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Hier — 18 janvier 2021Blog news

L’euthanasie des épargnants comme seule perspective ?

Par Julien Bonnetouche

Jamais dans l’Histoire nous n’avons eu des taux d’intérêt nominaux négatifs. Dans les périodes économiques particulières et momentanées, comme au lendemain des guerres, les taux...

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Eurion de Corum : N°1 du palmarès des meilleures SCPI en 2020

Eurion de Corum : N°1 du palmarès des meilleures SCPI en 2020
2021-01-18 09:26:01


Avec le lancement en 2020 de cette nouvelle SCPI Eurion, la société de gestion Corum a relevé un immense défi en naviguant dans un contexte économique inédit.

Fort de son expertise immobilière depuis 2011, le gérant a su exploiter au mieux les opportunités liées à l’environnement particulièrement chahuté. Corum a toujours su montrer sa capacité à gérer activement son patrimoine géré et la montée en puissance d’Eurion le confirme.

Du nouveau chez Corum

Huit ans après le lancement de la SCPI Corum Origin, Eurion adopte la même stratégie immobilière dite “opportuniste” hors de France et plus particulièrement en Europe. Cependant, la jeune SCPI se veut plus conservatrice dans les acquisitions de biens immobiliers.
 

Frédéric Puzin avait annoncé, en janvier 2020, les objectifs d’Eurion par :
« J'ai le plaisir de vous présenter la dernière-née de nos solutions d'épargne. Aux côtés de Corum Origin et Corum XL, Eurion vient enrichir la gamme de nos solutions immobilières. Depuis 2012, nous avons refusé des dizaines d'investissements offrant pourtant de réelles opportunités par rapport aux prix du marché, car ils n'étaient pas compatibles avec l'objectif de rendement défini pour Corum Origin. Eurion s'en donne la possibilité. ».

+10,39% distribués en 2020 : un chiffre impressionnant !

Même si ce taux de rendement, +10,39%, est brut, il s'affiche tout de même à +8,88% net de fiscalité étrangère et avant fiscalité française ! Il positionne Eurion tout en haut du palmarès des meilleures SCPI 2020, classées par rapport à leur rendement.

Mais pourquoi un taux de distribution si élevé dans un contexte sanitaire et économique si perturbé ?


Des acquisitions payantes

Quatre mois après son lancement, deux acquisitions significatives étaient annoncées pour 25 millions d’euros. Deux investissements probablement déjà sous étude et prévues en avance pour parfaire les premiers pas du fonds. Une stratégie intelligente et parfaitement maîtrisée par Corum !

Le 26 mars 2020, la SCPI a réalisé son premier investissement en Irlande avec l'acquisition des murs d’un supermarché Aldi. Le rendement s’élève à 7,44 % pour un prix à l’acquisition d'environ 6 millions d’euros et une durée de bail restant à courir de 12,8 ans ferme.

Le 12 mai 2020, la SCPI a fait son deuxième achat, de nouveau en Irlande, avec un locataire prestigieux, Google. Un immeuble de bureaux en plein cœur du quartier d’affaires de Dublin acquis pour un montant de 19 millions d’euros avec un rendement de +6,83% et une durée de bail restant à courir de 4,2 ans.

Corum précise :”Nous avons pu négocier avec le vendeur dans des conditions avantageuses et obtenir un prix inférieur à celui convenu avant la crise”.

Ces deux acquisitions en zone Euro avec deux locataires solides et un rendement acte en mains au-dessus de l’objectif affiché de +4,5% de distribution brute ont parfaitement mis sur orbite la SCPI.


Une combinaison positive : délai de jouissance et collecte

Le délai de jouissance d’Eurion est le premier jour du 6ème mois. Cela signifie qu’entre la date d'achat des parts de la SCPI et le moment où les premiers dividendes sont reçus par l’épargnant, il s’écoule 5 mois. Cinq mois sans percevoir de revenus !

Ainsi, les premiers souscripteurs ont pu se partager les loyers des biens acquis correspondant à des montants bien supérieurs aux personnes réellement éligibles du fait du délai de jouissance. De plus, le rapport entre le montant des loyers et le nombre de parts émis a permis de dégager un taux de distribution tel qu’annoncé pour 2020.

Enfin, il est à noter le réel succès de la SCPI auprès des épargnants avec une collecte nette de 108 millions d’euros sur l’année 2020 par 3107 souscripteurs. Cette collecte est l’essence même du taux de distribution affiché par Eurion en 2020 ! Une collecte soutenue est synonyme de capitaux pour les investissements, qui eux-mêmes sont la source des loyers. Ce cercle vertueux est magnifié par l’implacable délai de jouissance.

Eurion : La SCPI star de 2021 ?

Quels facteurs négatifs pourraient venir perturber la stratégie gagnante d’Eurion en 2021 ?

Chez Patrimea, nous avons un avis positif sur Eurion qui sera, selon nous, la SCPI la plus en vue en cette nouvelle année. Cette prédiction est liée à plusieurs éléments :

  • Le rendement hors norme de 2020
  • L’afflux de capitaux à venir
  • Le contexte immobilier propice à des sociétés de gestion opportunistes.


Attention : Nous insistons sur les performances futures. Elles ne sont aucunement liées aux personnes passées. Il serait imprudent de penser qu’Eurion peut à coup sûr délivrer une performance en 2021 à l’identique de 2020. Comme vu au-dessus, le contexte de lancement de la SCPI a favorisé le rendement brut de fiscalité de +10,39% en 2020 et à moins d’une très forte collecte couplée à des acquisitions rapides et rentables, les épargnants peuvent anticiper un rendement plus faible en 2021.

Rappelez vous que l’objectif de rendement annuel brut de fiscalité affiché par Corum est de +4,5% pour Eurion. Dans notre article publié pour le lancement de la SCPI Eurion, nous étions plutôt surpris par l’annonce de ce taux et anticipions une valeur bien supérieure. Anticipation payante avec le recul et tant mieux pour les associés !

Au 15 janvier 2021, la SCPI dispose de 6 actifs répartis en Irlande, Italie du Nord, Pays-Bas et Lettonie. Le montant total des investissements porte donc sur 71 millions d’euros et la trésorerie disponible non productive est actuellement de 34 millions d’euros.


La vigilance reste le maître mot

Dans un contexte économique incertain, “cash is king” reste une maxime particulièrement vraie surtout pour profiter d’opportunités rapidement. Cependant, c’est à double tranchant si cette trésorerie reste trop longtemps sur le compte bancaire de la SCPI …

L’année 2021 sera différente de l’année précédente et les effets de la crise seront bien présents. La vigilance reste le maître mot dans cet environnement instable mais elle ne doit pas être synonyme d’immobilisme.

Corum a démontré, à contre courant d’autres acteurs du secteur, sa capacité à être opportuniste et réactif. Nous aspirons pour l’avenir à un maintien de cette philosophie qui sera favorable à l’investissement immobilier donnera de nouvelles perspectives à la SCPI.

Patrimea apporte sa confiance aux équipes de Corum pour délivrer de la performance et respecter au mieux les intérêts des associés des SCPI (Corum XL, Origin et Eurion).
 

