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À partir d’avant-hierJournal de l'Agence

Cocoon-IMMO : votre communication digitale simplifiée

Par jda

Les fondateurs et le pitch

Chine Welsch travaille dans le marketing digital pour l’immobilier  depuis 10 ans, en parallèle de ses études à l’université de McGill et  de Rotterdam. Elle a d’abord testé la solution Cocoon-IMMO au Québec pendant 1 an et demi, auprès de courtiers immobiliers indépendants, avant de s’associer à Thomas Sadoul, diplômé d’HEC Paris et spécialiste des enjeux du digital, pour lancer la solution en France.

Le service

Cocoon-IMMO est la première solution de community management spécialisée dans l’immobilier, qui allie la puissance de la technologie à la pertinence d’un accompagnement humain. Plus d’engagement client, plus de visibilité pour plus de mandats exclusifs.

La plateforme Cocoon-IMMO est connectée aux principaux logiciels métier du marché, pour proposer un service clé-en-main de gestion des réseaux sociaux sur Facebook, Instagram, Linkedin, Google My Business et YouTube.

La communication se fait autour de trois axes : mise en avant de la vie de l’agence (avis clients, portraits de collaborateurs, etc.), mise en avant de ses biens (automatiquement synchronisés depuis le logiciel métier), et partage d’actualité du secteur immobilier. Et surtout, toutes les publications sont personnalisées, aux couleurs de l’agence ! De quoi vraiment se différencier…

L’ambition de Cocoon-IMMO est de proposer à chaque agence une communication à son image, à une fraction du prix traditionnel de ce type de prestation. Les abonnements commencent en effet à 249€ / mois pour le pack réseaux sociaux, et montent à 499€ / mois pour l’abonnement le plus premium, incluant une newsletter mensuelle, plusieurs shootings professionnels et un budget campagne média.

Infos pratiques

hello@cocoon-immo.io
www.cocoon-immo.io
Thomas, 06 35 50 66 43

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Orpi poursuit sa digitalisation avec Zelok

Par jda

Acteur majeur de l’administration de biens, Orpi cherche sans cesse à fluidifier le parcours client pour permettre à ses conseillers de se concentrer sur leur cœur de métier : l’accompagnement des clients dans leur projet immobilier.

Grâce à Zelok, la coopérative met au service de son réseau un nouvel outil permettant aux gestionnaires de biens de centraliser toutes les informations et tous les services nécessaires en un seul espace sécurisé.

Un gain de temps précieux pour les conseillers Orpi

Ce nouvel outil propose entre autres, une gestion intelligente des contacts et des annonces ainsi que le calcul automatique de la solvabilité du candidat locataire. Un gain de temps précieux pour les conseillers Orpi. De plus, Zelok dématérialise totalement le montage et la gestion du dossier candidat locataire, offrant un suivi simplifié.

Cet outil métier est dès maintenant disponible chez les 475 associés ADB d’Orpi dans près de 700 points de vente. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale de digitalisation, des métiers de l’administration de bien et du syndic, pour laquelle Orpi collabore également avec deux autres acteurs innovants du marché : Clac et Chouette Copro.

« Suite à la mise en place de Zelok Easy, nous avons réorganisé complètement notre service location. Nous gagnons du temps grâce à la gestion digitale des dossiers : un seul endroit accessible par tous et pour toutes les démarches. Nous avons fortement gagné en efficience ! « , témoigne Cédric Moulin, agence Orpi Villefranche-sur-Saône.

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Palmarès de l’immobilier : vous pouvez encore devenir l’agence de l’année !

Par jda

Tentez de remporter l’un des trophées du Palmarès de l’immobilier

« C’est bientôt la 7e édition du Palmarès de l’immobilier. Tout le monde a sa chance. Alors inscrivez-vous pour devenir l’agence immobilière de l’année. Il est encore temps », explique Thibault Guillaume, le fondateur de VITRINEMEDIA, co-organisateur de l’événement.

Le Palmarès de l’Immobilier est le rendez-vous annuel incontournable des acteurs de l’immobilier qui récompense les agences immobilières au travers de 14 prix. Les inscriptions qui viennent d’ouvrir seront closes le 18 octobre. Le 6 novembre, un jury d’experts départagera les dossiers. Les prix seront, quant à eux, remis lors du Congrès de la FNAIM le lundi 23 novembre au Carrousel du Louvre.

« Cette année, on attend beaucoup de candidats, se réjouit Thibault Guillaume. Il faut dire que l’on a eu une très belle année 2109. La bonne nouvelle, c’est que les inscriptions sont encore ouvertes. Les agents immobiliers qui le souhaitent peuvent encore se porter candidats, ils ont le temps, jusqu’à début octobre pour être l’agence immobilière de l’année ! »

L’agence de l’année, c’est en réalité 14 trophées : 12 trophées régionaux + 1 Prix du Jury 2020 et Le Prix Féminin de l’Immobilier 2020 !

Rendez-vous sur le Palmares de l’immobilier

« Pour participer, c’est très rapide, répond Thibault Guillaume. Il suffit de se rendre sur le Palmarès de l’immobilier. Tout le monde peut gagner ! Ce n’est pas la taille de l’agence qui compte. Les points de vente seront qualifiés évidemment en fonction de leur croissance, de leur chiffre d’affaires… Mais pas que. Comptent aussi les bonnes pratiques, c’est-à-dire le taux de satisfaction client, l’innovation, l’agence elle-même, sa vitrine, son accueil ».

« Il n’y a pas de petites agences : toutes ont un profil différent. On fait gagner les agences qui réussissent, qui développent de bonnes pratiques et qui innovent chaque jour. C’est un vrai plaisir de le faire depuis maintenant 7 ans.»

Et il ajoute : « Participer, c’est vraiment l’occasion d’être reconnu localement et de gagner du business. Les lauréats des années précédentes témoignent : ce trophée les a aidés. Ils ont pu s’en servir pour se mettre en avant. Il a une vraie valeur puisqu’il existe depuis 7 ans. Et nous avons un jury de qualité : des formateurs, des coachs, des experts, des spécialistes de l’immobilier…»

Si tout le monde ne gagne pas, Thibault Guillaume l’assure : chacun gagne un peu quand même car il apprend des choses. Lorsqu’une agence délivre des informations sur son fonctionnement, l’organisation du Palmarès lui fait un petit retour et grâce à cela, elle progresse !

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« Condition suspensive de prêt et renonciation », Me Caroline Dubuis Talayrach, avocat

Par Caroline Dubuis Talayrach

Sur les marchés tendus, la renonciation à la condition suspensive de financement, alors que l’acquéreur ne dispose pas des fonds, devient de plus en plus fréquente pour obtenir l’accord du vendeur. Cependant, contrairement à l’idée  reçue, ce n’est pas un risque pris uniquement par l’acquéreur. Un récent arrêt de la Cour de cassation rappelle que la responsabilité du professionnel de l’immobilier peut être engagée (I). Quant au vendeur et à l’acquéreur, ils ont  intérêt eux aussi à s’assurer de la réalité du financement de l’opération (II).

1. La responsabilité de l’agence immobilier

Un nouvel arrêt de la Cour de cassation (Cass. 1re civ. 11/12/2019, n° 18-24381) rappelle l’obligation de conseil qui pèse en pareil cas sur l’agent immobilier (A). C’est l’occasion de revenir, plus généralement, sur l’obligation de vérification de la solvabilité du candidat acquéreur (B).

A – L’arrêt de décembre 2019

Dans cette affaire, le vendeur  t l’acquéreur signent, par l’intermédiaire d’un agent immobilier, la vente d’un bien au prix de 160 000 euros. L’acquéreur déclare renoncer à la condition suspensive de financement. Cependant, il ne se présente pas pour la signature de l’acte définitif, ni ne s’acquitte des 17 000 euros de la clause pénale.

Les vendeurs assignent alors l’acquéreur et l’agent immobilier en indemnisation. Pour sa défense, le professionnel soulève que l’acquéreur avait déclaré ne pas avoir recours à un emprunt, que les éléments sur sa situation n’avaient pas été dissimulés au vendeur (acquéreur de 25 ans, cariste magasinier), que ce dernier était libre de signer ou pas l’avant-contrat, qu’enfin l’agent immobilier ne dispose pas plus de moyens qu’un simple particulier pour contrôler la solvabilité réelle de l’acquéreur.

La cour suprême ne suit pas ce raisonnement et juge que « … l’agent immobilier n’avait pas justifié avoir conseillé aux vendeurs de prendre des garanties ni les avoir mis en garde contre le risque d’insolvabilité de l’acquéreur qu’il leur avait présenté ». La jurisprudence s’était déjà prononcée dans le même sens (CA Paris 1/12/2017, n° 16-06057 et CA Bourges 29/10/2009, n° 09/002881) et de relever : « Que certes, l’agent immobilier n’est pas garant de la solvabilité de l’acquéreur, mais qu’il doit cependant procéder à un minimum de vérifications pour s’assurer que ce dernier est en mesure de pouvoir payer le prix convenu ; que la société PAF ne pouvait pas se contenter de la parole de M. G… ce, d’autant moins qu’aucune garantie ni condition suspensive n’avaient été stipulées au compromis de vente ; qu’en s’abstenant d’agir comme elle aurait dû le faire, la société PAF a donc bien engagé sa responsabilité contractuelle envers Mme A… en laissant croire à celle-ci qu’elle avait un acquéreur sérieux et qu’elle allait pouvoir vendre le bien en question à la date et au prix convenu. » (CA Bourges précité).

B- La vérification de la solvabilité de l’acquéreur

Ces décisions relatives à la responsabilité de l’agent immobilier en cas de renonciation à la condition suspensive de financement et de non-réalisation de la vente pour défaut de financement, s’inscrivent dans le
cadre général de l’obligation de vérification de la solvabilité du candidat acquéreur et du devoir de conseil (Cass. 1re civ. 25/11/1997, n° 96-12385 ; Cass. 1re civ. 9/1/1988, n° 86-11829 ; Cass.1re civ. 10/7/1979, n° 78-10534).

La renonciation à la condition suspensive de prêt et/ou la renonciation au séquestre (cf. article « Vérifier la  solvabilité de vos clients » du 24/10/2017, journaldelagence. com) en sont des illustrations.

Ce qui est sanctionné en tant que tel, ce n’est pas la renonciation à la condition suspensive de prêt et/ou à séquestre mais le défaut de vérifications et/ ou de conseils. À ce titre, la preuve du conseil donné aux parties pourra résulter de l’avant-contrat par une clause spécifique (que l’agent immobilier soit ou non rédacteur de l’acte).

2. Rendre compétents le vendeur et l’acquéreur

Si vendeurs et acquéreurs sont de mieux en mieux informés sur les prix de vente (sites d’estimation, diffusion par l’administration fiscale des prix de vente de biens immobilier (cf. article « Agents immobiliers, comment utiliser les datas sur les prix de l’administration fiscale » du 6/5/2019, journaldelagence.com), ils ne le sont pas nécessairement sur le contexte juridique de la vente. Ainsi, une étude réalisée par MeilleursAgents en septembre 2019 révèle, qu’au-delà de la détermination du prix de vente, de la recherche d’un acquéreur et de la négociation, 57 % des Français attendent d’un agent immobilier un soutien logistique et juridique sur la vente.

