Toute l'actualite de la finance et de la gestion du patrimoine en France

❌
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 27 septembre 2021Journal de l'Agence

« Pourquoi certains conseillers immobiliers réussissent-ils alors que tu galères ? », Cédric Laporte

Par Cédric Laporte

Tu pensais bien les décrocher ces 3 mandats supplémentaires par mois avec cette nouvelle appli de visites virtuelles. Mais tes résultats restent à l’horizontale. Pendant combien de temps avec cette nouvelle agence qui vient de s’installer sur ton secteur ? Tu fais pourtant ce qu’il faut. Tu vas sur le terrain. Tu ne comptes pas tes heures. Mais ça ne décolle pas et ta motivation est en berne. Tu te demandes pourquoi certains conseillers immobiliers réussissent et commencent leur journée avec la banane. Je te propose de décrypter avec moi ce qui leur a permis de disrupter l’immobilier, c’est parti !

En gardant les mêmes méthodes, on obtient toujours les mêmes résultats

Souvent, tout part d’un déclic. 

Les conseillers immobiliers qui réussissent sont ceux qui ont su voir qu’ils devaient se construire un environnement pour faire mieux avec moins.

Tu connais certainement cette phrase d’Einstein :

 “La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à des résultats différents”. Fais-tu partie de ceux qui croient que reproduire les mêmes méthodes de prospection, les mêmes processus d’organisation peuvent tout d’un coup augmenter tes honoraires alors qu’ils se maintiennent tout juste depuis plusieurs mois ?

Tes pairs, même les conseillers les plus expérimentés, n’ont pas forcément la bonne approche. Même s’ils ont connu le succès dans les années 2000. 

Je ne suis pas en train de te dire que tu vaux mieux que les autres (peut-être, mais qui suis-je pour en juger). En revanche, je sais qu’il y a des voies qui ne sont pas suffisamment exploitées grâce auxquelles tu peux briller et vivre confortablement de ton métier

J’ai en fait moi-même l’expérience après une trop longue période d’échecs cumulés, de doutes permanents et d’envies matinales de tout envoyer balader, même si je n’étais plus un débutant dans le métier. 

Ce que j’ai appris ? Décrocher le plus de mandats possible coûte que coûte fait partie des croyances qui peuvent mener ta stratégie dans une impasse. Quand la concurrence s’intensifie, courir après les volumes et sacrifier une partie de ses honoraires ne te permettra pas de durer dans l’immobilier.

Les conseillers immobiliers qui réussissent se libèrent de leurs croyances avant de définir leurs objectifs

Je sais que tu te fixes déjà des objectifs. Mais as-tu pris du recul ?

Je ne te parle pas du suivi, de mesure des écarts et des actions que tu prends comme inscrire plus de piges sur ton agenda, car la semaine dernière a été mauvaise.  Il est tout à fait louable de prendre le taureau par les cornes et déployer toute ton énergie pour faire face à la situation. Mais tu vas droit dans le mur si tu as des objectifs qui ne peuvent pas faire de toi un conseiller immobilier qui réussit. 

J’ai vu trop professionnels de l’immobilier s’épuiser, frôler le burnout parce qu’ils restent accrochés à une croyance bien ancrée dans leur approche de la prospection. Je les entends encore me confier à voix basse : “ les mandats exclusifs, c’est trop compliqué, je n’y arrive pas. Trop de monde sur le même gâteau. Les vendeurs sont devenus trop compliqués, trop exigeants, trop sollicités…”

Je pense que tu le sais, décrocher un mandat exclusif c’est possible et le faire à chaque fois aussi. Mais pas en claquant des doigts. 

Par contre, tu es sur la bonne voie si tu prépares un environnement qui va le transformer en évidence pour ton prospect. Mais à une condition. Que tu sois toi-même persuadé que le mandat exclusif est la meilleure façon d’aider ton prospect et que c’est la seule option que tu lui proposes.

Si tu restes avec la conviction que ce n’est pas pour toi et que tu ne peux pas y arriver, tu vas continuer à courir partout comme un poulet sans tête et finir par détester tes journées.

Les conseillers immobiliers sont de plus en plus nombreux, seuls ceux qui sortent du lot réussissent

Comment y parviennent-ils ? Ils deviennent “le maire de leur secteur”. 

J’aime beaucoup reprendre cette image pour illustrer avec force jusqu’à quel point ta réussite dans le métier dépend de ta capacité à te différencier en devenant omniprésent. Pour cela, il faut avoir compris que pour exister et être visible sur un secteur, il faut commencer par créer du lien

Être présent auprès des associations, fréquenter les restaurants, les commerçants, les marchés du week-end, participer aux événements… 

C’est ainsi que tu passes dans les conversations du “type de l’agence” à “Cédric, le conseiller immobilier sympa et disponible dont j’ai passé les coordonnées à ma sœur qui veut vendre pour un appart plus grand”.  Quand tu prépares une relation de confiance avec ce terreau-là, tu avances ensuite sur du velours.  Bien sûr, cela ne se fait pas en une semaine. Mais cela fait partie des petits pas à faire tous les jours pour décrocher tes étoiles

La profession attire de plus en plus. Pour les candidats à la reconversion, l’image du conseiller immobilier est devenue plus “glam” avec les émissions à succès sur la télévision. Et la situation de ces derniers mois n’a fait qu’attiser cet engouement pour un métier offrant plus de liberté et la maîtrise de ses résultats.

Peu importe que ces nouveaux venus aient pris ou pas, la pleine mesure des enjeux de la prospection. Aujourd’hui, ils sont sur le terrain, augmentent les sollicitations auprès des vendeurs et nourrissent leur agacement. Demain, ils seront sans doute encore plus nombreux. 

Plus que jamais, être présent autrement sur ton secteur s’impose à toi. 

Tu dois donner de ton temps avant de recevoir. 

Aider simplement en apportant de la valeur. 

C’est comme cela que tu développes les recommandations. 

Les méthodes de prospection des années 2000 ne fonctionnent plus

Les méthodes de prospection à froid sont comme des coups d’épée dans l’eau, parce que la plupart des conseillers immobiliers les utilisent et que les prospects sursollicités sont sur la défensive. Elles te réclament de plus en plus d’énergie pour obtenir en proportion de moins en moins de résultats. Au bout d’un moment, la frustration cède la place à la démotivation. Et c’est compréhensible. 

Mais tu peux changer ça.  Les conseillers immobiliers qui réussissent ont su développer 2 voies que les autres explorent encore à peine : leur liste de contacts et leur communication digitale.

  1.  Ta liste de contacts est une ressource qu’on oublie d’exploiter. La travailler te permet pourtant de te créer un vivier de recommandations. Je suis étonné de constater à quel point on oublie de dire à ses proches, aux amis de ses proches, à ses potes de lycée, aux parents des amis de tes enfants… qu’on est exauceur de rêve immobilier.
  2. Pour t’adresser aux personnes qui ont vraiment envie de vendre leur bien, tu ne peux plus faire l’économie d’être vraiment présent là où ils commencent leur recherche : sur le web et sur les réseaux sociaux.

Tu disposes d’un incroyable levier pour développer ta notoriété avec :

  • des conseils de valeur qui répondent aux problématiques que rencontrent les personnes qui veulent vendre sur ton secteur “comment mettre en valeur votre bien”, “les 7 étapes indispensables pour réussir votre vente” ;
  • les évolutions ciblées de ton secteur, celles qui concernent l’immobilier bien sûr, mais aussi les services, la vie de quartier ;
  • les stats de tes dernières ventes sur le quartier, leurs délais, l’écart entre l’estimation et le prix réel, des témoignages clients ;
  • le partage de ton quotidien d’agent immobilier avec tes collègues, tes partenaires, tes angoisses, tes fous rires, ta satisfaction à voir les yeux de tes clients briller.

Savoir écouter et répondre aux émotions

“ Les vendeurs sont trop compliqués…” vraiment ? Mais que fais-tu quand tu vas t’acheter un nouveau canapé ?

Tu erres de site en site des jours et des semaines. Tu hésites sur la couleur. Tu te demandes s’il sera aussi confortable que ton vieux convertible avachi. Tu te décides finalement à demander deux échantillons de tissu. Tu relis en détail les avis clients. Tu demandes à ta copine Clotilde où elle a acheté le sien. Mais toutes ses informations sèment le trouble dans ton esprit. Tu voudrais en finir une bonne fois pour toutes pour profiter complètement de ta nouvelle déco. C’est à ce moment-là que tu décides d’en parler avec un expert pour savoir si tu peux choisir un revêtement en lin sans craindre un effet plissé froissé permanent dans quelques mois. Par contre, tu ne veux pas qu’il te saoule avec les chiffres des densités de l’assise en récitant la fiche de description et tu demandes comment tu vas te débarrasser de l’autre canapé….  

Ton vendeur immobilier, veut simplement la même chose que toi. 

Il s’est informé sur le web, comme toi. Il s’est peut-être égaré sur les sites de ventes de particulier à particulier. Il a fait quelques estimations en ligne, car il avait besoin de savoir. Il arrive devant toi avec beaucoup de questions en tête. Comme toi avec ton canapé, il veut rencontrer un expert qui commence par écouter, qui adapte ses solutions à ses besoins, qui les devance même. 

Les conseillers immobiliers qui réussissent ont développé leur intelligence émotionnelle et savent se mettre à la place de leurs prospects. Ils ont appris à écouter, traduire les non verbaux, les attitudes autant que les paroles parce qu’ils savent que ce sont les émotions qui gouvernent les décisions.

Miser sur le cercle vertueux de l’expérience client réussie

Le mandat exclusif est le seul cadre dans lequel tu as les coudées franches pour installer les conditions d’une expérience client 5 étoiles. En orientant ta stratégie et tes plans d’action vers le mandat exclusif, ta notoriété se renforce avec plus de clients comblés qui deviennent des ambassadeurs hors pair. Et tu le sais le bouche-à-oreille et les avis clients pèsent de plus en plus dans le choix d’un conseiller immobilier.

J’espère qu’avec ce décryptage tu as fait le plein de motivation pour réussir ce dernier trimestre et avancer vers cette nouvelle version de l’immobilier.

Tu es prêt à passer à l’action et tu veux en savoir plus sur mes méthodes pour rentrer régulièrement des mandats exclusifs qui se vendent vite sans prospection intrusive ? Alors, viens t’inscrire à ma prochaine vidéo conférence.

 

Cet article « Pourquoi certains conseillers immobiliers réussissent-ils alors que tu galères ? », Cédric Laporte est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

«L’attitude des banques pourrait freiner les intentions des primo-accédants », Olivier Colcombet, Optimhome

Par Aurélie Tachot

Les primo-accédants se montrent-ils présents sur le marché ?

