Toute l'actualite de la finance et de la gestion du patrimoine en France

❌
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierTout sur la Banque en ligne

« Non, les Fintechs ne vont pas remplacer les banques traditionnelles »

AVIS D'EXPERT VIDEO – Le phénomène Fintech* passionne, divise, inquiète parfois. Même les réseaux sociaux s'y intéressent de près. Emmanuel Marill, responsable des partenariats au service finances de Facebook, estime que les banques traditionnelles et les Fintechs aspirent à travailler ensemble pour faire évoluer l'environnement bancaire dans sa totalité. Et que le consommateur en sortira gagnant.

facebook, fintech, banque 
 

Facebook est une plateforme utilisée par 30 millions de Français. Une aubaine pour la communication des entreprises, surtout des plus petites comme les Fintechs qui n'ont pas les moyens de s'offrir une campagne publicitaire à la télévision. Dans ce cadre, la multinationale américaine se propose d'accompagner ces acteurs des services financiers sur sa plateforme. En France, le rôle est assuré par Emmanuel Marill. De par son poste, il côtoie l'ensemble de l'univers bancaire, qu'il soit traditionnel ou innovant. Selon lui, Fintechs et grandes banques gagneraient à travailler main dans la main. « Même si c'est déjà plus ou moins le cas, ils forment un tout relativement homogène, estime-t-il. Beaucoup d'établissement bancaires dits traditionnels ont également innové et beaucoup ont investi dans des Fintechs. »
 

Finalement, selon cet expert, c'est bien l'usager qui sort gagnant de cette émulation. « Le consommateur est remis au centre des réflexions. Les produits et services qui sont créés lui seront dédiés et seront donc plus adaptés à ses besoins. » Emmanuel Marill anticipe même un basculement « d'un marché d'offre à un marché de demande. Le consommateur à tout à en tirer ».
 

Facebook s'intéresse à la finance

Client Partner Financial Services chez Facebook France, Emmanuel Marill s'« assure que ces sociétés arrivent sur Facebook de la meilleure des manières possibles. Pour que chaque euro investi sur notre plateforme rapporte le meilleur retour sur investissement », explique-t-il. Selon ce spécialiste, le lien entre les Fintechs et Facebook est évident : « Nos plateformes sont très affinitaires, les Fintechs le sont également. 80% du trafic de Facebook arrive des téléphones mobiles, elles sont bien souvent pensées en mobile first (d'abord pour les smartphone, NDLR). Enfin, l'aspect collaboratif et communautaire des Fintechs se rapproche énormément de l'ADN de Facebook. »
 

* Le terme Fintech associe finance et technologie. Il qualifie des sociétés (bien souvent des start-up) qui apportent une innovation dans l'univers financier.


A lire également : 

La banque mobile ne séduit pas les Français

Bordeaux FinTech : « La technologie peut révolutionner la finance »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tarifs bancaires : bientôt un comparateur public

Comparer les tarifs pratiqués par les établissements bancaires va bientôt devenir possible. Un décret publié au Journal Officiel du 7 novembre 2015 précise que le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) est « chargé d'instituer et de gérer un comparateur public en ligne permettant aux consommateurs de comparer gratuitement les principaux frais facturés par les différents établissements ».
 

Ce nouvel outil, qui vise à renforcer la transparence sur les tarifs des banques, avait été évoqué pour la première fois le 21 mai dernier par le ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin. Objectif affiché par le gouvernement : faciliter la mobilité bancaire, limitée à 3,2% dans l'Hexagone contre 10% en moyenne dans l'Union européenne. Une directive du Parlement européen datée du 23 juillet 2014 impose d'ailleurs aux Etats membres qu'ils « veillent à ce que les consommateurs aient accès gratuitement à au moins un site internet qui compare les frais facturés par les prestataires de services de paiement ».