Chiffres clés d’Eurion au 31/12/2020

  • Montant minimum de souscription : 200€ (incluant les frais de souscription de 11,96%)
  • 3107 associés
  • Capitalisation : 108 millions d’euros
  • Pas de garantie en capital (investissement immobilier)
  • TDVM 2020 : +10,39% brut de fiscalité et +8,88 net de fiscalité étrangère (avant fiscalité française)
  • Dividende 2020 par part : 20,79€ brut de fiscalité et 17,76€ net de fiscalité
  • Nombre d’immeubles : 6 répartis sur 4 pays (Irlande, Italie, Pays-Bas et Lettonie)
  • Patrimoine : bureaux (82%), commerce (13%), logistique (5%)
  • 14 locataires
  • Durée moyenne des baux restante : 8 années
  • Taux d’occupation financier : 100%


À partir d’avant-hierBlog news

4 SCPI ont reçues le label ISR Immobilier

Par Benjamin CLAVEL

Alors que le label “ISR Immobilier” a été lancé en octobre 2020, 4 SCPI ont reçues ce label après étude de leur dossier. Une bonne nouvelle donc pour les investisseurs car si l’offre de supports d’investissement “financier” labelisés Investissement Socialement Responsable (ISR) est très fournie, le fait qu’il soit étendu à des supports immobiliers permet une plus grande diversification patrimoniale.

Quels critères d’évaluation pour recevoir le label “ISR Immobilier” ?

Le label ISR immobilier vise à mettre en avant les fonds d’investissement immobilier (SCPI, OPCI, SCI) qui :

  • soit investissent dans des actifs les plus performants au regard des critères ESG (Environnement / Social / Gouvernance)
  • soit mettent en œuvre des actions visant à améliorer la performance ESG des actifs détenus

Il s’agit donc d’une démarche assez complexe, dans laquelle la société de gestion doit impliquer les locataires de ses immeubles, afin d’atteindre les objectifs qu’elle se fixe.

Ses objectifs peuvent être de différentes nature et en voici quelques illustrations:

  • améliorer la performance énergétique des immeubles en réalisant des travaux d’isolation par exemple
  • former les utilisateurs de l’immeuble à gaspiller moins d’eau ou d’énergie (en limitant l’usage de la climatisation par exemple)
  • recruter des artisans (plutôt que des grands groupes) locaux (pour limiter les kilomètres parcourus) pour effectuer des travaux d’entretien ou de rénovation des batiments
  • privilégier des matériaux écologiques pour les travaux
  • améliorer l’accessibilité des immeubles aux personnes à mobilité réduite
  • privilégier des locataires qui eux-mêmes ont mis en placer une vraie stratégie ESG
  • etc etc..

Le label ISR ne veut pas dire que tout est parfait, mais que la société de gestion est réellement engagée dans un process d’amélioration de son parc immobilier.

 

Les SCPI labelisées ISR Immobilier:

Liste des SCPI détenant le labl ISR Immobilier au 15/01/2021

SCPI Société de Gestion
Neo Novaxia AM
LF Grand Paris Patrimoine La Française REM
Fair Invest Norma Capital
PFO2 Perial AM

PFO2, le cas d’école

La SCPI PFO2 a mis les critères ESG, et notamment l’écologie, au cœur de sa stratégie depuis son lancement en 2009. Et il est donc tout à normal de la retrouver parmi les premières à recevoir le label ISR.

Ainsi la société de gestion publie, en plus du rapport financier annuel, un rapport “extra financier”, dans lequel elle décrit ses objectifs et ses actions visant à améliorer le patrimoine immobilier détenu par PFO2 au regard de 8 critères:

  • performance énergétique
  • émissions de gaz à effet de serre
  • biodiversité
  • labélisation et certifications
  • mobilité
  • services à proximité des immeubles
  • gestion de la chaîne d’approvisionnement
  • résilience

 

Si vous êtes à la recherche d’une SCPI soucieuse du monde qui l’entoure et non pas seulement de sa performance financière, vous tourner vers les SCPI labelisées ISR nous semble donc indispensable.

Demande de documentation SCPI PFO2

Remplissez ce formulaire pour recevoir une documentation sur la SCPI PFO2 par courrier postal.
  • Pour rappel un minimum de 5 820 € est nécessaire pour investir sur cette SCPI.
    Si "oui", un de nos conseillers prendra contact avec vous pour obtenir des détails sur votre projet et vous assister dans votre recherche de prêt.
  • Ces informations sont nécessaires à un bon traitement de votre demande ainsi que pour nous permettre de vous adresser des contenus adaptés à vos centres d’intérêt. Conformément à la loi “informatique et libertés”, vous pouvez exercer votre droit d’accès aux données vous concernant en nous contactant. Consultez notre page "Politique de confidentialité" pour en savoir plus.
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Miracle et mirage de l’argent illimité de Potosi.

Par Julien Bonnetouche

Nous sommes en 1545, la renaissance des arts et des lettres bat son plein en Europe. François 1er, HenryVIII, et Charles Quint ( rien que...

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Defi6% : Objectif 6% de rendement pour votre assurance-vie en 2021

Par arnaudsylvain

Le défi 6 % au plus haut – Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet...

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4 raisons pour changer d’assurance emprunteur : 4 – supprimer une exclusion ou réduire sa surprime

Par Geoffroy ROQUES - Courtier en assurance emprunteur

Voici l’épisode 4 de notre série d’articles dédiés aux raisons qui peuvent motiver et justifier un changement d’assurance emprunteur. Cette série d’articles, à l’instar de...

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Immobilier locatif : Une obligation de travaux pour continuer à louer ?

Par Guillaume FONTENEAU

L’obsolescence immobilière devrait être de plus en plus forte dans les prochaines années. En effet, à partir de 2023, les logements dont le DPE sera...

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D’Aujourd’hui à demain – 13 janvier – Le problème de la dette publique

Par Philippe Waechter

Face à la pandémie, l’ajustement macroéconomique via la progression rapide de la dette publique est justifiée. La gestion de celle-ci est facilitée par l’intervention massive des banques centrales. Les taux d’intérêt bas rendent cette dette soutenable dans la durée. Cependant, cette configuration ne peut être tenable dans le temps et l’encours élevé de la dette publique sera un frein à la politique conjoncturelle.
Au delà des précautions habituelles, l’effacement de la dette ne paraît pas applicable en zone Euro. Seul un taux d’inflation plus fort permettrait de redonner des marges de manœuvres aux gouvernements et serait une aubaine pour les banques centrales qui pourraient enfin remonter leurs taux d’intérêt.

En 2020, la dette publique a augmenté à un rythme jamais observé par le passé. Le ratio dette publique sur PIB a progressé de 20 points en un an. Selon cette mesure, la crise financière de 2008/2009 apparaît presque minable en comparaison.
Au regard de l’historique, la dette publique, depuis 1880, s’accroit brutalement lorsqu’il est nécessaire de mutualiser un choc dans le temps. Le financement est immédiat et le paiement se fait dans la durée. L’objectif est de préserver l’économie d’un ajustement trop massif au moment du choc. C’est le cas d’une guerre mais c’est aussi le cas d’un choc sanitaire. Au regard de l’histoire, la hausse de la dette publique se justifie complètement en 2020 puisque l’objectif est d’éviter de faire porter l’ajustement macroéconomique uniquement sur la période actuelle. tout en faisant l’hypothèse que la situation sanitaire est temporaire et non pas permanente. Le “retour à la normale” est donc l’élément clé du raisonnement. Historiquement, cela a bien fonctionné.

