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PrediLife : la Bourse pour faire décoller les ventes de son test Mammorisk

PrediLife veut lever entre 4,5 et 8,1 millions d'euros pour commercialiser en Europe et aux États-Unis Mammorisk, son test de prédiction du risque de cancer du sein, susceptible de révolutionner les programmes de dépistage en les individualisant. La start-up espère atteindre l'équilibre financier en 2021, sans attendre le remboursement des tests personnalisés par la Sécurité sociale.

predilife ipo

 

PrediLife : levée de fonds de 5,3 millions d'euros à l'occasion de l'IPO

PrediLife, société basée à Villejuif (94) et spécialisée dans la prédiction des risques de maladies graves, vise une introduction en Bourse sur le marché Euronext Growth Paris (ex-Alternext) le 18 décembre prochain. À cette occasion, la start-up entend lever entre 4,5 et 8,1 millions d'euros au travers d'une augmentation de capital, dont une partie doit servir au remboursement de dettes souscrites auprès d'actionnaires de la société, pour 1,6 million d'euros. Au total, les actionnaires actuels doivent apporter environ 3 millions d'euros à PrediLife dans le cadre de l'IPO (acronyme d'introduction en anglais), dont 1,3 à 1,5 million d'euros d'argent frais.

La fourchette de prix de souscription a été fixée de 8,76 à 11,84 euros, soit un prix médian de 10,30 euros. À ce niveau, et hors éventuelles rallonges qui seraient exercées en cas de forte demande, la société lèverait 5,3 millions d'euros (montant brut) et 4,4 millions d'euros nets de frais. Cette augmentation de capital serait la plus importante jamais réalisée par l'entreprise, qui a reçu 3 millions d'euros de financement en capital depuis sa création en 2004.

PrediLife, spécialiste de la médecine personnalisée prédictive

PrediLife est spécialisée dans le développement d'outils de prédiction de maladies permettant de les diagnostiquer plus tôt, en vue d'en améliorer leur prise en charge. Ils reposent sur l'association de techniques médicales éprouvées (séquençage génétique, imagerie médicale) et de modèles mathématiques « maison » (méthode des voisins, par comparaison d'un individu à d'autres cas présentant des caractéristiques similaires) exploitant de grandes bases de données statistiques en vue d'établir le profil de risque de survenance de maladies graves pour chaque patient.

Les tests prédictifs qu'elle développe intègrent donc de nombreux paramètres : analyses médicales, informations connues sur le patient (âge, poids, antécédents familiaux, nutrition, ethnie quand le pays le permet) et génétique. « Le recours à la génétique est plus ou moins efficace selon la pathologie, les tests ADN sont donc nécessaires, mais ne suffisent pas », souligne Stéphane Ragusa, fondateur, PDG et actionnaire majoritaire de la société.

Pour ce dernier, l'une des principales barrières à l'entrée sur son marché est l'accès à des bases de données, notamment depuis 2007 avec l'Inserm (organisme public de recherche français). Ce qui permet au dirigeant de revendiquer une longueur d'avance de plusieurs années sur la concurrence, y compris Google, qui a entrepris, via le projet Baseline mené en collaboration avec les prestigieuses universités de Duke et Stanford, de cartographier la santé humaine en suivant 10.000 patients pendant 4 ans, jusqu'en décembre 2023.

Mammorisk, un outil de prédiction du risque de cancer du sein

La première application de la technologie développée par PrediLife vise le cancer du sein, deuxième cause de mortalité dans le monde chez les femmes (plus de 620.000 décès par an) et le deuxième cancer le plus fréquent (2,1 millions de nouveaux cas par an, selon l'OMS). Son test de prédiction Mammorisk associe mesure de la densité mammaire, test génétique et analyse de statistiques de dépistage du cancer du sein (plus d'un million de femmes suivies aux États-Unis et plus de 300.000 en France). L'outil est commercialisé en pay per use (à l'usage), à raison de 200 euros par compte rendu de résultat, auprès de centres hospitaliers ou de radiologie en France et à l'international par une force de vente directe. En fonction du résultat du score, un parcours de dépistage personnalisé est alors proposé à la patiente.

Selon Stéphane Ragusa, la pertinence scientifique et clinique du test Mammorisk est, entre autres, attestée par le choix de cet outil pour mener le projet MyPeBS. Cette vaste étude clinique académique, menée dans 5 pays auprès de 85.000 femmes de 40 à 74 ans de 5 pays (France, Italie, Israël, Belgique, Royaume-Uni) et financée par l'Union européenne, vise à évaluer les bénéfices d'un dépistage personnalisé. Prévue jusqu'à fin 2025, MyPeBS a vocation à servir de base à la mise en place d'un dépistage individualisé à l'échelle européenne dès 40 ans. L'objectif est double : identifier les femmes à haut risque de façon plus précoce et apporter une réponse aux inconvénients actuels du dépistage du cancer (faux positifs sur les mammographies, impact des radiations d'une mammographie qui augmente elle-même le risque de cancer, risque de surdiagnostic correspondant au cancer dépisté qui ne serait jamais développé).

Actuellement, le dépistage gratuit du cancer du sein en France, à réaliser tous les 2 ans, ne vise que les femmes de plus de 50 ans. La réalisation d'un test de dépistage prédictif permet de mettre en place un programme de dépistage personnalisé, notamment une modulation de la fréquence des examens selon le risque propre à chaque femme.

Perspectives de développement ambitieuses

Déficitaire depuis sa création, PrediLife a commencé à commercialiser Mammorisk en 2017 et compte désormais une trentaine de centres utilisateurs. Selon la note d'analyse réalisée par Cleme Finance pour le compte de la banque d'affaires en charge de l'introduction en Bourse, PrediLife devrait réaliser un chiffre d'affaires de 28.000 euros en 2018 et de 752.000 euros en 2019. Le décollage du chiffre d'affaires est attendu en 2020, l'équilibre financier devant être atteint en 2021 avec un résultat d'exploitation de 0,3 million d'euros pour un chiffre d'affaires de 13,5 millions d'euros. Selon le management, les fonds levés lors de l'IPO devraient suffire pour réaliser ce plan de développement. Celui-ci se fonde d'abord sur une conquête des pays européens, Italie, Suisse, Royaume-Uni et Allemagne en tête et des Etats-Unis suivant un rythme plus lent.

Pour l'heure, la réalisation d'un test prédictif Mammorisk n'est pas remboursée par la Sécurité sociale aux patientes. Le remboursement en Europe ne devrait pas intervenir au mieux avant 2026, à l'issue de l'essai clinique MyPeBS dont les résultats sont attendus fin 2025. En attendant la mise en place de politiques publiques, cible 10% des patientes, celles pouvant « s'offrir » le test. A l'horizon 2023, le business plan prévoit la réalisation de tests sur plus de 450.000 patientes.

Objectifs de l'introduction en Bourse

La levée de fonds a d'abord pour objectif de financer le déploiement commercial de PrediLife en Europe et aux États-Unis : 60% des fonds levés y seront consacrés, au travers du recrutement de commerciaux et d'accroissement des coûts marketing (participation à des conférences, etc.). 20% seront alloués aux dépenses courantes et au remboursement de prêts consentis par Bpifrance, le solde devant être affecté à la poursuite des programmes de recherche vers d'autres pathologies en cancérologie (poumon, colon, prostate), mais aussi dans les domaines cardiovasculaire et du diabète.

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> Introduction en Bourse : où va l'argent investi et à quoi sert-il ?

Prix et modalités de l'introduction en Bourse de PrediLife

Marché de cotation
Euronext Growth Paris

Codes de l'action
Mnémonique : ALPRE
Code ISIN : FR0010169920

Prix / fourchette d'introduction
Prix médian de 10,30 euros pour une fourchette indicative de 8,76 à 11,84 euros par action

Nature de l'opération
Augmentation de capital

Nombre de titres émis
514.564 actions nouvelles (taille initiale hors rallonges)

Eligibilité des titres
PEA, PEA PME

Calendrier de l'IPO

4 décembre 2018
Visa de l'AMF sur le Prospectus

5 décembre 2018
Ouverture de l'offre

17 décembre 2018
Clôture de l'offre pour les particuliers : 18 heures (heure de Paris) pour les souscriptions aux guichets et 20 heures (heure de Paris) pour celles par Internet

18 décembre 2018
Publication du résultat, fixation du Prix de l'Offre, 1ère cotation

20 décembre 2018
Règlement-livraison des titres

21 décembre 2018
Début des négociations des actions de la Société sur le marché Euronext réglementé

16 janvier 2019
Date limite d'exercice de l'option de surallocation

Quelle SCPI choisir en 2019 : comment ne pas se tromper

Lorsqu'un épargnant décide de placer ses économies sans l'aide d'un conseiller, l'option retenue résulte souvent d'une réflexion globale sur ses objectifs de vie, son patrimoine et parfois son rapport à l'argent. Mais une fois la décision d'investir en SCPI prise, comment faire le bon choix ? Les clés pour vous aider à trouver les meilleures SCPI en 2019.

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A la fin des années 90, une multitude d'investisseurs a placé son argent sur un contrat d'assurance-vie en choisissant par défaut le fameux fonds euros. Vingt ans plus tard, ces mêmes investisseurs ne comprennent pas comment le fonds « défensif » par excellence ne distribue plus de revenus suffisamment élevés. A titre d'exemple, lorsqu'on souhaitait 1000 euros de revenus mensuels complémentaires, il fallait placer 300.000 euros en 2007. Aujourd'hui, pour obtenir ces mêmes revenus mensuels, il faut investir 1.000.000 euros sur cette même enveloppe, après impôts et prélèvements sociaux.

2 raisons à cela : l'envolée des prélèvements fiscaux et sociaux et la baisse vertigineuse du taux de rendement du fonds euros en 10 ans. De la même manière, investir dans la pierre-papier en n'analysant pas un minimum la SCPI est dangereux. Le sous-jacent est un portefeuille de biens immobiliers loués à des entreprises et qui fournissent un rendement. De la même manière que la qualité d'un bien immobilier locatif ne se juge pas seulement au loyer perçu, une SCPI doit être investie avec d'autres critères.

Seul problème, l'information fournie pour chaque SCPI est très dense. Plus que donner un conseil, nous vous donnons les clés pour décider et placer vous-même le curseur car le placement idéal est propre à chacun. 3 critères qui pourront déjà vous permettre de filtrer et d'exclure les SCPI non adaptées à votre situation. A conjuguer avec d'autres critères.

