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À partir d’avant-hierLes Econoclastes

Comment faire enfin baisser les émissions de CO2 des voitures

Par Nicolas Meilhan
Réduire « enfin » les émissions de CO2 des voitures nécessite de réorienter le marché vers des voitures plus légères, fabriquées avec de l’électricité décarbonée, et de mettre en place un plan industriel assurant à l’Europe son autonomie dans la fabrication des voitures électriques et de leurs batteries.

Urgence. Alors qu’il représente un quart des émissions de GES de l’Union européenne, le secteur des transports est le seul dont les émissions ont augmenté depuis 1990. Parce que les voitures particulières sont responsables de la moitié de ces émissions, l’Union Européenne a fixé un seuil maximum pour les émissions de CO2 moyennes des voitures neuves à 95 grammes par kilomètre en 2021, puis à 60 grammes par kilomètre en 2030. Or ces émissions dépassent 120 grammes en 2018, et ne baissent plus depuis 2016. Si l’objectif de 2021 semble donc hors de portée, celui de 2030 est encore accessible, à condition, explique Nicolas Meilhan, de passer à l’électrique et de réduire le poids des voitures.

Pourquoi les émissions de CO2 des voitures ne baissent pas ?

« Depuis 20 ans, les émissions de CO2 des voitures neuves en conditions de conduite réelle n’ont quasiment pas baissé », constate l’auteur. Pourquoi ?

D’abord parce que l’Europe a pris du retard, en misant dans un premier temps sur un accord volontaire avec les constructeurs automobiles, et en refusant toute forme d’harmonisation de la fiscalité automobile… jusqu’en 2009 et le passage à une logique d’obligation.

Ensuite (et surtout) parce que le poids moyen des voitures neuves a considérablement augmenté – de 10 kg par an en 50 ans en France –, au point de surcompenser la baisse des émissions gagnée via l’optimisation des rendements des moteurs ou l’amélioration de l’aérodynamisme. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Premier responsable de cette tendance sur la dernière décennie : l’engouement pour les SUVs (abréviation de l’anglais sport utility vehicle, typiquement les « cross-over » en Europe). Des véhicules (dits bicorps) qui peuvent peser jusqu’à 2,5 tonnes – comptez une tonne pour une Twingo à titre de comparaison – et qui s’arrogent aujourd’hui un tiers du marché européen des voitures neuves. Or, si le recours au diesel – dont le rendement des moteurs est supérieur à celui des moteurs à essence – avait permis dans les années 2000 de contrebalancer la hausse des émissions liées à l’augmentation du poids des voitures, le recul de la diésélisation fait aujourd’hui de « la mode du SUV » un handicap environnemental majeur. Et ce, d’autant plus que les ventes de voitures électriques plafonnent, elles, à un niveau inférieur à 3 % en 2018.

Bilan : les émissions de CO2 mesurées en laboratoire ont augmenté en 2017 et 2018, pour la première fois depuis 25 ans. « L’objectif européen des 95 grammes de CO2 en 2021 semble [donc] désormais difficile à atteindre », conclut Nicolas Meilhan. Si la tendance (aux SUVs et aux essences) devait se poursuivre, l’auteur estime en effet que les constructeurs automobiles auront à réduire de 10 g/km les émissions moyennes de CO2 de leurs voitures neuves, chaque année, pendant trois ans, pour espérer atteindre l’objectif européen… ce qui ne s’est jamais produit (même en laboratoire) au cours des vingt dernières années.

La clé du succès : des voitures électriques et plus légères

Passage obligé. Si la nécessité d’électrifier le parc automobile ne fait plus de doute aujourd’hui, ce qu’on sait moins en revanche, c’est que le gain environnemental d’une telle conversion dépend de la taille (du poids) des voitures. D’abord, parce qu’il va sans dire qu’électrique ou thermique, une voiture consomme d’autant plus d’énergie qu’elle est lourde. Ensuite, parce qu’il faut tenir compte de l’impact environnemental d’une voiture sur l’ensemble de son cycle de vie. Or la fabrication des batteries électriques consomme autant d’énergie que la fabrication d’une voiture elle-même. Résultat : aujourd’hui un gros SUV électrique peut émettre plus de CO2 sur son cycle de vie qu’une petite essence !

Aller vers des voitures plus légères est donc un préalable nécessaire. Mais comment y parvenir ? En indexant le bonus/malus – créé pour encourager l’achat de véhicules propres – sur le poids des voitures, suggère l’auteur. Un dispositif déjà appliqué par la Norvège qui peut se targuer d’avoir atteint dès 2016 l’objectif européen des 95 g/km. Un dispositif qui permettrait surtout d’inciter les constructeurs à fabriquer des voitures plus légères et qui rétablirait de l’équité sociale dans la fiscalité : davantage de bonus pour « les petites voitures » sobres en énergie mais un malus sur les « tanks », y compris électriques, achetés par les ménages les plus aisés (pour une utilisation le plus souvent en solo). La Norvège a tenté d’aller un cran plus loin en proposant un projet de loi (finalement rejeté) en faveur de la suppression du rabais aux véhicules électriques de plus de 2 tonnes. À titre d’illustration, si la France adoptait une telle mesure, l’actuel bonus de 6 000 euros dont bénéficie l’acheteur d’une Audi e-Tron – 80 000 euros, 2,5 tonnes dont 700 kg de batteries – se transformerait en un malus de 10 000 euros.

La suite de l’article et la note d’analyse de Nicolas Meilhan sont disponibles sur le site de France Stratégie.