Le rôle de la banque centrale et la soutenabilité de la dette publique

La particularité de la période est l’achat massif des titres d’Etat par les banques centrales. Si effectivement, en raison d’un excès global d’épargne, le taux d’intérêt naturel est proche de 0%, ce phénomène est accentué par l’intervention des banques centrales. De la sorte, le taux d’intérêt nominal est bien inférieur au taux de croissance nominal de l’économie. Cela assure la soutenabilité de la dette publique si le déficit public n’est pas trop important. Le solde budgétaire primaire (hors paiement des intérêts) qui stabilise la dette publique en % du PIB doit être égal à l’écart entre le taux d’intérêt apparent sur la dette moins le taux de croissance nominal du PIB multiplié par le ratio dette publique sur PIB. Si le taux d’intérêt est plus faible que le taux de croissance nominale, alors les conditions de soutenabilité de la dette publique dépendent uniquement du solde budgétaire primaire. Si la BCE maintient des taux d’intérêt très bas encore un bon moment et que l’économie tend vers la “normale” l’allure de la dette publique ne dépendra que du solde budgétaire primaire.

En France, cette question est majeure puisque l’on ne sait pas franchement comment seront financées dans la durée les mesures qui ont été mises en œuvre en 2020 et qui ont porté le déficit public structurel au delà de 4.5% du PIB.
On notera, sur le graphe, que le taux de croissance nominal a longtemps été sous le taux d’intérêt. Cela reflète le très fort épisode de désinflation des années 1990 notamment avec l’épisode du “Franc fort” cher à Pierre Bérégovoy.
On constate ainsi que l’ajustement du taux d’intérêt de marché a été long, traduisant la question de la crédibilité de la politique menée en France. Le taux d’intérêt et la croissance nominale ne se sont vraiment calés que depuis la mise en place de la zone Euro. Si l’on voulait avoir une mesure de la crédibilité apportée à la France par la zone Euro, ce graphique est parlant. Depuis 2015 et la mise en place du QE par la BCE, le taux de croissance nominal du PIB en France est supérieur au taux d’intérêt de marché (pointillé) mais aussi du taux d’intérêt apparent (intérêts payés en % de l’encours de la dette). La BCE est donc un acteur majeur, aux gouvernements de faire le nécessaire pour rendre les finances publiques soutenables dans la durée.

Le niveau de la dette publique est historiquement élevé
mais les taux d’intérêt étant historiquement bas,
la soutenabilité de la dette publique est assurée dans la durée.

Cette situation n’est cependant pas satisfaisante. Les banques centrales ne peuvent pas s’engager dans la durée à maintenir des taux d’intérêt très bas via des interventions de plus en plus massives. On ne peut pas ainsi faire l’hypothèse que l’équilibre actuel entre politiques budgétaire et monétaire s’inscrira dans le temps au delà du temps conjoncturel. Sur un autre plan, la dette publique va vite compliquer la tâche des gouvernements. Si la situation sanitaire s’améliore, la dette publique apparaîtra trop élevée puisque la tentation de relancer pour se caler dans l’allure d’avant crise sera forte. Cependant, si le cadre sanitaire se dégrade, la dette publique devra continuer d’augmenter massivement, au risque de créer un doute sur l’efficacité de la politique économique. Le recours à la dette publique a du sens si la situation est temporaire. Si elle s’inscrit dans la durée, cela pose une question de crédibilité et nécessitera d’autres modes d’ajustements macroéconomiques.
En d’autres termes, la dette publique est trop élevée si la situation conjoncturelle retrouvait une allure plus normale. On peut discuter plusieurs hypothèses pour la réduire.

La mise en place de politique d’austérité

L’idée serait de réduire rapidement le déficit public afin de ne plus alimenter la dette. C’est cette stratégie qui avait été mise en place en 2011 et qui avait engendré la longue récession de 6 trimestres de la mi-2011 à la fin 2012 avec des effets tragiques en Italie et en Espagne. Ce n’est jamais une bonne idée de mettre en place des stratégies contraignantes lorsque l’économie est fragile et que les acteurs économiques sont incapables de se projeter dans le futur tant l’incertitude est forte. Les choix douloureux, comme l’austérité, doivent être faits lorsque la situation conjoncturelle est robuste. Lorsque l’incertitude est trop forte, chacun a tendance à préserver sa situation limitant drastiquement les ajustements macroéconomiques. Sur cet aspect, Angela Merkel, qui était au cœur des décisions de 2011, a changé d’avis.
L’autre remarque est qu’une telle stratégie interrogerait sur la façon dont l’Etat gère la dynamique conjoncturelle. En 2020, la plupart des Etats ont été très réactifs vis à vis du choc sanitaire. Les interventions ont été massives et rapides pour éviter le risque d’un effondrement de l’économie. Cela a plutôt bien fonctionné. La question posée en 2021 porte sur la façon dont l’Etat va continuer d’intervenir pour lisser la situation surtout si le risque sanitaire se fait plus fort. Indépendamment des politiques d’austérité et parce que l’ajustement macroéconomique passe encore par l’émission d’une dette publique importante, une réduction trop rapide des interventions gouvernementales aurait un impact négatif sur une économie encore fragile.
L’enjeu pour 2021 est la façon dont l’Etat va continuer d’intervenir afin de maintenir l’économie à flot, pas celui d’une réduction rapide de la politique économique.

Dans la durée, les taux d’intérêt bas redonnent des marges de manœuvre.

Olivier Blanchard (Voir American Economic Review April 2019) indiquait en 2018 qu’aux USA, le taux de croissance nominal était supérieur au taux d’intérêt réduisant ainsi en tendance, toutes choses égales d’ailleurs, le ratio dette publique sur PIB. Cela est vrai partout désormais avec les interventions massives des banques centrales. Au Japon, le poids des intérêts dans le PIB était, selon l’OCDE, inférieur à 0.1 point de PIB. La politique monétaire active redonne des marges à la politique budgétaire. C’est une voie possible mais j’ai toujours du mal avec l’idée que des taux d’intérêt trop bas, dans la durée, soient compatibles avec l’efficacité économique. D’abord parce que cela ne permet pas de sélectionner que les projets d’investissement les plus productifs, ensuite parce que cela donne naissance à des entreprises zombie dont la survie ne fait que refléter les conditions financières trop accommodantes sans que cela soit un gage d’efficacité économique.