Société Générale : plus de Boursorama, moins d'agences bancaires

La Société Générale a décidé de fermer une agence sur cinq d'ici à 2020, à un moment où le numérique prend le pas sur les points de vente dans la relation bancaire. Simultanément, le groupe met un coup d'accélérateur pour développer Boursorama, sa filiale de banque en ligne. 

Le siège de la Société Générale à Paris


C'est maintenant officiel. La Société Générale va fermer 20% de ses agences d'ici à 2020, soit plus de 400 unités. Une cure d'amaigrissement qui confirme les chiffres révélés par les syndicats ces dernières semaines. Et la nécessité pour l'établissement d'adapter son réseau à l'évolution rapide du comportement des particuliers, de plus en plus adeptes du numérique. Et de moins en moins présents en agence : entre 2007 et 2015, la part de clients se rendant au moins une fois par mois dans une agence Société Générale est tombée de 57% à 42%. L'application mobile, lancée en 2010, est quant à elle devenue le premier canal d'interactions avec 45 millions de connexions mensuelles.

Regroupements d'agences dans les villes et plus d'automates

« En phase avec la révolution digitale qui s'accélère dans le monde bancaire, nous avons décidé d'aller plus vite et plus loin dans la transformation de notre modèle de banque de détail en France », a déclaré Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, dans le cadre de la présentation des résultats trimestriels du groupe, jeudi 5 novembre 2015.
 

« Nous avons décidé d’aller plus vite et plus loin dans la transformation de notre modèle de banque de détail en France » Frédéric Oudéa

 

— Société Générale (@SocieteGenerale) 5 Novembre 2015
 

Comment ce plan va-t-il se traduire sur le terrain ? Bernardo Sanchez Incera, directeur général délégué de la « SocGen », a annoncé dans un entretien aux Echos des regroupements d'agences dans les zones urbaines, un développement des automates pour traiter les dépôts et retraits d'argent et des centres d'appels « aux compétences élargies ». Du côté des outils numériques, les services sur le mobile et sur les réseaux sociaux seront « plus simples et complets ».
 

Bref, une relation « omnicanale » où le rôle de l'agence bancaire sera davantage de prodiguer du conseil alors que « sa fonction de boutique perd du terrain ». Les économies induites vont-elles être rétribuées à la clientèle ? « Non, c'est une certitude », tranche un professionnel de la distribution de produits financiers.
 

Ouvertures de comptes au plus haut depuis 10 ans

Paradoxalement, la banque ne se porte pas si mal dans l'Hexagone. Au terme des 9 premiers mois de l'année, son activité progresse de 4,2%. Et ses profits grimpent de 15,3% à 1,1 milliard d'euros, dont +29,3% sur le seul troisième trimestre. « Il y a une extraordinaire dynamique commerciale en France, on a un nombre record d'ouvertures de comptes, nous conquérons des clients, ce sont de bons clients. Cela se traduit par une collecte de dépôts et des productions de crédits », se félicite Frédéric Oudéa.
 

De fait, le groupe a enregistré 274.000 ouvertures nettes de comptes sur les 9 premiers mois 2015 (+59% par rapport à 2014), son niveau le plus élevé depuis 10 ans alors que l'exercice n'est pas encore terminé. Un essor tiré par la banque en ligne Boursorama qui a attiré en trois trimestres presque autant de nouveaux clients (114.000) que sur l'ensemble de l'année 2014 (116.000).
 

Un constat qui renforce la conviction du management de faire de Boursorama le fer de lance de la conquête commerciale du groupe dans l'Hexagone, en investissant davantage dans le marketing. Traduction chiffrée de l'accélération envisagée : de 712.000 à fin septembre 2015, le nombre de clients de Boursorama doit tripler à l'horizon 2020 pour dépasser la barre des 2 millions, contre 1,5 million prévus dans le précédent plan du groupe. Soit un quasi-quadruplement du rythme d'acquisitions annuel.