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Comment faire enfin baisser les émissions de CO2 des voitures

Par Nicolas Meilhan

Réduire « enfin » les émissions de CO2 des voitures nécessite de réorienter le marché vers des voitures plus légères, fabriquées avec de l’électricité décarbonée, et de mettre en place un plan industriel assurant à l’Europe son autonomie dans la fabrication des voitures électriques et de leurs batteries.

Urgence. Alors qu’il représente un quart des émissions de GES de l’Union européenne, le secteur des transports est le seul dont les émissions ont augmenté depuis 1990. Parce que les voitures particulières sont responsables de la moitié de ces émissions, l’Union Européenne a fixé un seuil maximum pour les émissions de CO2 moyennes des voitures neuves à 95 grammes par kilomètre en 2021, puis à 60 grammes par kilomètre en 2030. Or ces émissions dépassent 120 grammes en 2018, et ne baissent plus depuis 2016. Si l’objectif de 2021 semble donc hors de portée, celui de 2030 est encore accessible, à condition, explique Nicolas Meilhan, de passer à l’électrique et de réduire le poids des voitures.

Pourquoi les émissions de CO2 des voitures ne baissent pas ?

« Depuis 20 ans, les émissions de CO2 des voitures neuves en conditions de conduite réelle n’ont quasiment pas baissé », constate l’auteur. Pourquoi ?

D’abord parce que l’Europe a pris du retard, en misant dans un premier temps sur un accord volontaire avec les constructeurs automobiles, et en refusant toute forme d’harmonisation de la fiscalité automobile… jusqu’en 2009 et le passage à une logique d’obligation.

Ensuite (et surtout) parce que le poids moyen des voitures neuves a considérablement augmenté – de 10 kg par an en 50 ans en France –, au point de surcompenser la baisse des émissions gagnée via l’optimisation des rendements des moteurs ou l’amélioration de l’aérodynamisme. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Premier responsable de cette tendance sur la dernière décennie : l’engouement pour les SUVs (abréviation de l’anglais sport utility vehicle, typiquement les « cross-over » en Europe). Des véhicules (dits bicorps) qui peuvent peser jusqu’à 2,5 tonnes – comptez une tonne pour une Twingo à titre de comparaison – et qui s’arrogent aujourd’hui un tiers du marché européen des voitures neuves. Or, si le recours au diesel – dont le rendement des moteurs est supérieur à celui des moteurs à essence – avait permis dans les années 2000 de contrebalancer la hausse des émissions liées à l’augmentation du poids des voitures, le recul de la diésélisation fait aujourd’hui de « la mode du SUV » un handicap environnemental majeur. Et ce, d’autant plus que les ventes de voitures électriques plafonnent, elles, à un niveau inférieur à 3 % en 2018.

Bilan : les émissions de CO2 mesurées en laboratoire ont augmenté en 2017 et 2018, pour la première fois depuis 25 ans. « L’objectif européen des 95 grammes de CO2 en 2021 semble [donc] désormais difficile à atteindre », conclut Nicolas Meilhan. Si la tendance (aux SUVs et aux essences) devait se poursuivre, l’auteur estime en effet que les constructeurs automobiles auront à réduire de 10 g/km les émissions moyennes de CO2 de leurs voitures neuves, chaque année, pendant trois ans, pour espérer atteindre l’objectif européen… ce qui ne s’est jamais produit (même en laboratoire) au cours des vingt dernières années.

La clé du succès : des voitures électriques et plus légères

Passage obligé. Si la nécessité d’électrifier le parc automobile ne fait plus de doute aujourd’hui, ce qu’on sait moins en revanche, c’est que le gain environnemental d’une telle conversion dépend de la taille (du poids) des voitures. D’abord, parce qu’il va sans dire qu’électrique ou thermique, une voiture consomme d’autant plus d’énergie qu’elle est lourde. Ensuite, parce qu’il faut tenir compte de l’impact environnemental d’une voiture sur l’ensemble de son cycle de vie. Or la fabrication des batteries électriques consomme autant d’énergie que la fabrication d’une voiture elle-même. Résultat : aujourd’hui un gros SUV électrique peut émettre plus de CO2 sur son cycle de vie qu’une petite essence !

Aller vers des voitures plus légères est donc un préalable nécessaire. Mais comment y parvenir ? En indexant le bonus/malus – créé pour encourager l’achat de véhicules propres – sur le poids des voitures, suggère l’auteur. Un dispositif déjà appliqué par la Norvège qui peut se targuer d’avoir atteint dès 2016 l’objectif européen des 95 g/km. Un dispositif qui permettrait surtout d’inciter les constructeurs à fabriquer des voitures plus légères et qui rétablirait de l’équité sociale dans la fiscalité : davantage de bonus pour « les petites voitures » sobres en énergie mais un malus sur les « tanks », y compris électriques, achetés par les ménages les plus aisés (pour une utilisation le plus souvent en solo). La Norvège a tenté d’aller un cran plus loin en proposant un projet de loi (finalement rejeté) en faveur de la suppression du rabais aux véhicules électriques de plus de 2 tonnes. À titre d’illustration, si la France adoptait une telle mesure, l’actuel bonus de 6 000 euros dont bénéficie l’acheteur d’une Audi e-Tron – 80 000 euros, 2,5 tonnes dont 700 kg de batteries – se transformerait en un malus de 10 000 euros.

La suite de l’article et la note d’analyse sont disponibles sur le site de France Stratégie.

 

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Croissance, énergie, le point de non retour?

Par ThinkerView

Nicolas Meilhan et Jean Laherrère étaient sur Thinkerview pour parler d’énergie et plus particulièrement de pic pétrolier.

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Super Mario à la rescousse – Binck Hebdo du 18 juin

Par Nicolas Chéron

Binck Hebdo est un point complet sur les indices, la géopolitique, les statistiques et de nombreuses actions.