Oui, les intentions d’achat des primo-accédants sont fortes. Un tiers des moins de 35 ans déclarent avoir un projet d’acquérir un logement dans les 12 prochains mois, selon une étude menée par Drimki et BVA. C’est une part très élevée. Nous restons toutefois prudents car l’attitude des banques combinée à la possible croissance des taux de crédits pourraient freiner leurs intentions. Rappelons qu’en France, le prix moyen d’acquisition est de 230 000 euros et que les banques privilégient les jeunes acquéreurs qui justifient d’un apport compris entre 10 et 15 % du prix du bien. C’est une approche qui écarte un bon nombre de primo-accédants. Selon la Centrale du Financement, ces derniers représentent 50 % des dossiers traités par les banques, mais seulement 30 % des signatures.

La crise sanitaire a-t-elle modifié les attentes des Français en matière de logement ?

59 % des Français qui avaient un projet immobilier le réorientent suite à la crise, d’après l’étude que nous avons menée avec l’IFOP*. Ce changement porte sur le lieu, la caractéristique du bien (jardin, bureau…) ou la surface. Les zones périurbaines et les communes rurales remportent un franc succès depuis le début de la crise : 8 répondants sur 10 les plébiscitent. Si le cadre environnemental du logement est prépondérant, la performance énergétique le devient tout autant. Avec l’entrée en vigueur du DPE 3, une question se pose : les Français sont-ils prêts à mettre la main au portefeuille pour rénover leur logement lorsqu’il est considéré comme « passoire énergétique » ? Aujourd’hui, la réponse est non. Et pourtant, ils pourraient, à terme, se retrouver dans l’incapacité d’augmenter leur loyer ou même de le louer.

L’exode des citadins vers les campagnes, dont on a beaucoup parlé ces derniers mois, a-t-il véritablement eu lieu ?

Non, le grand exode urbain n’a pas eu lieu. Ce qui ressort de notre étude, c’est que 46 % des porteurs de projets souhaitent en priorité habiter dans un environnement plus sain et moins pollué. C’est un critère qui est cité par la plupart des générations d’acquéreurs. 87 % des personnes interrogées estiment d’ailleurs que le niveau de pollution de l’air est important dans le cadre d’un achat immobilier. 91 % citent la présence d’espaces verts. Pour autant, on ne constate pas de ruée vers les campagnes. Les porteurs de projets sont davantage intéressés par les villes moyennes, depuis lesquelles ils souhaitent pratiquer le télétravail. Les Millenials investissent beaucoup en périphérie des grandes villes, par exemple.

Comment le réseau Optimhome traverse-t-il la crise sanitaire ?

 Tous nos conseillers immobiliers ne vivent pas la crise du Covid-19 de la même façon. Les plus expérimentés ont, certes, peu de mandats mais ils les sortent avec beaucoup de rapidité. Pour ceux qui sont en poste depuis moins de 36 mois et qui représentent environ la moitié de notre effectif, la situation est plus compliquée. Mais d’une manière générale, notre modèle digital permet à nos conseillers de continuer à travailler dans de bonnes conditions. Ils étaient familiers des outils numériques et pratiquaient déjà leur activité depuis leur domicile avant la crise. Les confinements successifs n’ont donc pas chamboulé leurs habitudes de travail. C’est moins le cas des professionnels travaillant dans des agences physiques, dont le modèle est forcément moins résilient à la crise.

Quels nouveaux outils digitaux allez-vous proposer à vos conseillers ?

 Nous allons « recustomiser » notre web agency afin de donner à nos conseillers plus de liberté quant à l’élaboration de leur site web vitrine. En plus de leur fournir des maquettes pré-définies, nous allons leur permettre d’agencer différents blocs pour confectionner un site web à leur goût, tout en respectant la charte graphique du réseau. Nous lancerons également un service dédié au référencement web qui permettra à nos conseillers d’avoir une visibilité individuelle et collective. C’est d’autant plus important que cette dimension collective prend chaque année un peu plus de place : à l’échelle d’un territoire, nos conseillers partagent leur rémunération et recrutent ensemble. Enfin, nous allons revoir nos parcours de formation et les panacher davantage entre présentiel et distanciel.

Quel premier bilan vos conseillers tirent-ils de l’année 2021 ?

L’année 2021 est jusqu’ici en dent de scie avec des coups de freins brutaux suivis d’accélérations phénoménales. Nous constatons déjà un phénomène de rattrapage par rapport à 2020 : au cours du premier semestre, nous avons enregistré une progression de 40 % de nos volumes de ventes. Sur l’année entière, elle devrait être de l’ordre de 15 à 20 %. On prévoit, en 2021, un volume de transactions qui dépassera le million, pour la 3e année consécutive. Ce qui est rassurant, c’est que pour 55 % des Français, la perception du contexte politique et économique est favorable à l’achat d’un bien, selon notre étude. C’est 10 points de plus qu’en mai 2020. La pierre reste donc une valeur refuge : il y a un fort appétit des Français de sécuriser leurs investissements dans l’immobilier.

 

 8e vague de l’étude IFOP pour Optimhome, menée en mai 2021 auprès de 1502 personnes représentatives de la population française.

 

 

Cet article «L’attitude des banques pourrait freiner les intentions des primo-accédants », Olivier Colcombet, Optimhome est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

«Baromètre LPI-SeLoger septembre 2021 : Des différences de prix persistantes entre les grandes villes », Michel Mouillart

Par Michel Mouillart

Rebond des prix des maisons anciennes

Au fil des mois, la hausse des prix des logements anciens se fait moins vive : + 2.7 % sur un an, pour retrouver un rythme d’augmentation comparable à celui de l’année 2016. Mais il y a 5 ans, les prix des appartements et ceux des maisons progressaient à un rythme comparable. En revanche, si la hausse a nettement ralenti depuis l’année dernière (+ 4.8 % en 2020), c’est en raison de la baisse du prix des maisons.

A fin août, les prix des maisons anciennes baissent de 2.1 % sur un an. En effet, dès la sortie du 1er confinement, ils se sont nettement redressés (une marche de 5 à 6 %), pour se maintenir à niveau élevé durant l’été et l’automne 2020. Mais le soufflet s’est dégonflé dès le début de 2021 : toutes les tailles de maisons ont été concernées par le repli qui explique cette baisse sur un an. Cependant après 6 mois de dégradation, les prix signés des maisons ont commencé à rebondir en juillet : la hausse s’est accélérée en août, avec + 2.5 % sur 3 mois. Pourtant, le resserrement de l’accès au crédit décourage toujours une partie de la demande.

Par contre, la hausse des prix signés des appartements anciens se poursuit à un rythme soutenu : + 6.4 % sur un an à fin août, contre + 4.4 % il y a un an à la même époque. D’ailleurs, sur 3 mois, l’augmentation est toujours très rapide : + 3.1 %, confirmant les évolutions constatées depuis la fin de l’hiver dernier. Et toutes les tailles d’appartements connaissent une telle évolution : même les prix des plus grands appartements (les 6 pièces et plus) s’élèvent rapidement, après plusieurs mois d’hésitations.

Poursuite de la baisse des prix des maisons neuves

La baisse des prix des maisons neuves est toujours rapide : – 5.1 % en août, sur les 3 derniers mois. Mais depuis juillet dernier, et après 6 mois de diminution à un rythme soutenu, le recul se fait moins rapide. Pourtant en août, les prix ont reculé de 5.5 % sur un an tandis qu’en 2020 à la même époque, ils augmentaient de 3.1 %.

En revanche, l’augmentation des prix des appartements neufs se maintient à un niveau élevé, avec + 4.4 % sur un an : pour retrouver des hausses aussi rapides, il faut revenir au début de l’année 2012, avant que le marché ne se dégrade fortement.

Au total, la hausse des prix des logements neufs ralentit encore, avec en août + 2.6 % sur un an.

Des différences de prix persistantes entre les grandes villes

La hausse des prix des appartements anciens se poursuit dans la plupart des grandes villes. Elle est d’au moins 10 % sur un an dans plus d’un quart d’entre elles, sans véritables signes de ralentissement de l’augmentation.

Par exemple sur Paris où les prix signés dépassent les 10 000 €/m² dans 16 arrondissements, le rythme de la hausse se maintient à plus de 6 % pour le 3ème mois consécutif (+ 6.3 % sur un an en août) : alors que les prix affichés progressent de 6.7 % sur un an, confirmant que les offreurs tablent toujours sur la poursuite de la hausse, comme ils l’affichent depuis plus d’un an.

Et comme presque partout les hausses sont rapides, les différences de prix persistent entre les grandes villes. Ainsi, si les prix de Levallois-Perret et de Neuilly sur Seine sont comparables à ceux de Paris, passer la Seine pour Asnières ou Courbevoie se traduit toujours par une baisse de prix de 35 % ; passer la Défense pour Colombes ou Nanterre, par une baisse de 50 % ; passer le périphérique nord pour Aubervilliers ou Saint Denis, par une baisse de 60 % …

Et si Bordeaux ou Lyon sont moins chères de 10 % que Colombes ou Nanterre, elles sont en revanche plus chères de 25 à 30 % que Mérignac et Pessac ou que Villeurbanne. Ces dernières étant elles-mêmes 3 fois plus chères que les départements à dominante rurale !

Un été en demi-teinte

En dépit d’un début d’année hésitant, les achats de logements anciens par des particuliers ont nettement progressé durant le 1er semestre : + 21.0 %, en glissement annuel. L’activité a en effet bénéficié d’une amélioration sans précédent des conditions de crédit et du dynamisme d’une offre bancaire qui, dans la perspective des nouvelles contraintes sur l’apport personnel imposées par la Banque de France, a cherché à satisfaire largement la demande.

Mais dès le début de l’été, les achats des particuliers ont commencé à devenir moins faciles à financer. Sur juillet et août, la demande a baissé de 11.7 %, en glissement annuel : par rapport, il est vrai, à une période équivalente qui en 2020 bénéficiait pleinement de la sortie du 1er confinement.

Néanmoins, sur les 8 premiers mois de l’année, le niveau des ventes est en hausse de 10.5 % en glissement annuel. Pour autant, elle reste de 11.0 % inférieure à son niveau des mois de janvier à août 2019.

Tensions sur le marché des appartements

En août 2021, France entière, les marges de négociation se sont établies à très bas niveau (3.8 % en moyenne), prolongeant la situation constatée depuis la fin du printemps.