Critère numéro 1 pour choisir : la rentabilité

C'est le critère numéro 1 pour se projeter mais il ne doit en aucun cas être le seul. Un bon indicateur peut être le rendement moyen de l'année précédente sur l'ensemble des SCPI. Celui de 2018 était de 4,35% après 4,43% en 2017. Pour un placement, le risque est toujours mieux rémunéré que la sécurité. De ce fait, cela vous donne une idée claire du risque pris par une SCPI qui fournit 6% de rendement. Ses actifs plus rémunérateurs sont certainement plus risqués que la moyenne. Il est important de définir ce que le risque représente pour vous !

L'ancienneté, un gage de choix éclairé

Aucune corrélation directe entre jeunesse et risque, mais... Il est aisé de comprendre qu'on aura plus de recul sur une SCPI créée en 1968 qu'une SCPI née en 2015. On sera également plus en mesure d'évaluer la constance du taux de rendement (appelé TDVM) même si les performances passées ne présagent pas de l'avenir. Néanmoins, lorsqu'une SCPI délivre un TDVM de 5% depuis 15 ans, la probabilité pour cela continue est assez élevée.

Le TOF d'une SCPI, à manier avec précaution

Le Taux d'Occupation Financier est également un des autres indicateurs à suivre de très près. Il permet de comprendre si la SCPI perçoit la totalité des loyers ou alors 80% de ceux-ci par exemple. Si ce taux est effectivement bas, cela ne signifie pas forcément que la SCPI est mal gérée mais cela peut donner des indices sur le futur de la SCPI (les biens ne sont pas loués du fait du départ de locataires, parce que la SCPI effectue des travaux de rénovation, etc. ?). Même si un TOF situé au-dessus de 90% est bon, celles dont ce fameux TOF est en-dessous ne sont pas forcément à exclure. Il s'agit néanmoins de comprendre pourquoi.

La combinaison de critères permet d'affiner ses choix. Chacun est libre de positionner les curseurs où bon lui semble.

Rédigé en partenariat avec France SCPI

Immobilier : comment réduire ou ne pas payer l’IFI grâce aux SCPI ?

La fiscalité foncière en France est lourde pour un propriétaire : à l'impôt sur les revenus immobiliers et aux prélèvements sociaux sur les revenus fonciers s'ajoute depuis le 1er janvier 2018 l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). Cet impôt concerne les contribuables dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 millions d'euros. Mais cet impôt n'est pas une fatalité car il peut être diminué, voire supprimé totalement. Découvrons comment grâce à l'achat de la nue-propriété de parts de SCPI.

 

Comment obtenir une réduction ou une suppression de l'IFI relatif aux parts de SCPI ?

La réponse est très simple et tient en quelques mots : nue-propriété de parts de SCPI de rendement. En effet, la nue-propriété des parts de SCPI n'entre pas dans l'assiette taxable de l'IFI. Ainsi, si un investisseur possède uniquement la nue-propriété des parts de SCPI et non l'usufruit, il ne sera pas fiscalisé.

Bien évidemment, si l'épargnant décide d'acheter uniquement la nue-propriété, il ne sera, par définition pas détenteur de l'usufruit et ne percevra donc pas de revenus de son investissement immobilier. En contrepartie, il pourra acheter ses parts moins chères en bénéficiant d'une décote correspondant à l'absence de perception de dividendes durant la période de démembrement temporaire de propriété. Il n'est donc pas possible de gagner sur tous les tableaux.

 

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Comment fonctionne le démembrement temporaire de propriété ?

Le démembrement temporaire de propriété permet de diviser de manière temporaire la propriété entre deux parties : l'usufruit ou la jouissance du bien et la nue-propriété ou la propriété « des murs ». Ici, c'est l'usufruitier, le plus souvent une personne morale, qui va percevoir les loyers des SCPI et qui sera par conséquence imposé. Le nu-propriétaire quant à lui ne subira aucune fiscalité pendant la durée du démembrement, généralement comprise entre 5 et 10 ans.

Pour compenser l'absence de loyers, le nu-propriétaire pourra acheter ses parts de SCPI moins chères, avec une décote moyenne de 20% sur 5 ans et de 34% sur 10 ans. Cela lui permettra d'acheter plus de parts avec un capital investi.

Au terme du démembrement temporaire de propriété, le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété et donc plus de capital et plus de loyers à vie. A ce stade, le plein propriétaire a deux possibilités : arbitrer ses parts de SCPI ou bien les conserver pour obtenir un revenu complémentaire.

Ci-dessous, un exemple répartition de la valeur d'une SCPI lors d'un investissement en démembrement temporaire de propriété, sur deux durées distinctes :

SCPI Epargne Pierre du groupe Voisin

scpi voisin demembrement

Faire un bilan patrimonial avant d'investir en parts de SCPI en démembrement temporaire de propriété

Chaque cas étant spécifique, il est impératif de réaliser un bilan patrimonial afin que la meilleure solution possible puisse être proposée.

Ainsi que le précise Lionel Benhamou, l'un des associés fondateurs de La Centrale des SCPI, plateforme leader de la distribution de parts de SCPI par Internet (www.centraledesscpi.com) : « Il est nécessaire d'effectuer un état des lieux de la situation de chaque client avant toute préconisation. Le bilan patrimonial constitue l'élément fondamental de la relation clients sur lequel s'appuie le consultant. »

Le bilan patrimonial est ainsi au consultant ce que l'examen clinique est au médecin. Une fois ce bilan patrimonial réalisé, il est possible d'orienter le client vers des solutions patrimoniales innovantes lors d'un nouveau rendez-vous. Il n'est ainsi pas forcément utile de consacrer 100 % de son investissement à l'achat de parts en nue-propriété.
Enfin, la durée de celui-ci est un élément indispensable à prendre en compte sachant qu'elle peut s'échelonner entre trois et vingt ans. Ici encore, seule une préconisation sur-mesure consécutive à la connaissance de la situation du client permet de trouver la durée optimale.

L'ingénierie patrimoniale nécessaire à la réussite de ce type de projet requiert une connaissance fine des mécanismes fiscaux et patrimoniaux. Ce n'est qu'une fois la proposition d'investissement validée que le conseiller proposera à son client des SCPI, les meilleures SCPI.

Quelles sont les meilleures SCPI pour ce type de montage patrimonial ?

Une fois le constat effectué, il reste à trouver les meilleures SCPI en vue de réaliser une opération de démembrement temporaire de propriété optimale.

Comme pour un achat réalisé en pleine propriété, il est nécessaire de combiner plusieurs SCPI, de préférence trois. Tout dépend bien évidemment de la somme que l'investisseur souhaite consacrer à cet investissement immobilier mais, de manière générale, scinder son investissement en trois, voire en quatre si la somme en jeu est conséquente, demeure une mesure de prudence et de diversification. C'est ce que l'on peut appeler la mutualisation de la mutualisation, tout simplement parce que le patrimoine de chaque SCPI est déjà mutualisé entre de très nombreux biens immobiliers.

Il est enfin essentiel de savoir ce que ce mécanisme va vous rapporter. Il faut donc faire tourner un modèle mathématique prenant en compte tous les paramètres, notamment les clés de répartition entre l'usufruit et la nue-propriété de chaque SCPI de rendement concernée fonction de la durée choisie. Plus le nombre de paramètres est conséquent, plus les calculs sont complexes. Toutefois, des professionnels qualifiés sauront vous donner une fourchette de taux de rendement interne (TRI) estimé sur la durée de votre investissement.

Anticiper pour réduire sa base imposable à l'IFI en 2019 grâce aux SCPI de rendement

La finalité de cette opération demeure un résultat supérieur à ce que l'investisseur aurait obtenu s'il n'avait pris aucune initiative. Néanmoins, les possibilités d'ingénierie patrimoniale sont infinies dans la mesure où de plus en plus de sociétés de gestion proposent l'achat de leurs SCPI en démembrement temporaire de propriété. Finalement, toutes les parties y trouvent un intérêt et il s'agit d'une opération gagnant-gagnant.

La fin de l'année approche, les investisseurs assujettis à l'IFI (impôt sur la fortune immobilière) ne doivent plus perdre du temps. Le moment est venu de commencer à réfléchir à toutes ces questions, afin de limiter sa base taxable 2019 avant qu'il ne soit trop tard. Comme dans tous les domaines, l'anticipation s'avère être l'une des clés de la réussite et l'acquisition de part de SCPI démembrées n'échappent pas à la règle.

Rédigé en partenariat avec La Centrale des SCPI

« Le rendement de Corum Origin et Corum XL est le fruit de notre liberté d’action »

INTERVIEW – Frédéric Puzin, président de Corum AM, fait le point sur les perspectives de performances de ses SCPI de rendement Corum Origin et Corum XL, la stratégie mise en œuvre qui permet d'y parvenir, la politique de distribution des fonds en dehors de l'assurance vie...

frederic puzin corum am

 

Corum Origin devrait enregistrer en 2018, pour la septième année consécutive, une distribution en ligne avec l'objectif de 6% rendement affiché...

Corum Origin atteint 6,35% de taux de distribution en moyenne sur la période 2012-2017 et devrait dépasser les 7% cette année, dont 6,60% sur l'exploitation des immeubles et 0,40% de plus-values. Dès que nous le pouvons, nous procédons à des arbitrages pour réaliser des plus-values. La SCPI étant encore très jeune, nous sommes soumis à la limitation réglementaire qui nous oblige à détenir tout actif sur une durée d'au moins 5 ans (ou dans des volumes limités), alors que nous serions prêts à céder certains immeubles acquis il y a trois ans dans des pays devenus trop chers. Depuis 2012, nous avons procédé à quatre cessions.

Par ailleurs, nous avons augmenté le prix de la part chaque année depuis 2013 sauf en 2016, considérant que le marché avait atteint alors un haut de cycle...et force est de constater que le marché a continué à monter. Depuis le 1er juin 2018, date de la dernière augmentation du prix de part, le prix de souscription est fixé à 1.075 euros contre 1.000 euros à l'origine.

 

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Quelques mots sur le patrimoine immobilier de Corum Origin...

C'est, au 30 juin 2018, 108 immeubles situés dans la zone euro, 206 locataires, un taux d'occupation entre 99 et 100% et une durée moyenne des baux restant à courir, correspondant à la période durant laquelle les locataires sont engagés à payer leurs loyers, de 8,5 années.

Le patrimoine de Corum Origin est réparti sur 11 pays, dont seulement 13% en France.