 

 

01:55 Avertissement

03:06 Actualités des indices internationaux et matières premières

24:58 Chiffres économiques internationaux

30:21 Top/Flop

48:23 Indices internationaux et matières premières

59:15 Valeurs françaises et internationales (ordre alphabétique)

 

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La salle d’attente de chez le dentiste

Par Thomas Veillet

Le marché ne fait rien. Le marché n’a rien fait et il attend. C’est un peu comme chez le dentiste ; on sait qu’on doit y aller, mais on n’a aucune envie d’être là.

 

La longue attente de la FED

Tout le monde sait que demain soir Powell va faire une annonce sur les taux. Soit il les baisse ; ce qui serait une énorme connerie selon la majorité des experts en finance dont je ne suis pas. Soit il change la communication officielle de la FED et ouvre la porte à une « prochaine éventuelle baisse des taux » – idéalement en juillet si Trump n’a pas encore réglé le cas de la Chine.

Dernière hypothèse, il ne change rien. Pas un mot différent de la dernière fois, rien de plus ni de moins. Dans ce cas précis ; ceux qui ont une licence en parachutisme seront bien mieux lotis que les autres. En attendant, on ne fait strictement rien. Et j’ai bien peur qu’aujourd’hui, ça soit pareil.

Deux ou trois trucs quand même

Il s’est quand même passé deux-trois trucs hier qui valent la peine d’être mentionnés, mais comme globalement en ce moment nous sommes obsédés par la géopolitique et la « photo globale », comme on dit. Et que l’on préfère nettement les ETF’s et les « trackers » en tous genres au « stock picking », la plupart de ces nouvelles ne sont qu’anecdotique, histoire de faire genre « j’ai lu la presse quand même ».

Crypto-Face ou Book-Crypto

On notera donc que Facebook a explosé à la hausse parce que tout le monde attend l’annonce comme quoi le plus gros réseau social du monde est en train de créer une « cryptomonnaie » maison que vous pourrez traiter ou utiliser sur Messenger ou WhatsApp, ce qui donnerait presque de la légitimité à tout le reste du secteur. Facebook a pris 4% sur ce délire et le Bitcoin est presque de retour à 10’000 pour fêter ça. Ça va nettement mieux dans le secteur, même s’il y a encore du chemin à faire pour un certain milliardaire qui doit encore sauver ses parties masculines.

La boîte à Zuckerberg devrait annoncer la chose en détail durant la semaine.

Le gros n’avion il vole plus très bien

Lufthansa aura marqué la journée d’hier de son empreinte (carbone ???), la compagnie aérienne a fait un profit warning et s’est crashée en flamme entraînant avec elle tout le secteur de l’aéronautique. Pendant que Lufthansa était en chute libre, les réseaux sociaux étaient bien plus occupés à regarder en boucle une vidéo prise pendant les turbulences d’un vol à destination Pristina.

À ce sujet, je voudrais juste constater une chose : l’humain devient super-con. Bon, c’est pas forcément une nouveauté, mais quand on regarde ce qui se passe actuellement, on peut clairement se demander si nous sommes la bonne espèce à qui il faut confier l’avenir de la planète. Concrètement, je pense que le Chimpanzé serait bien plus à même d’améliorer la situation. Pour commencer, il n’a pas Facebook, ni Instagram et ne passe pas son temps à faire des selfies dans sa salle de bain.

L’obsession du réseau social

Je m’égare, mais je me faisais cette réflexion en regardant cette histoire de vidéo prise dans un avion pendant une zone de turbulence. À l’arrivée au sol, la passagère qui a pris la vidéo a déclaré : « j’étais convaincue que nous allions nous écraser ».

« Et quand tu penses que tu vas t’écraser – donc mourir à très brève échéance – la première chose qui te vient à l’esprit, c’est : VITE PRENDRE UNE VIDEO POUR POSTER SUR FACEBOOK au cas où je m’en sors !!!! »
La bonne nouvelle, c’est que la personne en question n’a pas besoin d’aller faire un test de QI pour savoir où elle en est, la terminologie de « débile » est encore bien trop élevée.

Donc Lufthansa

Je disais donc que Lufthansa a fait un profit warning, et que le secteur s’est pété la figure en sympathie. Pendant ce temps Airbus montait de 2% parce qu’ils ont signé 123 nouveaux avions dès l’ouverture du salon du Bourget. Mais surtout parce que Boeing n’en a pas signé un seul sur la même période. En même temps, on peut comprendre que les clients qui achètent des avions préfèreraient qu’ils volent. C’est très surfait un avion qui vole et ça fait un peu arrogant comme attitude, mais c’est un peu pour ça que c’est fait.

Pendant ce temps, l’or reste à 1344$ et le pétrole se fait des voyages dans tous les sens.

Des tankers qui se font attaquer

Le baril est à 51.89$ ce matin. Mais il n’a pas été que là durant ces dernières heures. Hier matin deux tankers se sont fait attaquer dans le Golfe d’Oman. Par les Iraniens selon les Américains – qui ont « soit disant des vidéos à l’appui – et par « on ne sait pas qui » selon la police.

À chaque tanker attaqué le baril prend 1 dollar – c’est le tarif. Un tanker, un dollar. Par contre s’il n’y pas des tankers attaqués dans les 4 heures qui suivent, on est de retour à la case départ. Il n’y a plus de tankers attaqué depuis bientôt 18 heures, nous sommes revenus là où nous étions hier, non sans être montés entre deux.

Des bruits de bottes

Pendant ce temps, alors que les diplomates s’acharnent à trouver une solution à cette nouvelle crise qui couve, Washington a déjà envoyé près de 1’000 soldats dans la région, juste au cas où. Ça commence à devenir chaud là-bas et pas qu’à cause des températures.