A – Le vendeur

Le vendeur a tout intérêt à ce que le financement de l’acquéreur soit vérifié et il doit demander à ce qu’il lui en soit justifié. Que l’acquéreur renonce, à ses risques et périls, à la condition suspensive de prêt, soit, mais, au final, en l’absence des fonds, c’est bien le vendeur qui ne sera pas payé. C’est lui également qui aura son bien immobilisé inutilement pendant plusieurs mois ; c’est toujours lui qui risque de perdre une chance de vendre à un acquéreur plus sérieux.

Certes, il pourra éventuellement avoir un recours envers l’acquéreur au titre de la clause pénale, mais encore faut-il qu’il engage une procédure (donc des frais et du temps) et que, lorsque le jugement sera rendu, l’acquéreur soit solvable (pour la partie non séquestrée)… Certes, le vendeur peut faire un recours contre l’agent immobilier, qui lui est assuré, mais il faudra là aussi diligenter une procédure et prouver la faute. Pour avoir une idée des délais de procédure, l’arrêt de Cassation du 11 décembre 2019 précité concerne des faits de 2014, soit un délai de cinq ans, auquel s’ajoute celui de la cour d’appel de renvoi.

Bref, la meilleure solution, c’est la prévention, que le vendeur demande les informations et les justificatifs du financement de l’acquéreur, car la qualité du financement de l’acquéreur est un élément de la vente au même titre que le prix de vente lui-même.

B – L’acquéreur

L’acquéreur a aussi intérêt à justifier spontanément de sa situation financière auprès de l’agent immobilier. Il lui donnera alors des éléments concrets pour présenter efficacement son offre auprès du vendeur. Même dans un marché tendu, un vendeur peut privilégier une offre inférieure s’il estime que la vente a plus de chance d’aboutir compte tenu de la situation financière de l’acheteur. Partant, pour justifi er de son apport personnel, l’acquéreur peut demander une lettre à sa banque confi rmant qu’il dispose bien des fonds.

Ainsi, la solvabilité de l’acquéreur est l’affaire de tous : de l’acquéreur lui-même mais également du vendeur et de l’agence car le but, c’est bien de signer l’acte défi nitif de vente, non ?

 

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La conciergerie, la clé de la relation client

Par jda

La conciergerie, on ne la présente plus… Elle s’est imposée petit à petit comme un service incontournable à apporter au client. Pourtant, en 2010, lorsque la première conciergerie (en marque blanche), Simply Move, se lance sur le marché, c’est loin d’être gagné. Mais, il y a un homme qui y croit vite dur comme fer, c’est Brice Cardi, le patron du réseau L’Adresse. Lorsqu’il rencontre Éric Longuepée, le fondateur de Simply Move, il est immédiatement séduit par le bel enjeu de la relation client qui se cache derrière la conciergerie car il saisit tout de suite l’intérêt qu’il y a à chouchouter le client, à prendre le relais, à l’accompagner dans le moment stressant et chronophage du déménagement !

La meilleure publicité d’une agence, c’est le client

« Il m’a fallu juste trois minutes avec Éric Longuepée pour comprendre l’opportunité formidable que représentait une conciergerie à la fois pour nos clients et pour le réseau, précise Brice Cardi. Nous sommes le premier réseau  aujourd’hui à avoir  intégré ce service dans l’ensemble de nos agences. Il fait complètement partie de notre ADN. »

Totalement convaincu par cette démarche qui apporte un vrai service post signature aux clients et qui permet finalement de ne jamais couper le lien avec eux, Brice Cardi veut aller encore plus loin. Son objectif ? Humaniser le concept en revoyant le positionnement de l’assistante d’agence afin de proposer un concierge sur site. Cette année, il lance une phase test dans plusieurs agences du réseau.

Déjà 5500 agences ont fait confiance à Simply Move

Bien d’autres réseaux et agences ont depuis rejoint L’Adresse et adhéré au concept. Alors, la conciergerie, effet de mode ? Certainement pas. Sur un marché attaqué par les agences pure player on line et malgré le fait que, culturellement, en France, on focalise davantage sur l’acquisition de nouveaux clients que sur leur fidélisation, les agences immobilières ont compris qu’elles doivent travailler leur relation client. D’abord, parce que la meilleure publicité d’une agence, c’est son client. Formidable arme de communication, la conciergerie génère de la notoriété, du business et surtout de la recommandation. « Lorsqu’il y a quelques années, nous évoquions les bénéfices en termes de fidélisation, de recommandation, on nous regardait avec des yeux tout ronds, explique Éric Longuepée. L’histoire nous a pourtant donné raison : 84 % des clients qui utilisent notre conciergerie se disent prêts à recommander leur agence. »

Améliorer l’image de la profession

Si l’image des professionnels tend à s’améliorer, les griefs contre eux sont encore nombreux. Et les deux écueils qui pêchent sont toujours le rapport services apportés/le tarif et l’accompagnement. Un service de conciergerie au sein d’une agence tend à gommer ce sentiment de frustration. Et Éric Longuepée de préciser : « La conciergerie change l’image de la profession. Avec une agence aujourd’hui, vous avez l’immobilier, le déménagement, l’installation. Il y a une continuité dans le service. Et ça change tout. En plus, en marque blanche, le client pense avoir affaire à son agence et que la prestation de conciergerie est incluse dans les honoraires. »

Une offre Papernest adaptée aux clients des agences

Sur cet élément, les points de vue divergent. Papernest, conciergerie BtoC, a développé, il y a un peu moins de deux ans, une offre adaptée aux clients des professionnels de l’immobilier. Mais chez Papernest, pas de marque blanche. La start-up propose un autre concept : le co-branding. Elle a choisi elle aussi de mettre l’agent au coeur de la démarche. C’est à lui qu’il revient de présenter et de proposer le service au client. C’est lui qui met au point le rendez-vous avec la conciergerie.

Le service de la start-up a conquis de nombreux réseaux comme Century 21, Citya, Laforêt, Guy Hoquet, Arthurimmo.com, Sergic… « En marque blanche, le client ne sait pas où il est !, explique Guillaume Lechapelays, directeur des partenariats de Papernest. Parfois, l’agent ne sait pas répondre à ses questions. Le client en reste perplexe. En co-branding, le client sait faire la part des choses : c’est grâce à son agence qu’il bénéficie de ce service, et pour toutes questions relatives à ses démarches il s’adresse directement à Papernest. Il est important que l’agent accompagne le client. C’est pour cela que c’est lui qui propose le service et que nous appelons le client de la part de son agence, à date et heure convenues avec lui. Ainsi, de cette façon, nous connaissons déjà son profil.»

Investir sur son client, c’est rentable

Évidemment, pour qu’un service de conciergerie porte ses fruits, encore faut-il que les agents immobiliers sachent l’utiliser. Il y a une loi marketing qui dit : un client satisfait amène deux clients ! Permettre à ses clients de faire appel à une conciergerie pour les aider dans leur mobilité réduit très rapidement le budget communication par deux, voire par quatre. Mais attention, investir sur son client, c’est rentable à condition d’apporter un service qualitatif. Guillaume Lechapelays insiste d’ailleurs sur ce point : « Le client a un interlocuteur unique dédié qui gère ses besoins en électricité, Internet, assurances, alarme… Il n’a pas à répéter ses informations à chaque fournisseur. C’est Papernest qui souscrit les contrats qu’il souhaite. Le seul contact que le client a avec le fournisseur, c’est le mail de confirmation de sa souscription. »

Une conciergerie quelle que soit la structure

Vous souhaitez proposer ce service à vos clients ? Quelle que soit que la conciergerie que vous choisirez, il existe des versions basiques et gratuites, et des versions sur mesure mais payantes. La bonne nouvelle, c’est que, quelle que soit la taille et  les moyens de son agence, un agent immobilier peut avoir sa conciergerie. Reste à suivre la formation pour la présenter au client et en faire un atout pour décrocher des mandats exclusifs ! Petit bénéfice pour l’agence : Papernest et Simply Move offrent une rémunération sur la dépose des rendez-vous par l’agence !

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L’UNIS propose sa médiation et demande l’institution d’une Haute Autorité

Par jda

L’UNIS a pris acte de l’ordonnance qui enjoint la FNAIM de cesser toute utilisation de l’emblème représentant la déesse du foyer Vesta. Cet insigne tend pourtant à signifier la reconnaissance officielle des agents immobiliers, administrateurs de biens et syndics de copropriété. Le juge y a vu une ressemblance forte avec celui du Notariat.

Cette affaire judiciarisée témoigne que deux grands corps professionnels au service de la même cause – la réalisation des projets immobiliers des ménages et leur sécurité économique et juridique – n’ont pas pu dialoguer dans le champ amiable.

Que réclame la FNAIM ?

Un insigne correspondant à la protection des dénominations des trois métiers. Qu’a obtenu le Notariat ? Que leur Caducée, qui représente le statut d’officier ministériel pour les actes passés avec monopole et « au nom de l’État » – telle l’attribution du caractère authentique à une vente – couvre également d’autres activités exercées au nom de leur seule étude comme la négociation de biens.

Pour l’UNIS, la confusion des insignes n’est que le reflet de la confusion des acteurs sur le marché hyperconcurrentiel qu’est celui de la transaction. Les professionnels de l’immobilier ne jouissent pas de l’image qu’ils méritent, non seulement au regard de la valeur ajoutée du service apporté, mais aussi par l’assujettissement qu’ils ont voulu dès 1970 à une règlementation exigeante, sans cesse renforcée : les lois successives en ont vraiment fait des tiers de confiance.

Remettre de l’ordre dans la Filière

Dès lors, l’UNIS prône l’instauration d’une Haute Autorité des Professions immobilières, apte à remettre de l’ordre dans la Filière, en reconnaissant le rôle qui est légalement conféré à tous les professionnels. Cette autorité permettra également à la Profession de dialoguer d’égal à égal avec le Notariat, comme faisant partie de la même chaîne de l’immobilier, tant sur la vente que dans le domaine de la copropriété.

C’est la démarche initiée dans le cadre d’un rapprochement des syndicats, qui en constitue un premier pas. Vider la querelle sur les insignes en serait un autre, et l’Unis, qui n’est pas dans Vesta, propose donc ses services aux deux parties à cet effet.

Ces avancées seront bénéfiques pour tout l’écosystème de l’immobilier, au moment où les énergies doivent par-dessus tout se concentrer vers un plan de relance par la rénovation.

 

 

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« Comment visiter les biens à distance ? », Hervé Parent PBA – Property Business Accelerator

Par Hervé Parent

Devant l’impossibilité d’accompagner les clients sur place, les réticences de nombreux professionnels ont fait place à  une adoption de plus en  plus fréquente des dispositifs permettant de faire visiter un bien à distance. En deux mois, des réseaux entiers ont souscrits des abonnements. Et tout semble indiquer que ces nouvelles pratiques dureront bien après la fin de la pandémie.

PBA (Property Business Accelerator), spécialiste des innovations digitales pour l’immobilier, propose un rapide tour d’horizon des principales solutions disponibles en France. Les modalités sont le plus souvent semblables : la prise de vues est réalisée par l’agent immobilier ou ses négociateurs ; le matériel nécessaire est un smartphone, ou un Ricoh Teta, avec un pied pour assurer la stabilité ; les tarifs sont des abonnements à des niveaux parfaitement compatibles avec l’économie de l’agence.

Une différence majeure est à prendre en compte ; certaines prises de vues sont des vidéos, mais d’autres spécialistes proposent des captations 3D qui ouvrent la voie à des applications plus riches de type home staging virtuel. Ces solutions peuvent être déployées, soit dans l’agence en accompagnement du client, soit par l’acheteur depuis son domicile.