Sur le marché des appartements où la hausse des prix reste très rapide, les marges reculent encore (3.6 % en août) et elles sont redescendues à un de leur plus bas niveaux de ces dix dernières années. Alors que depuis le début du printemps les prix signés augmentent près de deux fois plus rapidement que les prix affichés, cette situation confirme que les capacités de négociation des candidats à un achat restent très limitées. Ainsi, dans les régions où la pression de la demande reste très élevée, face à une offre souvent insuffisante (Bourgogne, Bretagne, Languedoc-Roussillon, Limousin ou Poitou-Charentes, notamment), les négociations ont quasiment disparu : les vendeurs font le marché.

Sur le marché des maisons, le taux de marge (4.0 % en août) s’est redressé, après être descendu à son plus bas niveau historique en juillet. Il reste néanmoins toujours très faible, en dépit de la remontée des prix des maisons constatée depuis le début de l’été. Et comme les prix signés progressent partout plus rapidement que les prix affichés, dans les régions où la demande est toujours trop forte face à une offre largement insuffisante, les marges ont encore reculé (Aquitaine, Auvergne, Ile de France, Nord-Pas de Calais et Picardie, notamment).

Belle progression des ventes dans la plupart des régions

En dépit d’un début d’été marqué par les hésitations de la demande, les ventes réalisées de janvier à août 2021 sont de 10.5 % supérieurs à leur niveau des huit premiers mois de 2020. Mais dans certaines régions, le marché s’est récemment affaibli plus rapidement ou il ne s’était pas redressé aussi nettement qu’ailleurs.

Après un rebond souvent rapide au printemps, les ventes enregistrent un repli de l’ordre de 5 % dans 5 régions : Alsace, Basse Normandie, Ile de France, Nord-Pas de Calais et Picardie.

Dans toutes ces régions, la capacité d’achat des ménages (l’adéquation entre les niveaux des revenus des candidats à l’achat et les prix des logements proposés à la vente) a été altérée par l’évolution des prix de l’immobilier, alors que le resserrement de l’accès au crédit décourageait une partie de la demande.

Ailleurs, les ventes progressent d’au moins 5 %. Dans 5 régions, l’augmentation est même de 15 % (Bourgogne, Bretagne, Languedoc-Roussillon, Limousin et Poitou-Charentes) : dans ces régions, l’accession à la propriété continue à pleinement bénéficier de l’amélioration des conditions de crédit et du dynamisme de l’offre bancaire.

Baisse persistante des prix des maisons dans les métropoles

L’augmentation des prix des appartements se poursuit dans la plupart des métropoles. Elle est la plus rapide (au moins 8 % sur un an) sur Brest Métropole, Nantes Métropole et l’Eurométropole de Strasbourg : sur ces territoires métropolitains, les hausses sont même à 2 chiffres dans les villes-centre. Et presque partout, les augmentations restent les plus rapides sur les villes-centre, l’attractivité des communes périphériques mise en lumière depuis le 1er confinement s’étant progressivement atténuée.

Cependant, en dépit du rebond des prix des maisons constaté depuis la fin du printemps, la baisse des prix des maisons mesurée sur un an persiste dans toutes les métropoles. Elle est très rapide (au moins 10 % sur un an) sur Grenoble-Alpes-Métropole et Rennes Métropole : elle se constate alors aussi bien dans la ville-centre qu’en périphérie et à un rythme comparable presque partout sur le territoire métropolitain. La diminution reste en revanche la plus lente (de l’ordre de 2 %) sur Brest Métropole, l’Eurométropole de Strasbourg et la Métropole de Nice-Côte d’Azur, voire sur la Métropole Européenne de Lille, la Métropole du Grand Nancy et la Métropole de Lyon (de l’ordre de 3 %) : sur Brest, Lille et Nice, les prix des maisons augmentent encore dans la ville-centre, sur des marchés caractérisés par la pénurie de biens de qualité ; en revanche les baisses sont générales et comparables sur les 3 autres métropoles entre la ville-centre et la périphérie. Un profond changement a donc transformé le marché des maisons : l’attrait de la maison individuelle s’est émoussé, la demande solvable capable d’acquérir ces biens s’est épuisée ; d’autant que les financements bancaires espérés sont plus difficiles à obtenir.

 

 

Cet article «Baromètre LPI-SeLoger septembre 2021 : Des différences de prix persistantes entre les grandes villes », Michel Mouillart est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

À partir d’avant-hierJournal de l'Agence

Flyers personnalisés : un nouveau service pour gagner du temps

Par jda

Pour être au plus proche des professionnels de l’immobilier imprimerie-immo.com va proposer 500 nouveaux templates chaque année à ses clients.

Le service permet de disposer de flyers déjà créés et personnalisés aux couleurs des professionnels de l’immobilier,  facilitant ainsi la mise en place d’un plan de communication local. « Nous sommes très heureux de lancer ce service qui constitue une étape supplémentaire à notre démarche d’optimisation de l’expérience client, il s’adresse particulièrement à tous ceux qui n’ont pas le temps de réfléchir à une création » se réjouit Wilfrid Paynel.

Les premiers flyers « Halloween » sont disponibles , l’agence peut d’ores et déjà commander ses flyers originaux pour 67,75 euros ht les 5000 exemplaires en format A5 sur un papier 135 grammes couché brillant.

 

A propos de la centrale d’achat

Depuis 2020, la plateforme propose aux professionnels de l’immobilier de l’imprimerie, des goodies, l’impression sur textile, des vitrines, elle rassemble 15 000 professionnels de l’immobilier, chaque mois c’est 350 nouvelles inscriptions, une équipe de graphistes personnalise les produits proposés. Imprimerie-immo.com propose aussi de mettre en place un shop pour vos collaborateurs avec un engagement fort avec ce slogan : « Si vous trouvez moins cher ailleurs, on s’aligne et on baisse de 5% ».

imprimerie-immo.com est adhérant d’Opinion System.

 

Cet article Flyers personnalisés : un nouveau service pour gagner du temps est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Citima, le CRM immobilier véritablement orienté client

Par Christophe Voiret

Le fondateur et le Pitch

Citima a été fondé par Geoffrey Kazmierczak, designer d’expérience utilisateur, et Pierrick Thébault, ancien chercheur du MIT, travaillant depuis 10 ans à l’intégration des données et des algorithmes d’intelligence artificielle dans les outils et services du quotidien.

C’est lors d’une recherche immobilière simultanée que leur est venue l’idée de créer Citima.

En 2019, ils travaillent pendant plusieurs mois en étroite collaboration avec des directeurs d’agences et créent un CRM immobilier spécialement conçu pour qualifier automatiquement les candidats locataires et faciliter la collecte des dossiers de location.

Le service

Complémentaire au logiciel immobilier de l’agence et à l’outil de gestion locative, Citima permet aux professionnels de l’immobilier de gagner du temps, d’augmenter le productivité des équipes et de délivrer une meilleure expérience client.

« Avec Citima, les agences immobilières prennent en charge leurs candidats locataires en moins de 5 secondes et sont outillées pour suivre et traiter les demandes en un temps record » appuie Pierrick Thébault, co-fondateur de Citima.

Pour cela, Citima propose de nombreuses fonctionnalités, parmi lesquelles :

  • La réception de l’ensemble des demandes de contact en provenance des annonces immobilières et la génération automatique des fiches clients;
  • L’envoi automatique et instantané d’un accès à un espace sécurisé aux candidats locataires par e-mail et sms;
  • La qualification automatisée des candidats locataire en fonction de la GLI pour aider les agents immobiliers à cibler le candidat idéal sans effort;
  • La collecte des dossiers de location dans un espace sécurisé.

Egalement efficace pour la transaction, c’est aujourd’hui le CRM immobilier utilisé au quotidien par une centaine d’agences partout en France.

« Citima souhaite libérer les agents immobiliers des tâches chronophages et sans valeur ajoutée, afin qu’ils puissent consacrer plus de temps au contact humain, plus que jamais au coeur de leur métier. » explique Geoffrey Kazmierczak, co-fondateur et CEO de Citima.

Pour résumer, Citima c’est :

  • Une installation du logiciel en 5 min
  • 5 heures gagnées par collaborateur et par semaine
  • Une prise en charge des contacts 24h/24 et 7j/7

 Infos pratiques

Abonnement mensuel à 60€ ht/mois – Sans engagement – Essai gratuit pendant 14 jours.

Pour en savoir plus : https://www.citima.co

Vous pouvez également joindre l’équipe à l’adresse suivante : contact@citima.co

Cet article Citima, le CRM immobilier véritablement orienté client est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Prospection immobilière :  7 techniques pour remplir son portefeuille de mandats

Par jda

1. Prendre son C.A.F.E

La signification de cet acronyme ? Connaissances, Amis, Famille, Environnement professionnel proche… Votre mission ? Sonder votre entourage. Non seulement, cette première méthode ne vous coûtera pas un centime, mais elle sera très efficace si vous êtes débutant sur un secteur ou que vous changez votre activité.

Dans cette optique, vous allez devoir interroger un maximum de personnes autour de vous afin de sourcer toutes celles qui connaissent quelqu’un avec un projet immobilier. Par ailleurs, vous présentez aux entreprises du secteur ayant un lien avec l’immobilier vous permettra de vous faire connaître et de démontrer votre professionnalisme.

2. La prospection physique

Cette méthode de prospection, très active, ne vous coûtera pas d’argent non plus. Il existe deux écoles pour cette technique : ceux qui sonnent aux portes et ceux qui font du volume en déposant un flyer dans les boîtes aux lettres. Si les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients, je préconise tout de même de vous arrêter et d’entrer en contact avec les prospects.

En effet, la base de la prospection physique, c’est de discuter avec des gens et de créer des contacts.

3. La création d’événements

Toujours dans le cadre de la prospection active, la création d’événements est une arme redoutable pour toucher un maximum de personnes. Organiser un afterwork, des journées portes ouvertes ou encore participer à des salons vous permettra très rapidement d’améliorer votre notoriété au niveau local.

Pour ma part, j’ai même créé un club d’entrepreneurs qui réunissait chaque semaine plus de 30 professionnels pour échanger des affaires.

4. Le sponsoring local

Est-ce que vous avez déjà entendu parler du phénomène de réciprocité qui consiste à rendre quand on reçoit ? Dans la majorité des cas, le cerveau est en effet conditionné à cela.

Le sponsoring est une technique de prospection immobilière très efficace car il vous permet de véhiculer une image très positive.

Libre à vous de sponsoriser des événements locaux, tels que des lotos, des événements sportifs, des kermesses ou encore des actions organisées par des associations.

5. Le marketing digital

Très en vogue depuis le premier confinement, le marketing digital est également une méthode de prospection à part entière.

En effet, réseaux sociaux, blogging et autres publicités payantes vous permettent de bien cibler vos vendeurs et de récolter des mandats.