 

Corum Origin (ex-Corum Convictions) affiche un rendement nettement supérieur à la moyenne des SCPI. Comment l'expliquer ?

Nous nous donnons plus de liberté pour identifier plus d'opportunités d'investissement, partout en zone euro et sans se spécialiser sur un type d'actifs en particulier. Nous allons chercher la rentabilité là où elle se trouve, nous nous refusons de nous limiter à ce que propose la concurrence. Par exemple, au 2ème trimestre 2018, nous avons procédé à deux investissements en Finlande pour un total de 97 millions d'euros.

La seconde explication tient à notre organisation. Nous faisons tout nous-mêmes et les circuits de prises de décision sont extrêmement courts ce qui nous permet de saisir les occasions dès qu'elles se présentent.

On peut dire que le rendement de Corum Origin est le fruit de notre liberté d'action. Le raisonnement est le même pour Corum XL.

Quelle différence entre la gestion de Corum XL et celle Corum Origin ?

La stratégie d'investissement définie pour Corum XL lui autorise à sortir de la zone euro et du continent européen. Cela ne signifie pas que cela nous y oblige : nous avons simplement plus de liberté encore pour sélectionner nos actifs.

Côté performances, alors que Corum Origin vise un rendement annuel de 6% et une revalorisation des parts de 1 à 2% par an, les objectifs que nous nous fixons pour XL sont une performance davantage tirée par la revalorisation des immeubles, avec un rendement de 5%.

Actuellement, le taux d'occupation est de 100% pour 9 locataires répartis sur 8 immeubles pour une durée moyenne des baux restant à courir de 8,83 années.

Comment le risque devises est-il géré ?

Nous comptons en faire un pivot de notre stratégie plutôt que subir les événements. Nous avons ainsi pris position au Royaume-Uni, où le Brexit a fait fuir les investisseurs et où la Livre affiche des niveaux historiquement bas face à l'euro, sur des biens avec des baux à très long terme et de solides locataires. Nous suivons le même fil conducteur que Corum Origin, l'effet devise devant être un moteur complémentaire de performance.

En 2018, une distribution de plus de 7,5 % est annoncée sur Corum XL. Expliquez-nous...

Nous avons pris le parti de retourner les difficultés habituellement rencontrées par les SCPI en création, dont les performances sont souvent peu flatteuses en année 1, 2 et 3. Chez Corum XL, l'afflux de collecte est investi très rapidement et en totalité, dans un délai inférieur au délai théorique d'investissement de 5 mois (donc avant que les parts n'entrent en jouissance), de sorte que l'effet soit relutif sur le rendement. C'est un effet très temporaire, qui ne se produira qu'en 2018 et dans une moindre mesure en 2019. En 2020, le rendement devrait être plus proche de notre objectif de 5%, même si nous essaierons de faire mieux.

Corum Origin et Corum XL ne sont pas éligibles à l'assurance vie. Pourquoi ?

La souscription de parts de SCPI dans un contrat d'assurance vie revient à ajouter une couche de frais qui obère les performances. Le niveau de chargement devient à mon avis prohibitif pour l'épargnant. Second problème : un assureur vie qui représenterait un poids trop important dans une SCPI risque de déstabiliser sa liquidité s'il décide d'en sortir. Cela s'est déjà produit sur le marché en 2008. Il est de notre point de vue plus sain pour la collectivité des associés que ceux-ci soient uniquement des particuliers.

Acheter des parts de Corum XL ou Corum Origin en nue-propriété, est-ce possible ?

Oui, Corum AM dispose d'une expertise pointue dans le domaine du démembrement de propriété. Nous permettons aux personnes n'ayant pas besoin de revenus de bénéficier d'une décote sur l'achat de leurs parts, qui varie selon la durée du démembrement (de 3 à 20 ans). Nous nous chargeons de trouver la contrepartie intéressée par l'usufruit. Le nu-propriétaire s'inscrit alors dans une démarche de valorisation de son patrimoine tout en maîtrisant sa base imposable pendant la durée du démembrement.

La société MedinCell en Bourse pour développer son propre portefeuille de produits

MedinCell développe une nouvelle génération de traitements injectables à action prolongée basée sur sa technologie BEPO. Cette technologie a été validée par Teva dans le traitement de la schizophrénie et sélectionnée par la Bill & Melinda Gates foundation pour introduire une rupture dans l'accès des femmes à la contraception dans les pays en développement. La société veut compléter son pipeline par le développement de produits propriétaires, d'où sa levée de fonds.

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IPO de la société MedinCell sur la Bourse de Paris

MedinCell compte faire son entrée sur le marché réglementé d'Euronext à Paris le 27 septembre prochain. A l'occasion de cette introduction en Bourse, cette société de technologie pharmaceutique originale lance une levée de fonds d'environ 34,1 millions d'euros (au milieu de la fourchette de prix fixée entre 7,25 et 9,25 euros par titre), montant susceptible d'être porté à plus de 45 millions d'euros en cas de forte demande. Le début des négociations des actions MedinCell sur le marché est prévu le 2 octobre 2018 si le succès est au rendez-vous pour une capitalisation boursière post-opération attendue autour de 200 millions d'euros.

Cette levée de fonds sera la première augmentation de capital de la société, celle-ci s'étant essentiellement financée par ses collaborations industrielles jusqu'en 2017. Les autres financements ont été conclus sous la forme de prêts : emprunt obligataire non convertible sur 7 ans de 15 millions d'euros souscrit par son partenaire, le laboratoire israélien Teva, en août 2016 (taux : 10%), émission d'obligations remboursables en actions (ORA) auprès de CM-CIC Innovation, Seventure Partners et BNP Paribas Développement pour un montant total d'environ 7,2 millions d'euros, soutien de la BEI (Banque européenne d'investissement) en mars 2018 sous la forme d'un prêt in fine de 20 millions d'euros sur 5 ans dont une tranche de 7,5 millions a déjà été débloquée. Au 31 mars 2018, l'entreprise affiche une dette nette de 17,5 millions d'euros, dont 31 millions de dette brute (79% remboursables au-delà de mars 2021) et 13,5 millions de cash.

BEPO, la technologie propriétaire de MedinCell

Basée à Jacou près de Montpellier, MedinCell développe une nouvelle génération de traitements injectables à action prolongée reposant sur sa technologie brevetée BEPO (jusqu'en 2033 aux États-Unis et jusqu'en 2031 en Europe et en Chine) associant polymères, principe actif et solvant. Le concept ? Il s'agit de délivrer de façon contrôlée un principe actif pharmaceutique pendant une durée déterminée à partir d'une simple injection sous-cutanée ou locale selon l'action désirée. « Lors de l'injection, un petit dépôt se forme, de la taille d'un demi petit pois, composé de polymères qui vont se dégrader sous l'effet de l'eau présente dans les tissus. Il contient le médicament qu'il libère pendant la durée souhaitée, jusqu'à disparition complète du dépôt », explique Christophe Douat, président du directoire de MedinCell.

Avec cette technologie, MedinCell a vocation à remplacer la prise quotidienne de médicaments par voie orale, l'objectif étant d'obtenir une action thérapeutique ciblée de quelques jours à quelques mois, et donc de s'assurer que le traitement est bien pris tout en limitant les éventuels effets secondaires.

Pipeline de produits comprenant une étude de phase III aux Etats-Unis

Le management de MedinCell revendique, avec sa technologie BEPO, une capacité à développer de nouveaux traitements dans de nombreuses aires thérapeutiques et à une large échelle. La société dispose actuellement d'un portefeuille composé de deux produits en phase d'études cliniques (dans la schizophrénie et les douleurs post-opératoires), un en phase préclinique et six en phase de recherche de formulation.

Développé avec Teva (numéro un mondial des médicaments génériques), le programme le plus avancé cible la schizophrénie, afin de développer une version injectable en sous-cutané de la rispéridone, un antipsychotique parmi les plus répandus, sur une durée d'action d'un et deux mois. Baptisé mdc-IRM, ce produit est actuellement en essais cliniques de phase III aux Etats-Unis sur 417 patients, la dernière avant la demande d'AMM (autorisation de mise sur le marché, préalable à la commercialisation) si les résultats sont positifs. Leur publication finale est prévue à la fin du premier semestre 2020, avec une communication intermédiaire au second semestre 2019.

Originalité de l'accord avec Teva, confirmé en mars 2018 par la nouvelle équipe dirigeante du laboratoire israélien, ce dernier prend en charge tous les coûts de développement et de commercialisation du produit. MedinCell recevra des paiements d'étape d'un montant maximum de 120 millions d'euros ainsi que des royalties (redevance sur les ventes) à un taux « high single digit » (inférieur à 10% mais proche de ce ratio, NDLR). Le deal comprend le développement de deux autres produits toujours pour le marché de la schizophrénie et selon le même modèle économique.

Partenariat avec la Bill & Melinda Gates foundation dans la contraception

La société MedinCell présente la particularité d'avoir été choisie par la Bill & Melinda Gates foundation (fondation du co-fondateur de Microsoft et de son épouse) dans le cadre de ses actions menées pour favoriser l'émancipation des femmes et la planification familiale dans les pays pauvres ou en voie de développement, qui comportent un volet sur l'investissement dans de nouvelles méthodes de contraception.

« Il n'y a aujourd'hui aucun système de contraception longue action qui puisse satisfaire aux besoins de ces populations, estime Christophe Douat. Nous avons l'objectif de développer un produit contraceptif d'une durée de 6 mois, biodégradable, avec l'une des meilleures molécules de progestérone ». Autres contraintes : le produit devra être stable, y compris à une température de l'air extérieur de 40°, facile à utiliser et à bas coût.

Un premier accord a été signé avec la fondation Gates en décembre 2017 qui a accordé une subvention de 3,5 millions de dollars US pour financer l'étape de recherche de formulation (prévue jusqu'au 30 septembre 2019). Le premier versement d'environ 1,7 million d'euros (2 millions de dollars) a été perçu d'emblée par MedinCell, les versements suivants étant soumis au franchissement d'étapes liées au développement des produits.

MedinCell a cédé l'utilisation de ce produit pour les pays en voie de développement à la fondation, qui devrait continuer à financer les phases ultérieures de développement, la société française conservant l'ensemble des droits pour les pays développés (Europe et Etats-Unis notamment). Ce qui fait dire à Christophe Douat que ce projet revient à « deux programmes en un ».