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Zelok vous libère de la gestion quotidienne des centaines de mails reçus pour des demandes de location

Par jda

Fabrice Houlé le Fondateur de la plateforme www.zelok.fr nous apporte son témoignage issu du terrain : « Lorsque vous êtes conseiller en location, vous avez peur chaque jour d’ouvrir votre boîte mail. En effet, une seule annonce de location mise en ligne sur une zone tendue et c’est le drame : des centaines de demandes pleuvent suite aux annonces postées sur les portails web comme Bien Ici, Se Loger ou Le Bon Coin. Nous avons écouté les demandes de plus de 250 agences immobilières clientes de Zelok et nous avons créé une fonctionnalité révolutionnaire pour eux : la gestion automatique des leads des portails web. »

1. Le constat : « Je n’ai pas le temps de tout faire ! »

La mutation digitale du secteur de l’immobilier s’accélère vraiment mais le constat est d’abord de comprendre les usages actuels et les freins quotidiens rencontrés par vos collaborateurs.

Ce que nous disent nos clients agents immobiliers au quotidien : « impossible de tout faire car je n’ai pas le temps de répondre à tout le monde… ! » mais aussi : « J’ai la hantise d’ouvrir ma boîte mail car je connais d’avance le résultat. Nous avons mis en ligne vendredi 5 nouveaux biens à louer suite à dès réception de congés locataires…la sentence le lundi matin : 200 mails de demandes à traiter. »

« Impossible pour moi de répondre confortablement à tout le monde mais aussi de gérer mes autres tâches (rendez-vous, rédaction de baux, états des lieux, relances clients, etc..) »

2. La conséquence : « Je ne ferai pas plus de chiffre d’affaires ! »

Fabrice Houlé en conclut : « si un agent immobilier propose 5 biens à louer pour le mois d’Août, il ne fera que le chiffre d’affaires de ces 5 biens à louer car il n’a pas le temps pour aller en chercher d’autres et conseiller ses propriétaires bailleurs ou pour prospecter. En le libérant des tâches ingrates et chronophages, on lui apporte du confort mais aussi les moyens de développer son portefeuille de locations et de lots de gestion ».

Avec la gestion des leads automatiques, Zelok répond pour vous 24 H / 24 et 7 J / 7 en votre nom à l’intégralité de vos mails reçus des portails web comme Se Loger, Bien Ici, Ouest-France, Le Bon Coin, le Figaro Immo ou autres. Vous répondez ainsi de suite à une demande en votre absence et si l’agence est fermée et vous pilotez le tout à votre retour.

3. Le risque : « Je ne gère que du déceptif ! »

« Si le conseiller location garde ses habitudes actuelles, il court vers un risque de générer une insatisfaction clients et vers des avis négatifs » nous indique Fabrice Houlé.

Si le conseiller location ne répond pas à l’intégralité de ses mails reçus lui-même, il risque d’avoir en plus des appels téléphoniques de candidats impatients mais aussi des mails de relances ou pire des avis négatifs sur Google ou sur ses avis clients.

Avec notre solution de gestion des leads, vous inversez la responsabilité du dépôt des pièces justificatives. Si vous avez répondu au candidat et qu’il ne fait pas le nécessaire pour vous envoyer gratuitement son dossier, vous pourrez rechercher ce lead et lui répondre s’il émet une insatisfaction quelconque.

4. Le résultat : « Je suis enfin performant et j’ai plus de confort de travail ! »

Fabrice Houlé, quels sont les premiers résultats auprès des early adopters ? : « Nous avons les premiers retours et ils sont bluffant. Les agences qui ont tout de suite demandés à en bénéficier ne peuvent plus s’en passer. Plus de 1500 réponses envoyées en Juin 2020 pour une agence ORPI de région parisienne et un premier tri avec des dossiers complets réceptionnés dans la foulée. Au-delà de la satisfaction clients candidats locataires d’avoir une réponse immédiate, les agents immobiliers gardent la main sur l’essentiel : choisir le bon dossier une fois arrivé dans leur Espace Zelok. Les conseillers peuvent ainsi passer plus de temps avec leurs clients et prospects à les écouter, les renseigner et les conseiller. C’est leur vrai travail non ? »

L’option Gestion des Leads des portails web est offerte à tous les abonnés de Zelok jusqu’au 30 Septembre 2020 pour vous aider à bien gérer votre période estivale et la rentrée scolaire. Profitez-en pour tester la solution en nous contactant pour une mise en place simple et rapide : sales@zelok.fr

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« Avez-vous opté pour des comptes confidentiels ? », Me Caroline Dubuis Talayrach, avocat

Par Caroline Dubuis Talayrach

Étonnamment un certain nombre de comptes, relatifs à des sociétés pourtant éligibles, ne sont pas déposés confidentiellement, le plus souvent par manque d’information.

Le sujet est d’autant plus d’actualité, que les données des greffes des Tribunaux de Commerce sont désormais en ligne gratuitement sur INPI DATA (pour en savoir plus « Accédez gratuitement aux données des entreprises »).

Alors petit rappel des sociétés pouvant opter pour la confidentialité de leurs comptes :

1. Les micro-entreprises

Celles qui remplissent au moins deux des critères ci-dessous peuvent opter pour la confidentialité des comptes annuels.

  • Un total du bilan inférieur à 350 000 €
  • Un chiffre d’affaires inférieur à 700 000 €
  • Moins de 10 salariés

La confidentialité vise l’ensemble des comptes annuels.

A noter, cependant, que ne sont pas éligibles les micro-entreprises :

  • qui sont des établissements de crédit, de financement, des entreprises d’assurance (L 123-16-2)
  • détenant des filiales et participations et qui se livrent, à titre exclusif ou non, à une activité de simple gestion des titres de participations ou de valeurs mobilières. Pour plus de détails accéder à l’avis N° 2019-11 du comité de coordination du registre du commerce et des sociétés

2.Les petites entreprises

Celles qui remplissent au moins deux des critères ci-dessous peuvent opter pour la confidentialité du compte de résultat.

  • Un total du bilan inférieur à 6 millions d’euros
  • Un chiffre d’affaires inférieur à 12 millions d’euros
  • Moins de 50 salariés

La confidentialité vise uniquement le compte de résultat : L’actif et le passif restent visibles des tiers.

A noter, cependant, que ne sont pas éligibles les petites entreprises :

  • qui sont des établissements de crédit, des sociétés de financement, des entreprise d’assurance (L 123-16-2)
  • qui appartiennent à un groupe de société au sens de l’article L 233-16 du code de commerce.

3. Les moyennes entreprises

Celles qui remplissent au moins deux des critères ci-dessous peuvent opter pour une présentation simplifiée des comptes.

  • Un total du bilan inférieur à 20 millions d’euros
  • Un chiffre d’affaires inférieur à 40 millions d’euros
  • Moins de 250 salariés

Les moyennes entreprises peuvent demander une présentation simplifiée des comptes accessibles par les tiers. Le rapport du Commissaire aux Comptes n’a pas à être déposé.

A noter, cependant, que ne sont pas éligibles les moyennes entreprises :

  • qui sont des établissements de crédit, des sociétés de financement, des entreprise d’assurance (L 123-16-2)
  • qui appartiennent à un groupe de société au sens de l’article L 233-16 du code de commerce.

Conclusion

Il est toujours surprenant de voir des procès-verbaux d’assemblées ou des résolutions qui, bien que non obligatoires, sont déposées au greffe et donc visibles tous. Ainsi au-delà de la formalité en elle-même, se pose le sujet de la gestion et de l’optimisation des informations publiées.

Aussi, en se faisant assister par des professionnels, les entreprises pourront remplir leurs obligations légales et tout en rationnalisant les données divulguées au tiers.

 

L’information juridique publiée par le cabinet a une vocation d’information, de vulgarisation et de pédagogie. Elle ne peut en aucun cas de substituer à une consultation ou des prestations de conseils. Plus généralement, il vous est vivement déconseillé de vous baser sur les seuls articles publiés sur le web fussent- ils de qualité et vous êtes invité à vous rapprocher d’un professionnel pour avoir une consultation adaptée à votre situation.

 

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« Démembrement de propriété : qui vend quoi ? Dans quelles conditions ? », Guillaume Philippon, Expert Foncier et Agricole

Par jda

Agents, négociateurs ou mandataires doivent s’assurer d’avoir le/les mandats signés de tous !

L’usus (user, droit d’usage et d’habitation) et le fructus (tirer les fruits, montant des loyers) constituent en droit français la notion d’usufruit que l’on distingue de l’abusus (disposer, droit de vendre) notion de la nue-propriété.

On évoque ici bien le démembrement de la propriété qu’il ne faut pas confondre avec l’indivision qui est le fait de posséder des droits de même nature sur un bien et dont les règles de fonctionnement sont régies par les articles 815 et suivants du code civil. Usufruitiers et nus-propriétaires ne sont pas des indivisaires, le droit a cloisonné leurs rapports, et ne peuvent exiger l’un envers l’autre des actions ou obligations.

Pour vendre un bien immobilier il faut donc parfois obtenir l’accord, non pas seulement d’indivisaires, mais de propriétaires : usufruitiers ou nus propriétaires afin de reconstituer la pleine propriété qui, généralement, seule intéressera un futur acquéreur.

Titre de propriété : Acte authentique de vente, acte de donation …

Tout professionnel de l’immobilier doit consulter les actes afin de prendre connaissance des droits de chacun et de s’assurer d’avoir devant le lui le/les bon(s) interlocuteur(s). La prise d’un mandat de vente sans avoir obtenu l’accord de tous les intéressés pourrait entrainer une situation juridique complexe dès lors qu’une offre d’achat ou un compromis de vente auraient été signés (ex : Monsieur A, vendeur, serait engagé contractuellement envers Monsieur C, acquéreur, alors que Monsieur B, lui aussi propriétaire, n’aurait pas été informé de la vente du bien dont il ne veut pas).

La donation ou la donation-partage sont des actes non dénués d’intérêt fiscal en matière de transmission patrimoniale, toutefois, les quotes-parts (usufruitiers/nus-propriétaires) évoluent avec le temps et il est du devoir d’information de tous professionnels de l’immobilier d’indiquer à son client quelle quote-part du prix de vente chacun va obtenir. La répartition repose sur le barème de l’administration fiscale suivant :

Ainsi une mère qui aurait donné à l’âge de 53 ans son appartement, d’une valeur de 250.000 € à ses deux enfants leur aurait transmis et donc fait une donation de : 250.000 x 0,4 = 100.000 € soit 50.000 € chacun. 25 ans plus tard, l’appartement serait vendu pour raisons diverses avec l’accord de tous au prix de 350.000 €, les droits de la maman, âgée de 78 ans, seraient de 350.000 x 0,4 = 140.000 € alors que les droits des enfants seraient de : 350.000 x 0,6 = 210.000 € soit 105.000 € chacun.

Les mandats de mises en ventes doivent donc comporter la quote-part respective de chacun afin de ne pas en avoir le reproche voire une action en responsabilité engagée lors du partage du prix.

Vente en viager et démembrement

Juridiquement la vente en viager n’est pas un démembrement de propriété. Le transfert de propriété est effectué au jour de l’acte entre débirentier (acquéreur) et crédirentier (vendeur). L’acquéreur prendra possession des lieux au décès. C’est un caractère aléatoire du contrat qui peut s’avérer gagnant comme perdant.