Mais attention, le marketing digital est particulièrement chronophage et peut se montrer très coûteux. Avant de vous lancer, je vous conseille donc de valider les techniques qui ont déjà fait leurs preuves et surtout de ne pas croire ceux qui vous conseillent dans le cadre de formations hors de prix, d’arrêter la pige pour vous consacrer à des tunnels de ventes… Rien ne vaut en effet les méthodes à l’ancienne !

6. Le marketing de contenu

Le marketing de contenu est l’une des méthodes que je préfère car elle apporte une valeur ajoutée aux prospects.

Autre atout non négligeable, il est possible d’associer le marketing de contenu, le terrain et le digital.

Cette technique de prospection de plus en plus incontournable consiste à partager du contenu et des conseils qui vont intéresser votre cible afin de mettre en avant votre expertise, votre professionnalisme et ainsi vous démarquer de vos concurrents. Envoi de newsletters, dépôt de documents informatifs dans les boites aux lettres, publication d’articles sur votre blog, partage de posts sur les réseaux sociaux… Autant de bonnes pratiques à mettre en place pour valoriser votre image de marque sur le terrain.

7. L’affichage

L’affichage physique est une technique de prospection immobilière passive.

En effet, il consiste à mettre des affiches en bord de routes, sur des panneaux déjà étudiés pour ou chez les particuliers.

Cette méthode est particulièrement efficace si vous trouvez des places stratégiques pour maximiser les chances de contacts :

  • une route très fréquentée,
  • un emplacement où les véhicules marquent un arrêt.

Placez, par exemple, votre panneau au milieu d’une intersection ou près d’un stop pour que les prospects aient le temps de récupérer vos coordonnées.

Un conseil : ne chargez pas trop votre support. Il faut des informations claires et concises pour être lu.

Jonathan Voogt, coach immobilier chez Réseau Expertimo.

 

 

Cet article Prospection immobilière :  7 techniques pour remplir son portefeuille de mandats est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Stéphane Plaza immobilier couronnée meilleure agence de l’année

Par jda

Les années se suivent et se ressemblent pour le réseau de Stéphane Plaza. Après avoir reçu le prix de « l’Agence immobilière de l’année 2020-2021 », le réseau est à nouveau plébiscité cette année par les consommateurs avec cette nouvelle distinction. L’enquête indépendante a été menée par la société IN MARKETING SURVEY SL auprès d’un échantillon de 4 500 évaluations de consommateurs français (hommes et femmes de + 18 ans). Avec une note finale de 8,29/10, le réseau de l’agent immobilier le plus célèbre de France s’est hissé sur la première marche du podium.

Des distinctions à la pelle

Les critères ? La bonne connaissance du marché local, le taux de commission, la disponibilité de l’agent immobilier, sa proximité et sa compétence, la diversité des offres disponibles, l’expertise technique, la réputation de l’enseigne ou du réseau immobilier, le rapport qualité-prix des offres proposées, sans oublier le service ont su faire la différence. Il faut dire que Stéphane Plaza Immobilier n’en est pas à sa première récompense. Le réseau, créé en 2015 et constitué aujourd’hui de plus de 600 franchisés, avait déjà été élu « Marque préférée des Français » dans la catégorie « réseaux d’agences Immobilières » en 2019 et numéro 1 des marques bienveillantes en 2017 pour l’attention et les actions concrètes améliorant la vie de ses clients.

« En tant que fondateur du réseau Stéphane Plaza immobilier, je suis heureux et ému de recevoir cette distinction d’Agence immobilière de l’année 2021-2022, pour la deuxième année consécutive. Cette récompense souligne l’importance du travail en équipe fourni depuis la création de cette aventure humaine incroyable auprès des franchisés et de tous les partenaires. Je remercie sincèrement celles et ceux qui nous font confiance au quotidien. Notre mission est de les accompagner pour réaliser leurs rêves et leurs projets de vie », a déclaré Stéphane Plaza.

 

 

Cet article Stéphane Plaza immobilier couronnée meilleure agence de l’année est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

« Application du régime de la copropriété, une question de nombre et d’usage », Caroline THEUIL juriste-rédacteur, expert immobilier

Par Caroline THEUIL

Depuis le 1er juin 2020, par application de l’ordonnance du 30 octobre 2019*, la soumission au régime de la copropriété a été recentrée autour de l’habitation. Ainsi, le régime de la copropriété s’applique désormais à « tout immeuble bâti ou groupe d’immeubles bâtis à usage total ou partiel d’habitation dont la propriété est répartie par lots entre plusieurs personnes » (article 1 – I loi 1965).

La règle de la pluralité des propriétaires

Si les notions d’immeuble bâti ou groupe d’immeubles bâtis et de répartition par lots sont des constantes récurrentes de l’article 1, il peut être intéressant de se pencher plus particulièrement sur les notions qui ont « évolué » au cours du temps : la question de la pluralité de propriétaires et la notion d’usage total ou partiel d’habitation.

Par principe, la copropriété ne peut exister qu’en présence d’au moins deux propriétaires distincts. Incidemment, elle disparaît lorsque ce nombre est ramené à un propriétaire unique. L’ordonnance de 2019 est venue finalement mettre l’accent sur cet élément en réintroduisant dans la loi de 1965, l’article 46-1 qui avait précédemment été abrogé par la loi Alur de 2014. Petit retour en arrière dans le texte fondateur qui réaffirme désormais que « la réunion de tous les lots entre les mains d’un même propriétaire entraîne de plein droit la disparition de la copropriété […] ».

Le caractère partiel ou exclusif de l’habitation

La notion d’usage total ou partiel d’habitation, vient quant à elle recentrer le régime de la copropriété autour du logement : peu importe que certaines typologies de lots soient majoritaires à d’autres, c’est l’usage qui prédomine. Il est donc essentiel de toujours s’attacher aux éléments matériels et objectifs permettant d’attribuer ou non à l’immeuble un caractère partiel ou exclusif d’habitation.

Une fois les différentes caractéristiques de l’article 1 réunies, le régime de la copropriété s’applique. Il s’agit d’un statut d’ordre public. Ainsi, aucune dérogation n’est consentie quand bien même il n’y aurait ni état descriptif de division, ni règlement de copropriété. En d’autres termes, il est parfaitement erroné de penser que la présence ou non d’un règlement de copropriété permet de soumettre un immeuble au régime de la loi de 1965. Dans de telles conditions, il semble parfaitement légitime de vérifier de manière systématique cette réalité notamment en raison des conséquences qu’une telle négligence peut générer (obligation de tenir une assemblée générale, présence d’un syndic, mentions légales sur l’annonce immobilière, diagnostic loi Carrez, documents obligatoires en cas de vente…).

Le renoncement au régime de la copropriété

L’ordonnance de 2019 entrouvre toutefois une voie dérogatoire pour les bâtis « à destination totale autre que d’habitation dont la propriété est répartie par lots entre plusieurs personnes » (article 1, II 1° loi 1965). C’est-à-dire que des immeubles à usage exclusif de bureaux ou de commerce pourront renoncer au régime de la copropriété en adoptant une convention. Celle-ci doit expressément préciser que les parties ont choisi de déroger à la loi de 1965, et mettre en place une organisation dotée de la personnalité morale et suffisamment structurée pour assurer la gestion de leurs éléments et services communs. Notez encore que pour les immeubles déjà soumis à un régime de copropriété, la convention doit être adoptée à l’unanimité en assemblée générale.

Concernant les ensembles immobiliers (article 1, II 2° loi 1965) , la législation reste constante et ceux-ci sont soumis au régime de la copropriété à défaut de convention contraire. La difficulté attachée spécifiquement à ce type de biens est très certainement la manière dont on le définit. Sur ce point un arrêt de la Cour de cassation en date du 26 mars 2020** est venu préciser cette notion dont la caractéristique première est d’être hétérogène.

* Ordonnance n° 2019-1101 du 30 octobre 2019 portant réforme du droit de la copropriété des immeubles bâtis 

** Arrêt n°279 du 26 mars 2020 (18-16.117), Cour de cassation, troisième chambre civile 

Cet article « Application du régime de la copropriété, une question de nombre et d’usage », Caroline THEUIL juriste-rédacteur, expert immobilier est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Rénovation énergétique : la FNAIM, l’UNPI et Plurience réclament plus de moyens au gouvernement

Par jda

« Nous avions anticipé que 40 % des logements changeraient de classement avec le nouveau DPE. Mais les calculs théoriques prévoyaient qu’il n’y aurait pas plus de logements très énergivores. Ce n’est pas du tout ce que nous constatons sur le terrain », s’est ainsi alarmé Jean-Marc Torrollion, Président de la Fédération nationale de l’Immobilier dans un communiqué.

Lancé le 1er juillet 2021, l’objectif du nouveau diagnostic de performance énergétique est double. D’une part, livrer un état des lieux fiable de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre des biens immobiliers, mais aussi porter des recommandations de travaux pour effectivement redresser la performance et améliorer le classement des logements. En vertu de loi Climat, les passoires thermiques, classés F et G ne devraient ainsi plus pouvoir être proposés respectivement à la location en 2028 et 2025. Or, « le nombre de logements F et G, impactés les premiers par les obligations issues de la loi Climat et résilience, est en train de doubler. », souligne Jean-Marc Torrollion.

Anticiper les impacts de la loi Climat

L’UNPI, la FNAIM et l’association Plurience, qui regroupe les 13 plus gros acteurs du marché de la Transaction et Gestion immobilière, regrettent que leurs alertes n’aient pas été entendues lors de l’examen de la Loi Climat. « La Loi a été votée : elle lance un compte à rebours inéluctable, qui impacte directement tous les Français locataires. Sans changement à très court terme, 1 ménage sur 4 verra son logement frappé d’une interdiction de location de son logement d’ici 2034 ! », constate Christophe Demerson, Président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers.

Dans cette optique, propriétaires et professionnels de l’immobilier appellent le Gouvernement à engager les moyens permettant une rénovation de grande ampleur, et ce, dès le projet de loi de finances pour 2022 : doubler le plafond des déficits fonciers imputables sur le revenu et prévoir l’extension du Denormandie dans l’ancien à tout le parc F et G. « Notre objectif a toujours été d’éviter que des biens ne sortent du parc locatif, ce qui implique de réussir la rénovation ! Dès l’examen parlementaire de la loi, nous avons proposé des ajustements et des outils. Ces alertes n’ont pas été entendues. Dont acte. Mais le nouveau DPE amplifie le risque », poursuit Jean-Michel Camizon, président de l’association Plurience. Le risque de désinvestissement dans les 7 millions de logements qui constituent le parc locatif privé semble aujourd’hui réel. « Les Français, conscients de l’enjeu environnemental, ont le souhait de s’engager pleinement dans le mouvement de la rénovation énergétique. Nous le voyons. Le succès de MaPrimeRénov’ en est le plus bel exemple. Nous nous en réjouissons. Mais c’est insuffisant pour garantir la réalisation de travaux qui permettront d’améliorer efficacement le classement énergétique des biens concernés. Il faut booster à court terme des travaux d’ampleur. Cela représente un coût. Mais c’est celui du logement des Français », conclut le Président de la FNAIM.