Pour le reste

Il n’y a pas vraiment de nouvelles ce matin. En tous les cas, du côté de la finance on a tendance à faire le « black out » en attendant la FED demain. Et puis ensuite on fera l’autruche en attendant le G-20 de fin juin. Mais pour le moment, même si on est en stand-by, on profite de ces instants pour sortir les analystes qui n’avaient pas encore eu leur temps de parole sur CNBC.

40%

C’est ainsi qu’hier nous avons eu Stockman, ex-conseiller de Reagan et Bearish dans ses gènes, qui est venu nous dire (comme en mars), que le marché va se péter la gueule de 40%. Environ. De toutes façons après 30% de baisse, 3-4% de plus ou de moins ça ne change pas grand-chose au bonus de fin d’année.

Le Monsieur a donc déclaré que la FED serait STUPIDE de baisser les taux et que de toute manière, ça ne servira à rien, l’endettement est trop haut, la récession arrive quoi qu’on fasse et il n’a pas non plus exclu une invasion de sauterelles ou d’extra-terrestres – ça dépendra ce qu’il y a en stock.

Bon poids, bonne mesure

De l’autre côté, on a aussi eu le « top quant analyste » de JP Morgan, Marco Kolanovic qui a parlé de façon rassurante, estimant que la FED allait faire ce qu’il faut, que la Trade War allait se régler rapidement et que ça allait bien se passer.

On retiendra aussi que les chiffres de l’Empire Manufacturing n’ont jamais été aussi pourris depuis 2001 – quand on lit le rapport – dont je vous ferai grâce, on a très très envie de se suicider à coup de fourchette tellement c’est déprimant. Mais pour le moment, on s’en fout, il y a la FED demain. Tout comme on se fout des chiffres économiques un peu partout dans le monde. Pour le moment c’est œillères et compagnie et on verra demain soir.
Voilà, pour le moment les futures ne font rien, il y aura CPI et ZEW en Europe et en Allemagne, mais on s’en moque comme de notre premier selfie et il y aura aussi Carney et Draghi qui parleront.

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Alain Grandjean : la finance va-t-elle sauver la planète ?

Par ThinkerView

Alain Grandjean était invité en direct sur Thinkerview le mercredi 12 juin 2019.

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Récession et choc de marché : impacts potentiels

Par Nicolas Chéron

Récession.

Elle est rarement dans l’intérêt de la majorité des opérateurs, il est plutôt complexe d’en tirer parti, tous les professionnels en parlent, nombreux la redoutent, une récession mondiale pourrait prendre forme dans les 12 à 18 mois. Ci-dessous, le modèle de probabilité d’une récession aux USA à échéance 12 mois de la FED de New York, qui atteint désormais 36% non loin de ses records de 2001 et 2008, donne le ton.

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D’autre part voici une liste non exhaustive d’éléments plaidant pour la fin du cycle économique en cours :
– L’inversion de la courbe des taux et la chute libre récente du 10 ans US vers 2%
– Le pic des Pmi et leur chute libre depuis 12 mois
– La baisse de la production industrielle mondiale
– Les taux de défaut sur les dettes des particuliers US
– La dette des entreprises US qui atteint un record historique
– Le taux de chômage américain qui aura bientôt passé 12 mois sous 4%
– La chute de l’ADP et du NFP récent qui montrent que l’emploi US a peut-être fait son top
– La chute libre des indicateurs de confiance et de surprise économique en Europe
– Les buybacks à des niveaux records reflet du manque d’idées des entreprises
– FMI, FED, BCE et banques mondiales escomptent un ralentissement en 2020 et 2021

Certains l’expliquent par le durcissement des tensions commerciales en cours et à venir au regard de la politique de Donald Trump, d’autres par la fin de cycle économique inéluctable à laquelle nous allons devoir faire face, alors que nous sommes à un mois de battre le record historique du cycle économique positif le plus long de l’histoire des Etats-Unis. L’important n’est pas ici la cause, mais bien les conséquences qu’une récession pourrait avoir, ce qui sera notre sujet ce jour.

Les banques centrales font tout pour retarder l’échéance : la FED pourrait baisser ses taux cette année, du moins c’est ce que les marchés anticipent au vu des Fed funds avec une probabilité de quasi 100% ; la banque du Japon s’est récemment dite prête à intervenir si la tendance des indicateurs fléchissait ; et la Chine nous annonce un assouplissement des règles de financement de projets d’infrastructures en ce début de semaine. Quant à la BCE, nouveaux TLTRO et QE seront bientôt des sujets d’actualité au regard des perspectives d’inflation en chute libre, symbole de l’échec de la politique monétaire de la BCE de ces dernières années. En d’autres termes, les banques centrales font tout pour éteindre l’incendie, mais il semble déjà trop tard.

De plus, contrairement à la fin des précédents cycles économiques et boursiers (2000/2001 – 2008/2009), les banques centrales n’ont presque plus de marge de manœuvre, les taux sont déjà bas et les options en cas de dérapage des marchés sont désormais réduites. Injecter plus ou baisser les taux retarderait l’échéance, certes, mais n’est-ce pas reculer pour mieux sauter voire tendre l’élastique ? C’est cette piste que nous souhaitons particulièrement explorer. Parce que les officiels feront tout pour empêcher, retarder, voire dissimuler l’éventuelle mise en place d’une récession, les marchés pourraient y réagir brutalement une fois la prise de conscience des opérateurs réalisée. Cette situation inédite nous semble être le terrain propice à un accident de marché. Parce que le sentiment de marché est particulièrement binaire, il ne manque qu’une étincelle pour faire basculer les marchés de l’euphorie à un pessimisme exacerbé. Rappelons-nous avec quelle facilité les indices boursiers de la planète ont perdu 20% en quelques semaines fin 2018, cela peut aller très vite.