L’effacement de la dette publique

L’idée est souvent évoquée en raison de l’intervention massive des banques centrales. Pour des raisons légales, effacer de la dette publique n’est pas permis. Pour des raisons de crédibilité, effacer de la dette publique n’est pas non plus une bonne idée. Dans le graphe de la page précédente sur la France, il avait été observé que la baisse de l’inflation avait réduit fortement le taux de croissance nominal de l’économie française mais que les taux d’intérêt ne s’étaient ajustés qu’avec lenteur. Il n’y avait pas eu de défaut mais un changement de politique économique qui n’était pas perçu comme crédible immédiatement (Axel Weber avait évoqué cette question dans le numéro d’Avril 1991 d’Economic Policy). Peut on imaginer l’impact d’un effacement de la dette publique?

Au delà de cette question, il est nécessaire de souligner la spécificité de la zone Euro.
Dans un pays, comme les USA ou le Royaume Uni, le trésor public et la banque centrale sont des unités du secteur public. Dès lors, la consolidation de ce secteur public permettrait éventuellement d’effacer une partie de la dette publique, celle issue par le trésor et détenue par la banque centrale. Cela priverait le gouvernement des recettes versées par la banque centrale mais c’est une situation qui pourrait être envisagée. Le souci majeur est l’indépendance de la banque centrale. Dans une telle situation, son action serait conditionnée par celle du gouvernement. C’est le cas effectivement durant cette période particulière de la pandémie mais on ne peut l’imaginer dans la durée. La banque centrale indépendante permet une réflexion à deux têtes sur la politique économique et c’est généralement efficace. L’effacement de la dette publique n’est alors pas une bonne idée pour la crédibilité de la banque centrale.

Dans le cas de la zone Euro, une telle consolidation est impossible. D’abord parce qu’avec le programme sur la pandémie (PEPP) le poids de chaque pays dans la dette détenue par la BCE n’est pas complètement respecté.
L’autre raison est qu’il faudrait une décision commune et unanime des gouvernements pour effacer la dette. Il faudrait que français, allemand, néerlandais et tous les autres acceptent l’idée d’effacer la dette publique. Cela parait hautement improbable. En cas de désaccord sur ce point, la mise en œuvre de l’effacement signerait la fin de la zone Euro. Ce ne serait pas du tout une bonne idée.
En outre, si l’idée est de remplacer la dette associée à la crise sanitaire par de la dette pour la transition écologique c’est faire l’hypothèse qu’une telle substitution n’est pas déstabilisante pour l’économie. C’est une hypothèse forte même si l’on est persuadé de la nécessité de la transition écologique. Qu’est ce qui garantirait la convergence vers une trajectoire stable ?

Un ajustement macroéconomique plus habituel

Historiquement, la reprise de la croissance après un choc est le facteur clé pour réduire la dette publique. Lorsque la dette publique augmente en raison d’une guerre, la reconstruction est une source de croissance suffisante pour réduire le ratio dette publique sur PIB. Une exception majeure est la situation de l’Allemagne après la première guerre mondiale. La politique mise en œuvre n’avait alors pas eu d’efficacité sur l’économie. Cela s’était traduit par une crise sociale et politique.
Dans la période qui suit la crise financière de 2008/2009, le ratio s’était stabilisé sans décroitre (voir le premier graphe page 1). La reprise de la croissance n’avait pas été suffisamment puissante. On peut le voir par le ralentissement des gains de productivité constaté depuis cette crise. Dans la période qui s’ouvre, une reprise de l’activité est attendue mais au regard des gains de productivité il parait peu probable que la croissance bondisse durablement et s’éloigne des tendances constatées avant l’épidémie. On peut espérer une accélération de la croissance mais cela ne parait pas être l’hypothèse la plus plausible.
Cela implique que la croissance plus vive ne sera probablement pas le mode d’ajustement à la baisse de la dette publique comme cela avait pu être constaté par le passé.

Le recours à l’inflation

Un taux d’inflation plus élevé serait la bonne solution. La dette publique a été l’instrument par lequel les gouvernements ont facilité l’ajustement macroéconomique. Le secteur public a pris en charge l’ensemble de la macroéconomie mais un tel mode d’intervention n’est pas soutenable dans la durée. C’est la raison pour laquelle, un autre instrument est nécessaire. L’inflation est selon moi un bon candidat.
Elle accentuerait la répression financière, dans le temps et en ampleur avec des taux d’intérêt réels plus négatifs, mettant ainsi en avant la nécessité de voir l’économie reprendre le dessus. Je fais l’hypothèse que les banques centrales continueront d’intervenir mais que l’objectif d’inflation convergera pour toutes vers celui, plus flou et moins strict, adopté par la Federal Reserve. Pour elle, le taux d’inflation doit, à moyen/long terme, converger vers 2%. Cela indique que le taux d’inflation peut durablement être au-dessus de 2% sans que la banque centrale ait une obligation d’intervenir rapidement.
La hausse de l’inflation permettrait une croissance nominale plus forte en dépit d’une croissance réelle réduite.

A terme, cela permettrait aussi aux banques centrales de sortir de la contrainte des taux zéro sur la partie courte de la courbe et de taux très bas voire négatifs pour la partie longue. Cela redonnerait des marges de manœuvre aux autorités monétaires.

La raison qui m’incite à me focaliser sur l’inflation est que la crise que l’on connait me parait proche de celle de 1974 lors du premier choc pétrolier. Celui-ci était caractérisé par une hausse forte et rapide du prix de l’or noir rendant peu profitable un grand nombre d’activité notamment dans l’industrie. Il avait fallu réallouer des ressources notamment en direction des services. La hausse du prix de l’énergie a été un phénomène déclenchant mais les procédures d’indexation des salaires sur les prix ont engendré un taux d’inflation plus élevé dans la durée (la fameuse boucle prix-salaire). Alan Blinder (The Anatomy of Double-Digit inflation in the 1970s in Inflation: Causes and Effects, R.Hall Ed, U.Chicago Press – 1982) note que la hausse de l’inflation a facilité ces ajustements sectoriels. Le choc subi lors de la crise sanitaire a redistribué les cartes notamment au sein du secteur des services provoquant une réallocation des ressources. Un taux d’inflation un peu plus élevé faciliterait l’ajustement souvent discuté et généralement observable pendant les grandes crises: les secteurs porteurs de la croissance macroéconomique émergent au détriment de secteurs fragilisés (type secteur aérien actuellement)

A l’époque du premier choc pétrolier, l’indexation des salaires avait eu un rôle majeur. Il peut le rejouer. D’ailleurs on note que dans la hausse puis le repli de l’inflation dans les années 1970 et 1980, l’explication vient davantage de la politique économique du gouvernement que de la politique monétaire. En outre, après un tel choc la reconstruction de l’économie passe par le renouvellement de la croissance potentielle. Il faut créer des incitations pour ceux qui travaillent. Cela pourrait passer par une indexation plus systématique pour les actifs et une sous-indexation des pensions pour les inactifs. Le transfert vers le marché du travail serait un facteur favorable au renouvellement de la croissance potentielle.

Ce basculement vers un rôle plus important de la politique budgétaire traduit à la fois le trop bas niveau des taux d’intérêt mais aussi la polarisation du monde global. Les préoccupations sont plus locales et dépendent davantage des politiques des gouvernements. On le voit en Chine, avec la politique de substitut d’importations, mais on attend aussi de Joe Biden, une politique économique pour les classes moyennes. Les ajustements seront donc plus locaux.