 

Cet article Rénovation énergétique : la FNAIM, l’UNPI et Plurience réclament plus de moyens au gouvernement est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

« En France, nous avons perdu le sens du service », Philippe Briand Président de Arche

Par Aurélie Tachot

JDA : Votre histoire est celle d’un « self-made man » !

Philippe Briand : Je me destinais au métier de coiffeur, comme mon père. Mais mon avenir a pris une autre tournure, après avoir hérité de  350 000 francs, suite aux décès de mes parents. Avec cette somme, j’ai acheté six studios à Tours, que j’ai mis en gérance auprès de  plusieurs agences. L’un des directeurs peu scrupuleux, qui usaient de méthodes « à l’ancienne » m’a vendu son agence en 1991. Ce fut mes  premiers pas dans l’immobilier, alors que je n’avais qu’un DUT « Techniques de commercialisation » en poche. J’ai toutefois appris les  métiers de l’immobilier, j’ai redressé l’agence en instaurant un langage de vérité avec mes clients et j’ai recruté 5 salariés, qui ont su me  faire confiance.

JDA : Ce fut le début d’une longue série d’acquisitions…

Philippe Briand : Oui, car en 1993, j’ai fait l’acquisition d’un second cabinet, cette fois-ci au Mans, appelé « Le Syndic » qui est ensuite devenu Citya Immobilier, puis de deux autres à Paris et Cannes.

JDA : Depuis, vous avez bâti une « galaxie » immobilière en rachetant, entre autres, les réseaux Laforêt, Guy Hoquet et, plus récemment,  Century 21. Comment les avez-vous choisis ?

Ph. B. : J’ai acheté ma première franchise – Laforêt – par curiosité. Je me suis aperçu que les franchisés étaient des entrepreneurs : ils  consacrent toute leur âme et leur énergie à leur métier. Un franchisé, c’est un passionné engagé, qui connaît la victoire de décrocher un  nouveau client. Cet enthousiasme dont ils font preuve m’a rappelé mes débuts, lorsque j’avais peu de moyens et que je prenais de gros  risques. Ensuite, j’ai acquis Guy Hoquet et Century 21 par conviction. Mais je n’ai jamais considéré un rachat comme une opération financière. Ce qui m’intéresse, c’est l’histoire, l’implantation, la réputation d’une marque et ses hommes. Guy Hoquet, c’est la simplicité  d’une marque française. Laforêt, c’est l’esthétisme et le bienêtre de l’environnement. Century 21, c’est l’enthousiasme américain. Tous ces  réseaux ont su montrer leurs tours de pattes.

«Un franchisé, c’est un passionné engagé, qui connaît la victoire de décrocher un nouveau client.» Philippe Briand président de Arche.

JDA : Est-ce également par curiosité que Citya a racheté le réseau de mandataires Le Bon Agent, en 2018 ?

Ph. B. : Oui, car sa forme d’organisation était alors nouvelle. Je me suis aperçu que le modèle des réseaux de mandataires était  intéressant mais qu’il méritait d’être professionnalisé. Un mandataire réalise 3 à 4 ventes par an, il fait souvent ce métier en guise  d’activité complémentaire. Cette approche nous permet aujourd’hui d’exister dans des zones où l’installation d’un pas de porte ne se justifie pas, par exemple dans les territoires ruraux. Le Bon Agent rassemble désormais 200 mandataires, installés dans des espaces bien  circonscrits et formés de la même manière que tous nos collaborateurs, dans notre centre de formation « Avenir et Talent ». Leur atout,  c’est leur proximité avec leur clientèle, qu’ils connaissent par coeur, en partie parce qu’ils habitent sur le même territoire.

JDA : Comment avez-vous intégré toutes ces marques à la holding ?

Ph. B. : Pour chaque acquisition, ma volonté a été de ne pas changer le mode de fonctionnement en place, pour ne pas déstabiliser l’équipe. Mon mantra a toujours été : « on n’impose pas, on essaye plutôt de convaincre ». C’est, selon moi, ce qui caractérise une  entreprise familiale comme Arche. Je suis très agacé par les fonds d’investissement étrangers qui ne pensent qu’à valoriser leur capital  et qui laissent nos entreprises françaises exsangues. Personnellement, je crois plutôt à la longévité des projets. L’autre facteur de succès,  c’est le sens du service. En France, nous l’avons perdu et la digitalisation du métier a amplifié le phénomène. Pour le retrouver,  il faut savoir donner de la considération à ses clients, les encourager à revenir vous voir, vous et pas un autre. Cela suppose d’être  modeste toute sa vie et conscient de sa fragilité. Pour sensibiliser nos agents immobiliers à tous ces sujets qui font partie de notre ADN, nous consacrons  un budget huit fois plus important que le minimum légal à la formation. Chaque année, 55 000 heures de formation sont ainsi dispensées  et nous capitalisons, en parallèle, sur la transmission du savoir par les plus expérimentés.

JDA : Comment appréhendez-vous la digitalisation du métier d’agent immobilier ?

Ph. B. : Cela fait une dizaine d’années que nous avons numérisé notre approche, que nous avons un CRM. Lorsque j’entends que des réseaux immobiliers ont, pour ambition, de vouloir se digitaliser, je me dis qu’ils sont voués à mourir. Parler du digital, c’est être à la  mode. Mais, être à la mode, c’est avoir un destin de feuille morte… Pour moi, la digitalisation est l’équivalent de l’électricité il y a quelques  années. Ça n’a désormais plus de sens de rêver que son entreprise soit numérisée, toutes vont, de toute façon, y passer. C’est  un moyen, et non une fin. Certaines banques, qui sont en rupture de liens avec leurs clients, représentent l’excès de cette digitalisation, dans laquelle la profession immobilière ne doit pas tomber. D’autant plus si elle souhaite continuer à donner de la considération à ses  clients. Dans un contexte où les clients se plaignent de l’absence de services de la part des agents immobiliers, c’est avant tout le contact  humain, la proximité physique qu’il faut valoriser.

«Je suis très agacé par les fonds d’investissement étrangers qui ne pensent qu’à  valoriser leur capital et qui laissent nos entreprises françaises exsangues..» Philippe  Briand président de Arche.

JDA : Comment souhaitez-vous étendre cette « galaxie » immobilière ?

Ph. B. : Notre stratégie, c’est de consolider la position que nous avons, en multipliant les points de vente. Aujourd’hui, nous ouvrons 45  à 50 agences par an, soit environ une toutes les semaines. Century 21 s’apprête à passer le cap des 1 000 agences en France. Laforêt  devrait l’atteindre dans 5 ans et Guy Hoquet dans 8 ans. La crise sanitaire n’a pas entamé nos ambitions. Cette année, nous devrions réaliser 110 000 ventes malgré le contexte. Notre stratégie est également de développer nos activités complémentaires de prêt,  d’assurance, d’expertise… Notre objectif est par exemple de fournir, à nos clients, un seul interlocuteur pour l’achat de leur bien, l’octroi  de leur prêt et l’adhésion à leur assurance. Une fois que le frein législatif sera levé, nous aimerions enfin que l’ouverture du  capital des notaires soit permise au privé pour aller jusqu’à la rédaction des actes de vente, toujours dans l’intérêt de nos clients.

JDA : Quelles acquisitions pourriez-vous réaliser à l’avenir ?

Ph. B. : Il ne se passe pas deux semaines sans qu’une entreprise immobilière émerge avec un nouveau concept. Les acteurs du secteur  fourmillent d’idées ! Lorsque j’envisage une acquisition, je regarde plusieurs critères : la taille du marché de l’entreprise, s’il est possible de l’élargir et si cette stratégie peut offrir de la valeur ajoutée à nos clients finaux. Je garde également en tête que ce n’est pas parce  qu’un modèle fonctionne aux États-Unis qu’il trouvera de l’écho en France. À l’avenir, nous réaliserons effectivement de nouvelles  acquisitions, que nous dévoilerons en temps voulu. Notre objectif est de garder une longueur d’avance, sans pour autant avoir  l’obsession du résultat. Ce que je peux vous partager, c’est que nous constatons que le viager fait son grand retour et que le monde du logiciel immobilier est en perpétuelle évolution.

JDA : En février dernier, vous avez de nouveau investi dans le portail Bien’Ici. Quelles sont vos ambitions ?

Ph. B. : Le destin de l’industrie hôtelière, qui a été cannibalisé par la plateforme Booking, est riche en enseignements. Alors que la  profession immobilière était jusqu’ici clairsemée et qu’il y avait peu de jeu en équipes, nous avons décidé de suivre Alain Dinin dans son  initiative d’allier les principaux acteurs pour fonder Bien’Ici, détenu à 40 % par Nexity. Pour notre part, l’investissement s’est porté  à 20 millions d’euros. C’est une somme considérable mais qui va permettre aux professionnels de l’immobilier de publier leurs  annonces à des prix plus accessibles et, surtout, de ne plus être dépendants des portails historiques. Bien’Ici est aujourd’hui le 3e portail d’annonces : il progresse de 30 % chaque année et est utilisé par toutes les typologies d’agents immobiliers, y compris les agents indépendants. Maintenant qu’une force de vente est déployée sur le terrain, il devrait s’emparer de la 1ère place du podium.

 

 

 

 

 

 

 

Propos reccueillis par Aurélie Tachot

 

 

 

 

 

 

Cet article « En France, nous avons perdu le sens du service », Philippe Briand Président de Arche est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

« Après un beau printemps, une fin d’année maussade ? » Michel Mouillart

Par Michel Mouillart

Depuis l’été 2020, l’amélioration des conditions de crédit a été vigoureuse, avec des taux des crédits qui sont descendus à un niveau jamais  constaté jusqu’alors et des durées de prêts qui se sont encore allongées. Les banques ont ainsi cherché à redynamiser une demande  fragilisée par la crise sanitaire et la hausse des prix des logements anciens.

Jusqu’en juin dernier, le marché des crédits immobiliers a ainsi pu bénéficier d’un bon niveau d’activité, même s’il n’avait pas retrouvé la  vigueur qui était la sienne avant l’apparition de la Covid-19. Car la décision prise par la Banque de France de resserrer l’accès au crédit a  fortement pénalisé la demande de logements.