Ci-dessous, nous souhaiterions extrapoler ce que pourrait être l’équation : Elément déclencheur d’une crise (cygne noir, élément inconnu) + mise en place d’une récession = dérapage des marchés. Et si la volatilité explosait, qu’un choc de marché prenait forme, pourrait-il fragiliser la tendance des indices à long terme ? Que se passerait-il sur le pétrole et l’or ? Qu’adviendrait-il des secteurs les plus prisés comme les valeurs technologiques aux USA ou encore du luxe en France ? Explorons quelques pistes de réflexions en y ajoutant une dimension graphique. Etudier les mouvements baissiers de 2018 nous permettra de mesurer ce que pourrait donner un réel choc et non pas qu’une simple correction passagère. Prendre conscience de ce que « pourrait » donner un choc de marché permettra à certains d’ajuster leur exposition, de se rappeler la nécessité des stops de protection et de réaliser que nous ne sommes pas à l’abri d’un retournement, même si ce début d’année a été plutôt clément pour l’investisseur en actions.

 

Graphique mensuel du Dow Jones depuis 2007

DJI-Mensuel
Source : ProRealTime, au 12 Juin 2019

 

Graphiquement, le comportement de l’indice américain Dow Jones Industrial Average reflète parfaitement la dynamique positive des marchés et de l’économie américaine depuis 10 ans. Il nous montre également le plafonnement des actions américaines depuis janvier 2018. Les chartistes noteront la formation d’un broadening top, figure ouverte synonyme de top de marché potentiel en cas d’échec des cours sous la borne haute de la structure. Pour valider ce scénario il faudrait violemment casser les plus bas récents et accélérer sous les 24 000 points. S’il arrivait, un tel contrepied, ajouté au souvenir amer de la dégringolade de fin 2018, et à une confirmation d’une récession américaine à venir, pourrait générer un mouvement de panique déclenchant une baisse d’une amplitude supérieure à celle de décembre, engendrant ainsi le prochain marché baissier.

Ce dernier ne serait pas forcément d’une ampleur égale à celle de 2018, mais il pourrait facilement ramener l’indice vers les 18 000 points, soit une baisse de 30% par rapport aux cours actuels. Notez qu’un tel mouvement ne remettrait même pas en question la dynamique haussière de très long terme et ne correspondrait qu’à un pullback sur les anciens plus hauts de 2016 ! Néanmoins, cela fait 30% sur le Dow Jones, soit au moins autant sur nos indices européens et encore plus sur les small et midcaps françaises, sans parler des biotechs…

 

Graphique mensuel de Kering depuis 1996

KER-Mensuel
Source : ProRealTime, au 12 Juin 2019

 

Evidemment dans une telle situation, aucun secteur ne serait épargné, et l’un d’entre eux pourrait être particulièrement impacté par un ralentissement économique, une guerre commerciale ou encore pire une récession. Il s’agit bien évidemment du secteur du luxe, qui nous a montré sa volatilité lors du dernier accident de marché. Rendez-vous compte, le cours de l’action Kering, ci-dessus, est passé de plus de 520 euros à 350 euros en l’espace de quelques semaines, soit une baisse de 32%.

Si ce titre échouait de nouveau sous les 520/530 euros, ce qu’il a déjà fait en juin 2018 et avril 2019, et cassait par la suite sa moyenne mobile à 20 mois conjuguée à ses plus bas récents vers 440/450 euros, le risque d’un dérapage sévère sous les plus bas de 2018 pourrait nous ramener sous les 300 euros. Un objectif graphique majeur ressort d’ailleurs à 245 euros, soit les plus hauts que le titre avait atteint en 2000, lors de son précédent pic. Quant à ceux qui pensent que ce titre est imperméable à une crise, voyez son comportement entre 2000 et 2003 où la baisse avait alors atteint 83%, alors que nous ne vous parlons ici des 245 euros soit un retracement de seulement 50% de la hausse des 3 dernières années. Il s’agit ici d’un scénario choc, mais qui fait tout de même réfléchir, cela ne serait pas la première fois que cela arrive sur cette action.

 

Graphique mensuel pétrole WTI depuis 2007

CLXXXX-Mensuel
Source : ProRealTime, au 12 Juin 2019

 

S’il y a bien un actif qui anticipe le ralentissement économique probable à venir, c’est l’or noir. En effet, les cours du pétrole ont plafonné en 2018, tout comme la macroéconomie à travers le globe, les échanges mondiaux, les perspectives économiques et le MSCI Word Index. Il n’y a pas de hasard :les opérateurs utilisent ce dernier comme un proxy anticipant le prochain ralentissement prononcé. Contrairement au Dow Jones ou à Kering, les cours du pétrole sont déjà baissiers à long terme depuis 10 ans et donc particulièrement exposés à une hausse de l’aversion au risque. Les cours du pétrole sont sensibles à l’appétit pour le risque et pourraient aisément perdre pied en cas d’électrochoc, de brutal changement d’attitude des opérateurs.

Graphiquement parlant, une violente cassure des 45 dollars pourrait nous ramener de nouveau vers les plus bas de 2016 à 30 dollars. En cas de récession prononcée à échéance 2021, nous ne serions pas étonnés de voir les cours passer sous la barre des 30 dollars, mettant à mal 100% des anticipations des prévisionnistes sur l’or noir, comme en 2015. Comme nous l’avons déjà expliqué précédemment, les spécialistes de l’or noir pensent que la production va faiblir et que la demande ne fera que monter. Nous constatons plutôt l’inverse pour le moment, une production mondiale qui bat record sur record et une demande qui vient d’être revue à la baisse par l’OPEP pour 2020. Il y a donc de la marge pour un contrepied du consensus ici, et en tous les cas des risques baissiers bien présents, déjà l’heure actuelle.