Rappels

  1. La nue-propriété n’est pas seulement le droit de vendre ou non un bien elle recouvre aussi des obligations, notamment, celle positive liée aux grosses réparations que l’article 606 met à la charge du nu-propriétaire mais sans qu’il soit expressément tenu de les effectuer.

 

  1. La résidence principale d’un couple, même si celle-ci est la propriété d’un seul des deux, ne peut être vendu sans leur accord commun en vertu de l’article 215 du code civil. Il faut donc avoir été mandaté par les deux.

 

Guillaume Philippon, Expert Foncier et Agricole, est aussi Expert près la Cour d’Appel d’Orléans. Il dirige le cabinet Lexpertissimmo, qu’il a créé seul il y a deux ans, dont l’activité accessoire est la formation professionnelle continue auprès du notariat et d’agences immobilières. Anicen sportif de haut-niveau investi dans la cause associative, Guillaume Philippon est membre du Comité Exécutif de l’Institut Européen de l’Expertise et de l’Expert (EEEI). Il est certifié Recognised European Valuer depuis 2014 et intervient partout en France. Contact : 09 62 63 95 41 et http://www.lexpertissimmo.fr

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« Baromètre LPI-SeLoger juillet 2020 : la reprise va-t-elle se concrétiser ? », Michel Mouillart

Par Michel Mouillart

Tensions sur prix de l’ancien toujours fortes

Le rebond de la demande constaté depuis la sortie du confinement n’a pas été suffisant pour permettre au marché de renouer avec les niveaux d’activité de l’année dernière. Alors que les mois de mars à juin portent habituellement 36 % des ventes de l’année, la crise a déjà privé le marché de 18 % de son activité annuelle qui seront difficiles à compenser en 2020.

Cette chute de l’activité qui est synonyme de raréfaction de l’offre renforce donc partout les déséquilibres de marché et cette situation de pénurie alimente les tensions sur les prix. En outre, la contraction de l’offre de crédits bancaires voulue par la Banque de France a provoqué une déformation de la structure du marché : les ménages réalisant les achats les moins onéreux (prix au m² ou prix du lot) qui ne peuvent plus accéder aux crédits immobiliers ont quitté le marché proportionnellement plus que les autres, alimentant ainsi la persistance de la hausse des prix.

La hausse des prix des logements anciens se poursuit donc, sans s’affaiblir. Par exemple, les prix n’ont reculé en juin que dans 2 % des villes de plus de 100 000 habitants : en avril et en mai, la baisse des prix concernait 5 % des grandes villes, contre 8 % en mars et 12 % en janvier et en février. Et en juin, les prix signés (mesurés en niveau annuel glissant) ont ainsi augmenté de 5.0 % sur un an, contre + 3.8 % il y a un an à la même époque.

Nouvelle augmentation des prix du neuf

La hausse des prix des logements neufs se poursuit à un rythme soutenu. Pourtant, la demande ne s’est pas relevée, au-delà d’un rebond technique associé à la finalisation des projets dont la réalisation avait été interrompue par le confinement. Aussi bien sur le marché des maisons que sur celui des appartements, les tensions sur les prix restent soutenues. En juin 2020, l’augmentation des prix a ainsi été de 3.2 % sur un an pour l’ensemble du marché, contre + 2.3 % il y a un an à la même époque. Le ralentissement de la hausse constaté récemment sur le niveau trimestriel glissant est par ailleurs habituel à cette période de l’année.

Ainsi, si la hausse est toujours la plus rapide sur le marché des appartements : + 3.3 % sur un an (+ 2.6 % en juin 2019), elle se poursuit à un rythme soutenu depuis février dernier. En revanche, le rythme de progression des prix des maisons individuelles se renforce au fil des mois (+ 2.8 %, contre + 0.9 % il y a un an).

Une hausse des prix toujours plus rapide dans les grandes villes

La crise sanitaire et ses conséquences économique et sociale n’ont pas réussi à enrayer la tendance haussière des prix des appartements anciens dans les grandes villes. D’ailleurs, après un 1er semestre d’accélération de la hausse dans la quasi-totalité des villes de plus de 50 000 habitants, il faudrait une chute de près de 9 % des prix sur le reste de l’année pour, qu’au final, l’indice des prix reste stable sur 2020 (respectivement, un effondrement de près de 15 %, pour une baisse de l’indice de 3 %). Cela semble peu probable, même compte tenu des baisses de revenus attendues dans le sillage de la crise sanitaire et des restrictions de l’accès au crédit imposées par la Banque de France.

Ainsi, dans près d’un quart des villes de plus de 50 000 habitants, l’augmentation des prix se poursuit maintenant à un rythme annuel supérieur à 10 % (un tiers à plus de 8 % sur un an). Et la progression se fait presque partout plus vive, de mois en mois. Dans les villes du Grand-Est impactées dès le début de la crise sanitaire par la Covid-19, la hausse des prix accélère d’ailleurs : comme, par exemple, à Metz et surtout à Mulhouse qui enregistre maintenant l’augmentation la plus rapide (+ 12.8 %). Cela se constate aussi dans les villes de la Seine-Saint Denis où la crise a été sévère : comme à Bondy, à Epinay-sur-Seine ou à Montreuil, avec des hausses de plus de 10 %.

En revanche, le ralentissement de la hausse des prix se poursuit sur Paris. Même si les prix dépassent maintenant les 10 000 €/m² dans 14 arrondissements parisiens, la hausse n’est plus que de 4.6 % sur un an, contre + 6.7 % en juin 2019. Alors que Neuilly-sur-Seine reste la grande ville la plus chère en moyenne, à 11 575 €/m² et que Levallois-Perret talonne toujours Paris !

Une reprise bridée par un accès limité au crédit

Depuis la sortie du confinement, le marché des logements anciens retrouve des couleurs. Il a dans un premier temps bénéficié du rebond « technique » de l’activité constaté dès le 11 mai, à raison des projets qui n’avaient pu être conduit à leur terme. Puis la demande s’est progressivement relevée. Mais la demande s’est transformée : le durcissement des conditions d’octroi des crédits voulu par la Banque de France écarte maintenant du marché les ménages faiblement dotés en apport personnel, ceux qui lui avait pourtant permis de parvenir au zénith en 2019. En outre, la crise économique et sociale a tempéré les ardeurs d’une partie des candidats à l’achat.

La demande de logements anciens n’a donc pas retrouvé les niveaux qu’elle connaissait durant les trois années écoulées. Certes, le nombre de compromis signés durant les 20 derniers jours de mai a été 3.5 fois supérieur à celui d’avril. Puis le nombre de compromis a encore pratiquement doublé en juin, faisant qu’au total il a presque quintuplé entre avril et juin. Néanmoins, il est resté inférieur de 18.8 % à celui de juin 2019, comme d’ailleurs le nombre de prêts accordés en juin pour financer les achats de logements anciens. Car même si l’impact de la crise de la Covid-19 s’estompe, la restriction de l’accès au crédit immobilier demeure.

Ainsi, l’activité mesurée depuis le début de l’année est en recul de 24.5 % par rapport au 1er semestre. Et tout concourt pour que la reprise du marché de l’ancien reste bridée pendant un certain temps encore.

Les marges s’écrasent et les prix résistent

En juin 2020, France entière, la marge de négociation s’est établie à 3,4 %, en moyenne : 3,3 % pour les appartements et 3,4 % pour les maisons. Les marges baissent encore, pour s’établir à des niveaux particulièrement bas, jamais observés par le passé même durant les périodes de (très) forte activité du marché de l’ancien. Sur le marché des maisons, elles s’effondrent véritablement en juin pour s’afficher à 30 % sous leur moyenne de longue. En revanche, sur le marché des appartements, elles se stabilisent après la chute constatée en mai dernier se maintenir à 27 % sous leur moyenne de longue période.

Sur des marchés de pénurie caractérisés par une insuffisance de biens disponibles à la vente, les tensions sur les prix se renforcent presque partout et pourtant les acheteurs ne négocient (presque) plus : le risque est trop important pour eux de perdre la main sur un bien convoité, alors que les vendeurs peuvent sans aucune difficulté trouver un autre acheteur si le besoin s’en fait sentir. Partout, c’est bien sûr sur les marchés des grandes agglomérations où la pénurie de biens à acquérir accompagne la pression de la demande depuis plusieurs années. Mais c’est aussi maintenant sur les territoires ruraux et dans les villes moyennes vers lesquels la demande se déplace plus volontiers depuis la sortie du confinement, alors que l’offre n’y est pas plus extensible qu’ailleurs.

Reprise générale des ventes

La reprise des ventes de logements anciens constatée depuis la levée du confinement est générale, même si l’intensité du redémarrage n’est pas identique d’une région à l’autre. Ainsi, alors que France entière l’activité a reculé de 51.5 % en glissement annuel au 2ème trimestre, le recul de l’activité reste le plus rapide (de l’ordre de 60 %, en glissement annuel) dans 5 régions (Aquitaine, Bretagne, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) où la demande a été plus particulièrement déstabilisée, au-delà de l’impact de la crise sanitaire, par une augmentation rapide des prix et par les restrictions de l’accès au crédit immobilier qui ont affecté la primo accession à la propriété. Ainsi dans ces régions, le nombre de compromis signés n’a augmenté « que » de 60 % de mai à juin, contre 75 % en Province.

En revanche, la baisse des ventes est moins marquée (de l’ordre de 45 %) dans 5 régions (Auvergne, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Limousin et Picardie) où la hausse des prix est restée modérée, permettant à la demande de mieux rebondir dès la fin du confinement : d’ailleurs dans ces régions, le nombre de compromis signés a plus que doublé entre mai et juin 2020. Cela se constate aussi en Ile de France où la pression de la demande reste forte, en dépit des déséquilibres de marché qui perdurent. Ailleurs, le recul des ventes constaté au 2ème trimestre se situe entre 50 et 55 %, en glissement annuel.

Forte pression de la demande sur les espaces métropolitains

Les augmentations les plus rapides des prix des appartements anciens (au moins 8 % sur un an) se constatent sur les métropoles de Lyon, Nancy, Nantes et Rennes. Sur l’ensemble de ces territoires métropolitains, la hausse des prix reste partout soutenue : en dépit de la crise actuelle, la pression de la demande ne faiblit pas et se renforce même sur les marchés des communes adjacentes.

Sur le marché des maisons, la hausse des prix est toujours vive sur les métropoles de Brest, Grenoble, Montpellier, Nice et Rennes, avec des augmentations d’au moins 7 % sur un an. Dans les cas de Montpellier et de Rennes, l’augmentation des prix est la plus rapide en périphérie, illustrant les conséquences d’un déplacement de la demande qui s’est renforcé depuis le déclenchement de la crise sanitaire. Pour les trois autres métropoles, les hausses sont rapides sur l’ensemble de l’espace métropolitain, la pression de la demande sur le marché de la maison individuelle y étant générale.

Les prix sont habituellement plus élevés dans le centre des métropoles qu’en périphérie : cela se constate par exemple à Bordeaux, à Lyon, à Paris, à Rouen, à Strasbourg ou à Toulouse. La surcote du centre y est de 10 à 15 % sur le marché des appartements et de 20 à 30 % sur celui des maisons : elle s’explique par la rareté des biens disponibles dans le centre, par leur qualité et/ou les services qui leur sont associés (transports, équipements publics, commerces, …). Néanmoins deux métropoles échappent à cette règle, celles de Brest et de Montpellier : la demande y recherche plus volontiers la périphérie, et pas seulement en maison individuelle.