Mais depuis juillet, l’offre de crédits bancaires s’est nettement affaiblie, en dépit d’une nouvelle baisse des taux des crédits. Et tout prête à croire que le 2nd semestre de l’année ne sera pas aussi flamboyant que le printemps avait pu l’être. Le risque d’un retournement de conjoncture est non négligeable.

Des conditions de crédit exceptionnelles

Le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers qui recule depuis juillet 2020 a encore reculé en juillet dernier. Après s’être établi à 1,15%  en décembre 2020, il est descendu à 1,05 % (hors assurance et coût des sûretés) d’après l’Observatoire Crédit Logement/ CSA, au  niveau le plus bas jamais constaté jusqu’alors. Il a perdu 10 points de base (pdb) depuis décembre dernier et 19 pdb depuis un an. En dépit  de la reprise de l’inflation et de la montée des risques de défaut d’une partie des emprunteurs, les banques améliorent encore les  conditions des crédits octroyés pour soutenir la demande de crédits des particuliers.

En outre, le recul du taux moyen a été d’ampleur comparable quel que soit le revenu de l’emprunteur : avec en juillet, un taux moyen de  1,10 % pour les emprunteurs dont les revenus sont inférieurs à 3 SMIC (- 10 pdb depuis décembre) ; 1,04 % pour les 3 à 5 SMIC (- 10 pdb depuis décembre) et de 0,94 % pour les 5 SMIC et plus (- 8 pdb depuis décembre). Et depuis décembre dernier, les emprunteurs qui ne  présentent pas forcément les meilleurs profi ls (les 25 % d’emprunteurs dont les niveaux des revenus et l’apport personnel n’en  font plus les clientèles les plus recherchées) ont bénéficié d’une baisse de taux nettement plus rapide que celle des autres emprunteurs,  même sur les durées les plus longues. Par exemple, sur les durées de 25 ans, le taux proposé à ces emprunteurs a reculé de 24 pdb,  contre seulement 6 pdb pour ceux des emprunteurs au meilleur profil. Mais bien sûr, depuis la fin de l’année 2019, ces ménages ont dû  accroître sensiblement le niveau de l’apport personnel mobilisé, alors que par le passé cette catégorie de ménages pouvait réaliser des  projets immobiliers avec des taux d’apport très faibles.

Pour autant, on notera que les emprunteurs au meilleur profil (les 25 %  d’emprunteurs au niveau de revenus et à l’apport personnel les plus élevés) peuvent obtenir un taux moyen inférieur à 1 %, même sur  les durées les plus longues : avec, par exemple, un taux moyen à 0,77 % sur 20 ans et même à 0,65 % sur 15 ans, alors que le rythme de  l’inflation (indice des prix harmonisé, référence du secteur bancaire et financier) s’est établi à 0,85 % en juillet. De plus, la durée  moyenne qui s’est accrue dès le début de l’été 2020 s’établit maintenant à 236 mois, permettant à la demande d’absorber les conséquences de la hausse des prix des  logements et de contenir les taux d’effort sous le seuil des 35 % : d’autant que les dispositifs publics de soutien de la demande ne se sont  guère améliorés, depuis plusieurs années. En allégeant les conditions de crédit faites à la demande, les établissements bancaires  soutiennent donc l’activité des marchés immobiliers. Ainsi, en juillet 2021, la durée moyenne des prêts s’est maintenue à un niveau rarement observé par le passé : et depuis décembre dernier, la durée moyenne s’est accrue de 7 mois.

L’attérrissage de la production de crédits

Pourtant, en dépit de ces conditions de crédit exceptionnelles, le dynamisme du marché des crédits à l’ancien semble altéré.

La  diminution des taux d’apport personnel exigé et des conditions de crédit exceptionnelles avaient permis au marché de l’ancien d’atteindre un niveau d’activité particulièrement élevé, en 2019. Mais à partir de décembre 2019, la production de crédits a été affectée  par la mise en oeuvre de la recommandation du HCSF. Le marché a alors été fortement perturbé dès le mois de mars 2020, avec l’entrée en confinement de la majorité des acheteurs de logements. Puis, la mise en oeuvre du 2ème confinement a bloqué la réalisation de nombreux projets immobiliers et le nombre de prêts accordés a stagné durant les derniers mois de 2020.

Et comme sur le marché du neuf, la dégradation du marché s’est poursuivie durant les deux premiers mois de 2021. Le rebond de la  demande observée à partir de mars, comme sur l’ensemble des marchés immobiliers, a cependant permis à l’activité de se redresser. Le  rythme d’évolution en glissement annuel de l’activité mesurée en niveau trimestriel glissant est redevenu positif en mars, pour afficher  une augmentation particulièrement rapide durant tout le 2e trimestre : avec par exemple, à fin juin, + 82,8 % pour la production et + 67.4 % pour le nombre de prêts d’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Néanmoins, ce rebond de l’activité paraît d’autant plus prononcé que dès mars 2020, l’activité avait lourdement chuté avec la mise en confinement de l’économie : en juin 2020, la production
mesurée en niveau trimestriel glissant reculait en effet de 42,5 % et le nombre de prêts de 41.5 %, en glissement annuel.

Mais le  redressement de l’activité qui a continué jusqu’en juin dernier, a été nettement encouragé par le dynamisme d’une offre bancaire qui  s’est ainsi préparée à la prochaine transposition dans la règlementation du resserrement des nouveaux critères d’octroi des crédits  voulus par la Banque de France et le Ministère de l’Economie, jusqu’à devenir juridiquement contraignant. Et en juillet, le rythme  d’évolution de la production a alors rechuté, lourdement, avec une production en baisse de 24,5 % en glissement annuel et un nombre  de prêts en recul de 32 %. Le choc est donc rude, comparable à celui que le marché avait connu en mars 2020 : mais cette fois, il n’a pas  été causé par un virus, mais par les décisions prises par la Banque de France.

Et la question qui se pose alors est simple : les chiffres de juillet ne révèlent-ils qu’un épisode d’affaiblissement d’un marché qui n’a fait qu’hésiter après plusieurs mois d’une croissance soutenue ? Ou expriment-ils un retournement durable de la production de crédits immobiliers, en réponse à la mise en oeuvre des  recommandations du HCSF qui depuis deux années n’ont eu pour seul objectif que de freiner (casser ?) le dynamisme du marché de  l’ancien ?

Augmentation rapide des prix des appartements

La hausse des prix des logements anciens reste soutenue, même si depuis le début du printemps elle paraît moins vive qu’en début  d’année.

Jusqu’alors, chaque période de confinement avait connu un ralentissement du rythme de progression des prix, suivi d’un  redémarrage venant en effacer plus ou moins rapidement les conséquences. Mais le 3e confi nement n’a pas eu un impact aussi marqué que les précédents sur le niveau des prix : leur progression est donc restée forte, avec un accroissement annuel de 4,1 % à fin juin,   contre + 3,3 % il y a un an à la même époque (+ 3,4 % en juin 2019) d’après le Baromètre LPI-SeLoger. La hausse reste ainsi rapide
et d’ailleurs l’offre nouvelle se présente sur le marché à des prix toujours en augmentation : par exemple, en juin les prix ont crû de 3,1%  sur le mois.

Mais ce sont les prix des appartements qui augmentent le plus rapidement et continuent à tirer l’indice d’ensemble  vers le haut : avec en juin, + 6.4 % sur un an, à un rythme inconnu depuis 10 ans. La pression sur les prix se renforce en effet sur les  marchés de la plupart des villes, aussi bien dans les grandes villes (plus de 100 000 habitants) que dans les villes moyennes (de 50 000  à 100 000 habitants) : plusieurs années d’une hausse souvent rapide n’ont pas découragé la demande, même si le resserrement de  l’accès au crédit a rendu impossible la réalisation de nombreux projets d’accession à la propriété pour une partie des ménages (ceux qui  ne disposent pas d’un apport personnel suffisant), comme l’Observatoire du Financement du Logement de l’Institut CSA a pu le  montrer récemment.

Dans 83 % des villes de plus de 100 000 habitants, la hausse des prix des appartements anciens reste au moins  égale à 5 % sur un an (cela se constate dans 73 % des villes plus de 50 000 habitants) : elle est même d’au moins 10 % dans 28 % des  grandes villes (dans 30 % des villes de plus de 50 000 habitants). Par exemple, le rythme de la hausse des prix se maintient à très haut  niveau (au moins 15 %) à Angers, Metz ou Strasbourg. Et à Aix-en-Provence, Brest ou Mulhouse, l’augmentation s’accélère.

Bien sûr, la  hausse peut parfois être moins vive que par le passé, principalement dans des villes moyennes qui ont récemment eu à connaître des difficultés nouvelles, au plan de leur développement économique, notamment : comme à Calais, Cholet, La Roche-sur-Yon, La Rochelle,  Mérignac ou Troyes. Mais dans l’ensemble, on ne note toujours pas de véritables signes de ralentissement d’une  augmentation générale des prix des appartements : cela illustrant partout les conséquences de la transformation du marché (les difficultés d’accès au crédit des emprunteurs faiblement dotés en apport personnel).

Quant à Paris, le rythme de la hausse qui s’était  ressaisi dès la fin de l’hiver dernier se renforce au fil des mois : avec + 5,9 % sur  un an pour les prix signés et + 5,7 % pour les prix affichés, confirmant que les ambitions des vendeurs ne tablent pas encore sur un relâchement des tensions sur les prix. Les  augmentations se font d’ailleurs plus vives dans 13 des 20 arrondissements parisiens, avec des prix dépassant maintenant les 11 000€/m² : et des prix de plus de 14 000 €/m² dans 3 arrondissements (4e, 6e et 7e). En revanche, la baisse des prix des maisons  anciennes se renforce au fil des mois, atténuant le rythme de la hausse constaté sur l’ensemble du marché. En juin, leur prix recule de  4,7 % sur 3 mois, à un rythme comparable à celui qui s’était observé durant l’hiver. Et sur un an, la hausse n’est plus que de 1 %. En  dépit de l’amélioration des conditions de crédit, la demande la plus solvable (les néo « ruraux », par exemple) s’est épuisée et celle qui  reste sur le marché bute sur les contraintes de l’accès au crédit imposées par la Banque de France.

La baisse des prix des maisons se  diffuse d’ailleurs dans la plupart des métropoles. Le recul se constate maintenant dans 10 des 15 métropoles. Il est le plus rapide (au  moins 4 % sur un an) sur Brest Métropole, Grenoble-Alpes-Métropole et Rennes Métropole. Il reste encore un peu plus lent (de 2 à 3 %) sur les plus grandes : Bordeaux Métropole, Nantes Métropole, la Métropole du Grand Paris et l’Eurométropole de Strasbourg. L’attrait  de la maison individuelle n’est plus aussi fort qu’auparavant : la demande solvable capable d’acquérir les biens proposés s’est  progressivement épuisée ; d’autant plus que les financements bancaires espérés durant les confinements sont devenus plus difficiles à obtenir.