Objectifs de l'introduction en Bourse

Pour ses premiers programmes, MedinCell a toujours utilisé des principes actifs tombés dans le domaine public, dont l'efficacité et la toxicité sont déjà connues, ce qui contribue au raccourcissement des phases de développement. Mais début 2017, l'entreprise a amorcé un virage en lançant des activités de formulation de ses premiers produits maison dans les domaines de l'anesthésie, de la douleur et de la transplantation d'organes. C'est d'ailleurs l'un des objectifs principaux de la levée de fonds.

Globalement, l'investissement dans le portefeuille de produits devrait mobilier les deux-tiers des fonds levés pour 20% consacrés à l'extension de la plateforme technologique. Un maximum de 10% pourrait être utilisé pour rembourser partiellement la dette envers Teva. Globalement, MedinCell a pour objectif de déposer au moins une demande d'autorisation d'essais cliniques par an.
« Le premier axe consiste à élargir de façon horizontale notre portefeuille en ajoutant de nouvelles opportunités, [...] le second consistant à amener certains produits plus en aval dans leur cycle de développement pour en extraire plus de valeur financière », résume Christophe Douat.

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Prix et modalités de l'introduction en Bourse de MedinCell

Marché de cotation
Euronext Paris

Codes de l'action
Mnémonique : MEDCL
Code ISIN : FR0004065605

Prix / fourchette d'introduction
Prix médian de 8,25 euros pour une fourchette indicative de 7,25 à 9,25 euros par action

Nature de l'opération
Augmentation de capital

Nombre de titres émis
4.137.931 actions nouvelles (taille initiale hors rallonges)

Eligibilité des titres
PEA, PEA PME

Calendrier de l'IPO

14 septembre 2018
Visa de l'AMF sur le Prospectus

17 septembre 2018
Ouverture de l'offre

26 septembre 2018
Clôture de l'offre pour les particuliers : 17 heures (heure de Paris) pour les souscriptions aux guichets et 20 heures (heure de Paris) pour celles par Internet

27 septembre 2018
Publication du résultat, fixation du Prix de l'Offre, 1ère cotation

1er octobre 2018
Règlement-livraison des titres

2 octobre 2018
Début des négociations des actions de la Société sur le marché Euronext réglementé

27 octobre 2018
Date limite d'exercice de l'option de surallocation

SCPI de rendement : simulation comptant, à crédit, comparatif

Comment investir 20.000, 50.000 ou 100.000 euros dans l'immobilier au travers de parts de SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) ? Exemples d'achat de SCPI avec des simulations à crédit ou cash et explications sur l'intérêt du recours à un financement par l'emprunt.

simulation scpi investissement immobilier

 

- Simulations et exemples d'investissement : hypothèses
- Investir 20.000 euros comptant en SCPI
- Investir 50.000 ou 100.000 euros, comparatif

Pour investir en SCPI à crédit en 2017, il faut généralement compter un budget minimum de plusieurs dizaines de milliers d'euros, ne serait-ce que pour amortir les frais de dossier. Souvent, les professionnels acceptent de traiter les opérations de financement à partir de 50.000 euros, plus rarement à partir de 30.000. De plus, se lancer dans un tel investissement exige d'y consacrer autant de temps pour 10.000 ou 50.000 euros. Quitte à rechercher un financement de parts de SCPI, autant le faire pour un montant plus conséquent, sous réserve de disposer de la capacité d'épargne qui convient.

Sauf exception, un client s'adressant à une banque traditionnelle ne peut financer à crédit que l'achat de parts de SCPI « maison » (gérées par la société de gestion partenaire ou filiale de banque). Pour avoir accès à une offre large, mieux vaut se tourner vers un conseil en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) ou un spécialiste de l'investissement sur les SCPI en ligne pour sélectionner les fonds et à un courtier en crédit immobilier tel que Vousfinancer, Cafpi, Meilleurtaux, etc., ou un spécialiste du courtage indépendant pour monter le dossier de prêt. Charge à ce dernier de trouver une banque (certaines Caisses régionales du Crédit Agricole par exemple) ou un établissement de crédit spécialisé comme le Crédit Foncier.

Eléments susceptibles d'influer sur les scénarios : évolution à la hausse ou à la baisse du prix de la part, revalorisation ou diminution des loyers, situation fiscale du foyer (hausse ou baisse du taux d'imposition), durée de détention des parts.

Simulations et exemples d'investissement avec des hypothèses conservatrices

Combien rapportent 20.000, 50.000 et 100.000 euros placés en SCPI ? Quelques exemples de simulations d'investissement et comparatif d'un placement cash ou à crédit avec un prêt amortissable.

Hypothèses réalisées à partir d'un scénario plutôt conservateur :
- commission de souscription de 10%
- absence de revalorisation des parts
- dividende stable dans le temps avec un rendement de 4,24% par an (taux annuel de revalorisation des loyers de 0%)
- couple marié avec 75.000 euros de revenus et 2 parts fiscales (tranche d'imposition à 30%)
- détention et financement sur 20 ans (revente à terme)
- Echéances de remboursement mensuelles
- coût du crédit de 2,5%
- Absence d'impôt sur la plus-value immobilière (vente à perte puisque les parts ne sont pas revalorisées et à cause des frais de souscription)

Les Français et l’épargne font bon ménage fin 2015

En décembre 2015, la confiance des Français dans l'épargne s'est légèrement améliorée. Selon les dernières statistiques de l'Insee publiées le 6 janvier 2016, l'opinion des ménages sur leur capacité à épargner a gagné un point sur le dernier mois de l'année, à un niveau de 11, soit au-dessus de la moyenne de long terme (8) de l'indicateur calculée sur la période 1987-2015.

Surtout, les Français se montrent plus enthousiastes à l'idée d'épargner qu'au mois de novembre. L'indice qui synthétise leur opinion sur l'opportunité de mettre de l'argent de côté se relève de 4 à 8 points en décembre. Un niveau toutefois largement inférieur à celui observé sur le long terme, de 18.

Outre leur niveau de vie, perçu comme en recul par une majorité de sondés, la baisse continue des taux d'intérêt des produits d'épargne classiques peut également expliquer leur manque d'engouement vis-à-vis de l'épargne. Les taux des fonds euros des contrats d'assurance vie devraient ainsi reculer à 2,25% en moyenne en 2015 selon le cabinet de conseil Facts & Figures. Le rendement du Livret A pourrait pour sa part chuter à 0,25% si l'inflation reste nulle en décembre 2015 et que le gouvernement respecte à la lettre la formule de calcul.

Pour aller plus loin sur l'épargne
Pour gérer leur épargne, les Français se tournent de plus en plus vers Internet

Bourse : le CAC 40 sous les 4.500 points, plombé par la Chine et le pétrole

Le fort repli du baril de Brent et les craintes sur la croissance chinoise, accentuées par la chute du yuan, continuent d'affecter la Bourse de Paris. Le CAC 40 recule ainsi de 1,26% à 4.480,47 points. Les valeurs liées aux matières premières et au secteur automobile sont particulièrement touchées, à l'image d'ArcelorMittal (- 6,41%) et de Peugeot (- 5,25%), respectivement dernière et avant-dernière de l'indice.

 

La Bourse de Paris s'enfonce un peu plus alors que les craintes sur la Chine persistent

 

La valeur du 6 janvier 2016 : EDF

L'opérateur public a inscrit à son budget 2016 plus de six milliards d'euros de cessions d'actifs, rapporte le quotidien Les Echos. L'électricien pourrait exercer une option de vente sur ses parts dans des réacteurs nucléaires aux Etats-Unis, mais envisagerait également de céder des parts dans ses huit centrales nucléaires britanniques.

La société recherche des capitaux pour financer son projet d'EPR en Grande-Bretagne. Elle a également besoin de fonds pour mener à bien les travaux de son parc nucléaire français. Le titre EDF cède 0,55%, à 12,75 euros.

Sanofi cesse de commercialiser l'Afrezza aux Etats-Unis

Le laboratoire pharmaceutique va arrêter la commercialisation de l'Afrezza, selon Reuters. La société juge décevantes les ventes de cette insuline inhalable, utilisée pour le traitement du diabète, depuis son lancement en février 2015. La direction a précisé au groupe californien Mannkind, qui développe ce produit, sa décision de mettre un terme en avril 2016 à l'accord de licence conclu en août 2014.

« Cette décision résulte de plusieurs facteurs, dont le faible niveau persistant des prescriptions de l'Afrezza malgré les efforts substantiels de Sanofi », explique l'entreprise française dans un courriel envoyé à Reuters. Les ventes de ce produit, commercialisé uniquement aux Etats-Unis, se sont élevées à cinq millions d'euros selon Sanofi. Le cours de l'action lâche 1,35%, à 77,43 euros.

LVMH : rapprochement entre les fonds Catterton et L Capital

Les fonds Catterton et L Capital, détenus par le leader mondial du luxe et par Groupe Arnault, la holding familiale du PDG de l'entreprise Bernard Arnault, ont fait part de leur rapprochement afin d'étendre leurs zones géographiques.

La nouvelle entité, baptisée L Catterton, atteindra plus de 12 milliards de dollars sous gestion et appartiendra à hauteur de 60% aux dirigeants de Catterton, quand LVMH et Groupe Arnault possèderont les 40% restants. Elle sera présente à la fois sur le continent américain, en Europe et en Asie. Le titre LVMH recule de 1,97%, à 136,70 euros.

Air Liquide s'implante en Colombie

Le fabricant de gaz industriels a annoncé qu'il étendait son activité à la Colombie, en Amérique latine, avec un investissement de 40 millions d'euros pour construire et exploiter un nouveau site comprenant une unité de production de dioxyde de carbone et une unité de cogénération. L'usine devrait être opérationnelle fin 2016. Air Liquide fournira un site d'embouteillage de Coca-Cola FEMSA situé à 40 kilomètres de la capitale Bogota. Le cours de Bourse abandonne 1,40%, à 98,85 euros.

Ubisoft : pas de nouveau volet de la série Assassin's Creed en 2016 ?

Le titre de l'éditeur de jeux vidéo s'enfonce de 8,84%, à 23,615 euros, pour terminer dernier de l'indice SBF 120. Cette chute du cours de Bourse intervient alors que plusieurs sites spécialisés, cités par des analystes, indiquent qu'Ubisoft pourrait ne pas sortir de nouvel épisode de sa franchise Assassin's Creed en 2016. La société pourrait opter pour un rythme bisannuel.