 

Graphique mensuel de l’or depuis 2002

XAUUSD-Mensuel
Source : ProRealTime, au 12 Juin 2019

 

L’heure de la revanche aurait-elle sonné pour l’or qui s’approche du haut d’un canal horizontal dans lequel ses cours sont bloqués depuis 6 longues années ? Ces derniers mois l’or profite de l’aversion au risque, du volteface de la Fed sur les taux qui pèse sur le dollar américain et d’achats de plus en plus conséquents des banques centrales, il permet aux opérateurs de se diversifier et évolue déjà dans une tendance haussière de très long terme.

Sur ce graphique nous pouvons constater qu’il reste de la place pour une éventuelle nouvelle rotation à l’intérieur du rectangle bleu pendant un certain temps, mais dans le cadre d’un choc de marché, en cas d’aversion au risque prononcée, le métal jaune pourrait à nouveau briller pour son aspect refuge. En cas de dépassement violent des 1375 dollars, plus hauts travaillés à de multiples occasions ces dernières années, le report du range bleu donne un objectif théorique de 1600 dollars. Mais en cas d’emballement des opérateurs, les plus hauts pourraient être revus voire dépassés, après tout l’or est un des rares actifs qui d’une part est haussier, et d’autre part profiterait de la peur des opérateurs.

Tant que les marchés ne subissent pas de choc, qu’aucun cygne noir ne se matérialise, les risques récessifs à eux seuls ne semblent pas faire basculer le sentiment des opérateurs, toujours complaisants à l’heure actuelle. Les banques centrales gardent la main et les espoirs de deal entre les USA et la Chine suffisent à soutenir les marchés actions. Evidemment les indices américains ont encore la force pour aller chercher de nouveaux records, bien sûr qu’une forte baisse de stock de pétrole pourrait le ramener à 60 dollars, le pire n’est pas certain, du moins pas pour demain. Simplement, et parce que ces scénarios conjuguant fondamentaux, analyse technique et sentiment des opérateurs ne semblent pas délirants, il convient vu les risques encourus, de ne pas les prendre à la légère.

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La voiture électrique : une mythologie contemporaine ?

Par Nicolas Meilhan

Nicolas Meilhan et Philippe Bihouix étaient invités dans l’émission « Entendez vous l’éco » sur France Culture pour débattre pendant 1h des promesses et des limites de la voiture électrique.

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Un début de bear market sur le pétrole ?

Par Pierre Sabatier

En 5 semaines le cours du Brent a perdu 20%. Comment expliquer cette dégringolade ? La guerre commerciale explique-t-elle tout ? Jusqu’où peut aller la chute ? Le point de vue de Pierre Sabatier, président de PrimeView. Ecorama du 5 juin 2019, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com

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Il est urgent d’attendre – Binck Hebdo du 4 juin

Par Nicolas Chéron

Binck Hebdo est un point complet sur les indices, la géopolitique, les statistiques et de nombreuses actions.

 

00:12 Introduction

14:33 Avertissement

17:00 Actualités des indices internationaux et matières premières

27:13 Chiffres économiques internationaux

:29 Top/Flop

46:55 Indices internationaux et matières premières

01:07:47 Valeurs françaises et internationales (ordre alphabétique)

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St Powell, priez pour nous !

Par Thomas Veillet

Trump n’est pas aux USA et le marché remonte.

Hier j’ai terminé ma chronique en disant, je cite « nous sommes dans une situation critique et la peur de tout reperdre ce que l’on a gagné depuis le début de l’année obsède tout le monde. Moi je commence à tourner négatif.

Enfin, entre vous et moi, je tourne négatif, parce que chaque fois que je tourne négatif, le marché remonte. Alors j’essaie de faire gagner du temps à tout le monde. »

Je crois que j’ai fait gagner du temps à tout le monde. Bon, de là à croire que le marché est remonté à cause de moi, il y a encore un peu de chemin et ma modestie naturelle m’empêche d’envisager la chose.

 

St Powell

Pour être franc, je crois que la meilleure chose que nous puissions faire pour le marché, la finance et les bourses mondiales, c’est de canoniser Jerôme Powell au rang de Saint. Le mec nous a déjà sauvé la mise à Noël en arrêtant plus ou moins de monter les taux et hier soir, en l’espace d’un speech, il nous refait plus ou moins le même coup en laissant entendre « qu’il prendra les mesures appropriées pour soutenir l’économie américaine SI LA TRADE WAR persiste ».

En gros, il laisse entendre qu’il est prêt à baisser les taux et nous fait un plagiat du bon vieux « Whatever it takes » de Draghi.

 

Binaire

Comme le marché est assez simple d’esprit, il ne lui faut pas beaucoup pour s’emballer tel un Suisse devant un match de Roland Garros hier après-midi.

L’ensemble des marchés du MOOONNNDE est donc remonté après les commentaires de Bullard d’avant-hier, puis les commentaires de Powell hier soir. Sans compter que Trump était scotché avec la Reine d’Angleterre et faisait des promesses aux Anglais, en leur disant que si l’Europe ne voulait plus d’eux, les USA leurs offriraient un marché commun, pour autant que ça serve quand même d’abord aux USA.

Mais surtout, hier Trump ne s’en est pris à personne.

 

La journée parfaite

Nous n’avions donc pas besoin de plus, puisque les discours de banquiers centraux ont réussi à nous faire oublier les Trade Wars et nous ont poussé à nous concentrer sur la baisse des taux, il n’en fallait pas plus.