 

MÉTHODE DE L’ENQUÊTE

Cet article synthétise les principaux résultats du baromètre LPI-SeLoger, de l’Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels (Crédit Logement/CSA) et de l’OPCI, l’Observatoire de la Production de Crédits Immobiliers

 

 

Cet article « Après un beau printemps, une fin d’année maussade ? » Michel Mouillart est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

L’Actualité Dynamique des Baux Commerciaux en 2021, formation présentielle et webinaire.

Par jda

Cette formation a pour objectif de vous informer de manière interactive et dynamique, avec des exemples concrets, sur les dernières évolutions légales et jurisprudentielles du statut des baux commerciaux et notamment la réglementation résultant du COVID, la loi ELAN, la loi PACTE, les réformes du droit des obligations applicables depuis le 1er octobre 2016 et le 1er octobre 2018, sans oublier des piqures de rappel sur la loi PINEL et la jurisprudence récente.

L’ensemble de ces réformes viennent modifier en profondeur l’économie même du bail et donc des rapports entre bailleurs et preneurs. Nous vous indiquerons comment réagir et construire la nouvelle économie de votre bail.

Au programme

  • COVID 19 : PAIEMENT DES LOYERS ET LES CONGES
  • PROCEDURES COLECTIVES SPECIALES COVID : LOI SUR LA SORTIE DE CRISE : UN DANGER POUR LE BAILLEUR
  • CONDITIONS D’APPLICATION DU STATUT DES BAUX COMMERCIAUX
  • DURÉE DU BAIL
  • LE LOYER AU COURS DE LA VIE DU BAIL
  • LA REVISION LEGALE ET LE COVID 19
  • LE LOYER DU BAIL RENOUVELÉ
  • CHARGES, IMPOTS, TAXES ET REDEVANCES
  • GARANTIES
  • OBLIGATIONS CONTRACTUELLES DU BAILLEUR
  • RÉSILIATION DU BAIL
  • CONGÉS
  • INDEMNITE D’EVICTION
  • CESSION
  •  DROIT DE PREFERENCE
  • PROCÉDURES COLLECTIVES

Voir le programme détaillé

Intervenants

Maître Gabriel NEU-JANICKI, CABINET NEU-JANICKI, Avocat à la Cour de Paris, MRICS, ancien Enseignant à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne en « Baux commerciaux ». Auteur d’articles de doctrine et de contributions régulières en baux commerciaux et professionnels. Il anime de nombreuses conférences et formations à destination des professionnels de l’immobilier.

Monsieur José MARTINS, CABINET MARTINS, Expert Immobilier auprès de la Cour d’appel de Paris, Recognised European Valuer (REV) et membre du Conseil Supérieur de l’IFEI. Il anime de nombreuses conférences et formations à destination des professionnels de l’immobilier et est enseignant du Master 2 des Sciences de l’Immobilier – Université PARIS OUEST avec le soutien de la Fondation PALLADIO.

Informations pratiques

Lieu : VISIOCONFERENCE ou Centre d’affaires ESPACE HAMELIN
17 Rue de l’Amiral Hamelin, 75116 Paris

Formation répondant à l’obligation de formation des professionnels de l’immobilier.
Financement via OPCA par référencement DATADOCK

Vous pouvez télécharger le Bulletin d’inscription de l’Actualité Dynamique des Baux Commerciaux : bulletin_d_inscription_actualite_dynamique_des_baux_commerciaux_-_14-10-2021 (1)

Cet article L’Actualité Dynamique des Baux Commerciaux en 2021, formation présentielle et webinaire. est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Avec DL Software, Gercop se rêve à l’international

Par jda

C’est l’une des plus importantes acquisitions de DL Software. Le groupe, qui édite des logiciels ERP spécialisés, s’apprête à acquérir l’éditeur Gercop, qui cible les agents immobiliers et les administrateurs de biens. L’opération, qui sera entérinée dans le courant du second semestre 2021, n’a pas été préméditée, d’après Christine Sobral, directrice générale de Gercop. « Nous n’étions pas dans une démarche de vendre Gercop. Toutefois, nous avons été séduits par l’offre et les valeurs de DL Software et nous avons donc saisi l’opportunité d’accélérer l’expansion de notre groupe », explique-t-elle.

C’est donc pour pérenniser son activité et soutenir ses ambitions que l’équipe dirigeante de Gercop devrait rejoindre DL Software. Avec cette nouvelle opération, qui fait suite à l’acquisition d’Égide Informatique en 2019 et de Wipimo en 2020, DL Software poursuit, quant à lui, sa stratégie de densification. Il bâtit ainsi un pôle immobilier de plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, comptant environ 400 collaborateurs (dont 320 uniquement issus de Gercop) et dénombrant 6 implantations. Jacques Bigand, unique actionnaire de Gercop, est propulsé à la tête de ce pôle, qui entend accélérer la digitalisation du secteur de l’immobilier et atteindre le cap symbolique des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Pas de gros changement en vue pour les clients de Gercop

Pour les 19 000 clients de Gercop, rien ne change. « Le groupe DL Software laissant toujours une forte autonomie aux entités qu’il absorbe », indique Christine Sobral. En d’autres termes, « les équipes comme les outils sont gardés. La seule différence, c’est que nous allons profiter de ce rapprochement pour mettre en commun nos développements et nos bonnes pratiques », rassure-t-elle.

Concrètement, d’un point de vue fonctionnel, « nous pourrions nous inspirer des fonctionnalités développées dans les autres verticales du groupe DL Software, par exemple dans le retail ou la santé, pour enrichir nos propres solutions full-web », précise-t-elle. Lorsqu’il sera officiellement adossé à DL Software, Gercop pourra poursuivre un autre objectif : se tourner davantage vers l’international. « Notre gamme de produit « Alphabet », qui s’adresse aux agents immobiliers, aux administrateurs de biens et aux syndics de copropriété, est facilement exportable à l’international, notamment en Europe et dans les pays de la péninsule ibérique », précise-t-elle. Pour monter en puissance, Gercop, qui a généré 44 millions d’euros de revenus en 2020, ne s’interdit pas de réaliser, à son tour, des opérations de croissance externe, toujours dans l’univers de l’édition de logiciels immobiliers. En 2022, l’éditeur développera également ses outils à destination des bailleurs sociaux et des acteurs de l’immobilier commercial.

 

Par Aurélie Tachot

 

Cet article Avec DL Software, Gercop se rêve à l’international est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Journal de l’Agence n°71

Par jda

Edito

Les histoires d’entrepreneurs à succès ne s’inscrivent pas que dans la tech ! L’immobilier aussi écrit ses beaux parcours, comme celui de  Philippe Briand, président du groupe Arche. À la tête d’un empire immobilier, cet autodidacte a bâti sa réussite et celle des réseaux d’agences qu’il a rachetés avec une même obsession : le sens du service. Une considération humaine gage de valeur ajoutée pour les clients  comme pour les collaborateurs, et des valeurs d’entreprise qu’il ne faudrait pas oublier au titre de la digitalisation et des opérations financières (p.18).

D’ailleurs, les Français sont également de plus en plus nombreux à vouloir réussir grâce à la pierre. Pour preuve, depuis la pandémie, de  nouveaux investisseurs arrivent sur le marché : les 25-35 ans, prêts à investir dans le locatif pour se constituer un capital (p.32).  L’investissement en SCI devient pour eux une option fiscale privilégiée qu’il convient donc de maîtriser pour mieux les conseiller (p.64). Ainsi pour séduire ces jeunes générations, les professionnels de l’immobilier, devront miser sur l’accompagnement et ce, sur tous les  aspects de l’acquisition : veiller aux fluctuations du marché (p.24), décrypter les modalités de financement (p.42), mais aussi disposer d’un portefeuille de biens élargi à l’ensemble des territoires. Partager une base de mandats exclusifs, c’est justement le fondement du Fichier  AMEPI dont le nouveau président Cédric Lavaud (p.8) nous livre les ambitions et le fonctionnement fidèle à l’esprit des fondateurs historiques : créer un rempart à la vente entre particuliers.

Lire le magazine en ligne c’est ici 

 


Au sommaire de ce numéro

 

 

Cet article Journal de l’Agence n°71 est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Rentrée 2021 : quelles sont les nouvelles tendances du marché immobilier ?

Par jda

Bonne nouvelle, la pandémie ne pèse plus sur la santé du marché immobilier. Le volume de transactions réalisé en 2021 devrait ainsi frôler les 1,2 million selon les projections des équipes scientifiques de Meilleurs Agents. Un nombre historique qui ferait de 2021 la meilleure année de tous les temps en termes de ventes, battant le record déjà exceptionnel de 2019 qui était alors de 1,067 million.

Avec + 4,9 % entre le 1er septembre 2020 et le 1er septembre 2021, l’heure est également à la hausse côté prix. Mais force est de constater que le marché s’est aujourd’hui inversé. Ainsi, si la capitale et les 10 plus grandes métropoles françaises tiraient jusque-là les tarifs vers le haut, ce sont désormais les communes rurales qui affichent les plus fortes croissances avec + 6,4 % en une année. Les villes moyennes profitent également de la crise l’instar de Brest (+ 8,2 %), Angers (+ 7,4 %), Reims (+ 6,9 %), Quimper (+ 6,8 %) ou encore Orléans (+ 6,2 %).

Quant aux plus grandes villes, les grandes banlieues gagnent en attractivité au détriment des centres. A Paris notamment, les prix intra-muros ont reculé de 1,5 % depuis septembre 2020, tandis qu’ils ont bondi de 8,3% en grande banlieue.

Les maisons ont plus que jamais la cote

Entre les confinements, le développement du télétravail et le besoin d’espace comme de verdure, l’appétit des candidats à la propriété pour les maisons s’est accru. À tel point que leurs prix ont augmenté quasiment deux fois plus vite que ceux des appartements (+ 6 % contre + 3,4 % en un an).

Boostées par la crise sanitaire, les résidences secondaires ont le vent en poupe. Si 12 % de Français sont actuellement propriétaires d’un tel bien, ils sont désormais 17 % à envisager de sauter le pas. Autre nouvelle tendance : la naissance du concept de résidence semi-principale. Plus de 6 télétravailleurs sur 10 déclarent ainsi avoir passé plus de temps dans leur résidence secondaire durant la crise, et 40 % des télétravailleurs réguliers envisagent d’y passer près de la moitié de l’année.

