d’une surface de 15 139 m² ;
  • Pour 2,425 M€ : un actif de commerces d’une surface de 1 390 m².
     

Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Novapierre Allemagne 1.

 

LF EUROPIMMO (La française Reim)

Collecte nette : 35,5 M€

Montant des acquisitions :

  • Au cours du 3ème trimestre, LF Europimmo a procédé à 2 acquisitions via une prise de participation en sociétés civiles immobilières :
  • A Brême - Allemagne pour 27,8 M€ : un actif de bureaux dont la totalité de la surface est louée à trois locataires ;
  • Au Luxembourg pour 10,3 M€ : un actif de bureaux entièrement loué à Deloitte pour un bail d’une durée ferme de 15 ans.


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par LF Europimmo.

 

EUROPIMMO MARKET ( La française Reim)

Aucun investissement ni aucune cession n’ont été réalisés ce trimestre par Europimmo Market.

 

EUROVALYS (Advenis REIM)

Collecte nette : 46,4 M€

Montant de l’acquisition : 96,1 M€

Au cours du 3ème trimestre, Eurovalys a procédé à 6 acquisitions :

  • A Munich - Allemagne pour 45,4 M€ : un actif de bureaux loué à plus de 90 % à 5 sociétés dans le secteur de la recherche et des technologies, pour un bail d’une durée ferme de 8 ans ;
  • A Francfort - Allemagne pour 31 M€ : un actif de bureaux loué entièrement aux services des Douanes, pour un bail d’une durée ferme de 5 ans (avec 4 options de renouvellement de bail) ;
  • A Düsseldorf - Allemagne pour 19,7 M€ : un actif de bureaux loué à 93% lors de l’acquisition avec un bail d’une durée ferme de 4 ans.


Aucune cession n’a été réalisée ce trimestre par Eurovalys.


 



La dynamique globale manque d’entrain – Retour sur la semaine dernière

Par Philippe Waechter

L’activité globale s’étiole mais les signaux sur l’Asie sont plus robustes. Inquiétudes en Allemagne qui pointe vers la récession. Aux USA, en dépit du plein emploi, les salaires n’augmentent pas franchement

L’activité globale aux USA et en zone Euro s’étiole.
Les indicateurs synthétisant les secteurs manufacturier et non manufacturier s’ajustent à la baisse.
L’indice américain est pénalisée par la contraction de l’indice manufacturier alors que l’allure des services est moins porteuse. La dynamique fiscale qui avait porté l’économie US en 2018 s’estompe. Le niveau de l’indicateur global est compatible avec une croissance inférieure mais voisine de 2%.
En zone Euro, le profil est similaire mais une peu plus avancé dans le temps qu’aux USA. Le pic avait été atteint à la fin 2017. L’indice est voisin du seuil de 50 et est cohérent avec une croissance proche de son potentiel entre 1 et 1.5%.

Le secteur industriel se contracte en zone Euro.
La dynamique modérée de l’économie française ne compense pas les contractions constatées en Allemagne, Espagne et Italie. La demande est limitée et c’est ce qui limite les anticipations haussières.

L’allure des enquêtes en Asie s’améliore.
L’activité s’améliore en Chine ce qui profite notamment à Taïwan et à la Corée du sud. Face à l’adversité de la situation internationale, le risque est de voir l’Asie fonctionner en circuit plus fermé. Pour exemple, les exportations chinoises vers les USA s’effondrent, celles vers l’Europe se contractent légèrement alors que les échanges avec l’ASEAN progressent très vite. A force de vouloir isoler la Chine, ne prenons pas le risque de nous isoler par rapport à eux et aux impulsions qu’ils engendrent?

Les commandes à l’exportation suggèrent que la brutale contraction du commerce mondial va se moduler dans les prochains mois.
Pour autant, la fin de la dégradation ne suggère pas une amélioration. L’accord qui se négocie entre les US et la Chine ne porte que sur l’agriculture ce qui est étroit mais nécessaire pour les chinois après la crise du porc et utile pour Trump en raison de l’impact électoral que cela pourrait avoir.

La dynamique intrinsèque de l’Allemagne devient préoccupante.
Le choc subit par l’économie allemande avec la contraction du commerce mondial se prolonge et commence à interroger sur la capacité de l’Allemagne à en contenir les effets.
Les commandes domestiques sont une source de fragilité pour l’économie allemande. Le repli est significatif, notamment dans les biens d’équipement. Cela suggère une allure médiocre de l’investissement dans les prochains mois et toujours des préoccupations liées au risque de récession outre-Rhin.