Un coaching budgétaire pour les clients de Monabanq souvent à découvert

Monabanq a lancé en septembre 2015 un service de coaching budgétaire à destination de ses clients à découvert durant deux mois consécutifs. Objectif : les aider à mieux gérer leurs dépenses pour qu'ils n'aient plus à subir de fins de mois difficiles, quitte à renoncer à des frais bancaires.

 Monabanq : lancement d'un service de coaching budgétaire

 

« Les gens avant l'argent » n'est pas qu'un slogan publicitaire visant à montrer que la banque en ligne est accessible à tous. C'est en tout cas ce que tente de prouver Monabanq. La filiale du Crédit Mutuel a lancé en septembre 2015 un service de coaching budgétaire pour donner un coup de main à clients qui peinent à joindre les deux bouts à la fin du mois.

 

Des pistes pour moins subir les dépenses

« C'est un accompagnement de nos clients qui sont de manière récurrente en difficulté budgétaire et pour lesquels ces découverts représentent un coût conséquent », explique Alain Colin, directeur général de Monabanq. Précisément, sont concernés tous les clients qui se trouvent deux mois consécutifs dans le rouge. Toutefois, tous ne bénéficient pas d'une prise en charge : certains usagers de la banque s'accommodent parfaitement de recourir chaque mois à leur autorisation de découvert et les agios qu'impliquent cette pratique. « Une partie de la population vit bien ce type de situation, une autre le subit », précise Alain Colin. C'est à cette dernière que le service est dédié.

Monabanq analyse alors les différents postes de dépenses pour identifier des sources d'économies ou d'optimisation du budget. « Par exemple, nous pouvons voir si un client présente des dépenses en téléphonie mobile deux fois plus élevées que la moyenne de notre clientèle, détaille le DG de la banque. Nous pouvons lui dire que son forfait n'est pas forcément adapté à sa situation et qu'il existe des offres plus intéressantes pour lui. L'idée consiste à lui donner des pistes, à permettre une prise de conscience, qu'il se dise "je peux être acteur de mes dépenses". »

 

Deux à trois mois de coaching

La durée de l'assistance dépend de la disponibilité de la personne accompagnée : deux à deux mois et demi pour un contact tous les quinze jours, trois mois si un point est réalisé mensuellement. Une équipe de 6 personnes a été formée pour cela. In fine, ce service vise à positiver la relation bancaire, pour que les clients qui ont envie de consommer ou d'épargner davantage se retrouvent en capacité de le faire. Monabanq n'exclut pas d'étendre le concept du coaching, pour l'heure réservé aux clients qui connaissent des fin de mois compliquées, à des usagers moins en difficulté.

Loi numérique : les internautes disent non au paiement par sms

Le projet de loi pour une République Numérique comporte un article visant à faciliter les paiements par sms. En ligne depuis le 28 septembre 2015 et pour trois semaines, le texte est ouvert aux critiques et propositions des internautes. L'article en question ne remporte pas l'adhésion du public, loin s'en faut.

banque-sms-loi-numerique
 

C'est une première dans l'histoire de la Vème république. Le projet de loi pour une République Numérique (PLRN), porté par la secrétaire d'état chargée du Numérique Axelle Lemaire, a été mis en ligne lundi 28 septembre 2015 et offre la possibilité à tous les citoyens d'y apporter leur avis, leurs propositions. Cet avant-texte comporte notamment un article sur les paiements par SMS.


L'objectif est de rendre plus simple les dons par texto aux organisations caritatives pour répondre à un besoin urgent. Par exemple, « suite à une catastrophe, il sera possible de donner 20 euros à la Croix-Rouge par un simple envoi de SMS depuis un téléphone mobile », précise le texte. La loi compte également faciliter « les transactions par SMS pour l'achat de musiques, vidéos, renseignements téléphoniques, et les services de billetterie ».


L'article 27 du PLRN propose ainsi d'autoriser des paiements d'un montant maximum de 50 euros par un simple sms. Le paiement sera immédiat mais imputé sur la facture téléphonique du client. Chaque usager sera également limité à 300 euros par mois.