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Au premier semestre 2020, le marché de l’immobilier ancien plie mais ne rompt pas

Par jda

1er janvier – 15 mars : la continuité

Tout avait pourtant bien commencé. En ce début de 1er semestre 2020, le marché de l’immobilier ancien poursuivait la trajectoire amorcée depuis plusieurs années. La demande était très soutenue (+30 % par rapport au 31 décembre 2019), les délais de vente restaient sous la barre des 90 jours et les transactions progressaient de 6 % par rapport à décembre 2019.

17 mars – 10 mai : la pause

Le 17 mars, le confinement donne un coup de frein à l’activité des agences immobilières, qui plonge de 90 %. Certaines, comme celles du réseau Laforêt, parviennent à maintenir un flux d’activité grâce à des solutions distancielles, comme les visites virtuelles ou le parcours client digitalisé. Toutefois, l’interruption de l’ensemble de la chaîne immobilière (administrations, banques, offices notariaux…) marque la pause des transactions immobilières.

Pour autant, certains signes laissent alors à penser que la reprise sera très active. Ainsi, dès l’instant où le président de la République annonce l’échéance du 11 mai comme date de déconfinement, les demandes de rendez-vous en agences affluent. Les locataires qui n’ont pas pu visiter, les vendeurs qui ont signé la vente de leur bien juste avant le confinement mais n’ont pas encore trouvé leur futur logement, les investisseurs qui ont profité de cette période d’inactivité pour préciser leurs projets, tous ceux qui ont désormais envie de verdure, d’une terrasse ou d’une pièce en plus pour télétravailler… Tous sont présents à la réouverture des agences.

11 mai – 30 juin : le rattrapage

Comme pressenti, le redémarrage est tonitruant. En moins d’une semaine, les agences immobilières retrouvent 90 % de leur activité d’avant confinement sur la signature de mandats, de baux et de compromis. Dans les semaines qui suivent, le rebond ne fait que s’amplifier. La demande explose à +48 % par rapport au mois de juin 2019. Un phénomène lié d’une part à la reprise des projets envisagés ou amorcés avant le confinement, d’autre part à de nouvelles envies nées pendant ces longues semaines. De nombreux Français ont adopté le télétravail, maintenu après le 11 mai dans beaucoup d’entreprises, et la recherche de résidences secondaires pour un budget inférieur à 150 000 euros, à moins de 2 heures en voiture des grandes métropoles, bondit. Les Parisiens se renseignent sur les maisons en Normandie, les Lyonnais se tournent vers les lacs de Savoie, tandis que les Bordelais parcourent les Landes.

Au-delà d’un coin de verdure, la connectivité fait son apparition dans les critères de sélection d’un bien à la campagne : le télétravail est bel et bien passé par là. Les investissements locatifs reprennent également et représentent 24 % des transactions depuis la reprise. Plus que jamais, les Français ont le sentiment que la pierre est la valeur refuge par excellence. Enfin, si l’on considère le cumul du 1er semestre, la demande équivaut à celle de l’année précédente, avec une sur demande avant et après le confinement qui compense les 2 mois d’inactivité.

Une offre en très légère progression

Face à une demande toujours aussi soutenue, l’offre reprend des couleurs, avec une progression de 2 % par rapport au mois de juin 2019. Les dossiers de mise en vente augmentent, car rappelons que l’immobilier est intimement lié aux événements de la vie (naissance, séparation, succession…) et que ces derniers se sont poursuivis pendant le confinement, provoquant cet effet de rattrapage.

Les secundo-accédants franciliens, parfois las du confinement, se décident à vendre pour rechercher un bien avec une terrasse, un jardin ou une pièce en plus. Avec l’extension du télétravail, certains réfléchissent à s’éloigner de la capitale et des villes comme Évreux, Compiègne ou Rambouillet prennent leur revanche grâce à des prix attractifs.

Des prix solides

Beaucoup se posent la question des prix. Vont-ils baisser ? Contre toute attente, ils se maintiennent. L’offre reste très nettement inférieure à la demande. L’effet de rareté est donc renforcé malgré le rattrapage. Beaucoup de Français veulent boucler leur achat avant septembre, ce qui ne favorise pas la baisse des prix. Sur certaines grandes métropoles où la pénurie est particulièrement forte, on enregistre même des hausses. C’est notamment le cas à Paris où le prix moyen progresse de 1,2 % depuis le début de l’année, pour atteindre 10 478 €/m². Les biens qui disposent d’un balcon ou d’un jardin voient leurs prix réévalués à la hausse. Néanmoins, nous devrons attendre l’automne pour savoir si la solidité des prix se confirme.

Des transactions à la hausse

Depuis le 11 mai, le nombre de transactions est à la hausse par rapport à l’année précédente : +12 % au national, +15 % en région, +9 % en Île-de-France. Une fois n’est pas coutume, Paris reste en retrait avec +4 %, mais c’est une question de temps. Des milliers de Parisiens sont partis se confiner dans les régions et ont tardé à regagner la capitale. D’autant que les grandes entreprises dont le siège se situe à Paris ou à la Défense ne rouvriront pas totalement leurs bureaux avant la rentrée de septembre.

Cette reprise vigoureuse doit être nuancée par la frilosité des banques à accorder des crédits aux ménages dépassant 33 % d’endettement. En effet, avant même la période de confinement, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) avait recommandé aux organismes financiers de limiter la durée des prêts et de revenir au taux d’endettement usuel. Les banques ont adopté ces recommandations, pensant ainsi regagner les marges qu’elles avaient perdues au fil des années du fait de la baisse des taux d’intérêt et du phénomène de renégociation de crédit. Conséquence directe de cette prise de position, les primo-accédants et les jeunes actifs sont en partie exclus de l’accession, d’autant qu’ils concentrent souvent les fragilités : peu, voire pas d’apport, des revenus moins élevés, un CDI récent…

Les marges de négociations

Les marges de négociations, à savoir l’écart entre le prix de vente et le prix acté, ne peuvent être considérées que sur les ventes réalisées avant et après le confinement. Cet écart n’a été que peu impacté par la crise, puisqu’il s’établit à 4,52 %, soit -0,16 point par rapport au premier semestre 2019 avec, dans le détail, 2,63 % à Paris, 3,13% en Île-de-France et 4,80 % pour les régions.

Les enjeux pour le second semestre 2020

L’immobilier ancien est soumis à une forte saisonnalité. Une partie importante des transactions se réalisent au printemps pour une prise de possession à la rentrée de septembre. Cette période correspond au mois de mars, avril et mai et a donc été clairement amputée. Les mois de juillet, août et septembre seront donc décisifs pour la reprise des transactions. C’est à l’issue de cette période que nous saurons si le retard accumulé durant le confinement pourra être résorbé cette année.

À ce jour, il est donc particulièrement difficile de prédire la fin de l’année 2020. Néanmoins, un premier enjeu tient dans la position que vont prendre les banques vis-à-vis des emprunteurs. Il nous semble important que le HCSF assouplisse ses recommandations, faites en décembre 2019 dans un contexte très différent, afin de ne pas exclure du marché les primo-accédants et les acquéreurs les plus modestes.

Reste l’incertitude économique. Malgré le soutien du gouvernement, unique dans le monde en raison de son ampleur, pour limiter les défaillances d’entreprises et les destructions d’emplois, avec les mesures de chômage partiel et le Prêt Garanti par l’État qui minimiseront les impacts économiques de la crise sanitaire, une envolée du chômage sur le dernier trimestre est à prévoir. Il est donc indispensable que le gouvernement engage sans attendre un plan de relance pour soutenir le logement.

Des mesures à prendre d’urgence

La généralisation du prêt à taux zéro (PTZ) dans l’ancien fait partie des premières mesures nécessaires. Actuellement, il est réservé aux logements situés dans les zones les moins tendues, mais également accordé sous conditions de travaux. Non seulement le prêt à taux zéro pourrait être étendu à tout le territoire, mais sa quotité de travaux pourrait raisonnablement être ramenée de 25 % à 15 % et consacrée à la rénovation énergétique ou à la transformation numérique des logements.

Deuxième action à privilégier, élargir le périmètre du dispositif Denormandie destiné à développer l’offre locative en centre-ville. Actuellement réservé à moins de 250 villes, celui-ci pourrait être étendu à toutes les communes sans critères d’éligibilité. Enfin, troisième et dernière mesure à prendre, rétablir l’APL accession en métropole comme dans les DROM. Cette mesure permettant aux foyers les plus modestes de réduire le poids de remboursement d’un crédit immobilier a largement fait ses preuves par le passé.

« En France, la filière logement représente 15 % du PIB, 77 milliards de recettes fiscales, 2 millions d’emplois directs et 500 000 indirects : c’est un véritable réacteur sans lequel la reprise économique ne se fera pas. Ces mesures sont à prendre d’urgence si nous voulons maintenir la dynamique, les prochains mois seront décisifs pour notre secteur comme pour l’économie de notre pays », conclut Yann Jéhanno, Président du réseau Laforêt.

 

 

 

 

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Les promoteurs veulent mettre le logement neuf au cœur de la relance

Par jda

Une priorité : valoriser le logement neuf comme un facteur de croissance

Depuis plusieurs mois, confronté à un problème d’offre (pénurie de permis de construire, hausse des coûts de travaux, manque de foncier etc.), le logement neuf va mal. La production baisse et l’épidémie aggrave encore la situation. Le relancer, c’est se donner une chance de renouer plus vite avec la croissance et d’en profiter pour répondre aux besoins de logement abordable là où les français ont envie de vivre.

Le relancer, c’est aussi et surtout se donner les moyens de transformer la ville et d’aller vers ce que les acquéreurs attendent : une ville plus saine et plus durable, des logements plus agréables à vivre et plus connectés, des immeubles qui produisent leur énergie, qui accueillent de nouvelles mobilités ou qui offrent plus d’espaces partagés. Ces mutations sont en cours, il faut les accélérer. Comme l’énonce la campagne de communication lancée ce jour par la FPI, il faut produire du logement neuf pour« aider la ville de demain à sortir de terre »avec les élus locaux.

Pour Alexandra François-Cuxac, Présidente de la FPI France, qui regroupe les promoteurs immobiliers de France en logement et en immobilier d’entreprise : « On parle beaucoup de rénovation, mais nous avons besoin aussi et surtout de maisons et  d’appartements neufs en résidence qui soient dans l’air du temps, garantissent notre santé, améliorent notre qualité de vie et soient adaptés au vieillissement. Pour faire la ville durable, il ne faut pas moins de logement neuf, il en faut plus ! Pour moderniser la ville, il faut la (re)construire ».

Des solutions : déverrouiller l’offre et soutenir la demande

La première urgence, c’est de renouer avec le niveau d’activité d’avant-crise et, pour cela, d’accélérer la délivrance des permis de construire et de faciliter le rattrapage du temps perdu sur les chantiers. C’est le sens de la proposition de régimes transitoires « PC Covid » et « chantier Covid ».

Cette production sera d’autant plus forte que la demande sera soutenue. La FPI propose donc de maintenir et de développer le dispositif Pinel pour les investisseurs particuliers et le PTZ pour les primo-accédants, mais au prix d’un verdissement rapide car ces outils peuvent devenir de puissants accélérateurs de croissance verte.