Un taux d’inflation plus élevé pourrait prendre le relais de la dette publique comme instrument de l’ajustement macroéconomique. Cela ne doit être que temporaire, le temps de caler l’économie sur une nouvelle trajectoire.

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Météo du patrimoine 2021. Investir et gérer son patrimoine dans un monde post-covid.

Par Guillaume FONTENEAU

Après avoir détaillé notre vision prospective pour l’année 2021 au travers 3 articles macro, réalisons ensemble la mise en œuvre pragmatique de cette vision stratégique....

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Avis Banxup de Société Générale : On a testé l’application

Avis Banxup de Société Générale : On a testé l’application
2021-01-11 08:53:00



Depuis quelques semaines, mon jeune ado de 12 ans m’interroge sur la possibilité d’avoir une carte bancaire attachée à une application sur son téléphone portable. “C’est pratique pour mon argent de poche, mes copains en ont une, tu n’as plus besoin de me donner des pièces ou un billet …”, tels sont les arguments mis en avant par les ados pour convaincre les parents !

Certains parents vont probablement sauter sur leur chaise en lisant ces quelques lignes et réagir par :”un téléphone et maintenant une carte bancaire à 12 ans, n’est ce pas trop jeune ?!”. Ils ont peut-être raison mais la nouvelle génération n’est pas comme l’ancienne. L’environnement technologique est différent et les libertés ont évolué.

Un marché bancaire grandissant

Bref, après ces considérations philosophiques, vient le choix de l’application et de la carte bancaire pour l’enfant mais aussi pour le parent. L’usage doit être aisé pour les deux. Impossible de passer 10 minutes pour virer 10€ à son enfant !

L’offre est abondante sur le marché entre les banques traditionnelles et les néobanques comme Revolut et son compte Revolut Junior, le compte Nickel ou la carte Boursorama Kador.

Banxup de Société Générale suit les codes des néobanques de part son application intuitive et adaptée aux jeunes ainsi que les codes de la banque traditionnelle puisqu’elle est émise et gérable par le compte des parents clients de la Société Générale.

Zoom sur Banxup


Qui peut souscrire à Banxup ?
 

  • Pour l’enfant : avoir entre 12 et 17 ans révolus.
  • Pour les parents : être client de la Société Générale

Banxup, comment ça marche ?
 

  • Pour l’enfant : il a à disposition une carte MasterCard à autorisation systématique et une application gérable sur son téléphone portable.

Cette application est spécialement conçue pour gérer son argent et suivre ses dépenses au quotidien. Pas de découvert autorisé ! Le jeune ne dépense que la somme disponible sur la carte bancaire. Un bon moyen d’apprendre à un jeune à gérer son budget au quotidien !
 

  • Pour les parents : Le compte du jeune est rattaché à l’application du parent.

Dans l’application Société Générale apparaît une nouvelle ligne, en dessous du compte courant, de l’épargne ou des prêts, dénommée Banxup. En cliquant sur cette rubrique, on accède à l’interface Banxup intégrée.

Depuis l’interface Banxup du parent, celui-ci peut tout gérer (activation et désactivation) :

  • Le blocage de la carte
  • Le paiement sans contact
  • Le paiement en ligne
  • Le paiement à l’étranger
  • Le retrait aux distributeurs
  • Fixer un plafond mensuel de paiements (de 100€ à 1520€)
  • Fixer un plafond hebdomadaire de paiements (de 30€ à 970€)
  • Fixer un plafond mensuel de retrait (de 20€ à 990€)
  • Fixer un plafond hebdomadaire de retrait (de 10€ à 290€)


Pour l’envoi de l’argent, il est donc nécessaire de paramétrer la carte de crédit du parent en ajoutant celle choisie dans l’application Société Générale. Une fois cette étape franchie, il est très simple d’alimenter la carte bancaire de l’enfant en fixant le montant à envoyer.

L’envoi d’argent est instantané ! Si votre fils vous demande 5€ pour payer son repas du midi, un ciné ou un achat sur internet, sa carte sera créditée immédiatement dès le transfert d’argent réalisé.

À noter que le parent a une vision complète des dépenses de l’enfant. Il peut ainsi tout contrôler.


Peut-on ouvrir plusieurs comptes Banxup ?
 

Oui, vous pouvez rattacher autant de comptes Banxup que vous avez d’enfants. Chaque jeune dispose d’une carte bancaire et d’une application dédiée sur son smartphone.

Sur l’interface des parents, vous choisissez le nom de l’enfant concerné pour accéder à son compte et réaliser des opérations.


Quels sont les frais ?


Banxup est gratuit pour les enfants et les parents.
Aucun abonnement à payer comme sur d’autres offres où les frais sont noyés dans l’abonnement des parents (Revolut, Orange Bank …).

Le détenteur de la carte peut retirer de l'argent sans aucun frais à n'importe quel distributeur.

Même l’envoi de la carte bancaire à votre domicile est offert.


Comment ouvrir un compte ?


Rien de plus simple. Il suffit de cliquer sur le bouton Banxup dans l’application Société Générale et de renseigner les informations de l’enfant, titulaire du compte.

Ce dernier installe l’application sur son propre smartphone et configure son interface. L’envoi de la carte est automatique et la réception se fait sous une semaine en général à l’adresse renseignée.

L’enfant ne dispose pas d’un réel compte en banque avec un RIB mais il s’agit d’un sous compte des parents. Seuls les parents peuvent envoyer de l’argent sur la carte bancaire de l’enfant.


Notre avis

Avec son offre Banxup, Société Générale continue de s’implanter dans la banque nouvelle génération ! L’utilisation de l’application est simple et intuitive tant pour les parents que pour les enfants.

Les options de gestion des parents (plafond des paiements et des retraits par exemple) sont appréciables. La carte bancaire est plutôt jolie et semble plaire aux adolescents par son style.

Au niveau des frais, c’est imbattable puisque le service est gratuit. Pas de frais mensuels à payer ! Cerise sur le gâteau, l’envoi de la carte est gratuit à son domicile. Nous ne parlons pas des frais de retrait à l’étranger ou des frais de change. En effet, combien d’enfants font des retraits ou des achats en devises ? Est ce vraiment un argument à mettre en avant ? Selon nous, il s’agit d’un point mineur dans l’usage au quotidien en France.

L’offre Banxup est encore récente et va certainement s’enrichir de fonctionnalités et de services dans les prochains mois. Du cashback ? Des assurances plus complètes ? Du parrainage ? A ce jour, elle est très compétitive et rivalise largement avec les leaders du marché !



 


Banxup : La meilleure carte bancaire pour les mineurs ?

Banxup : La meilleure carte bancaire pour les mineurs ?
2021-01-11 08:53:00


Depuis quelques semaines, mon jeune ado de 12 ans m’interroge sur la possibilité d’avoir une carte bancaire attachée à une application sur son téléphone portable. “C’est pratique pour mon argent de poche, mes copains en ont une, tu n’as plus besoin de me donner des pièces ou un billet …”, tels sont les arguments mis en avant par les ados pour convaincre les parents !