Un non majoritaire

Si Axelle Lemaire à promis de répondre aux inquiétudes les plus récurrentes des internautes, elle devra sans doute modifier cet article. Le paiement par sms fait effectivement partie des propositions les plus commentées et surtout critiquées par les internautes. Sur les 236 votants (à l'heure où nous publions cet article), l'article 27 a reçu 145 avis défavorables. Ajouter à cela 52 personnes émettant un avis mitigé, l'approbation des votants est loin d'être évidente.


Principal motif d'inquiétude des votants : la sécurité. « Les réseaux mobiles sont aujourd'hui très vulnérables et les différentes plateformes de paiement par SMS sont de plus en plus soumis à des cas de fraudes massives. Travaillant dans la sécurité des cœurs de réseaux télécom, c'est une très mauvaise pratique d'utiliser les SMS qui sont un moyen non sécurisé pour effectuer de telles opérations », écrit par exemple un internaute sur la plateforme republique-numérique.fr.

 

A lire également :  La banque mobile ne séduit pas les Français


Autre motif de désaccord récurrent, l'encadrement des adolescents. « Danger trop grand que nos enfants envoient des SMS sans notre accord », écrit par exemple une votante. Si certains semblent sensibles à l'intérêt caritatif, ils mettent toutefois en garde le gouvernement quant à la commission captée par l'opérateur téléphonique sur un paiement via sms. « L'opérateur téléphonique capte une très grande partie de la somme envoyée (près de 50%) ce qui va à l'encontre de l'objectif du texte qui est de permettre aux citoyens de donner facilement de l'argent aux associations et non aux opérateurs télécoms », s'indigne un internaute. A savoir, par ailleurs que le texte de loi n'avance aucun chiffre concernant la commission prise par l'opérateur sur chaque paiement. 


Le texte est consultable jusqu'au 18 octobre inclus. Pour la suite, Axelle Lemaire et son cabinet procéderont à des arbitrages en fonction des avis des internautes avant de présenter le projet de loi en conseil des ministres courant novembre et finalement l'envoyer à l'Assemblée nationale, sans doute début 2016.

 

Le Compte-Nickel se tourne vers les 12/18 ans

Le compte en banque distribué par les buralistes (Compte-Nickel) est ouvert aux 12-18 ans depuis le 28 septembre 2015. Seule condition pour les adolescents, être accompagné d'un parent dans l'un des mille points de vente.

banque-nickel-jeunes 

Les buralistes continuent leur mutation en établissement bancaire. Lancé début 2014, le Compte-Nickel, premier compte de paiement n'autorisant pas les découverts et s'adressant avant tout aux interdits bancaires, s'ouvre aux jeunes de 12 à 18 ans. Disponible depuis lundi 28 septembre 2015, la version pour adolescents reprend strictement les mêmes caractéristiques que celle destinée aux personnes majeures. Le jeune devra en revanche être obligatoirement accompagné d'un de ses parents muni d'une carte d'identité et d'un livret de famille pour l'ouverture du compte.


Un RIB et une CB en 5 minutes

Pour les parents, l'intérêt est évident : le Compte-Nickel n'autorise pas les découverts. Peu de chance donc de se retrouver à payer des agios pour des dépenses non contrôlées de son adolescent. Le jeune, lui, y trouvera une indépendance rêvée. En se rendant (accompagné) chez un buraliste agréé, il n'aura qu'à régler l'abonnement annuel, ouvrir le compte depuis une borne Nickel à disposition, attendre la validation du buraliste et le tour est joué. Il repartira avec un RIB et une carte MasterCard activée. Celle-ci peut d'ailleurs servir de carte de paiement chez un commerçant, en ligne et même à l'étranger, le tout sans frais supplémentaire. Pour le reste, la gestion se fait entièrement en ligne via l'application ou le compte personnel du titulaire sur mon.compte-nickel.fr. Pas de quoi effrayer un adolescent.