Malgré tout, la capitale se maintient

Si les 12 derniers mois ont été difficiles pour la capitale avec un prix au m2 en baisse (10 643 € le m² à l’été 2020 à 10 451 € au 1er septembre 2021), la perspective de voir Paris repasser à moyen terme sous la barre des 10 000 € le m² semble peu probable. Il faudrait pour cela que les prix essuient un nouveau repli de l’ordre de 5 %. Mais après des mois d’incertitudes, le marché connaît une phase de stabilisation : les tarifs intra-muros ne diminuent plus depuis le printemps et 28 % des transactions se font désormais au prix après une forte baisse pendant le confinement.

 

 

 

Cet article Rentrée 2021 : quelles sont les nouvelles tendances du marché immobilier ? est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Do you speak Co-Pro ? une nouvelle rubrique de Caroline THEUIL juriste-rédacteur, expert immobilier

Par Caroline THEUIL

Si le nombre de logements avoisine les 40 millions en France, près d’un tiers de ce parc dépend d’une copropriété. Régime à part entière, la copropriété est avant tout connue pour l’application de règles bien spécifiques, et c’est la loi du 10 juillet 1965 qui fixe depuis plus d’un demi-siècle ce statut particulier.

Au fil du temps, une nécessaire modernisation est venue faire évoluer ce texte fondateur. 1966, 1979, 1985, 2000, 2003, 2006, 2014, 2015, 2018, 2019, 2020, le législateur n’en finit pas d’adapter cette loi à son temps, de l’améliorer, sans parvenir jamais à la simplifier ; seule constante inébranlable : la distinction entre parties communes et parties privatives.

Complexe par essence, le droit de la copropriété peut parfois être ressenti comme peu accessible. Et pourtant, que l’on soit spécialiste de la transaction immobilière, gestionnaire de copropriété, administrateur de bien, expert immobilier, juriste, notaire, avocat… ou tout simplement copropriétaire, sa parfaite compréhension, à défaut de maîtrise, est un atout essentiel au quotidien.

Je vous propose donc une nouvelle rubrique qui a pour objet de vous apporter un éclairage sur le régime de la copropriété afin de le rendre accessible à tous.

Cet article Do you speak Co-Pro ? une nouvelle rubrique de Caroline THEUIL juriste-rédacteur, expert immobilier est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Previsite intègre désormais Instagram dans sa solution Social Connect

Par jda

Juste après Facebook, Instagram est aujourd’hui le réseau social incontournable pour les professionnels ! La fonction Social Connect de Previsite permet de  diffuser automatiquement vos annonces immobilières sur ce réseaux social pour générer plus de contacts.

En peu de temps, Instagram est devenu un levier de communication essentiel et représente de nombreuses opportunités pour développer la notoriété et l’activité des agences immobilières. Avec la crise sanitaire, les réseaux sociaux ont pris une place encore plus grande dans la stratégie de communication des professionnels de l’immobilier. De plus en plus de particuliers utilisent les réseaux sociaux pour découvrir des biens présentés en visites virtuelles comme en vidéos.

Une passerelle directement disponible depuis Social Connect

Previsite intègre désormais Instagram dans sa solution Social Connect. Les utilisateurs de l’outil la possibilité de diffuser automatiquement leurs annonces immobilières sur le réseau social, venu s’ajouter à Facebook et Twitter déjà disponibles,
depuis leur logiciel métier. Instagram est en effet le réseau social idéal pour mettre en avant les biens immobiliers grâce à des contenus de qualité.

Idéal pour animer ses réseaux sociaux, Social Connect permet de publier dès à présent les annonces immobilières en quelques
clics sur Instagram, Facebook et Twitter. Créer facilement du contenu, toucher plus de clients et gagner en visibilité sont des avantages clés de Social Connect.

 

Cet article Previsite intègre désormais Instagram dans sa solution Social Connect est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Litigimmo, la première agence dédiée à la vente de biens litigieux

Par Alix Fieux

Il y a des biens qui, a priori, sont invendables. Ou du moins, très compliqués à vendre. On pense par exemple aux biens frappés d’un arrêté de péril, concernés par une procédure de saisie judiciaire, aux biens squattés, loués, en situation d’indivision ou de SCI. Alors que les vendeurs voudraient s’en débarrasser au plus vite, les agents immobiliers redoutent souvent ces biens problématiques qui impliquent des connaissances juridiques et du temps.

Pour Clarisse Luillet, passionnée de droit et de résolution de litiges, ces biens sont justement devenus son cœur de métier : en septembre 2020, elle a créé LITIGIMMO, la première agence  immobilière spécialisée dans la vente de biens litigieux.

Une agence conçue pour aider les propriétaires vendeurs de biens compliqués

 « Nous sommes une agence immobilière à part entière » présente la co-fondatrice. « Ce qui nous différencie, c’est que nous sommes spécialisés dans la vente de biens impliqués dans un litige. Très concrètement, les vendeurs qui nous contactent souhaitent se débarrasser de leur bien rapidement à la suite d’une mésaventure : un divorce, un conflit familial, une possession en indivision ou en SCI, un litige avec la copropriété, un bien squatté ou occupé par un locataire indélogeable… La force de LITIGIMMO sur ces dossiers repose sur notre expertise juridique et notre compréhension du jargon procédural. Mon associée et moi sommes juristes de formation et pour nous accompagner, nous travaillons avec une équipe d’avocats, d’huissiers et de notaires. Ensemble, nous faisons un vrai travail de recherche pour éclaircir chaque dossier, trouver un acheteur et des solutions » poursuit la fondatrice.

Pour vendre les biens litigieux, Clarisse Luillet ne publie généralement pas d’annonce sur son site Internet ; elle fonctionne avec un réseau d’acquéreurs, groupes d’investisseurs prêts à prendre à leur charge les procédures ou particuliers intéressés par des biens atypiques.

Une décote avantageuse et un accompagnement post-achat pour les acheteurs

Mais alors, quel est l’avantage d’acheter un bien compliqué ? « Indéniablement, la décote appliquée sur le prix du bien en vente » répond Clarisse Luillet. « Après une première estimation classique du bien, nous évaluons la complexité et la durée de la prévisible de la procédure, l’ampleur de l’aléa juridique et les avantages et inconvénients de l’opération afin de calculer une décote applicable ». Si tout est fait au cas par cas, la décote s’élève généralement entre 10 et 25 % du bien. Un avantage économique non négligeable pour les acheteurs et qui peut compenser les éventuels aléas de la procédure.

« Il faut bien comprendre que le bien est vendu avec son problème si je puis-dire » précise la fondatrice. « La situation est totalement exposée et expliquée aux acheteurs, qui engagent ensuite les procédures nécessaires et peuvent être accompagnés, s’ils le souhaitent, par nos avocats partenaires ».

 Le principe conducteur de LITIGIMMO : que les intérêts du vendeur comme de l’acheteur soient respectés, sans que l’un ne soit lésé au profit de l’autre. Si pour le moment LITIGIMMO travaille essentiellement en région parisienne, l’agence s’ouvre également aux déplacements afin d’effectuer des transactions partout en France. À bon entendeur !

 

Cet article Litigimmo, la première agence dédiée à la vente de biens litigieux est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

L’édition 2021 de Franchise Expo se réinvente en format hybride

Par jda

S’il y a un événement à ne pas rater si vous souhaitez rejoindre un réseau immobilier, c’est bien le Salon Franchise Expo. Avec près 35 000 visiteurs attendus et 500 enseignes représentés, ce salon est devenu incontournable pour tous les futurs entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans l’aventure tout en bénéficiant d’un accompagnement et de moyens pour se développer. L’évènement réunit en effet chaque année des franchiseurs, des candidats à la création d’entreprise, des franchisés expérimentés, des investisseurs, mais aussi des professionnels de la création d’entreprise et du financement.

Un salon à la fois réel et virtuel

Cette édition 2021 sera marquée par 4 jours de débats, près 100 conférences dédiées à tous les sujets (de la création d’entreprise, au développement en franchise, en passant par le financement, le choix de l’emplacement, les témoignages de franchisés et franchiseurs), sans oublier par une déclinaison de l’évènement en ligne : Franchise Expo Online.

Cette plateforme, d’ores et déjà accessible, permet aux exposants et aux visiteurs de se présenter en détails et, en fonction de critères de recherches, de pouvoir trouver le partenaire le plus pertinent. Ils peuvent échanger et organiser des rendez-vous qui pourront se tenir physiquement dans le cadre du salon ou en virtuel pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer les jours J. A noter que Franchise Expo Online sera encore accessible après le salon, et ce jusqu’au 29 octobre.

Quant aux enseignes immobilières, de nombreux acteurs ont cette année encore répondu présent. Des poids lourds du secteur, tels que Era Immobilier, Stéphane Plaza Immobilier, Guy Hoquet, L’Adresse, Laforêt ou encore Nestenn, aux plus discrets, comme Keymex, 123 Webimmo.com Déclic Immo ou Procomm, sans oublier de nombreux réseaux de diagnostiqueurs immobiliers.

Cet article L’édition 2021 de Franchise Expo se réinvente en format hybride est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

Caroline de Gantès (SeLoger) lauréate du classement Choiseul

Par jda

Depuis 2018, l’Institut Choiseul réalise un classement appelé « Choiseul Ville de demain », qui a pour objectif de mettre en lumière 100 jeunes leaders de 40 ans et moins qui inventent la ville du futur. Avec ce classement, le think tank indépendant dédié à l’analyse des enjeux économiques, politiques et sociétaux met en réseau des profils variés qui opèrent dans des domaines stratégiques pour la ville nouvelle.

Pour la 4e édition de son classement, l’Institut récompense Caroline de Gantès, Country Managing Director du Groupe SeLoger. Elle est lauréate de la catégorie « Smart City, Proptech & Ville durable ». « Cette distinction (…) récompense l’implication de l’ensemble des collaborateurs du Groupe SeLoger qui œuvrent chaque jour auprès des professionnels de l’immobilier en les accompagnant sur les nombreux défis à venir et auprès des porteurs de projets en les éclairant sur l’avenir du marché », explique-t-elle dans un communiqué.

La franco-américaine, qui a occupé des postes stratégiques chez McKinsey & Company US et France, Asurion et Google Shopping Europe, souhaite miser sur la technologie – notamment sur l’analyse de la data – afin de fluidifier l’expérience utilisateur du portail d’annonces, qui appartient, depuis 2011, au groupe Axel Springer.

 

Par Aurélie Tachot

Cet article Caroline de Gantès (SeLoger) lauréate du classement Choiseul est apparu en premier sur Journal de l'Agence.

❌