SCPI Pierre 48 : versement d’un dividende exceptionnel de plus de 20 euros par part

Paref Gestion annonce la distribution d'un dividende exceptionnel de 20 euros par part minimum aux associés de sa SCPI de capitalisation Pierre 48. Un versement lié au programme d'arbitrage engagé par la société de gestion l'an passé, qui a produit plus de 12 millions d'euros de plus-value.

 
Paref Gestion va distribuer un dividende de 20 euros minimum aux souscripteurs de Pierre 48

L'année 2016 démarre fort pour les souscripteurs de la SCPI Pierre 48. Paref Gestion annonce, dans un communiqué de presse daté du mercredi 6 janvier, le versement d'un dividende exceptionnel « de plus de 20 euros par part » aux associés de cette société civile de placement immobilier de plus-value à capital fixe.

Le montant définitif du dividende n'est pas encore arrêté. Contacté par Toutsurmesfinances.com, le directeur commercial de Paref Gestion, Frédéric André, explique qu'il sera déterminé vers la fin du mois de mars et soumis au vote des associés lors de la prochaine assemblée générale prévue pour le 18 mai prochain. Dans tous les cas, il ne sera pas inférieur à 20 euros, confirme la société de gestion, et pourrait grimper jusqu'à 25 euros.

En 2015, les épargnants ont touché un dividende exceptionnel de 15 euros dans des circonstances similaires. Après le vote de l'assemblée générale au mois de mai, le dividende avait été distribué en juin.

Cette décision s'inscrit dans le cadre du programme d'arbitrage lancé en 2015 par Paref Gestion visant à se séparer d'actifs immobiliers générateurs de plus-values. Les ventes immobilières engagées ont rapporté « plus de 21 millions d'euros, générant une plus-value de 12 millions d'euros », selon le communiqué de presse. Pierre 48 signale à cette occasion la cession d'un nouvel immeuble situé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) au profit d'un bailleur social pour un montant de 17 millions d'euros, la plus-value retirée étant exonérée d'impôt du fait du statut de l'acquéreur.

Une SCPI de capitalisation sans revenus réguliers

A la différence des SCPI de rendement et de leurs consœurs fiscales, les sociétés de plus-value, ou de capitalisation, comme Pierre 48 ne versent pas de revenus locatifs réguliers aux épargnants. La rémunération des souscripteurs est assurée par la cession périodique d'actifs immobiliers, les plus-values enregistrées permettant la distribution de dividendes.

Le patrimoine de Pierre 48 (plus de 750 lots) est essentiellement investi dans l'immobilier résidentiel ancien parisien et francilien, notamment des biens soumis à la loi de 1948 (loyers réglementés), détenus en nue-propriété ou loués sous le régime « classique » des rapports locatifs issu de la loi de 1989. A fin septembre 2015, le taux de rentabilité interne (TRI) de la SCPI, indicateur servant à mesurer la performance du véhicule dans la durée, se situait à 6,2% sur 5 ans, 4,6% sur 7 ans et 7,6% sur 10 ans.

Bourse : le CAC 40 stagne, le secteur des télécoms se distingue

Les craintes sur l'économie mondiale et la croissance chinoise continuent de peser sur la Bourse de Paris. Le CAC 40 ne parvient pas à repartir et affiche un léger gain, de 0,34%, pour clôturer la séance du mardi 5 janvier 2016 à 4.537,63 points. Les discussions portant sur un rachat de Bouygues Telecom par Orange dopent les cours de l'ensemble des opérateurs.

 

Le CAC 40 peine à redémarrer, les opérateurs télécoms accélèrent

 

La valeur du 5 janvier 2015 : Orange

L'opérateur de télécommunications a confirmé la reprise des discussions avec le groupe de BTP diversifié Bouygues en vue d'un rapprochement avec sa filiale Bouygues Telecom. Les deux sociétés ont indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise.

Par ailleurs, l'ex-France Télécom est entré en négociations exclusives avec l'assureur mutualiste Groupama dans l'objectif de créer une offre de services bancaires 100% mobile. Orange pourrait acquérir 65% de Groupama Banque, précise l'opérateur historique dans un communiqué. Le lancement d'Orange Banque est prévu pour 2017 en France.

Le titre progresse de 0,72%, à 15,31 euros, tandis que Bouygues s'adjuge 0,39%, à 37,30 euros. La perspective d'un retour à trois opérateurs sur le marché français fait bondir de 12,23% Numericable – SFR, qui caracole en tête de l'indice 120. Iliad prend également 2,74%.

L'Oréal : accord pour le rachat d'un réseau de points de vente aux Etats-Unis

Le leader mondial des produits cosmétiques a signé un accord pour l'acquisition des principaux actifs de la société américaine Raylon Corporation. Le rachat de ce réseau de représentants et de points de vente spécialisés va permettre au groupe français d'étendre la distribution en propre de ses produits à 3.500 salons de coiffure supplémentaires dans l'est des Etats-Unis. Le cours de l'action s'adjuge 0,40%, à 151,50 euros.

Saint-Gobain acquiert le brésilien SG Plasticos

Le fournisseur de matériaux de construction a racheté l'entreprise brésilienne SG Plasticos, un des principaux acteurs dans le domaine des tubes de spécialité extrudés au Brésil, précise le groupe français dans un communiqué. Cette acquisition s'inscrit dans la stratégie de Saint-Gobain d'accroître la part de ses actifs industriels dans les matériaux de haute performance. La valeur gagne 0,06%, à 38,84 euros.

Dassault Aviation a livré moins d'appareils en 2015 qu'en 2014

Le constructeur aéronautique a livré 55 avions d'affaires Falcon en 2015, contre 66 en 2014. Ce résultat est inférieur à ses prévisions, puisqu'il tablait sur 65 livraisons. Il s'explique par une baisse des prises de commandes l'an dernier. Le groupe a en outre livré huit Rafale, contre 11 en 2014. Au 31 décembre 2015, le carnet de commandes de Dassault Aviation comprend 91 Falcon et 83 Rafale, contre 121 Falcon et 43 Rafale à fin 2014.

Par ailleurs, le gouvernement indien a renvoyé fin décembre à la France les documents nécessaires pour la finalisation du contrat d'achat de 36 Rafale, indique le quotidien Les Echos. Cet accord représente plus de 5 milliards d'euros. Le titre chute 4,53%, à 1.075,30 euros.

Capgemini rachète la société Oinio, partenaire de Salesforce

L'entreprise de services numériques a annoncé le rachat d'Oinio, une société basée à Munich employant plus de 100 personnes en Allemagne et en Chine. Le montant de cette acquisition n'a pas été communiqué. Oinio est l'un des partenaires de référence en Europe de la plateforme américaine de services Salesforce. Le cours de Bourse de Capgemini engrange 0,69%, à 83,42 euros.

Crowdfunding : les prêts sur Unilend éligibles à l’avantage fiscal

Les pertes subies sur les plateformes de prêt aux entreprises financées depuis le 1er janvier 2016 sont déductibles des intérêts. Ecartée à l'origine de ce mécanisme de compensation, la plateforme de crowdlending Unilend y est bel et bien éligible.

Les prêts sur Unilend sont éligibles à l’avantage fiscal

 

Bonne nouvelle pour les particuliers qui prêtent aux entreprises sur Unilend. Le pionnier du crowdlending en France permet en effet à ses membres de bénéficier du même traitement fiscal que ses principaux concurrents. Depuis le 1er janvier 2016, les opérations financées sur les plateformes de prêt disposant du statut d'intermédiaire en financement participatif (IFP) sont éligibles à la déductibilité des pertes en capital sur les intérêts générés sur d'autres projets la même année ou sur les 5 exercices suivants. En d'autres termes, l'éventuelle perte liée à un défaut de remboursement d'une entreprise emprunteuse peut être imputée sur les gains obtenus sur d'autres opérations.

Ce mécanisme, introduit dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2015, exclut les plateformes fonctionnant avec des bons de caisse. D'où un désavantage pour Unilend et ses membres et la nécessité pour son président Nicolas Lesur d'obtenir le statut d'IFP. C'est chose faite depuis le mois de décembre 2015 : les prêteurs sur Unilend ne seront pas lésés en cas de défaut de l'entreprise emprunteuse.

Déductibilité sur 1.000 euros... pour l'instant

Ce dispositif s'appliquant aux prêts d'un maximum de 1.000 euros, la plateforme a créé deux contrats bien distincts. Si l'internaute décide de prêter 2.000 euros à une entreprise, « 1.000 euros feront l'objet d'un contrat de prêt, 1.000 euros d'un bon de caisse », explique Nicolas Lesur.

Et si la déductibilité des pertes portera exclusivement sur le contrat de prêt dans un premier temps, le fondateur d'Unilend estime que « les bons de caisse rentreront prochainement dans les mêmes dispositions ». A ce titre, une ordonnance publiée au plus tard en mai 2016 doit encadrer strictement l'utilisation des bons de caisse et permettre à terme de les rendre éligibles à la déductibilité des pertes.

Fiscalité de l'épargne : Alain Juppé veut « très vite » une réforme

Alain Juppé a jeté à l'antenne d'Europe 1 les bases d'une réforme de la fiscalité de l'épargne. Sans parler de remise à plat totale, il appelle à une réorientation des « placements de père de famille » vers le financement des entreprises, par nature plus risqué.

Alain Juppé veut une réforme de la fiscalité de l'épargne

 

Invité d'Europe 1, Alain Juppé, candidat aux primaires 2016 de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle de 2017, a esquissé les contours d'une réforme de la fiscalité de l'épargne.

« Réorienter l'épargne des Français » vers le financement des entreprises

« Je souhaite distinguer ce qu'il faudra faire très vite, ce que j'appelle mes déclics de confiance, a déclaré l'actuel maire de Bordeaux au micro de Thomas Sotto. [...] En matière fiscale, il faudra réorienter l'épargne des Français qui est très abondante vers le financement de nos entreprises, de nos start-up et de nos PME alors qu'aujourd'hui ça va dans des placements de père de famille, immobilier ou obligations ». Sachant que pour les organisations professionnelles de la finance (Paris Europlace, AFG notamment), il est nécessaire d'orienter les incitations fiscales sur l'épargne à long terme et risquée pour favoriser le financement des entreprises, et non pas sur les instruments liquides et/ou dénués de risques.

*Cette petite phrase porte en germe des changements potentiellement profonds pour l'épargne des Français. Actuellement, les placements les moins risqués bénéficient du cadre fiscal le plus favorable : les intérêts du Livret A et des autres livrets réglementés sont exonérés d'impôt sur le revenu, l'assurance vie bénéficie quant à elle d'une fiscalité réduite de 7,5% au-delà de 8 ans en cas de rachat, y compris lorsque les gains sont tirés du fonds euros, un placement à capital garanti. L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac n'a pas précisé dans quelle mesure il souhaitait changer la donne pour ces placements sans risques.