>> Le compte en banque pour tous progresse en 2014

L'abonnement au Compte-Nickel est fixé à 20 euros par an. Peu élevé à première vue, mais les buralistes se rémunèrent autrement. Chaque retrait coûtera au titulaire 50 centimes d'euro s'il est effectué directement chez un buraliste et 1 euro depuis un DAB. De même, les dépôts de cash dans un bureau de tabac sont facturés à hauteur de 2% du montant déposé. Nickel joue franc-jeu à ce sujet : « Un conseil : privilégiez les virements, ils sont gratuits et illimités. »


En un peu plus de 18 mois, ce compte bancaire pour tous à déjà séduit plus de 150.000 usagers. Avec cette ouverture aux jeunes personnes, ses fondateurs espèrent convaincre 100.000 clients supplémentaires et atteindre la barre des 200.000 d'ici la fin 2015.


A lire également : La banque mobile ne séduit pas les Français

La banque mobile ne séduit pas les Français

Avec 20% d'utilisateurs de services bancaires sur mobile, la France fait figure de mauvais élève en la matière, selon une étude KPMG. L'enquête prévoit toutefois que le nombre d'usagers de la banque mobile, à l'échelle mondiale, devrait doubler d'ici 2019.

banque-tablette-mobile 

La banque mobile n'emballe pas nos concitoyens. Alors que dans le monde, le nombre d'usagers de ce type de services dématérialisés dépasse les 40%, les Français sont loin derrière, avec un taux d'utilisation de 20%. L'information est issue d'une étude KPMG en partenariat avec UBS sur la banque mobile. De même, KPMG estime qu'en Europe seule la France ne devrait pas voir l'utilisation des services bancaires sur tablette doubler en 2016. Une analyse se basant sur la constatation simple que la France est le pays le moins équipé en tablette sur le Vieux Continent.


Les pays du Sud en avance

C'est en Chine et en Afrique du Sud que les banques sur smartphone obtiennent les meilleurs résultats (respectivement 62 et 57%), très nettement supérieurs à la moyenne européenne de 38%. Les niveaux élevés constatés en Asie du Sud-Est (Corée de Sud 54%) peuvent s'expliquer par le fort taux de bancarisation général de la population dans cette région du globe, explique l'étude. A l'inverse, les Européens auraient du mal à abandonner leurs habitudes bancaires très anciennes et reste inquiets des conséquences de l'utilisation de leurs coordonnées bancaires sur leur téléphone portable.


Les nombreux avantages avancés par l'étude, « gain de temps, rapidité, partout, tout le temps », devraient, convaincre de nombreuses personnes dans les années à venir. KPMG estime ainsi que le nombre d'usagers de la banque en ligne devrait atteindre 1,8 milliard en 2019, soit un quart de la population mondiale.


L'usager principal gagnant

Si les Français ont encore du mal à opérer le changement vers la banque mobile, le rôle des établissements de l'Hexagone n'est pas mis en cause dans l'étude. KPMG s'appuie d'ailleurs sur le cas de BNP-Paribas pour démontrer les avantages de la banque mobile. Avec Hello Bank (son service 100% en ligne), la banque parisienne offre la possibilité à ses clients de gérer leur budget directement depuis le téléphone, d'opérer des transferts d'argent en trois clics ou encore l'utilisation de son téléphone comme un portefeuille numérique sécurisé (avec le système NFC). Le tout à moindre frais.

De quoi rendre optimiste les auteurs de l'étude quant à la montée de la banque mobile dans le quotidien des usagers. « Comme les données provenant de nombreuses sources l'indiquent clairement, l'utilisation des services bancaires mobiles va continuer à croître et à un rythme accéléré, au cours des cinq prochaines années jusqu'à ce qu'ils deviennent essentiels et omniprésents », peut-on lire dans l'enquête.