Certains parents vont probablement sauter sur leur chaise en lisant ces quelques lignes et réagir par :”un téléphone et maintenant une carte bancaire à 12 ans, n’est ce pas trop jeune ?!”. Ils ont peut-être raison mais la nouvelle génération n’est pas comme l’ancienne. L’environnement technologique est différent et les libertés ont évolué.

Un marché bancaire grandissant

Bref, après ces considérations philosophiques, vient le choix de l’application et de la carte bancaire pour l’enfant mais aussi pour le parent. L’usage doit être aisé pour les deux. Impossible de passer 10 minutes pour virer 10€ à son enfant !

L’offre est abondante sur le marché entre les banques traditionnelles et les néobanques comme Revolut et son compte Revolut Junior, le compte Nickel ou la carte Boursorama Kador.

Banxup de Société Générale suit les codes des néobanques de part son application intuitive et adaptée aux jeunes ainsi que les codes de la banque traditionnelle puisqu’elle est émise et gérable par le compte des parents clients de la Société Générale.

Zoom sur Banxup


Qui peut souscrire à Banxup ?
 

  • Pour l’enfant : avoir entre 12 et 17 ans révolus.
  • Pour les parents : être client de la Société Générale

Banxup, comment ça marche ?
 

  • Pour l’enfant : il a à disposition une carte MasterCard à autorisation systématique et une application gérable sur son téléphone portable.

Cette application est spécialement conçue pour gérer son argent et suivre ses dépenses au quotidien. Pas de découvert autorisé ! Le jeune ne dépense que la somme disponible sur la carte bancaire. Un bon moyen d’apprendre à un jeune à gérer son budget au quotidien !
 

  • Pour les parents : Le compte du jeune est rattaché à l’application du parent.

Dans l’application Société Générale apparaît une nouvelle ligne, en dessous du compte courant, de l’épargne ou des prêts, dénommée Banxup. En cliquant sur cette rubrique, on accède à l’interface Banxup intégrée.

Depuis l’interface Banxup du parent, celui-ci peut tout gérer (activation et désactivation) :

  • Le blocage de la carte
  • Le paiement sans contact
  • Le paiement en ligne
  • Le paiement à l’étranger
  • Le retrait aux distributeurs
  • Fixer un plafond mensuel de paiements (de 100€ à 1520€)
  • Fixer un plafond hebdomadaire de paiements (de 30€ à 970€)
  • Fixer un plafond mensuel de retrait (de 20€ à 990€)
  • Fixer un plafond hebdomadaire de retrait (de 10€ à 290€)


Pour l’envoi de l’argent, il est donc nécessaire de paramétrer la carte de crédit du parent en ajoutant celle choisie dans l’application Société Générale. Une fois cette étape franchie, il est très simple d’alimenter la carte bancaire de l’enfant en fixant le montant à envoyer.

L’envoi d’argent est instantané ! Si votre fils vous demande 5€ pour payer son repas du midi, un ciné ou un achat sur internet, sa carte sera créditée immédiatement dès le transfert d’argent réalisé.

À noter que le parent a une vision complète des dépenses de l’enfant. Il peut ainsi tout contrôler.


Peut-on ouvrir plusieurs comptes Banxup ?
 

Oui, vous pouvez rattacher autant de comptes Banxup que vous avez d’enfants. Chaque jeune dispose d’une carte bancaire et d’une application dédiée sur son smartphone.

Sur l’interface des parents, vous choisissez le nom de l’enfant concerné pour accéder à son compte et réaliser des opérations.


Quels sont les frais ?


Banxup est gratuit pour les enfants et les parents.
Aucun abonnement à payer comme sur d’autres offres où les frais sont noyés dans l’abonnement des parents (Revolut, Orange Bank …).

Même l’envoi de la carte bancaire à votre domicile est offert.


Comment ouvrir un compte ?


Rien de plus simple. Il suffit de cliquer sur le bouton Banxup dans l’application Société Générale et de renseigner les informations de l’enfant, titulaire du compte.

Ce dernier installe l’application sur son propre smartphone et configure son interface. L’envoi de la carte est automatique et la réception se fait sous une semaine en général à l’adresse renseignée.

L’enfant ne dispose pas d’un réel compte en banque avec un RIB mais il s’agit d’un sous compte des parents. Seuls les parents peuvent envoyer de l’argent sur la carte bancaire de l’enfant.


Notre avis

Avec son offre Banxup, Société Générale continue de s’implanter dans la banque nouvelle génération ! L’utilisation de l’application est simple et intuitive tant pour les parents que pour les enfants.

Les options de gestion des parents (plafond des paiements et des retraits par exemple) sont appréciables. La carte bancaire est plutôt jolie et semble plaire aux adolescents par son style.

Au niveau des frais, c’est imbattable puisque le service est gratuit. Pas de frais mensuels à payer ! Cerise sur le gâteau, l’envoi de la carte est gratuit à son domicile. Nous ne parlons pas des frais de retrait à l’étranger ou des frais de change. En effet, combien d’enfants font des retraits ou des achats en devises ? Est ce vraiment un argument à mettre en avant ? Selon nous, il s’agit d’un point mineur dans l’usage au quotidien en France.

L’offre Banxup est encore récente et va certainement s’enrichir de fonctionnalités et de services dans les prochains mois. Du cashback ? Des assurances plus complètes ? Du parrainage ? A ce jour, elle est très compétitive et rivalise largement avec les leaders du marché !



 


Emploi US en Décembre – Investissement dans les pays de l’OCDE

Par Philippe Waechter

Déception sur l’emploi, optimisme sur l’investissement

Emploi Américain en Décembre

Coup d’arrêt au retour à la normale du marché du travail US. La pandémie pénalise à nouveau l’activité des services (-232 000) alors que la construction (+51 000) et le manufacturier (+38 000) vont bien. C’est la forme de la crise qui touche plus les services que le manufacturier.
L’emploi reste très en-dessous de son niveau d’avant crise (-6.5%/ février 2020). Le gap de mars/avril (-14.5%) a été réduit de plus de la moitié. La vague épidémique explique le chiffre de décembre mais la question reste celle de la vitesse de convergence vers février 2020.
Le risque d’une convergence lente valide l’idée du plan de relance de la nouvelle administration et de ce fait la tension sur le taux 10 ans US. Joe Biden ne devra pas et ne pourra pas décevoir

Investissement dans l’OCDE

Il faut traquer les bonnes nouvelles: l’allure de l’investissement au sein des pays de l’OCDE en est une. Certes le choc a été marqué mais la dynamique de l’accumulation du capital est dynamique et solide. Probablement parce que la crise n’était pas dans le manufacturier. C’est une bonne nouvelle car l’accumulation est un préalable à la croissance.

Bourse : Ce n’est plus le bon moment pour investir sereinement.

Par Guillaume FONTENEAU

Connaissez-vous le secret de Liliane BETTENCOURT qui a fait d’elle l’une des femmes les plus riches au monde ? La réponse est tellement simple que...

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D’aujourd’hui à Demain – 7 janvier – Mes meilleurs vœux pour 2021 – Les tendances à venir

Par Philippe Waechter

Je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Que vous et vos proches puissiez l’affronter dans les meilleures conditions.
L’année qui s’ouvre ne sera pas, sur le plan économique, moins complexe que 2020.