Quant à l'immobilier, il faut distinguer la fiscalité des revenus fonciers, soumis au barème de l'impôt, du régime d'imposition des plus-values qui permet de bénéficier d'une exonération totale d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention (30 ans pour les prélèvements sociaux).

Incitations fiscales multiples mais peu lisibles

Pour sa part, l'investissement dans les entreprises bénéficie d'ores-et-déjà d'un certain nombre de mécanismes fiscaux incitatifs : PEA et PEA PME qui permettent d'investir sur les actions en franchise d'impôt sur les plus-values, réductions d'ISF ou d'impôt sur le revenu en contrepartie d'une souscription au capital d'une PME de moins de 7 ans, ou encore abattements fiscaux pour durée de détention en cas d'investissement à moyen-long terme dans des actions de sociétés cotées ou non cotées en Bourse. Problème, les Français ne se sont pas appropriés ces dispositifs et la plupart ne savent pas comment procéder pour investir dans les entreprises.

Selon un sondage Odoxa paru samedi 2 janvier dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, Alain Juppé est la seule personnalité politique dont la candidature est souhaitée par une majorité (56%) de Français.

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Bourse : Le CAC 40 chute, Bouygues Telecom en discussions avec Orange

La Bourse de Paris entame 2016 dans le rouge. Le CAC 40 s'enfonce de 2,47% à 4.522,45 points, en raison notamment du ralentissement de l'économie chinoise et de la chute des marchés asiatiques. Les valeurs cycliques et exportatrices, comme celles liées au luxe et au secteur automobile, sont particulièrement touchées. Seul le titre Bouygues termine dans le vert.

 

Le CAC 40 entame 2016 dans le rouge, seul le titre Bouygues s'affiche en progression

 

La valeur du 4 janvier 2016 : Bouygues

L'opérateur Bouygues Telecom, filiale de la société de BTP, a conclu fin décembre un accord de confidentialité avec son concurrent Orange, selon le Journal du Dimanche (JDD). Il signerait le début des pourparlers officiels sur un rachat des activités de télécommunications du groupe diversifié. Les discussions ne porteraient que sur Bouygues Telecom et ne concerneraient pas la chaîne TF1 qui faisait l'objet de rumeurs en décembre.

Toujours selon le JDD, des réunions doivent avoir lieu dans les prochains jours entre les équipes dirigeantes de Bouygues et d'Orange au sujet de la gouvernance et de la valorisation de l'opérateur, qui pourrait atteindre environ dix milliards d'euros. Le titre de la société dirigée par Martin Bouygues s'adjuge 1,67%, à 37,16 euros

Iliad prend de son côté 0,45%, à 221 euros, et figure parmi les rares valeurs en hausse au sein de l'indice SBF 120. La maison-mère de l'opérateur Free pourrait récupérer une partie du réseau de Bouygues Telecom en cas d'accord.

Airbus : une compagnie japonaise devrait commander trois A380

La compagnie japonaise ANA Holdings va commander trois appareils A380 à l'avionneur européen, rapporte le quotidien économique nippon Nikkei. Le montant du contrat devrait s'élever à environ 150 milliards de yens, soit autour de 1,14 milliard d'euros. Ces avions seront notamment utilisés pour les vols à destination d'Hawaï, à partir de l'exercice fiscal 2017-2018. Le titre du constructeur aéronautique abandonne 1,84%, à 60,86 euros.

ArcelorMittal souffre de la baisse de l'activité en Chine

En raison des craintes liées à la Chine, le cours de Bourse du sidérurgiste chute de 4,98%, à 3,70 euros, et termine lanterne rouge du CAC 40. L'activité manufacturière au sein de la deuxième économie mondiale s'est de nouveau contractée en décembre. Ce dixième mois de baisse consécutif pèse sur les cours des matières premières. Le prix de l'acier est notamment tiré vers le bas par les exportations des surplus chinois du fait d'une trop faible demande interne pour cet alliage métallique.

Renault : les nouvelles immatriculations bondissent de 26,7% en décembre

Le constructeur automobile a vu le nombre de ses immatriculations de voitures neuves bondir de 26,7% au mois de décembre, dont une hausse 28,2% pour sa marque low-cost Dacia, selon les chiffres publiés par le Comité des constructeurs français d'automobiles. Il fait ainsi mieux que la progression globale de 12,5% du marché français.

Le groupe PSA Peugeot Citroën n'affiche pour sa part qu'une croissance de 7,7%, en raison du ralentissement de la hausse des immatriculations pour la marque Peugeot (+ 2,4%). Le titre cède 4,54%, à 15,47 euros, tandis que la valeur Renault perd 3,64%, à 89,26 euros.

Crédit Agricole : sa filiale suisse a payé une amende à la Justice américaine

La « Banque verte » indique dans un communiqué que sa filiale suisse s'est acquittée d'une amende de 99,21 millions de dollars, soit environ 91 millions d'euros, dans le cadre de l'accord conclu le 15 décembre avec les autorités américaines. L'établissement évite ainsi d'éventuelles poursuites pénales pour avoir favorisé l'évasion fiscale de contribuables américains.

« Le paiement de cette pénalité s'imputera sur les provisions déjà constituées et n'affectera pas les comptes de l'année 2015 », précise le Crédit Agricole. Le titre recule de 2,39%, à 10,62 euros.

Bourse : le CAC 40 a gagné 8,53% en 2015

La Bourse de Paris achève 2015 en repli. Le CAC 40 cède 0,86% à 4.637,06 points pour sa dernière séance avant 2016. Sur un an, il s'adjuge néanmoins 8,53%. Les constructeurs automobiles sont les principaux gagnants de l'indice, en enregistrant les plus fortes progressions depuis janvier.
 

Le CAC 40 termine 2015 en repli, mais a progressé de 9,22% depuis janvier

 

La valeur du 31 décembre 2015 : Peugeot

Le constructeur automobile apparaît comme le grand vainqueur du CAC 40 en 2015, son cours de Bourse ayant progressé de près de 60% depuis janvier. La marque française était sortie de l'indice en 2012, en raison d'importantes difficultés financières. Elle a bénéficié depuis d'une amélioration du marché automobile européen et a réintégré le CAC 40 en mars 2015. Pour terminer l'année, le titre cède 0,49%, à 16,21 euros.

Son concurrent Renault a également vu sa valeur fortement augmenter cette année. Le cours de Bourse de la marque au losange a ainsi engrangé près de 54% en 2015. Le cours de son action a cependant perdu 1,8%, à 92,63 euros ce jeudi 31 décembre.

LVMH : le fonds L Capital prévoit de céder sa participation dans Fabindia Overseas

Le fonds L Capital, qui comprend le leader mondial du luxe parmi ses investisseurs, envisage de vendre sa participation de 8% dans le groupe de distribution indien non coté Fabindia Overseas, rapporte le journal indien Economic Times. L Capital espère retirer 100 millions d'euros de cette cession. Le titre du français LVHM abandonne 1,53%, à 144,90 euros.

Kering a finalisé la vente de la marque Sergio Rossi

La société française, spécialisée dans l'habillement et les accessoires, a finalisé la cession de la marque de chaussures italienne Sergio Rossi au fonds Investindustrial, détenu par l'homme d'affaires transalpin Andrea Bonomi. Le montant de cette opération, annoncée le 9 décembre 2015, n'a pas été communiqué. Le cours l'action de l'ex PPR recule de 1,56%, à 157,95 euros.

Lagardère privilégierait l'offre de Mondadori pour le rachat de trois de ses magazines

L'éditeur italien Mondadori aurait pris l'avantage sur Altice Media pour le rachat des magazines Télé 7 Jours, Ici Paris et France Dimanche au producteur et distributeur de contenus multimédia français, selon Les Echos. Les offres des deux groupes s'élèveraient à environ 40 millions d'euros pour l'ensemble des trois titres. La valeur Lagardère s'adjuge 0,20%, à 27,51 euros.

Direct Energie a achevé l'acquisition de 3CB pour 45 millions d'euros

Le fournisseur privé d'énergie a annoncé la finalisation de l'acquisition du producteur d'électricité 3CB, filiale française de l'entreprise suisse Alpiq. Le montant de ce rachat s'élève à près de 45 millions d'euros.

Il est financé par de la dette obligataire et n'aura pas d'impact significatif sur l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) en 2015, indique Direct Energie dans un communiqué. La direction s'attend en revanche à un effet négatif de l'ordre de trois millions d'euros sur l'Ebitda en 2016. Le cours de Bourse lâche 0,26%, à 19,25 euros.

Bourse : le CAC 40 recule, Orange pourrait entrer au capital de TF1

A la veille de la dernière séance de l'année 2015, la Bourse de Paris s'inscrit en léger repli, en raison principalement du baril de Brent, dont le cours est reparti à la baisse. Le CAC 40 cède ainsi 0,52% à 4.677,14 points. Le titre TF1 est dopé par les rumeurs de prise de participation d'Orange dans son capital.

 

L'opérateur Orange envisagerait de prendre une participation de 10% dans TF1

 

La valeur du 30 décembre 2015 : Orange

L'opérateur télécom étudie une prise de participation de 10% dans la société audiovisuelle TF1, selon Le Canard Enchaîné. L'opération s'effectuerait dans le cadre d'un rapprochement entre l'ex-France Télécom et Bouygues Télécom, filiale du groupe diversifié Bouygues.

L'Etat français, propriétaire de 23% d'Orange, chercherait ainsi à entrer indirectement dans le capital de la chaîne de télévision privée, écrit l'hebdomadaire satirique. Le titre recule de 0,38%, à 15,58 euros. La valeur Bouygues prend quant à elle 0,19%, à 36,70 euros, tandis que TF1 progresse de 2,29%, à 10,21 euros.

Airbus : report de la livraison du premier A320neo

L'avionneur européen reporte de quelques jours la livraison du premier A320neo, la version remotorisée de son monocouloir, indique Reuters. Cette décision a été prise en accord avec la compagnie allemande Lufthansa, qui devait initialement se voir livrer l'appareil avant la fin 2015, et le motoriste Pratt & Whitney, a déclaré un porte-parole du constructeur aéronautique. La valeur abandonne 0,75%, à 62,58 euros.