 

>> Baisse de la fraude sur les paiements par Internet


Un virage technologique déjà amorcé

Alors que l'on constate, notamment en France, l'arrivé fracassante des FinTechs* dans cet univers de la banque mobile, les enquêteurs croient également davantage en la puissance d'influence des réseaux traditionnels. « Comme nous l'avons montré, de nombreuses banques ont déjà commencé leur réponse à ce défi avec un investissement sans précédent dans la technologie, affirme KPMG. Pour un grand groupe de consommateurs, les banques restent le choix préféré pour les services bancaires mobiles, notamment d'un point de vue sécuritaire. »


En conclusion, KPMG pointe du doigt le faible taux d'utilisation des services bancaires sur mobile mais juge dans le même temps les avancées technologiques et les efforts affichés par les banques suffisants. Le problème viendrait donc des usagers eux-mêmes qui restent sceptiques sur la sécurité d'un tel procédé.


* Combiné des thermes Finance et Technologie désignant une startup qui innove dans les services financiers et bancaires. Débarqué après la crise de 2008, le phénomène est en plein essor depuis 2011/2012 (Voir notre série Fintech Story).

Fraude bancaire : 840.000 ménages victimes d’escroquerie

Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), plus de 800.000 foyers ont été victimes de débits frauduleux en 2013. Un nombre en très forte hausse ces dernières années avec l'avènement des paiements en ligne.
 

banque-carte-fraude
 

Voilà qui fait froid dans le dos. Les fraudes bancaire sont en pleine expansion, avec 840.000 victimes en 2013 contre 501.000 en 2011. Aujourd'hui le taux de fraude atteint 3% des titulaires de compte en banque en France. Autre enseignement de l'enquête menée entre 2011 et 2014 par l'ONDRP et l'Insee publiée mardi 1er septembre, 50% des préjudices n'excédent pas 240 euros.


Cette « analyse descriptive » s'attache exclusivement au piratage de compte ou carte bancaire et n'inclut pas les vols de cartes ou de chèques. Si la majorité des victimes (60%) ignore comment ils se sont fait avoir, l'étude indique que plus d'un tiers des opérations frauduleuses s'effectuent pendant les achats en ligne (malgré une légère baisse de ces pratiques). On compte également 17% de fraudes directement effectuées lors d'un achat chez un commerçant traditionnel et 12% lors de retraits sur un distributeur automatique. Il faut rajouter à cela 7% de fraudes par téléphone, courrier ou mail (phishing), 4% de piratages de fichiers clients. Plus d'un quart des fraudes (26%) résultent d'un autre mode opératoire.
 

>> Comment éviter les escroqueries à la carte de paiement

 

Petite somme, peu de plainte

« Parmi l'ensemble des débits frauduleux déclarés par les ménages lors des enquêtes de 2011 à 2014, environ 35% de ces escroqueries sont (...) d'un montant inférieur ou égal à 100 euros », précise l'enquête. Si l'ONDRP dénombre malgré tout 17% de fraudes d'un montant supérieur à 1.000 euros, la valeur médiane reste relativement basse à 240 euros. Par ailleurs, 70% des victimes n'ont constaté qu'une seule fraude sur leur compte en banque. Des chiffres qui témoignent des techniques réfléchies des escrocs, qui préfèrent soutirer des petites sommes à un grand nombre de personnes plutôt que de ruiner une seule personne.


Conséquence de ce type d'escroquerie discrète, les ménages constatent le problème eux-mêmes, via leur relevé de compte (67%). Seules 24% des victimes sont averties par leur établissement bancaire. Plus préoccupant, la faiblesse des fraudes dissuade souvent les ménages d'engager des poursuites. Ainsi, seulement quatre ménages escroqués sur dix portent plainte. Toutefois, 80% des ménages victimes ont obtenu un remboursement intégral auprès de leur banque

 

A lire également : 

Le paiement par carte bancaire de plus en plus plébiscité par les Français

BPCE lance une nouvelle carte bancaire sécurisée

Il sera plus facile de changer de banque en 2017

 

 

 

Le paiement en liquide plafonné à 1.000 euros

Vous pouvez oublier les gros achats en liquide. A compter du 1er septembre 2015, le paiement en espèces est limité à 1.000 euros, un plafond qui s'applique également aux transactions réglées par monnaie électronique. Jusqu'alors, la limite était fixée à 3.000 euros.
 