L’emploi américain a nettement rebondi au mois de novembre
266000 emplois ont été créés. Les créations d’emplois dans le secteur manufacturier traduit la fin de la grève chez General Motors.
Depuis le début de l’année, 180 000 emplois ont été créés en moyenne chaque mois. L’an dernier le chiffre moyen sur les 11 premiers mois était de 223 000. Ce chiffre reste bien au-delà de la hausse naturelle de la population active, maintenant ainsi le taux de chômage à un niveau très bas (3.5%). Pour autant, les pressions salariales restent réduites puisque sur un an le taux de salaire ne progressent que de 3.1%. C’est peu pour une économie dont le taux de chômage est sous les 5% (depuis le début de l’année 2016. L’économie est au plein emploi mais ne crée pas de pressions salariales. La courbe de Phillips a des rhumatismes.

La grève et la conjoncture

Par Philippe Waechter

Une grève n’a généralement pas un effet persistant sur la conjoncture. Mais dans un environnement international fragile cette conclusion pourrait être remise en cause

La grève démarrée le 5 décembre semble devoir durer. Ce lundi encore les transports seront très perturbés et l’on ne peut pas attendre d’amélioration avant jeudi puisque Edouard Philippe doit présenter l’architecture du système de retraite mercredi prochain.
Si le conflit s’inscrivait dans la durée quels sont les points à observer
Le premier est que, généralement, le choc d’une grève est temporaire. Le trimestre durant lequel la grève a lieu est pénalisé mais, dès le trimestre suivant, la situation retrouve la dynamique d’avant la grève. Le choc n’est pas permanent. C’est ce qui avait été constaté en 1995 où même au printemps 2018.
Il n’empêche que l’effet de la grève est observable et provoque des arbitrages pour tous. Ceux qui ne sont pas en grève peuvent prendre une RTT le premier jour (le 5 décembre par exemple) ou se mettre en télétravail. Si cela dure chacun doit arbitrer en raison de ses difficultés à aller travailler: les RTT ne sont pas extensibles et le télétravail n’est pas forcément une solution pérenne.
La question de l’acceptation de la grève va être aussi un point intéressant à suivre Il s’inscrit en complément du point précédent.
En 1995, chacun avait le sentiment que la remise en cause du régime de retraite de la SNCF était une remise en cause de l’ensemble du système. Même si aujourd’hui chacun est préoccupé par l’avenir du système des retraites, il n’est pas certain que dans une société française marquée par une forte perception des inégalités, les régimes spéciaux soient perçus comme aussi fort qu’alors pour guider les retraites de demain.
En 1995, la grève intervient après une certaine désillusion qui a suivi l’élection de Jacques Chirac. Le graphe sur l’indice de confiance de l’INSEE a chuté violemment avant même que la grève ne soit envisagée. La perception du monde est plutôt négative. On a la même perception lors du démarrage du mouvement des gilets jaunes. La perception de l’avenir était négatif (ligne bleue sur le graphe).
En revanche, ce n’est le cas actuellement. Les ménages ont plutôt une perception positive de l’avenir. Pas sûr qu’ils soient prêts à hypothéquer cela.

En cas de conflit long, l’effet pourrait malgré tout être délétère pour l’économie hexagonale. .
La croissance française est actuellement portée par sa demande interne alors que l’environnement international est incertain. Si la grève dure, cette dynamique interne sera pénalisée et non compensée par les échanges Intenses avec le reste du monde.
En 1995, le commerce mondial progressait de rapidement (au-dessus de 10% par an en volume) de la mi-94 à lami-95 avant de revenir à la croissance tendancielle de l’ordre de 6 à 7% sur la seconde partie de l’année.
Aujourd’hui les échanges internationaux se contractent (-1.1% en septembre sur un an). Une grève dure et longue aurait donc probablement un effet plus important et plus durable qu’en 1995. La conjoncture deviendrait plus fragile sans trouver de relais à l’extérieur.
C’est pour cela qu’Edouard Philippe devra être convaincant mercredi après midi devant le Conseil Économique, Social et Environnemental. La France a, dans le cycle actuel, un rôle moteur sur la conjoncture de la zone euro, il serait souhaitable de ne pas hypothéquer cette situation par une grève trop longue.