Euronext a vu sa valeur progresser de près de 80% en 2015

L'opérateur boursier a enregistré une progression de sa valeur de presque 80% depuis fin 2014. Il réalise ainsi la deuxième meilleure performance de l'indice français SBF 120 en 2015. Dans le même temps, les indices boursiers des places de Paris (CAC 40), d'Amsterdam (AEX 25), de Bruxelles (Bel 20) et de Lisbonne (PSI 20) n'ont engrangé que 5 à 13%. Le cours de Bourse d'Euronext grimpe de 0,58%, à 48 euros.

Atari : des résultats semestriels en amélioration

Le spécialiste des jeux vidéo a fait part d'un chiffre d'affaires de 4,2 millions d'euros au premier semestre de son exercice 2015-2016, contre des ventes atteignant 3,5 millions d'euros un an auparavant. Le résultat opérationnel courant du groupe s'est amélioré mais reste négatif, à moins 400 millions d'euros. Atari affiche en outre une perte nette de 1,4 million d'euros, contre une perte de 2,3 millions au 30 septembre 2014.

« La société est toujours dans une phase de relance de l'activité, et privilégie l'atteinte d'un résultat opérationnel équilibré en 2015-2016, avec un second semestre bénéficiaire compte tenu de la saisonnalité de la sortie des produits », indique la direction dans communiqué. La valeur décolle de 71,43%, à 0,24 euros.

Electro Power a finalisé l'acquisition d'Elvi Energie

Le fabricant de systèmes de stockage d'énergie a annoncé la finalisation de l'acquisition, annoncée le 14 décembre, d'Elvi Energie. Il s'agit de la division énergie et intégration de systèmes de la société italienne Elvi Elettrotecnica Vitali. La transaction représente un montant d'environ 2,4 millions d'euros. Le cours de l'action Electro Power stagne, à 7,50 euros.

Le CAC 40 repart de l’avant, ArcelorMittal continue de chuter

La Bourse de Paris bénéficie de la remontée des cours du pétrole et s'affiche en progression mardi 29 décembre 2015. Les volumes échangés restent faibles en cette période de fêtes et à seulement deux jours de la fin de l'année. Le CAC 40 s'adjuge 1,81% à 4.701,36 points. Seul le titre ArcelorMittal termine dans le rouge au sein de l'indice.

 

L'assureur a finalisé l'acquisition de la filiale brésilienne SulAmérica de Seguros Gerais

 

La valeur du 29 décembre 2015 : Axa

L'assureur a annoncé la finalisation du rachat de SulAmérica Companhia de Seguros Gerais, la filiale d'assurance des grands risques industriels et commerciaux de SulAmérica S.A., précise la société française dans un communiqué. La transaction s'est effectuée pour un montant total de 135 millions de réals brésiliens, soit environ 32 millions d'euros.

Axa avait indiqué en mai dernier avoir conclu un accord pour faire l'acquisition de 100% de cette filiale, dont le chiffre d'affaires s'élevait à environ 70 millions d'euros en 2014 selon le taux de change de l'époque. Le titre de la compagnie d'assurance progresse de 2,25%, à 25,49 euros.

BNP Paribas possède désormais 5% du capital de l'indien Srei Infrastructure Finance

L'établissement bancaire détiendrait désormais 5% du capital du groupe indien Srei Infrastructure Finance via sa filiale de leasing (crédit-bail) BNP Paribas Lease Group, rapporte Reuters. La société asiatique indique dans un communiqué que cette participation vient en lieu et place de celle de 50% dans leur coentreprise de financement d'équipements Srei Equipment Finance Ltd.

L'opération permettrait à la première banque française de bénéficier d'un meilleur accès au marché du financement d'infrastructures en Inde. Le cours de Bourse de BNP engrange 1,41%, à 53,10 euros.

ArcelorMittal a perdu plus de la moitié de sa valeur boursière en 2015

Le sidérurgiste sera vraisemblablement le grand perdant de l'année 2015 parmi les valeurs du CAC 40. Pour l'heure, le titre a vu son cours plus que divisé par deux depuis début janvier. Sa chute avoisine même les 60%.

ArcelorMittal a souffert des craintes concernant la croissance économique de la Chine. La faiblesse relative de la demande en acier au sein de la deuxième économie mondiale a conduit les aciéristes chinois à exporter leur production dans le reste du monde, ce qui a entraîné une pression sur les prix. La valeur lâche 2,51%, à 3,88 euros.

Numericable – SFR : Altice détient toujours 78,48% du capital

Un avis publié par l'Autorité des marchés financiers (AMF) a fait part du reclassement d'actions du câblo-opérateur entre différentes filiales d'Altice. Au 22 décembre, Altice France SA et Altice France bis Sarl possèdent respectivement 67,37% et 11,11% du capital de Numericable-SFR. In fine, la maison-mère de la société détient toujours 78,48% des parts et des voix. Le titre du câblo-opérateur s'adjuge 1,12%, à 33,8 euros.

Groupe Flo conclut un accord avec ses banques au sujet de sa dette

La société de restauration a conclu des accords avec ses banques le 22 décembre 2015. Ces dernières acceptent de suspendre leurs droits au titre des contrats de crédits existants jusqu'au 30 avril 2016. Le propriétaire des chaînes Hippopotamus et Tablapizza entend profiter de cette période de quatre mois « pour renégocier, en toute sérénité, ses crédits bancaires et les adapter au nouvel environnement économique », précise-t-il dans un communiqué.

La dette nette bancaire du Groupe Flo atteignait 67,1 millions d'euros au 30 septembre 2015. Le cours de l'action grimpe de 1,34%, à 2,27 euros.

Pour gérer leur épargne, les Français se tournent de plus en plus vers Internet

Les Français se servent toujours plus des services en ligne pour se renseigner sur leurs placements, souscrire un produit d'épargne et le gérer selon une étude menée pour l'Autorité des marchés financiers. L'usage d'Internet devrait bientôt devenir le premier moyen de s'occuper de son épargne.

 
Les Français de plus en plus sur Internet pour souscrire et gérer leurs placements

En matière de placements, les Français restent attachés au contact avec un conseiller bancaire. Mais si l'agence reste le principal canal d'information, de souscription et de gestion d'un produit d'épargne, Internet devrait rapidement lui rafler « la place principale » selon une étude* publiée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) le 16 décembre 2014.

Pour le gendarme de la Bourse, l'usage de services en ligne par les épargnants « n'a pas encore supplanté le contact avec un conseiller » mais cette situation est appelée à évoluer dans les années à venir, notamment du fait de « l'arrivée des jeunes générations totalement connectées et du développement rapide de l'offre de souscription et de gestion en ligne ».

Preuve de l'intérêt grandissant des Français pour Internet, la consultation des sites des organismes financiers comme les portails des banques est citée par 26% des détenteurs de placements comme canal d'information. Et si ce pourcentage reste plus élevé pour l'agence (41%), il grimpe à 35% pour les épargnants qui ont souscrit un placement après 2010.

Sans surprise, la souscription de produits d'investissement est assez largement plébiscitée sur Internet, notamment pour les actions (48%) et les « instruments spéculatifs » tels que les warrants, turbos, Forex, CFD (Contract for difference, produit dérivé) et options binaires (39%). « C'est moins le cas pour l'assurance vie (22%) ou l'épargne bancaire (15 à 20%) », souligne l'AMF.

Un quart des Français souscrivent en ligne

Et si l'agence reste toujours le moyen le plus utilisé pour contracter un placement, puisque 88% des personnes qui ont souscrit un produit après 2010 affirment être passées par un conseiller pour la souscription d'au moins un produit d'épargne, un quart de ce public explique avoir utilisé Internet à cette fin. S'affranchir des horaires d'ouverture d'agence (48%), choisir soi-même son placement (39%) et bénéficier de frais réduits (31%) sont les premières raisons invoquées par les internautes pour expliquer leur choix. A l'inverse, un épargnant sur sept (16%) rapporte qu'il n'a pas eu la possibilité de souscrire son produit d'épargne en ligne.

« Interrogés sur leur intention de souscrire intégralement par internet, 61% des internautes détenteurs de placements (et 71% des souscripteurs récents, sans doute plus familiarisés), répondent par l'affirmative », note l'AMF.

Même tendance pour la gestion des placements, pour laquelle Internet arrive juste derrière l'agence physique (29% contre 37%). Ici encore, le fossé se comble pour les souscripteurs récents, qui sont 37% à effectuer un suivi de leur épargne sur la toile et 39% à consulter leur conseiller. Gérer son portefeuille à distance et à tout moment arrive en tête des motivations des internautes tout comme le gain de temps (52%), encore une fois devant l'autonomie offerte (40%) et les frais réduits (30%).

*Etude menée par Médiamétrie/NetRatings auprès d'un échantillon représentatif de 2.001 internautes français de 18 ans et plus.

La médiation du crédit aux entreprises adoube le crowdfunding

L'association Financement Participatif France et la médiation du crédit aux entreprises ont signé mercredi 16 décembre 2015 un partenariat pour aider les TPE/PME en bonne santé mais exclues du financement bancaire. Une opportunité pour ces entreprises mais aussi pour les plateformes de crowdfunding et les épargnants.

L'association Financement Participatif France

 

« Utiliser pleinement le potentiel du financement participatif. » Pour le médiateur national du crédit aux entreprises Fabrice Pesin, l'objectif du partenariat signé mercredi 16 décembre 2015 avec l'association Financement Participatif France (FPF) est simple : orienter les entreprises confrontées à des difficultés de financement mais en bonne santé vers le crowdfunding.

Des entreprises en mal de financement

Pour ce faire, l'accord paraphé par Fabrice Pesin et le président de FPF Nicolas Lesur prévoit que le médiateur du crédit informe « les entreprises sur la possibilité de recourir aux plateformes de financement participatif ». « Ce sont des entreprises qui ont des difficultés de financement tout en étant en bonne santé, explique Fabrice Pesin. Par exemple des entreprises qui refusent les conditions imposées par leur banque, comme une garantie ou une caution personnelle. » Autre cas de figure, « une entreprise qui demande 300.000 euros et qui se fait prêter 200.000 euros, poursuit le médiateur du crédit. Pourquoi ne pas chercher les 100.000 euros restants sur une plateforme de crowdfunding ? », s'interroge-t-il. Un schéma somme toute assez logique pour Nicolas Lesur, fondateur d'Unilend, le leader du prêt participatif aux TPE/PME, pour qui les plateformes de crowdfunding répondent en grande partie à « la frustration » des chefs d'entreprises exclues du canal bancaire.