L’année qui vient de s’achever a été chaotique à bien des égards. De la crise sanitaire à l’élection de Joe Biden et à l’accord sur le Brexit, l’incertitude a marqué 2020. Chacun a bien essayé de prévoir ce qui pourrait se passer mais l’économie globale a été dans une posture peu probabilisable. La politique économique très expansionniste a eu pour dessein de limiter et de maîtriser ces incertitudes. La combinaison des politiques gouvernementales et de l’action des banques centrales a été efficace.
Ces incertitudes ont cependant accéléré des changements d’orientation qui paraissaient de faible ampleur et qui désormais façonnent la dynamique mondiale tant économique que politique. Les tensions sino-américaines témoignent de ce phénomène.
Regardons vers l’avant désormais. Six points conditionneront l’économie d’après.

Le premier est la dette publique.

Elle a été l’instrument de la mutualisation du choc sanitaire dans le temps. Son montant a considérablement augmenté. Selon le FMI, le ratio dette sur PIB est au plus haut depuis 1880. Le risque désormais est, pour les gouvernements, d’avoir une capacité à intervenir plus réduite si la crise sanitaire se prolonge. La discussion portera alors sur l’effacement de la dette qui ne peut se produire en zone Euro car il faudrait l’unanimité des gouvernements pour le faire. Personne ne peut y croire. Le risque est aussi de perdre en crédibilité si la crise s’accentue alors que les évolutions des revenus et de l’emploi deviendront plus incertaines. L’outil pourrait perdre en efficacité et cette perte de crédibilité pourrait être au cœur d’une crise sociale.
Cela veut dire aussi que l’ajustement macroéconomique pourrait changer de nature et ne plus passer uniquement par la dette publique. Un taux d’inflation plus élevée pourrait modifier les arbitrages dans l’espace et dans le temps. L’inflation plus élevée pourrait provenir d’une économie globale moins cohérente, la globalisation a changé de nature, mais aussi d’une indexation plus élevée sur les salaires et une sous-indexation des pensions.

Le deuxième est le changement dans l’allocation des ressources

Des secteurs entiers de l’économie vont être affectés par la crise dans la durée. Le transport aérien n’aura probablement plus l’attrait et la vitesse de développement qu’il connaissait précédemment. Les technologies de l’information ont déjà bouleversé les habitudes. Toutes les réunions ne se feront pas derrière un écran mais compte tenu des économies de coûts engendrées, elles se substitueront aux voyages inutiles. Cela veut dire aussi que la question de l’hébergement sera posée différemment. Les hôtels dépendent beaucoup des voyages d’affaires pour disposer d’un taux d’occupation élevé durant la semaine. Les stratégies vont changer dans de nombreux secteurs existants dans les services. D’autres secteurs porteront la croissance dans le futur. C’est ce bouleversement qu’il faut appréhender même s’il est délicat de savoir a priori qui en sortira vainqueur.

Le troisième est le choc technologique

La bataille entre les Etats-Unis et la Chine est celle de la suprématie technologique. La confrontation entre les deux pays est passionnante car il y a d’un côté des entreprises très établis, avec parfois des quasi monopoles dans les pays développés et de l’autre côté un soutien considérable de l’Etat pour développer les technologies qui seront au cœur des développements industriels et de services dans l’économie d’après.
La mise en place du télétravail mais aussi la globalisation de la troisième génération (automatisation des services à distance et travail transfrontière selon Richard E. Baldwin) donnent une nouvelle dimension digitale à l’économie globale. Des nouvelles normes a été accéléré par la crise. L’enjeu est désormais celui de la définition du standard technologique. C’est pour cela que les tensions ne vont pas s’éteindre spontanément.

Le quatrième est la polarisation de l’économie globale

Depuis le début des années 1980, l’économie globale s’est intégrée. D’abord par le biais de la finance et le rôle majeur des banques centrales puis depuis le début des années 2000 par l’irruption de la Chine dans les échanges après son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). La globalisation financière, poussée notamment par les Etats-Unis de Ronald Reagan et facilitée par la technologie, a progressivement unifié les marchés financiers. La Chine a redonné du pouvoir aux pays en développement. La taille de l’Empire du milieu a ainsi infléchi la hiérarchie de la production mondiale puisque désormais la production des pays développés pèse pour moins de la moitié de la production mondiale.
La pandémie et les tensions sino-américaines ont bouleversé ces situations. La pandémie car elle a provoqué davantage de chacun pour soi dans la gestion macroéconomique puisque chaque pays a ses propres institutions et tous n’ont pas été touchés au même moment. Il fallait pour chacun préserver sa capacité à gérer l’emploi. Les tensions sino-américaines ont été économique, technologique mais aussi politique. La nouveauté est que la Chine a une dimension politique que le Japon n’a pas eu par le passé alors que c’était un géant de la technologie. Ce caractère politique s’appuie aussi sur la taille du pays et de sa population. L’Europe tarde à se positionner. Amie des USA mais conditionnée par la Chine, l’Europe doit encore affirmer ses choix.

Le cinquième est la lutte contre les inégalités

Le constat de la globalisation est que les inégalités entre pays a eu tendance à se réduire de façon importante puisque le taux de pauvreté mondial (personnes vivant avec moins de 1.9 USD par jour) était au plus bas en 2017 mais les inégalités au sein de chaque pays ont eu tendance à s’accroître.
La pandémie modifie ces deux dimensions. D’abord parce que de nombreux pays émergents vont être pénalisés par le choc économique qui lui est associée. Le taux de pauvreté va probablement repartir à la hausse puisque l’activité de nombre d’entre eux est conditionnée par la conjoncture des pays développés.
L’autre point concerne les inégalités internes. Elles sont marquées partout, soit avant redistribution (France) soit après (US). Il y a des choix à faire car on s’aperçoit que l’économie du citoyen médian est généralement moins bonne lorsque les inégalités s’accroissent. L’importance plus marquée des politiques budgétaires dans la régulation macroéconomique aura certainement un impact fort puisque les différences de patrimoines sont très liés à l’évaluation des actifs financiers. Depuis le début des années 1980, la baisse continue des taux d’intérêt a fortement contribué à la revalorisation des tous les actifs financiers et donc des patrimoines les plus élevés. Cette situation est terminée puisque les taux d’intérêt nominaux sont très bas pour une longue période alors que les taux d’intérêt réels seront négatifs. L’économie va basculer davantage vers l’économie et moins vers la finance.

Le sixième est la croissance soutenable

La crise sanitaire a provoqué une prise de conscience plus importante de la nécessité de faire attention à l’environnement dans lequel nous évoluons. Chacun a noté les bienfaits sur cet environnement des périodes de confinement. Mais personne n’est franchement prêt à accepter une baisse de revenu qui serait compatible avec une situation de ce type qui s’inscrirait dans la durée. Au delà de cet arbitrage impossible, les choix à faire doivent s’inscrire dans la durée puisque les effets négatifs des émissions de gaz à effet de serre, par exemple, ne sont visibles qu’après plusieurs années.
La substitution massive des énergies doit s’opérer rapidement pour limiter les effets retard mentionnés. Pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon de 2050 il faut dès maintenant mettre en œuvre des stratégies volontaristes. Cela passe par d’importants investissements tant publics que privés. Cela doit se faire maintenant. C’est la condition nécessaire mais sûrement pas suffisante pour maintenir une trajectoire robuste des revenus et de l’emploi. Demain, il sera trop tard.