« Cette disposition vise à renforcer la lutte contre les circuits financiers illicites qui ont recours à des moyens de paiement anonymes », rappelle le décret d'application publié au Journal Officiel du 27 juin 2015. Dans un communiqué envoyé suite à cette publication, le ministre des Finances Michel Sapin espérait ainsi « limiter la part des transactions anonymes dans l'économie qui peuvent correspondre à des actions de fraude, de blanchiment voire de financement du terrorisme ».
 

Par ailleurs, le décret supprime la limite de 500 euros pour l'acquisition en liquide de métaux ferreux et non ferreux. La loi Consommation de mars 2014 interdit en effet le paiement en espèces pour de telles transactions. Le règlement doit ainsi se faire par chèque barré ou par virement, notamment lorsqu'un professionnel rachète de l'or ou un autre métal à un particulier.

Il sera plus facile de changer de banque en 2017

Changer de banque va devenir plus facile pour les particuliers grâce à la loi Macron. Le texte met en place un service automatique et gratuit qui s'occupera du changement de domiciliation des prélèvements et des virements récurrents.

 

banque-droit-compte 

En 2012, seulement 3% des Français ont changé de banque contre 10% en moyenne dans les autres pays européens. La loi Macron et les mesures pour faciliter la mobilité bancaire qu'elle contient pourrait changer la donne. Promulguée le 6 août 2015, la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques portée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron comporte un article visant à faciliter le changement d'établissement bancaire pour les particuliers. Le texte instaure un « service d'aide à la mobilité bancaire permettant un changement automatisé des domiciliations bancaires, vers le nouveau compte, des prélèvements valides et virements récurrents du compte d'origine ». Cette disposition, qui entrera en vigueur 18 mois après la promulgation du texte, était réclamée depuis longtemps par les associations de consommateurs. Il devrait considérablement accroître la concurrence et de fait baisser les tarifs des banques françaises.

Automatisé et gratuit

« A l'Assemblée nationale, je m'étais engagé à renforcer la mobilité bancaire », a déclaré le pensionnaire de Bercy devant les sénateurs début avril 2015, au moment de présenter un amendement à sa propre loi. Mais dans les faits, c'est le député Les Républicains Jean-Charles Taugourdeau qui avait déposé un amendement à la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques visant à faciliter la mobilité bancaire. La mesure prévoyait d'automatiser – avec une seule signature du client – le transfert des opérations de virements et de prélèvements de l'ancienne banque à l'établissement d'accueil. En d'autres termes, l'ancienne banque se charge de toutes les démarches et transmet la totalité des informations bancaires à la nouvelle banque sans que le client n'ait quoi que ce soit à faire. Le Sénat à finalement voté un nouvel amendement défendu par le ministre de l'Economie qui conserve l'essentiel du texte mais modifie le sens des échanges. C'est donc l'établissement d'accueil qui sera chargé de trouver et transférer toutes les opérations bancaires du client. A compter de la demande du particulier, la banque d'arrivée dispose de deux jours ouvrés pour solliciter l'ancienne banque et celle-ci « doit transmettre ces informations sous cinq jours ouvrés », précise le texte.
 

De quoi favoriser la mobilité bancaire dans l'Hexagone et sans doute faire baisser légèrement les tarifs bancaires. Pour constater les premiers effets de cette mesure, il faudra attendre encore un peu puisqu'elle n'entrera en vigueur qu'en février 2017.

❌