Concrètement, une PME ou TPE confrontée à ce type de situation pourrait se voir conseiller par la médiation du crédit le recours aux plateformes de prêt, rémunéré ou non, de financement participatif en capital ou même de don. « Les trois métiers vont pouvoir apporter des solutions », confirme Nicolas Lesur, même si les acteurs du prêt aux entreprises semblent les mieux armés pour répondre aux attentes des dirigeants de TPE/PME.

Informer sur la médiation du crédit

Pour Stéphanie Savel, présidente de Wiseed, pionnière du financement participatif en capital (equity), le fléchage des entreprises sera probablement tout autre pour le « crowdequity ». « Les porteurs de projet qui s'adressent à nous feront plus le chemin des plateformes d'equity vers la médiation du crédit », explique-t-elle en pointant la nécessaire intervention de la médiation du crédit, du fait de problèmes de trésorerie qui envoient certaines entreprises « au tapis ».

Un échange de bons procédés qui tombe à pic puisque le partenariat entre la médiation du crédit et l'association Financement Participatif France prévoit que les plateformes informent les entreprises de la possibilité de recourir au médiateur du crédit. « Certaines entreprises qui s'adressent aux plateformes ne connaissent pas la médiation du crédit », constate d'ailleurs Fabrice Pesin.

Les plateformes et les crowdfunders y gagnent

Mais avant que le partenariat entre la médiation du crédit et FPF produise pleinement ses effets en 2016, l'association doit encore travailler sur une cartographie claire des différentes plateformes, en précisant notamment aux entreprises quels sont les acteurs spécialisés sur leur secteur d'activité ou situés dans leur zone géographique. La médiation va pour sa part former progressivement ses collaborateurs pour qu'ils informent au mieux les dirigeants de TPE/PME sur les possibilités qui s'offrent à eux grâce au crowdfunding.

Une fois totalement effectif, ce partenariat devrait permettre d'accroître le flux des entreprises financées sur les plateformes de crowdfunding. Mais également rassurer les particuliers, qui pourront davantage diversifier leurs placements et sécuriser le rendement de leur épargne.

Pour en savoir plus sur l'actualité du financement participatif
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Crowdfunding immobilier : quel risque pour l'investisseur ?
Le crowdfunding immobilier se développe à vitesse grand V

Bourse : le CAC 40 reste dans le vert, Airbus plane

Alors que la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait augmenter ses taux d'intérêt pour la première fois depuis dix ans, la Bourse de Paris enchaîne une deuxième journée dans le vert. Les gains enregistrés par le CAC 40 restent néanmoins modestes ce mercredi 16 décembre 2015. L'indice progresse de 0,22% à 4.624,67 points

 

Le CAC 40 enchaîne une deuxième séance de hausse consécutive

 

La valeur du 16 décembre 2015 : Airbus

Le patron du constructeur aéronautique, Tom Enders, s'est montré optimiste pour 2016 lors d'une rencontre avec la presse. Cette nouvelle année s'annonce encore meilleure que 2015, selon lui, avec la montée en cadence des programmes A320, A350 et A400M.

Pour l'exercice en cours, l'avionneur européen a déjà atteint tous ses objectifs et devrait devancer son rival américain Boeing en prises de commandes, grâce notamment au succès de son A320neo. Le titre grimpe de 1,98%, à 64,39 euros, et termine en tête du CAC 40.

Casino lancera un vaste plan de désendettement en 2016

Le distributeur stéphanois va lancer un plan de désendettement de plus de deux milliards d'euros en 2016. La société compte accroître sa flexibilité financière grâce à des opérations immobilières et des cessions d'actifs non stratégiques, comme la vente de ses activités au Vietnam.

« Ce plan comporte un axe de valorisation du patrimoine immobilier du groupe avec l'entrée d'investisseurs dans ses activités immobilières en Thaïlande et en Colombie », précise l'entreprise dans un communiqué. Le titre bondit de XXXX%, à XXXXX euros, et caracole en tête du SBF 120.

Vivendi obtient quatre sièges au conseil d'administration de Telecom Italia

La société de communication et de divertissement a obtenu les quatre sièges qu'elle demandait au conseil d'administration de Telecom Italia, dont elle est le premier actionnaire, lors de l'assemblée générale extraordinaire de l'opérateur transalpin. Elle a également réussi à bloquer l'adoption d'un plan de conversion de titres d'épargne qui aurait entraîné une dilution de sa participation de 20,5%. Le cours de l'action de l'entreprise française s'adjuge 0,42%, à 19,24 euros.

Bouygues pressé par la CFDT au sujet de l'avenir de sa filiale télécom

La CFDT réclame que le géant des BTP fasse la lumière sur ses intentions concernant l'avenir de sa filiale de télécommunication, indique Reuters. L'opérateur Bouygues Telecom se retrouve une nouvelle fois au centre des spéculations au sujet d'une consolidation du secteur en France, avec des discussions en cours sur un éventuel rapprochement avec Orange.

Une telle opération pourrait conduire à des suppressions d'emplois, estime la CFDT. La valeur progresse de 1,64%, à 35,35 euros, et se hisse à la deuxième place du CAC 40.

Zodiac Aerospace affiche un chiffre d'affaires en baisse organique

L'équipementier aéronautique a fait part d'un chiffre d'affaires de 1,24 milliard d'euros au premier trimestre de son exercice 2015-2016, en baisse organique de 2,6%. La société a par ailleurs annoncé qu'elle avait des retards dans ses livraisons de toilettes pour l'A350, le nouveau long-courrier d'Airbus. Le titre chute de 3,66%, à 22,22 euros, pour terminer lanterne rouge du SBF 120.

Appli LaFinBox : une vision globale du patrimoine financier dans la poche

L'assureur SwissLife et la fintech Budget Insight se sont associés pour lancer la première application mobile offrant une consultation de l'ensemble des avoirs financiers des particuliers, du compte-chèques au PEA en passant par l'assurance vie et l'épargne salariale. Prochaine étape : délivrer du conseil.

La Finbox, application iOS pour gérer son épargne financière

 

La gestion de patrimoine entre de plain-pied dans l'ère du digital. Jusqu'à présent, pour avoir une vision d'ensemble de leurs avoirs financiers, les choix des Français se limitait à trois : utiliser Excel, recourir à un conseil en gestion de patrimoine (CGP) utilisateur de logiciels de consolidation de comptes, ou ne rien faire. Désormais, une quatrième possibilité s'ouvre à tous : LaFinBox, une application mobile gratuite permettant le suivi de son patrimoine hors immobilier au quotidien.

Alertes sur les plus et moins-values

Lancée par l'assureur SwissLife et la fintech Budget Insight qui ont monté une société commune pour l'occasion, CrossQuantum, l'application va au-delà des app d'agrégation de comptes bancaires les plus utilisées que sont Linxo ou Bankin'. LaFinbox couvre, outre le compte courant, la quasi-totalité de l'épargne financière : assurance vie, PEA, compte-titres et épargne salariale issus de différents établissements, pas seulement bancaires. Le service ne se contente pas de donner une vision globale et centralisée. En plus du solde, l'utilisateur peut suivre ses placements ligne par ligne et recevoir des alertes personnalisées sur les plus et moins-values sur titres vifs et fonds. Seule limite : l'outil ne prend pas en compte la date d'acquisition mais celle à laquelle l'alerte a été créée.

Ces nouveautés s'ajoutent aux standards des applications de visualisation multi-comptes, tels que les alertes de solde bas, la synthèse des revenus et des dépenses ainsi que leur classement par catégories. Lancée initialement sous iOS pour iPhone, iPad et Apple Watch, l'application sera déclinée sur Google Play au printemps 2016. Dans l'intervalle, CrossQuantum s'attache à développer de nouveaux connecteurs de sorte que l'application puisse accéder aux données d'un maximum d'établissements financiers. Actuellement, 130 institutions sont raccordées à LaFinbox.

Cibler les High Earners, Not Rich Yet

Pour SwissLife, l'objectif est clair : il s'agit d'accéder, d'une façon ou d'une autre, à une clientèle plus jeune et utilisatrice de plusieurs banques de réseau et/ou en ligne. Et si possible aisée : l'assureur ne masque pas son intérêt pour ce que l'on appelle les High Earners, Not Rich Yet (HENRYs), disposant de revenus croissants mais dont le patrimoine n'est pas encore établi. Clément Coeurdeuil, président de Budget Insight, tient cependant à préciser que les données restituées dans l'appli « appartiennent à l'utilisateur, elles ne seront pas vendues à des tiers » afin de conserver un capital confiance et montrer qu'elle vise à lui rendre service.

« Nous voulions offrir un service complet, qui ne se limite pas à l'univers bancaire. Avec LaFinbox, nous passons à la vitesse supérieure en apportant une réponse aux clients mutibancarisés disposant de placements éparpillés sur différents comptes et d'une capacité d'épargne qu'ils souhaitent maîtriser en bénéficiant de tous les apports du digital », explique Tanguy Polet, responsable de la transformation digitale de SwissLife.

Pour ce dernier, cette population habituée à utiliser son smartphone dans la vie de tous les jours constitue un vivier « de clients et prospects de demain ». Et se dit convaincu que leur relation aux services financiers ne sera pas purement numérique. « A certains moments de leur vie, ils auront besoin d'un contact physique avec des conseillers », considère-t-il.

Robo-advisors ou conseil de visu

C'est dans cette optique que les concepteurs de l'application prévoient d'ores-et-déjà de permettre d'ici quelques mois une mise en relation de l'utilisateur avec un conseiller « seulement s'ils en ont besoin » indique Clément Coeurdeuil. Autre évolution envisagée, la délivrance de recommandations par des robo-advisors, ces outils basés sur les mathématiques financières qui automatisent le conseil en investissements. La prochaine frontière de l'application sera alors le passage à l'acte. Eric Le Baron, directeur général de SwissLife Assurance et Patrimoine, avoue que la réception-transmission d'ordres via l'application figure clairement parmi les évolutions envisagées.

« Les agrégateurs ne permettent à l'heure actuelle que de consulter ses comptes mais ouvrent la voie à la possibilité de réaliser des opérations en ligne, potentiellement des arbitrages. C'est le sens de l'histoire et une frustration dans l'expérience utilisateur de la version actuelle [le dirigeant figurait parmi les bêta-testeurs les plus actifs de LaFinBox, NDLR]. Mais nous n'en sommes pas encore là. »

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