Enfin, pour que cette reprise soit durable, il faut moderniser notre secteur en le déverrouillant, ce qui passe par la simplification administrative, par sa digitalisationet par une forme de régulation de la décentralisation.

Pour Alexandra François-Cuxac : « Le Gouvernement connaît le détail de nos propositions, mais les besoins de notre secteur vont au-delà des mesures réglementaires ou fiscales. Dans une période troublée où les repères vacillent, il faut rappeler les vertus du logement neuf non seulement pour l’économie, mais aussi et surtout pour la vie des français. Pour la relance, il faut miser sur nos atouts, et la construction en est un ».

Les 15 propositions de la FPI dans le détail

  1. Instaurer un régime Permis de construire Covid pour : les permis de construire en cours d’instruction et les PC non purgés des recours au début de l’état d’urgence sanitaire et les demandes de PC déposées entre le 12 mars 2020 et le 31 décembre 2020. Entre autres, la FPI recommande la possibilité de transmettre un pré-dossier de PC aux services instructeurs, sous forme dématérialisée, et en amont du dépôt formel de la demande ; La mise en place par les collectivités d’une instruction « dématérialisée » des pièces complémentaires, Instruction dans un délai limité des services consultés (ABF, SDIS, collecte des ordures ménagères,…)…
  2. Instaurer un régime « chantiers Covid » pour les chantiers impactés par l’état d’urgence sanitaire (Renoncer aux arrêtés qui interdisent la reprise des chantiers ou qui réglementent trop strictement leurs horaires ; Instruire rapidement les demandes d’autorisation d’implantation).
  3. Régler les problèmes juridiques laissés pendants par les ordonnances (Allongement de 12 mois des délais de validité des autorisations administratives, pour pallier le risque de caducité, Suppression du délai d’achèvement).
  4. Accession à la propriété : mieux solvabiliser les acquéreurs.
  5. Accession à la propriété : favoriser l’accès au crédit.
  6. Investissement locatif : faciliter, par le biais d’une réduction d’impôt Pinel plus importante, la commercialisation des programmes en cours (demandes de PC jusqu’au 31 décembre 2020 et vente avant le 31 décembre 2022.
  7. Investissement locatif : encourager, par le biais d’une une réduction d’impôt Pinel plus importante, la production de nouveaux programmes (demandes de PC déposées à partir du 1er janvier 2021 et vente avant le 31 décembre 2022)
  8. Investissement locatif : des mesures d’accompagnement (sortir temporairement le Pinel du plafonnement des niches, supprimer le délai d’achèvement de 30 mois et rendre éligibles au Pinel les communes éligibles au Denormandie).
  9. Logements sociaux et logements intermédiaires : mieux réguler les ventes en bloc (VEB).
  10. Produire plus : libérer plus de terrains constructibles.
  11. Produire plus : délivrer davantage de Permis de construire en zones tendues.
  12. Produire plus : encourager la densité dans les zones tendues.
  13. Produire plus : contrer le malthusianisme.
  14. Produire plus vite : assurer la continuité de l’instruction.
  15. Produire plus vite : simplifier le droit applicable.

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Crédit immobilier : La crise sanitaire amplifie le recul de la production de crédit liée aux recommandations du HCSF

Par Michel Mouillart

Les taux des crédits immobiliers

1,25 % en moyenne sur le 2ème trimestre 2020 contre 1.13% au 1er trimestre 2020. 1.29% en moyenne en juin 2020 contre 1.26% en mai 2020.  Depuis 3 mois, le taux moyen des crédits immobiliers a augmenté de 14 points. L’essentiel de la hausse est intervenu en mai (+ 8 points), en réponse à la montée des risques de défaut des emprunteurs et à l’incertitude sur les évolutions macroéconomiques et financières associés à la crise économique (montée du chômage et perte de pouvoir d’achat) déclenchée par l’épidémie de la Covid 19 et la mise en œuvre du confinement. La  remontée des taux a cependant commencé à ralentir en juin (1,29%). Le ralentissement cède maintenant la place à l’atténuation des tensions : en juillet, le taux moyen se replie (1.26% à mi-juillet).

Désormais, quelle que soit la durée à l’octroi, 15, 20 ou 25 ans, les taux moyens ont repassé la barre des 1%, mettant ainsi un terme aux deux années durant lesquelles le taux moyen s’était maintenu sous l’inflation.

Après la poussée constatée en mai sur le taux moyen, les tensions ont commencé à s’estomper progressivement en juin. A la mi-juillet, le taux s’établit à 1,26 %. Dans le même temps, les durées s’affichent à 226 mois, contre 231 mois en juin et 232 mois en décembre 2019 (une durée moyenne de 228 mois en 2019).

Alors que la hausse des prix ralentit, les taux des crédits immobiliers sont repassés au-dessus de l’inflation depuis avril dernier, mettant ainsi un terme à 24 mois durant lesquels les taux d’intérêt réels avaient été négatifs. Dans le même temps, le taux de l’OAT à 10 ans s’ancre de nouveau dans les valeurs négatives. Les taux des crédits immobiliers ne devraient donc pas connaître de nouvelles tensions, au moins jusqu’à l’automne.

Durée moyenne des crédits

Après plus d’une année de quasi stabilité, la durée moyenne des prêts immobiliers s’est établie à 231 mois au 2ème trimestre 2020, en augmentation de 2 mois depuis le déclenchement de la crise de la Covid-19. Elle dépasse maintenant largement les valeurs les plus élevées observées jusqu’alors. La durée moyenne observée en juin 2020 est identique.

Dans la mesure où les prix immobiliers ont poursuivi leur progression depuis le déclenchement de la crise, les établissements de crédit ont favorisé le déplacement de la production vers des durées plus longues, pour permettre aux emprunteurs de réaliser leurs projets.

Pour le marché de l’accession notamment (achat de la résidence principale), 49,6% des prêts ont des durées de plus de 20 ans à 25 ans.

Dans le même temps, la part des prêts ayant des durées supérieures à 25 ans continue de se réduire, en réponse aux recommandations du HCSF.

 

Production de crédit immobilier

Les conséquences économiques et sociales de la crise de la Covid 19 pèsent encore fortement sur la production de crédits. À la baisse déjà constatée les deux premiers mois de 2020, suite à la mise en œuvre des recommandations du HCSF (nombre de prêts accordés en recul de 6.6 % en glissement annuel) se sont ajoutés les conséquences du confinement sur l’activité (abandon ou report d’une grande partie des projets envisagés).

La production de crédits a donc chuté brutalement sur les trois derniers mois écoulés durant lesquels la crise s’est déroulée, et tout particulièrement en mai. En dépit d’un effet de rattrapage post confinement, la reprise observée en juin n’a pas permis de retrouver le niveau d’activité de février 2020, et encore moins celui de juin 2019 et le nombre de prêts accordés en juin 2020 marque un recul par rapport à juin 2019 :

· – 9.8 % pour l’ensemble du marché
. -10.1 % pour le marché du neuf

. -18.7 % pour le marché de l’ancien

En 2019, l’augmentation de la production (hors les rachats de créances) a été rapide (+ 10.3 %) en raison de la baisse des taux d’apport personnel exigés. La production s’est alors établie à son niveau le plus haut observé jusqu’alors. Avec la mise en œuvre des recommandations du HCSF, la production devait reculer de 10.4 % en 2020 et de 15.7 % sur deux ans. Avec un recul du PIB de 10 % en 2020, la crise de la Covid-19 va amplifier la chute de la production : – 26.2 % en 2020 et la baisse va se poursuivre en 2021 (- 36.8 % en deux ans). La chute attendue en 2020 est comparable à celle de 2012 (suppression du PTZ dans l’ancien) et plus rapide que lors de la crise des « subprimes » (- 17.0 % en 2008).

La reprise des flux de l’accession à la propriété

Avec l’amélioration des conditions de crédit dès 2013, puis en réponse aux incitations publiques à partir de 2014, les flux de l’accession à la propriété s’étaient redressés : de manière vigoureuse dans l’ancien (+ 61.9 % entre 2012 et 2017, soit + 10.1 % par an), plus lentement dans le neuf (+ 32.2 % entre 2013 et 2017, soit + 7.2 % par an). Après la pause constatée en 2018 (dégradation des soutiens publics, hausse des prix des logements), l’accession a pleinement bénéficié d’une amélioration exceptionnelle de l’offre bancaire en 2019 : c’est l’accession dans l’ancien qui a tiré le marché (+ 7.3 %), alors que les flux de l’accession se dégradaient doucement dans le neuf.

Déplacement des clientèles

Ces évolutions des taux et durées accompagnent une nouvelle déformation de la structure de la production. En effet, pour suivre les recommandations du HCSF sur le taux d’effort, les établissements de crédit limitent les prêts aux ménages qui ont un trop faible apport personnel. Comme ces ménages ne rentrent plus sur le marché, le niveau de l’apport personnel se relève mécaniquement, puisque la structure de la clientèle se déforme. On constate en effet un déplacement des clientèles vers des catégories de ménages plus aisés, donc plus fortement dotés en apport personnel.

Les flux de l’accession à la propriété selon l’âge des accédants

La reprise de l’accession constatée en 2015 et en 2016 avait largement été portée par les 30 à 40 ans. Puis en 2017, c’est l’ensemble des 30 ans et plus qui a bénéficié de l’amélioration des conditions de crédit. La remise en cause du PTZ sur une partie du territoire a alors pénalisé les moins de 40 ans, largement bénéficiaires de ces soutiens publics en dehors des espaces métropolitains. L’amélioration sans précédent des conditions d’octroi des prêts en 2019 a permis aux moins de 30 ans d’accéder plus largement à la propriété et aux 30 à 40 ans de consolider leur place dans le marché.

Les taux d’apport personnel des ménages qui accèdent à la propriété

En dépit de la hausse des prix des logements neufs et anciens constatée dès 2015, la baisse des taux d’apport personnel a permis aux ménages jeunes et modestes de réaliser leurs projets d’accession à la propriété. Ils ont en outre largement contribué à l’expansion du marché de l’ancien. Mais en 2019, 49 % des accédants disposaient d’un taux d’apport personnel de moins de 10 %. Les recommandations du HCSF de décembre 2019 vont déstabiliser ces ménages.

Le marché de l’ancien

Comme dans le neuf, la part des moins de 35 ans s’était ressaisie dès 2018, en réponse à l’allongement de la durée des prêts et à l’assouplissement de leurs conditions d’octroi et elle avait retrouvé ses niveaux élevés des années 2010-2011. Sur un marché en repli, le maintien de durées élevées (mais au plus égales à 25 ans) permet aux jeunes ménages de rester sur le marché.

En revanche, et comme dans le neuf, la part des accédants disposant d’un revenu inférieur à 3 SMIC qui avait rebondi de 2018 à 2019 recule rapidement. La mise en œuvre des recommandations du HCSF écarte du marché les emprunteurs les moins bien dotés en apport personnel. La part des ménages aux revenus les plus élevés se redresse en conséquence.

Le marché a été fortement perturbé en mars, avec la mise en œuvre du confinement : en avril, puis en mai le repli du marché s’est amplifié. Le rebond de la demande a largement bénéficié de la finalisation des projets mis en sommeil avec le confinement, mais cela n’a pas permis de compenser l’activité perdue : en juin, le nombre de prêts est toujours en recul, de 18.7 % par rapport à juin 2019. Le rythme d’évolution en glissement annuel de la production de crédits (hors rachats de créances) mesurée en niveau trimestriel glissant recule donc toujours, de 42.5 % (contre + 11.0 % il y a un an) et le nombre de prêts accordés de 41.5 % (contre + 7.0 % il y a un an).