Tout ce qui avait été massacré ces derniers temps étaient les meilleurs performeurs de la journées. La techno et les semi-conducteurs retrouvaient couleurs et joie de vivre.

 

Rien à foutre des monopole

Même ceux qui sont sous enquête pour position « dominante » ont retrouvé des couleurs alors que plusieurs analystes expliquaient « qu’ils n’étaient pas trop inquiets au sujet de ces enquêtes ». Ce qui est rassurant, puisque l’on sait tous qu’un analyste ne se trompe jamais, alors quand ils parlent au conditionnel et qu’ils mettent des adjectifs pour temporiser leurs paroles, c’est qu’ils sont vraiment sûrs, mais qu’ils ne veulent pas choquer.

La séance d’hier était une séance comme ont les aimes quand on est plutôt bullish que bearish, il y a 24 heures ont hésitait à s’ouvrir les veines avec un morceau de savon et ce matin tout semble plus simple. Reste à savoir combien de temps ça va durer. En tous les cas les spéculations vont aller bon train pour savoir si Powell va baisser les taux lors du prochain meeting de la FED (le 18-19 juin), ou est-ce qu’il va temporiser encore.

 

On attaque déjà le rebond

En tous les cas, signe d’inversement des tendances, ce matin dans la presse, vous avez autant d’articles négatifs sur les perspectives de marchés que de vidéos de chats sur Facebook. Nous avons Avi Gilburt, le spécialiste des vagues d’Elliott qui nous dit que nous sommes dans la vague je-ne-sais-plus-combien de la racine carrée de la vague A, divisée par la vague B selon le carré de l’hypoténuse qui nous dit que l’on est en train de développer une tendance négative.

Et puis on a Tavi Costa (rien à voir avec les Croisières) qui bosse chez Crescat Capital – un hedge fund qui a fait carton l’an passé – qui nous annonce que quand l’or monte de plus de 5% et que le pétrole baisse de plus de 8% en même temps, c’est que c’est que la fin du monde des bourses approche. Enfin, la fin temporaire. Mais c’est arrivé à la fin de la bulle internet, pendant la crise des subprimes et maintenant.

Source : Crescat Capital LLC

Ça, plus le fait que l’on est quand même trop haut, ça serait ballot de nier l’évidence.

 

Rebond mais pas partout

À propos d’or et de pétrole, si le marché est remonté, je crois que les intervenants ont oublié de racheter le pétrole, parce que lui est resté collé au fond du trou à 53$ et l’or est resté en mode valeur refuge. J’ai presque envie de dire qu’on a rebondi, mais que, pour le moment, on n’y croit pas trop.

Il va peut-être falloir que l’on en fasse plus pour motiver la hausse à continuer comme, par exemple, renommer Notre Dame de Paris en Notre Monsieur Powell de la FED, ça pourrait peut-être motiver tout le monde à continuer le mouvement #balancetonbear.

 

L’Asie met un pied dans l’eau

Ce matin le Nikkei reprend 1.8%, Hong Kong 0.7% et la Chine 0.6%. Là aussi, ça n’est pas l’euphorie, mais il y a quand même des Chinois qui montrent qu’ils sont ouverts aux discussions et le patron de la Banque Centrale qui va rencontrer Mnuchin lors du G20 de la fin juin. Ça plus les taux qui baissent ou qui vont baisser, y a de l’espoir.

 

Réflexion

Mais en fait, j’y pense, si les taux baissent, c’est bien. Mais si les Chinois trouvent un accord avec les USA, les taux vont pas baisser. Mais ça sera bien aussi. Donc ça veut dire que dans les deux cas c’est bien. Il ne peut donc plus JAMAIS rien nous arriver. Ou bien ?

Si ça se trouve Trump a trouvé l’économie parfaite et ce type est un génie incompris.

 

Dans les news du jour

Il est clair que quand Powell lance des bombes pareilles pendant la nuit, le reste passe un peu au second plan. Mais on voit que l’Italie continue de jouer les séparatistes en pensant à l’éventualité peut-être de lancer une monnaie alternative. On en est encore très loin. Mais le parlement en a parlé.

On notera aussi que depuis que la guerre économique est lancée, 12 milliards de dollars sont sortis du marché chinois. Par contre on ne sait pas combien de bons du trésor la Chine a vendu depuis le début.

Et puis dans le FT on revient sur les sociétés qui vont se faire laminer le plus dans l’histoire mexicaine et on y apprend que Trump ressent beaucoup d’amour de la part des gens et qu’il se moque des critiques. Il devient presque poète.

 

CNBC toujours à la pointe

Et ce matin, en première page du site de CNBC, on a l’interview d’une ancienne membre de la FED qui analyse de façon très pointue la déclaration de Powell, estimant qu’il ANNONCE une baisse des taux.

Alors là, si je pouvais utiliser des smileys avec des gros yeux tout ronds et la bouche bée, je le ferais. Parce que là, ça frise le journalisme d’investigation. Le patron de la FED nous dit qu’il fera ce qu’il faut pour soutenir l’économie et immédiatement, comme ça, en un éclair de génie, on en déduit qu’il va baisser les taux. C’est trop pour moi. Je retourne me coucher.

 

Chiffres

C’est la journée PMI et ISM un peu partout dans le monde, mais le plus important à retenir ce matin, c’est que les futures sont en hausse et que Super-Powell est toujours avec nous, c’est un peu comme à la fin d’Avengers, on se dit qu’il y a toujours un Super-Héros quelque part pour nous aider. Eux ils ont Captain Marvel et nous on a Captain Powell.

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Philippe Bihouix – Pour éviter l’effondrement, que faire ?