Qu’attendre cette semaine ? (9 au 15 décembre)

Par Philippe Waechter

Elections générales au Royaume Uni, Première réunion du comité de politique monétaire de la BCE avec Christine Lagarde, Jay Powell toujours en mode pause, prévisions de la BCE et de la Fed, Commerce extérieur allemand et inflation chinoise

Principaux Points

Le point principal sera les élections générales au Royaume-Uni. Boris Johnson aura probablement une majorité. Ce sera peut-être le début du Brexit, mais ne soyez pas trop optimiste (12 décembre)

Réunion de politique monétaire pour la Réserve fédérale (11 décembre) et la BCE (12 décembre)
Rien n’est attendu dans les deux réunions. Le principal point à noter est que ce sera la première réunion du comité de politique monétaire pour Christine Lagarde et sa première conférence de presse comme présidente de la BCE. Elle devra définir sa vision de la politique monétaire et la manière de la gérer dans les prochains mois. Rien n’est attendu du côté de la Fed. Jay Powell a déclaré récemment que la banque centrale américaine était en mode pause.
Les éléments intéressants des deux côtés de l’Atlantique seront les nouvelles prévisions de chacune des banques centrales. En septembre, la BCE était clairement pessimiste en révisant à la baisse ses anticipations de croissance et d’inflation. La Fed a des prévisions stables par rapport à juin.

Les exportations allemandes n’ont pas vraiment commencé leur ajustement. La balance commerciale sera publiée le 9 décembre.
Les données récentes sur l’Allemagne sont sombres. Ce fut le cas des commandes industrielles (tirées à la baisse par les commandes intérieures) et de l’indice de production industrielle. L’indice des nouvelles commandes à l’exportation dans l’enquête Markit suggère qu’une forte décélération des exportations allemandes peut être attendue au cours des prochains mois. Il augmentera ainsi la probabilité d’une récession en Allemagne en 2020.

Ventes au détail aux États-Unis pour novembre (13 décembre) Le faible nombre observé en octobre n’implique pas le début d’une tendance plus faible.

Indices de production industrielle dans la zone euro (12), en France (10), en Italie (10) au Royaume-Uni (10) et la deuxième estimation au Japon (13)
Les fortes baisses de l’indice allemand et de l’indice espagnol impliquent un repli de l’indice de la zone euro pour octobre. Le début du quatrième trimestre démarre sur une note faible. C’est également le cas au Japon où la première estimation était trop basse pour prévoir une croissance robuste du PIB au quatrième trimestre.

Confirmation des chiffres de l’emploi en France pour le troisième trimestre (10 déc.)
L’estimation flash est très forte. 265 000 emplois ont été créés en un an jusqu’au troisième trimestre de cette année; Nous attendons une confirmation de cette dynamique. Il améliorerait la capacité de l’économie française à avoir une croissance plus autonome.

Inflation américaine pour novembre (11 déc.) et inflation chinoise pour novembre (10 déc.)
Focus sur l’inflation chinoise car l’épisode de la maladie du porc semble être derrière nous


Le document, en anglais, peut être téléchargé

Exportations chinoises: le ralentissement se prolonge

Par Philippe Waechter

La croissance de l’économie chinoise est contrainte par le cycle économique global et ne trouve pas de relais via sa demande interne.
Elle va devoir négocier avec les USA.

La dynamique des exportations chinoises est restée médiocre au mois de novembre. Sur un an, les exportations des trois derniers mois par rapport aux mêmes mois de 2018, le repli est de -1.8% après déjà -1.7% en octobre.
C’est une source de fragilité de l’économie chinoise puisque cette inflexion provoque un net ralentissement de l’activité industrielle alors que la demande interne peine à prendre le relais. Ce dernier point s’observe sur les importations qui continuent de se dégrader (-4.8% sur les 3 derniers mois par rapport aux 3 mêmes mois de 2018) mais aussi sur les ventes de détail qui progressent lentement et n’apparaissent pas comme étant le relais nécessaire au commerce extérieur.
Cette interrogation sur la demande des ménages a d’ailleurs été mis en exergue par le dernier rapport de la banque centrale chinoise sur la stabilité financière. Dans celui ci les autorités s’alertent de la progression continue et monotone de l’endettement des ménages chinois. Son encours représentait, à la fin 2018, 99.1% du revenu disponible. C’est considérable et contraint la capacité des ménages à être au cœur de la croissance chinoise.

La dynamique chinoise pénalisée par le cycle mondial

En d’autres termes, la demande interne ne prendra pas le relais d’exportations qui fléchissent. Cela peut être une bonne raison pour les autorités chinoises de négocier un premier accord commercial avec les américain même si l’on sait que celui ci ne résoudra pas toutes les questions posées.
Ces pressions pour un accord sont d’autant plus fortes que le ralentissement conjoncturel mesuré par l’ISM manufacturier va pénaliser encore davantage les produits chinois. Le ralentissement du cycle mondial, mesuré par l’indicateur américain, va pousser les exportations à la baisse et fragiliser encore davantage la croissance chinoise. Cela pousse aussi pour un accord.

Exportations Chinoises et ISM manufacturier

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