 

 

Pour retrouver l’intégralité des résultats de l’Observatoire Crédit Logement / CSA pour le 2ème trimestre 2020 et le mois de juin 2020, rendez-vous sur le site de l’Observatoire Crédit Logement / CSA

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Laforêt poursuit ses ambitions de recrutement : 1 000 postes à pourvoir en 2020

Par jda

Si le confinement a contraint les agences Laforêt à baisser leurs rideaux, l’activité immobilière du réseau ne s’est pas arrêtée pour autant. Grâce à la digitalisation d’une partie de ses services, ses conseillers ont poursuivi les visites (virtuelles) et finalisé les projets en cours. Alors que les agences ont rouvert début mai, Laforêt poursuit son plan annuel de recrutement pour trouver ses futurs collaborateurs et gagner des parts de marché. En 2020, 1 000 postes sont ainsi à pourvoir sur toute la France, ainsi qu’au siège du groupe. Ils concernent l’ensemble des métiers de l’immobilier : vente, location, gestion locative, syndic de copropriété et encadrement.

Avec ou sans diplôme, tous les candidats sont les bienvenus

« En juin, notre site Laforêt.com a reçu 1 600 000 visites, preuve que la volonté des Français est forte de poursuivre leurs projets immobiliers. Les mois de juillet et août s’annoncent très actifs en nombre de transactions. Les projets du printemps qui ont été retardés ou repoussés sont de nouveau d’actualité, d’autant qu’ils ont été bien mûris durant le confinement. Nous avons donc besoin de consolider nos équipes sur le terrain, mais aussi au siège, pour continuer à travailler dans les meilleures conditions tout en assurant la qualité de service à laquelle nos clients sont habitués », souligne Yann Jéhanno, président de Laforêt.

Une formation au sein du Campus Laforêt

Avec ou sans diplôme, débutants ou en reconversion professionnelle, tous les candidats sont les bienvenus, quel que soit leur profil, pour peu qu’ils partagent les valeurs de proximité et de professionnalisme du réseau. Pour apprendre leur métier ou se perfectionner, ces futurs talents accéderont, comme c’est déjà le cas pour les 4 000 collaborateurs de l’enseigne, à un ensemble de formations au sein du Campus Laforêt, qui permet une montée en compétences tout au long de leur parcours au sein du réseau.

Une enseigne qui se distingue par ses capacités d’innovation et d’accompagnement

N° 1 de la confiance depuis 10 ans, élue meilleure agence immobilière et meilleur employeur en 2020, Laforêt propose un cadre de travail épanouissant et une structure solide à tous les candidats motivés.

Déjà centaine de participants aux Visio Carrières

Récemment, l’enseigne a lancé un nouveau rendez-vous régulier et 100 % digital, Visio Carrières. Celui-ci permet à toutes les personnes intéressées par le secteur de l’immobilier de découvrir les différents métiers et les fondamentaux de l’enseigne. Les deux premières sessions, qui se déroulaient respectivement le 25 juin et le 2 juillet dernier, ont chacune rassemblé une centaine de participants. La prochaine se tiendra le 28 juillet. Pour s’inscrire, rendez-vous sur le site.

 

 

 

 

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Quel est votre avenir professionnel ?

Par jda

La loi du 5 septembre 2018 n° 2018-771 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », dite « loi Avenir professionnel », qui réforme en profondeur le système de la formation professionnelle, s’applique progressivement depuis le 1er janvier 2019. L’objectif de cette réforme orchestrée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et Emmanuel Macron ? Faciliter l’accès à la formation professionnelle et assurer aux salariés et demandeurs d’emploi un meilleur accompagnement. De nombreuses mesures sont déjà effectives :

  • Le plan de développement des compétences remplace le plan de formation. Il permet aux salariés de suivre des actions de formation à l’initiative de leurs employeurs, par opposition aux formations qu’ils peuvent faire de leur propre initiative grâce à leur compte personnel de formation (CPF).
  • Le CPF, qui est utilisable par chaque salarié tout au long de sa vie active, y compris en période de chômage, est  désormais alimenté en euros et non plus en heures. Depuis le 21 novembre 2019, le site Internet  moncompteformation.gouv.fr et son application mobile permettent à chaque salarié de savoir de combien d’euros il dispose, de trouver la formation qui lui correspond le mieux, de réserver et de payer sa formation avec ses droits.

Par ailleurs, depuis le 1er avril 2019, les vingt OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés) ont laissé la place à onze nouveaux OPCO (opérateurs de compétences), agréés par arrêté du ministère du Travail. Au-delà de ce changement, la grande différence réside dans la nature des missions qui sont confiées aux opérateurs de compétences.

Regroupement des branches professionnelles autour des OPCO

Les OPCA collectaient, géraient et mutualisaient les contributions financières des entreprises qui  relevaient d’une branche professionnelle donnée. Jusqu’à ce que la réforme entre en action, il existait un organisme par branche professionnelle. Les OPCO, eux, ont pour missions de fi nancer l’apprentissage, d’aider les branches à construire les certifications professionnelles  et d’accompagner les PME pour définir leurs besoins en formation. À la différence des OPCA, les opérateurs de compétences ne sont plus organisés par branches. Le regroupement des branches professionnelles autour d’un OPCO s’est fait dans une logique de filière et s’appuie sur des critères de  cohérence des métiers et des compétences, d’enjeux communs de compétences, de formation, de mobilité, de services de proximité et de besoins des entreprises.

Transfert de la collecte de la contribution légale à l’URSSAF

Dès 2021, les contributions des employeurs au titre du financement de la formation professionnelle et de l’alternance seront collectées par les Urssaf. Les fonds seront ensuite redistribués aux OPCO en fonction d’une répartition déterminée par France Compétences, le régulateur du système français de la formation professionnelle.

Comment identifier votre OPCO ?

Quelles sont les conséquences pour votre entreprise ? Si vous souhaitez suivre un parcours de formation, il faut d’abord savoir de quel OPCO vous relevez. Le rattachement à un OPCO se fait sur la base de la convention collective dont vous dépendez. Pour l’identifier, vous pouvez consulter le site du ministère du Travail. Vous y trouverez, pour chacun des onze OPCO, l’ensemble des conventions collectives nationales qui y sont liées. Si vous avez un doute, vous pouvez aussi vous tourner vers votre ancien OPCA.

 

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« Les clés pour bien gérer votre temps », Pierre Fasquelle formateur et conférencier

Par jda

La gestion du temps est un élément clé dans la réussite du métier d’agent immobilier. Très souvent, les professionnels se disent débordés. Ils ont du mal à faire face à toutes les sollicitations, à leur charge de travail. Et si mieux gérer son agenda n’était qu’une question d’organisation ? Voici cinq astuces.

1. Mettre le temps en boite

L’expression peut faire sourire mais elle n’est pas si anodine. Ranger son temps dans des boîtes permet d’aller beaucoup plus vite. En effet, si vous évaluez correctement dans votre agenda le temps que vous allez passer sur chaque tâche, vous ne vous laisserez pas déborder. Notre cerveau va beaucoup plus vite que le temps, on a donc souvent tendance à surcharger notre agenda, à être trop gourmand, à vouloir trop en faire. Cela ne sert à rien. À se surestimer, on s’épuise car, évidemment, on ne peut pas tout faire ! La raison ? Les imprévus ! Ils représentent 20 % d’une journée de travail. Ne réaliser que 80 % de ce qui était prévu laisse du coup un sentiment d’insatisfaction.

Et comme l’être humain a naturellement tendance à se dévaloriser, si chaque journée vous laisse ce sentiment, vous finirez par culpabiliser, par vous sentir incapable. Cet état d’esprit ne favorise évidemment pas la réussite. En revanche, si vous constituez votre agenda en tenant compte de ces 20 % que vous ne connaissez pas, tenir votre planning sera beaucoup plus simple et votre travail plus efficace parce que vous aurez confiance en vous.

2. Prendre du recul sur son travail

Mettre son temps en boîte n’est pas tout, il faut également prendre du recul sur son planning. Analyser votre agenda de façon régulière, en regardant ce que vous avez réussi à faire sur les derniers quinze jours, vous aidera à avoir une vision claire, concrète de votre charge de travail, de vos aptitudes, et à améliorer les choses. L’idée n’étant évidemment pas de culpabiliser mais d’analyser les faits froidement. Vous avez envie de vous accorder une
heure dans la semaine pour aller courir ? Faites-le, c’est le meilleur moyen d’être efficace, et, surtout, notez le dans votre agenda. Avec un planning bien structuré, la confiance se gagne et la réussite est au rendez-vous !

3. Une heure n’est pas toujours égale à une heure …

Selon, la loi de Fraisse, du nom du psychologue français Paul Fraisse (1911- 1996), qui a travaillé sur la perception du temps, le temps n’est pas que vitesse, il implique une notion de plaisir. En effet, « le temps comporte une dimension psychologique en fonction de l’intérêt porté à l’activité ! », donc une heure n’est pas toujours égale à une heure. Alors, attention à ne pas vous étendre sur les tâches que vous aimez au détriment des autres. Si vous préférez faire de la pige au téléphone à l’agence plutôt qu’être sur le terrain, soyez vigilant sur le temps que vous y passez.

4. Ne pas se laisser distraire

Le pire ennemi de la productivité, c’est l’interruption. L’économiste suédois Sune Carlson (1909-1999), l’a très bien  expliqué : « Un travail réalisé en continu prend moins de temps et d’énergie que lorsqu’il est réalisé en plusieurs fois. » Répondre donc à toutes les sollicitations au fil de l’eau désorganise considérablement une journée, au point de donner le sentiment de ne pas parvenir à tout faire. Traîner un sentiment d’inachevé n’est jamais bon pour l’estime de soi et donc pour la réussite tout court. Pour ne pas vous laisser distraire, commencez par poser votre smartphone. Vous n’êtes pas médecin urgentiste ! Rien ne justifie que vous ayez constamment les yeux rivés dessus à contrôler le moindre mail.

5. Savoir recadrer une personne bavarde

« Mon père est arrivé dans la région en 1960. Il cherchait un terrain… » En rendez-vous, parfois la conversation dérive. Difficile de recentrer le sujet ou de stopper la diarrhée verbale de la personne en face de vous. Comment faire ? Pour éviter ce type de dérapage chronophage et improductif, il est important de délimiter un temps avec un prospect ou un client pour chaque entretien. Demandez clairement : « Combien de temps avez-vous à m’accorder ?  » ou : « Il est 16 h, pensezvous qu’à 17 h on aura terminé ? » De cette façon, vous pourrez reprendre la main à mi-parcours, sans paraître grossier : « On s’était donné une heure, il nous reste un quart d’heure, que fait-on ? » Vous restez maître de votre entretien en le recentrant sur l’essentiel.

 

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« Remettre l’église au milieu du village », Henry Buzy-Cazaux Président de l’IMSI

Par Henry Buzy Cazaux

Que n’entend-on pas sur les conséquences salutaires de la crise du Covid-19 ! On en viendrait presque à oublier que ce virus est assassin et que près de 30 000 de nos compatriotes en sont morts. La communauté immobilière est endeuillée comme les autres. On se prend pourtant à imaginer que cette pandémie terrible va apporter à notre monde des ferments de progrès. Pêle-mêle : le développement durable, le télétravail et le retour à la qualité de vie à la campagne, la solidarité, une hiérarchie des valeurs entre les métiers qui placerait soudain les médecins en haut de l’affiche, et bien sûr la suprématie du digital sur toutes les autres modalités d’échange entre les êtres. Mais qu’aurait été le monde sans le fléau du coronavirus ?