Conclusion

Ce cadre est forcément très contraignant car l’équilibre macroéconomique a été bouleversé par la crise sanitaire dans un environnement déjà sous tensions. Les politiques monétaires de taux d’intérêt zéro ne datent pas de cette crise, les tensions sino-américaines y sont aussi antérieures, les gains de productivité étaient réduits et la hausse de la dette publique, si elle s’est accélérée pendant la crise, était déjà bien perceptible auparavant. La crise sanitaire a accentué les déséquilibres macroéconomiques déjà perceptibles et elle en a ajouté puisque des secteurs d’activité vont devoir être repensés. Bref, la crise sanitaire oblige à réfléchir différemment au modèle économique et c’est cela qui va être fascinant au cours des prochaines années.

A court terme, l’enjeu de 2021 sera la gestion par la politique économique de la situation macroéconomique. L’intervention de l’Etat, en 2020, a permis, partout dans le monde, de repousser les ajustements en attendant de trouver une solution à la crise sanitaire. Cependant, celle ci continue au début de 2021. Le Royaume Uni vient de durcir son confinement, l’Allemagne également et les mesures restrictives en France ne seront pas levées avant un bon moment. L’effort de l’Etat sera-t-il maintenu de la même façon qu’en 2020 ou bien les gouvernements commenceront ils à réduire leur effort ? Ici il y a deux possibilités. La première est de mettre en œuvre des moyens plus limités, passant alors aux ménages et aux entreprises la dynamique de l’ajustement. Cela veut dire un risque de défaut plus élevé du côté des entreprises et une hausse du chômage puisque les différents filets de sécurité auront des mailles plus larges. La seconde possibilité, qui ne me semble pas pertinente pour l’instant, est celle de la volonté de revenir rapidement à l’orthodoxie budgétaire. Un mouvement trop rapide, au regard de la conjoncture, rappellerait la difficile période de 2011-2012 qu’il n’est pas souhaitable de remettre en œuvre.

Ma perception est que les gouvernements resteront très présents en 2021 mais avec des mailles plus larges dans le filet de sécurité. L’ajustement macroéconomique ne passera plus uniquement par l’augmentation de la dette publique et son achat par les banques centrales. Le nouvel équilibre passera, au moins temporairement par davantage d’inflation. D’abord parce que cela facilitera la réallocation des ressources, à la manière dont cela s’est passé dans les années 1970 après le premier choc pétrolier. L’inflation avait facilité les ajustements. Avec l’action toujours active des banques centrales, cela se traduira par des taux d’intérêt réels négatifs pour, in fine, inciter les acteurs de l’économie à se tourner vers l’économie. Cela facilitera aussi la gestion de la dette publique en laissant davantage de marges de manœuvre aux gouvernements. C’est mon pari à l’horizon 2025. Le taux d’inflation dépendra davantage de considérations internes qu’externes, le contraire de ce qui a été observé pendant la globalisation, et sera plus élevé que les objectifs définis par les banques centrales. La balle est dans le camp des gouvernements que dans celui des banques centrales.

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Télétravail : Un effet positif sur la croissance économique et sur la productivité ?

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Les crises économiques sont souvent l’occasion d’accélérer l’adoption et la mise en œuvre des innovations . Les nouveaux vaccins conçus par Pfizer et Moderna sont...

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Le LMNP en résidences services va t’il survivre à la crise du Covid-19 ?

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Depuis mars 2020 et la crise du covid-19, rien ne va plus pour les propriétaires de locations meublées en résidences services. Entre les loyers impayés...

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Valorisation des supports “SP” de chez H2O: les assureurs n’optent pas tous pour la même méthode

Par Benjamin CLAVEL

Suite à la scission des fonds de la société de gestion H2O en 2 parts (FCP / SP), il s’avère que les assureurs vie n’ont pas tous choisis le même mode de communication pour la valorisation des parts SP sur les contrats de leurs clients. Si cet affichage n’aura pas d’incidence au final sur la valeur récupérée par chaque client, cela peut toutefois créer une certaine confusion, surtout pour des assurés qui détiendraient des parts du même fonds chez des assureurs différents.

Rappel: la scission des fonds H2O

L’objet n’est pas ici de revenir en détail sur la scission, mais juste d’en expliquer les grandes lignes. En résumé, plusieurs fonds gérés par la société de gestion H2O, connue pour ses prises de risque importantes sur les marchés, ont subi une très forte baisse en mars 2020, lors de l’éclatement de la crise sanitaire et boursière liée au Covid-19. Rappelons qu’à cette période les marchés ont dégringolé (par exemple le CAC 40 a baissé de 38 % entre mi février et mi mars !). Du fait de cette baisse la part d’actifs “illiquides” (= des obligations privées, non-cotées en bourse et donc qui ne sont pas faciles à vendre rapidement mais offrent en principe une rémunération supérieure à celle des obligations cotées) a dépassé le seuil réglementaire des 10 %.

A la suite de ce dépassement de seuil, H2O a du “découper” 7 de ses fonds en deux:

  • d’un coté un fonds “classique”, qui reprend les actifs “cotés” de l’ancien fonds (et donc la plus grande partie des avoirs) >> le nom de ces nouveaux fonds contiennent le sigle “FCP”
  • de l’autre un fonds dit “side pocket”, qui contient le sigle SP, contenant les actifs illiquides (les obligations privées) et qui a vocation à disparaitre lorsque les actifs le composant seront vendus (et les clients remboursés à hauteur du prix de vente de ces actifs évidemment)

Une opération technique en somme (sans impact financier pour les clients), qui a abouti à des traitements différents des assureurs vie.

Les différentes méthodes de valorisation dans les contrats

Après analyse des contrats d’assurance-vie au sein desquels certains de nos clients sont investis sur des parts de fonds H2O, il apparait que 2 types d’affichage différents coexistent.

  • Une bonne partie des compagnie a choisi d’afficher la valeur liquidative (VL) publiée par H2O une fois par mois. C’est évidemment la solution la plus “fiable” et qui permet à l’investisseur d’avoir une vision réaliste de la situation de ses avoirs. C’est le cas chez La Mondiale (en France et au Luxembourg), mais aussi Apicil, Ageas, Generali ou encore Suravenir.
  • D’autres ont choisi en revanche, certainement pour des problématiques techniques, d’afficher une valeur forfaitaire pour ces supports: soit 1 € (Cardif), soit 0,01 € (Spirica, Oradea Vie, SwissLife).

 

Notez pour finir que, quelle que soit le mode d’affichage choisi par l’assureur, la valeur de remboursement final des fonds “SP” sera la même pour tous. C’est donc juste une problématique “visuelle” et non pas “financière”.

 

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