Par Les Econoclastes

Philippe Bihouix,  ingénieur centralien, membre de l’Institut Momentum et auteur de « Le Bonheur était pour demain. Les rêveries d’un ingénieur solitaire » était invité avec Christophe Ramaux, économiste et membre de Les Économistes Atterrés, dans l’émission « Interdit d’interdire » animée par Frédéric Taddeï pour parler d’effondrement : que faire pour l’éviter?

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Barre sur les T, points sur les I – Binck Hebdo du 28 mai

Par Nicolas Chéron

Binck Hebdo est un point complet sur les indices, la géopolitique, les statistiques et de nombreuses actions.

 

02:04 Avertissement

04:35 Actualités des indices internationaux et matières premières

21:46 Actualités actions : Casino, Renault, Huawei

36:10 Chiffres économiques internationaux

39:07 Top/Flop

44:44 Indices internationaux et matières premières

57:06 Valeurs françaises et internationales (ordre alphabétique)

 

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Binck Hebdo spécial avec Karen Peloille – 21 mai 2019

Par Nicolas Chéron

Binck Hebdo est un point complet sur les indices, la géopolitique, les statistiques et de nombreuses actions.

 

01:09 Avertissement

03:50 Actualités des indices internationaux et matières premières

11:45 Top/Flop

27:32 Chiffres économiques internationaux

32:41 Ichimoku avec Karen Peloille

55:53 Indices internationaux et matières premières

01:11:18 Valeurs françaises et internationales (ordre alphabétique)

 

 

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Une France sans diesel, ni essence ?

Par Nicolas Meilhan

Nicolas Meilhan était invité dans la Matinale de BFM TV avec Pauline Ducamp,  journaliste automobile BFM TV, pour évoquer la fin de la vente des voitures thermiques à horizon 2040 : un engagement possible?

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Macro Digest : False Stabilisation & Trade war

Par Steen Jakobsen
  • The G-20 meeting in Japan is a very bad place to go looking for a trade deal between China and US (WTO is one of the main agenda points)
  • The rhetoric change in China this week takes down our 75/25 for a deal odds to 50/50 – Remember: Nothing happens in vacuum in China
  • Risk is our next “infliction point” expected in July/August could move forward to just past G-20 meeting on June 28/29th
  • Policy response is likely to be lower Fed policy rates in the US, infrastructure spending in China combined with much lower RRR overall. China needs jobs, US needs growth
  • XAU/CNY is the trade to watch on RISK ON/OFF – we are now long XAU/CNY

 

Apart from the more overall negative tone coming from trade talks we also have a keen eye on the Iran vs. US escalation we are seeing – The mobilization in the US forces is significant and I for one fail to see end game from this except of course from the obvious “deterrent » Cold War script.

 

macro digest steen jakobsen - false stabilisation trade war

 

 

Important links:

https://www.japan.go.jp/g20japan/

On the 28th and 29th of June 2019, the leaders of the G20 will gather in Osaka as Japan hosts its first ever G20 Summit. Concurrent with the Summit meeting, the Finance Ministers and Central Bank Governors’ Meeting, the Foreign Ministers’ Meeting, and other ministerial meetings will also be held at eight different locations throughout Japan.

 

http://www.g20.utoronto.ca/analysis/181201-kirton-osaka-priorities.html

Toward the end of the G20 Buenos Aires Summit on December 1, 2018, Japanese prime minister Shinzo Abe outlined to his fellow leaders, in Japanese and the watching media and public, his priorities for the Osaka Summit he will host on June 28-29, 2019.

The first was promoting free trade.

The second was science and technology innovation to solve social problems and foster a human-centred society, with an emphasis on women, youth and people with disabilities. This would produce a « post-industrial 4.0 society. » This meant promoting free and open cooperation for a future society that harnessed the full potential of science and technology and the digital world.

The third was infrastructure for development.

 

https://www.business-standard.com/article/pti-stories/developing-nations-call-for-filling-vacancies-at-wto-appellate-body-for-dispute-settlement-119051400897_1.html

The United States, a WTO member, has blocked the appointment of appellate body. The minimum quorum (3) for functioning of this body will end on December 10, after which it will become dysfunctional.

 

My Tweets on changing China rhetoric:

https://twitter.com/Steen_Jakobsen/status/1128565538555400197

https://twitter.com/Steen_Jakobsen/status/1128645424905117702

 

USA – Chine, 1 partout – Binck Hebdo du 14 mai

Par Nicolas Chéron

Binck Hebdo est un point complet sur les indices, la géopolitique, les statistiques et de nombreuses actions.

 

00:44 Introduction

07:58 Avertissement

09:14 Actualités des indices internationaux et matières premières

18:27 Uber, Apple, et ADP

25:02 Chiffres économiques internationaux

31:06 Top/Flop

40:19 Indices internationaux et matières premières

01:01:54 Valeurs françaises et internationales (ordre alphabétique)

 

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Philippe Bihouix : Prophète de l’apocalypse ?

Par ThinkerView

Interview en direct par Thinkerview de Philippe Bihouix, ingénieur centralien, membre de l’Institut Momentum et auteur de: « Le Bonheur était pour demain. Les rêveries d’un ingénieur solitaire »

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The Art of the Deal – Binck Hebdo du 7 mai

Par Nicolas Chéron

Binck Hebdo est un point complet sur les indices, la géopolitique, les statistiques et de nombreuses actions.

 

00:50 Avertissement

01:55 Introduction

16:46 Actualités des indices internationaux et matières premières

24:35 Top/Flop

35:46 Le site ForexFactory

38:07 Indices internationaux et matières premières

53:28 Valeurs françaises et internationales (ordre alphabétique)

 

 

 

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