Le syndrome de Stockholm

On ne répondra pas ici à chacune de ces allégations et à chacun de ces espoirs. On se demandera juste s’il n’y a pas dans cette histoire quelque chose du syndrome de Stockholm : le virus nous a pris en otage, il a tué sans discernement, il a précipité toutes les économies mondiales dans l’abîme, mais nous lui trouvons des vertus, de grandes vertus.

Le digital, d’abord, comme la solution pour servir le client. Oui, sans conteste le virus aura balayé les objections métaphysiques de trop de professionnels : les clients seniors qui n’en voulaient pas, les problèmes techniques, les textes qui ne permettaient pas de faire ceci ou cela. Jusqu’au paradoxe : les agents immobiliers et les administrateurs de biens n’avaient pas, pour trop d’entre eux, le réflexe de parler à leurs clients, bailleurs,  copropriétaires, locataires, de façon régulière, de les informer de leurs diligences, de leur rendre des comptes. Voilà que privés de les rencontrer, ils leur ont écrit plus que jamais ! Ont-ils enfi n découvert la relation client ? Tant mieux si c’est le cas, mais il faudra le démontrer sur la durée, avec ou sans digital. Et les datas dans tout ça ? Désormais, les professionnels mesurent la richesse qu’ils ont en mains et seraient prêts à exploiter ces données pour mieux servir leurs clients. Il était temps.

Le télétravail serait depuis deux mois l’avenir de l’organisation des agences immobilières et des cabinets de gestion. Voire. Comment manage-t-on et motive-t-on à distance, par écrans interposés ? Comment, en plus quand les conditions économiques se durcissent, et, avec elles, en toute hypothèse, le marché de l’immobilier ? Même les  réseaux d’agents commerciaux, dont le fonctionnement est fondé sur les échanges numériques, s’attachent à organiser des rencontres, pour le benchmark, le partage des bonnes pratiques, la formation.

Ne pas confondre le message et le medium

Quant à la rationalisation par le numérique, qui permettrait d’augmenter la productivité des collaborateurs, en leur confiant par exemple de plus gros portefeuilles à gérer ou davantage de transactions locatives ou de ventes à réaliser, elle mérite d’être bien pesée… Ne vaut-il pas mieux accroître la satisfaction des clients, recentrer les collaborateurs sur le conseil à valeur ajoutée, plutôt que de les charger davantage ?

Bref, l’enthousiasme quasi religieux qui mène de nombreux professionnels à des emportements lyriques ressemble à une ivresse. La vérité est plus prosaïque, sinon sordide : parce que les relations sociales ont été interdites, il a fallu continuer à vivre, en ayant conscience que, sans le lien aux autres, on est vides, stériles, moribonds. Il reste qu’une entreprise, une agence, un cabinet, est une communauté de destins et non une sorte de plateforme virtuelle. Il reste que le client doit être choyé, avec ou sans numérique. Il reste qu’il était temps de comprendre que le digital est un outil magique, mais qu’il faut le mettre au service d’une considération des clients et des collaborateurs. Ne pas confondre le message et le médium. La route et la destination. Les moyens et la fin.

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Guy Hoquet booste ses résultats grâce aux visites virtuelles 3D des biens immobiliers réalisées avec Matterport

Par jda

La visite 3D immersive, une vraie révolution pour la visite des biens à distance

Le réseau Guy Hoquet l’Immobilier, 3e réseau de franchise immobilière en France avec 580 agences réparties sur le territoire a pu constater l’impact de la visite virtuelle instaurée il y a quelques mois. En s’appuyant sur Matterport, le leader du marché de la capture de données spatiales, les agences proposent désormais un nombre de biens conséquent visitables depuis un simple écran. D’une fidélité et précision inégalée, ces visites virtuelles permettent non seulement de mettre en avant les biens, mais aussi de déclencher les envies des acheteurs/locataires avant même la visite réelle. Un service de pointe qui a pris d’autant plus d’importance pendant le confinement.

Un service essentiel pendant le confinement, un partenariat à long terme

Avec les restrictions de déplacement liées à la crise sanitaire, le marché immobilier a dû réinventer certaines de ses habitudes. Si les agents du réseau Guy Hoquet sont restés au contact de leurs clients grâce aux moyens technologiques disponibles, la visite virtuelle a elle permis aux Français de se projeter et de préparer leur futur immobilier. Et de les concrétiser.

Guy Hoquet et Matterport ont signé en fin d’année 2019 un partenariat permettant aux agents du réseau d’accéder à la plateforme Matterport, y compris ses caméras Pro 2, à prix préférentiel et de disposer ainsi d’un portefeuille unique de contenus marketing mettant en valeur les propriétés qui leur sont confiées (visites virtuelles immersives, vidéos et visuels HD, plans schématiques des lieux scannés, etc.). Plus de 20% des 580 agences du réseau utilisent déjà la technologie Matterport, et la demande a crû de 500% sur le dernier trimestre.

Stéphane Fritz, Président de Guy Hoquet l’Immobilier, confirme : « Nos franchisés ont fait preuve de beaucoup de créativité et ont tout mis en œuvre afin d’accompagner leurs clients et rester en lien avec les acheteurs pendant cette longue période de confinement. Les outils digitaux tels que les captures Matterport ont été un levier indispensable afin d’assurer autant que possible la continuité de nos opérations. La technologie Matterport ayant tenu toutes ses promesses, elle fera indéniablement partie de l’agence de demain que nous nous attachons à construire ! »

James Morris-Manuel, Directeur EMEA chez Matterport, ajoute : « Nous sommes heureux qu’un grand nom de l’immobilier en France tel que Guy Hoquet l’Immobilier enrichisse son offre auprès de ses clients en utilisant nos technologies. Notre partenariat avec cette

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« Comment devenir un conseiller immobilier haute performance : les 5 piliers « , Cédric Laporte

Par Cédric Laporte

J’ai interviewé Sébastien Doussaint, président fondateur du groupe Weedlodge. Il a crée sa première agence en 2012, et s’est associé en 2019 à David Dos Reis. Ils sont maintenant tous deux à la tête de 9 agences sur les départements du 78, 95 et 92. Mais ce qui m’a interpellé ce sont les résultats qu’ils affichent. Le chiffre d’affaires moyen de leurs 4 agences les plus performantes dépasse 1 million de chiffre d’affaires (la moyenne nationale est à 300 000 €/an). Ça m’a donné envie de lui demander quels sont, selon lui, les 5 piliers de la réussite pour devenir un conseiller immobilier hautes performances. Je reprends ici les points clés de notre échange. C’est parti !

Le socle des 5 piliers de la réussite du conseiller immobilier, c’est l’envie

Sébastien Doussaint : ” Notre top conseiller immobilier a réalisé 551 000 € de chiffre d’affaires avec 51 ventes, 55 mandats trouvés.

Mais un conseiller immobilier hautes performances, ça ne s’invente pas. La base c’est de trouver quelqu’un qui a de l’envie. C’est le socle de toutes les compétences. Ensuite, il faut développer les 5 piliers de la réussite pour performer. ”

1- Bien gérer son temps

Sébastien Doussaint : ”La gestion du temps, c’est un point qui est primordial pour la performance de haut niveau.

C’est être capable d’en faire 30, 40 voir 50 % de plus que les autres sur une même journée sans faire plus d’heures. Le premier ingrédient du succès pour un négociateur, c’est bien gérer son temps pour performer.”

Cédric Laporte : ” Non seulement il faut être efficace, mais surtout il faut être efficient et choisir les bonnes actions. “

2- Se former aux méthodes commerciales

Sébastien Doussaint : ” On a développé nos méthodes commerciales en interne avec mon associé. Elles sont un support indispensable à la performance. Car, même si tu gères bien ton temps, tu ne peux pas te reposer là-dessus. Il faut aussi apprendre les bonnes méthodes commerciales.

Chez nous, cette méthode est basée sur notre expérience terrain. J’ai 20 ans d’expérience dans l’immobilier, mon associé en a 15. On a tous les deux fait nos armes dans différents groupes. On a extrait le meilleur de tous ces mondes, on a mis en place notre méthode commerciale. Elle est distillée à tout notre réseau.”

3 – Travailler sa visibilité par le personal branding et le réseau

Sébastien Doussaint : “ Il ne faut pas se le cacher, il y a beaucoup d’agents immobiliers sur le terrain entre les indépendants et les agences. Être capable de définir son image personnelle est donc un des piliers pour réussir. Aujourd’hui, si on veut être remarqué, il faut être remarquable.

Le personal branding est un des points à bien travailler. Dans la continuité, il faut développer son réseau pour que la magie opère. Mais il faut aussi de la patience et de la résilience.”

Cédric Laporte :” Très vite, tu peux gagner ta vie, mais pour avoir une forme de récurrence, combien de temps ça demande selon toi ? ”

Sébastien Doussaint : ” Bien sûr, j’indique toujours qu’il y a plusieurs étapes quand on rentre dans le métier, il y a plusieurs boucles.

La première est celle des premiers mois d’activité. Il y a toujours une inertie de trois mois avant d’aller chercher les premières ventes. Il faut d’abord découvrir son secteur et sa clientèle. Les ventes se font ensuite.

La seconde boucle va arriver au bout de 6 à 8 mois. Là, on prend ses repères.

Ensuite, la performance pour moi vient vraiment au bout de 3 ans, elle se gagne sur la durée.”

Cédric Laporte : “L’immobilier n’est pas un sprint, c’est un marathon voir un ironman.”

Sébastien Doussaint : “ Oui, il faut faire preuve de résilience, je l’ai appris dans le sport.”

4- Comprendre ses clients et savoir gérer les émotions

Sébastien Doussaint : ” Je dis toujours à mes équipes : ” Ne voyez pas rentrer des clients, mais des projets de vie “. C’est important aussi pour durer en immobilier.

Parce que chaque conseiller à un moment dans sa carrière peut se dire : “encore un client compliqué “.

Si on aime les clients, si on sait comprendre leur fonctionnement interne et leurs motivations, là on tient dans le temps.”

Cédric Laporte : “Il faut travailler sur soi. Il faut se placer différemment par rapport au client. Quel que soit l’état d’esprit du client, quelle que soit la manière avec laquelle il entre dans l’agence, tu es un professionnel. Tu dois toujours regarder le cadre sans jamais passer à la limite.”

5- Un écosystème stimulant

Sébastien Doussaint : ”Le cinquième pilier pour moi, c’est la responsabilité du chef d’entreprise. Tous les points qu’on a vus incombent aussi aux chefs d’entreprises, mais l’écosystème dans lequel va travailler le conseiller immobilier pour moi c’est le cinquième pilier.

Tu vas vraiment performer si :

  • tu sais bien gérer ton temps ;
  • tu as les bonnes méthodes commerciales ;
  • tu sais communiquer ;
  • tu sais comprendre ton client ;
  • enfin, tu as derrière toi un patron qui te donne les outils et qui te fait travailler dans un écosystème vertueux.”

Et toi, coches-tu toutes ces cases pour développer ton potentiel et devenir un conseiller immobilier hautes performances ? Existent-ils d’autres piliers selon toi pour viser les étoiles ?

 

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